scènes champêtres

une brouettée d'enfants ... en route pour le compostage

Les fourmis

Encore une histoire de Grand père qui ne sait pas quoi inventer pour se rendre intéressant !
Il était une fois deux petits enfants, mettons un petit garçon et une petite fille, de cinq ans environ, qui jouaient le mieux possible dans leur petit coin à l’abri de tout regard indiscret.
Ils eurent la bonne idée de s’aventurer dans un lieu interdit aux enfants ; encore une prescription d’adulte qui n’est pas fondée assurément ! Admettons qu’il s’agisse de la caravane, véritable caverne d’Ali Baba, où Grand père range tout son matériel.

Tout un passé ce véhicule qui n’en est plus un depuis longtemps ! Il est encore immatriculé dans la Seine Maritime. Nous l’avions acheté aux cousins Ballée il y a plus de trente ans et nous a permis de visiter la Provence en famille en 1974 alors que nous habitions la Normandie. Un haut vent s’adaptait devant l’entrée pour faire une chambre et coucher les enfants sur des lits de camp.

Transformée un moment en roulotte, Sylvie et Yves Cassan * l’utilisèrent pour leurs tournées spectacles de clown. Dans les années 90 le châssis et les roues ont été démontés et sont allés acheminer du matériel au Mali au cours d’un raid Papyrus, humanitaire et historique.
Elle a inspiré aussi Hervé Haggaï et sa photo est à l’honneur dans la maison, coin repas, entre deux natures mortes de Thérèse C.

Personne à l’horizon c’est l’occasion où jamais pour nos deux bandits d’aller explorer cet paradis magique !
Ils ne sont pas déçus car des fourmis viennent de l’envahir. N’écoutant que leur courage ils s’arment d’un marteau qui se trouvait à leur portée et de taper au jugé pour anéantir ces insectes indésirables. Le succès se fait attendre mais le résultat est catastrophique pour la fenêtre en plexiglas qui est criblée de trous comme si elle avait été mitraillée. Jugeant la situation devenue critique nos héros abandonnent le champ de bataille aux petites bêtes qu’une giclée d’insecticide anéantira plus tard.
Ne pouvant se glorifier d’une victoire ils vont ailleurs continuer leurs jeux. A Grand père de jouer les détectives !


vers Octobre les photos 2004
Les fourmis, "T'es ben trop petit", Les avoirs

Les Fables de La Fontaine, illustrées par Marc Chagall (éditions du Seuil)

Le loup et l'agneau         la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf

Les histoires du grand père

17 oct. 04 - "t'es ben trop petit"
  • Quand les parents sont de sortie, c’est Grand père qui a l’honneur, la charge et la responsabilité de coucher les enfants, de les endormir en leur racontant une histoire. Rien de plus ordinaire ! C’est le lot des grands parents.
  • Des années durant c’était le « Petit chaperon rouge » qui avait la cote avec toutes ses variations. Puis les fables de La Fontaine. Ces dernières temps, les mamans, avaient la nostalgie des histoires du « ptit Marc », une miniaturisation barbue du grand père, dans leur imaginaire. Elles ont demandé, pour leurs enfants, une adaptation de « Chachou ou Lolo quand elle était petite ». Il fallait se torturer la cervelle pour retrouver toutes les bêtises que ces friponnes avaient pu faire ensemble ou leur façon de faire enrager le petit dernier. Lors du mariage de Jean Philippe en Août, les grandes sœurs ont fait une brillante démonstration de la torture qu’elles infligeaient à leur petit frère par leur « laid Fifi !». 
  • C’est dans l’actualité, le vécu familial que le conteur va chercher ses récits. Ainsi, GPT, les fourmis ont eu leur moment de gloire.
la cabane de William Hier, après le récit du récent concours de cabanes, c’était l’histoire du petit garçon qui, jaloux de ses aînés  voulait absolument aller à l’école alors qu’il n’avait pas l’âge. « T’es ben trop petit mon ami ! t’es ben trop petit, dame oui ! »
Alors il s’est mis à grandir, il est devenu rapidement un petit géant qui dépassait tous ses copains le jour de la rentrée des classes.
La, Tommy s’est reconnu et ne voulait plus lâcher Grand père en lui serrant le cou des ses bras immenses...
La tête fixée sur l’oreiller, ce dernier a du attendre pour se dégager que le sommeil soit le plus fort.
Mais, l’histoire n’était pas finie et continuait à tourner dans la tête du gamin. En pleine nuit, un « Grand père ! » pathétique résonne dans l’escalier. Tommy avait traversé toute la maison plongée dans l’obscurité, grimpé les escaliers jusqu’à la chambre de Grand père, pour avoir la suite. Tiré de son sommeil, voulant rassurer notre héros dont il se croyait chargé, le baby Sitter improvisé et en suké  embarque ce bonhomme, qui commence à peser bien lourd, pour aller le recoucher à tâtons. 
Après quelques minutes de câlin pour s’assurer d’un vrai retour au calme, le conteur entreprend précautionneusement de remonter se coucher.
  • En passant devant la chambre des parents il s’aperçoit alors, avec étonnement, que ces derniers étaient rentrés et ronflaient, inconscients des escapades de leur jeune aventurier.



Les avoirs
« A priori je n'ai rien remarqué qui corresponde à cette description.
Pourtant ne faisant guère confiance à la conscience que j'ai de mes avoirs, je suis allé vérifier.
J'avais un vague souvenir d'un joli pantalon ressemblant à ce qui pourrait être demandé. Bien sûr, je ne me rappelais pas l'avoir acquis puisque je n'achète jamais rien et toutes mes richesses me viennent de diverses récupérations : des affaires trop petites ou démodées qui ne conviennent plus à leurs propriétaires, qu'ils changent de taille, eux ou les dits vêtements. Ainsi je me prélasse des années dans les chaussures de JPhi, les pantalons, combien confortables et souvent grands pour moi, ainsi que les chemises de Matthieu.
Pour le dernier mariage j’étais dans un costume hérité de François Marchand, il y a déjà plusieurs années.
J'accepte aussi, avec un plaisir parfois très passager, les multiples cadeaux de personnes amies dont c'est la joie, parfois hélas la passion, d'acheter ce qui les tente...
Il devient alors nécessaire qu'une tierce main secourable vienne faire la police dans les armoires. Et j'abandonne régulièrement à la récupération ou à la décharge ce qui devient complètement inutile.