Rio  - janvier 2004 *


 
C'est pour voir Henri (enseignant-chercheur en math à l'Université de Rio), vivre dans son nouvel univers que je suis partie vers le Brésil, accompagnée de ma grande soeur, Rose.
J'ai toujours savouré ces moments privilégiés, hors du contexte habituel familial.

 


En arrivant à Rio,  le Corcovado (710m) étendant les bras semble nous accueillir.




 





Les nuages flottants au-dessus de nos têtes n'augurent pas de mauvais temps.
 Le soleil se lèvera et nous apprécieront  les températures estivales alors que c'est l'hiver en France .
Le Corcovado veille sur la ville....



La plage de "praia vermelha" (plage rouge)  au premier plan et
 celle de Copacabana au second plan.
         

Rio m'étonne et me surprend. Il y a la mer et toutes ses plages avec leurs caractéristiques propres,cernées par les montagnes, les morros, créant et isolant ainsi de grands, d'immenses quartiers.Tout me semble gigantesque.
 

 






La plage de Flamengo et au fond  le pont de Nitéroï qui enjambe la baie de guanabara et mesure 15 km  






Rio est une ville immense et pour se déplacer nous avons utilisé les bus, les taxis, la voiture particulière et surtout nous avons beaucoup marché. Les bus sont le moyen de transport le plus économique. Il n'est pas rare de voir une vingtaine de ces machines rouler les unes derrière les autres. Pas facile de repérer le bon numéro et la bonne direction. Mais surtout, il faut presque se jeter au milieu de la route pour qu'il s'arrête. Quand on  a vu 5 ou 6 bus passer sans s'arrêter, on n'hésite plus, on se jette au milieu et ca marche.Une fois monté, il faut payer tout en se cramponnant car la conduite est sportive. Même dans son siège, il faut se cramponner. Le prix du billet est  le même quelque soit la longueur du trajet. Par contre, le prix varie en fonction des bus, s'il y a la climatisation, c'est plus cher évidemment mais beaucoup moins sympa. Dans les bus, les gens se parlent, je croyais qu'ils se connaissaient tous au début. La barrière de la langue a réduit les véélités des Cariocas mais je les trouvais sympathiques. Je n'ai jamais éprouvé de sentiment d'insécurité, et sans doute, dit Henri, j'ai eu de la chance de ne pas me faire agresser.



Le célébre "Maracana Stadium" , temple du football  brésilien












Le téléphérique qui monte au Pain de Sucre. Enorme piton de 395 m émergeant de la mer et surplombant la baie. Ici, de la station intermédiaire,
la Pedra de Gávea (entre les fils du téléphérique) et le Corcovado (à droite), au fond, le Pic de Tijuca à 1021 m






J'avais très envie de voir tous ces petits singes,
mais je ne les pensais pas si curieux  et
je les trouvais nettement moins drôles
tellement ils s'approchaient de nous.







Du Pain de Sucre, on a une vue fantastique sur la baie, on aperçoit l'aéroport Santos Dumont, qui n'est pas l'aéroport internationnal.. Quand on a lu "Rouge Brésil" de Ruffin, on peut mettre quelques images sur le récit de ce livre.




La Lagune, grande étendue d'eau dont on peut faire le tour à vélo, à pied, en courant ou en flânant.
 Au fond la mer et la plage d'Ipanema. J'ai trouvé les plages fantastiques malgré les énormes rouleaux certains jours.  L'eau est délicieuse, le sable est blond . Il fait bon se poser, pas trop longtemps car le soleil est brûlant. Des vendeurs d'eau, de crevettes séchées, de chapeaux, de cigarettes et bien d'autres choses encore, passent et repassent sans arrêt. Pour aller se baigner, il vaut mieux confier sa serviette aux voisins les plus proches et prendre son courage pour éventuellement affronter les rouleaux. C'est très impressionnant. Le ridicule ne tue pas et lorsque je me suis retrouvée balancée par la vague, je n'étais pas la seule . Peu de brésiliens nagent, ils jouent avec les vagues et clapottent mais s'éloignent rarement du bord.



Le Joquei clube brasileiro et  à sa droite "la barrière de tijuca"
park national, riches d'espèces rares et variées, où l'on peut croiser de superbes papillons aussi grands que beaux, des oiseaux multicolores et biensûr... des singes.








Vu du Corcovado, le Pain de Sucre et l'Anse de Botafogo et le quartier "Santa Térésa" et à flanc de colline, les favelles.
 De nombreux morros barrent l'entrée de la Baie.
Nous sommes allés dans ce quartier, Santa Térésa en empruntant un petit train à partir de la cathédrale. Les wagons sont ouverts et il fallait bien se s'accrocher pour ne pas être éjectés En cours de route, des passagers clandestins s'aggrippent aux voitures  pour éviter la montée à pied. Quartier pittoresque, pas de touristes, plein de rues qui montent, qui tournent et qui descendent, tout pour se perdre, mais  quel régal.
Du Corcovado, on a une vue à 360° sur Rio et les alentours.




Nous avons fait quelques kilomètres, le long de la côte au sud de Rio et nous sommes allés à Parati. Petit port avec son  village historique colonial très coloré et   bien conservé.... peut-être un peu trop touristique Cependant j'ai beaucoup aimé l'atmosphère qui s'en dégageait.








Maisons blanches, volets et fenêtres bleues, balcons en fer forgé ou en bois sculpté, églises baroques... l'art colonial portugais








Les rues pavées inondables

 














Petites barques de pêcheurs aux couleurs des maisons.


  vers Brésil 97