Journal 2015

 


Janvier 3

Vœux politiquement corrects 3

Attentat du 7, l’inacceptable 3

Manif du 11 4

Chorale 4

Encore la com 4

Changement d’opérateur 5

Poursuivre la mort 5

Février 6

L’ami Georges au domaine de Collongue 6

Ressenti des 10 & 11 janvier 7

Le froid s’en va 8

L’appartement du bas 8

Le bateau encore à l’Escoub 8

A propos des archives familiales (lettres de JPierre et correspondance 1918) 8

Loin des hommes 9

Mars 9

Nouvelles 10

Jardinage 11

Inquiétude pour un œil rouge 11

Echanges conviviaux 11

Ecrire en atelier 12

Religion dans le blog d’Anne 12

Spectacle difficile pour malentendants 13

Appareils auditifs 13

Documents familiaux 13

Créativité 14

Être juif 14

Le Yvetot Tennis Club 15

le crash du 24 16

la journée photos à Giens 16

le stage de Lecture du 29 16

Avril 16

Un mauvais poisson d’avril 16

Ma foi sur Facebook 17

Le corps parenté de Dieu et de l’homme 17

Joseph 17

L’expo de Sabine 18

L’expo Won Choï 18

Le Dactyle doré 18

Spectacle difficile pour malentendants 19

Le séjour de Julia 19

Le 25 avril et cure fondamentale 19

Dahlias nains, spécialité de l’Escoubaire 19

Les 90 ans du 29 avril 19

Reprise des séances de yoga 20

Maison 20

Mai 20

L’ami Georges en maison de retraite. 20

Les 90 ans d’Odile 21

L’appart du bas 22

Laure du bout du monde 22

Gérard, le voisin du bout du jardin 22

Le deuil de Joseph 23

Les saints de glace 23

Décès d’André Fauquet 23

« Au-delà » 24

Juin 24

Etats d’âme 24

Laurence 25

Blog blague 25

Pour la fête de la musique 25

Juillet 25

Photos expo de Jerôme Imbert 26

Névache, chez Alain et Bernadette 26

Chez Georges à Névache. 26

La fête des 50 ans de Matthieu 27

Les toilettes sèches 27

Après la fête 27

Août 27

Bérangère 28

Lou 28

L’animation à l’Escoub 28

Les locations 29

L’ami Georges 29

Septembre 29

Escapade de fin d’été en région parisienne 30

Qu’est ce que l’éternité pour moi. 31

Messages en copie 31

L’automne 31

Les présentations d’archives 31

Visite de Cécile et Didier 32

Octobre 32

La réunion de famille en Provence 32

Une semaine avec Poursuivre 32

Vers l’autre rive 32

Avec Bérangère 33

Assises Poursuivre et jardin 33

Chômage 34

Tensions et travaux 34

Le moment présent 34

Novembre 35

Mon roi 35

Marguerite 35

Pour rire un peu 35

Partager sa vie 35

La journée photos aux Ste Marie 36

Les attentats parisiens du 13 36

Pour les 80 ans 37

Tournage 37

Décembre 38

MIA MADRE 39

Les Assises du 14 décembre 39

Biographie 39

Rencontre familiale à Cussac 39


 


 


Janvier

 

Journal janvier 1

Vœux politiquement corrects 3

Attentat du 7, l’inacceptable 3

Manif du 11 4

Chorale 4

Encore la com 4

Changement d’opérateur 5

Poursuivre la mort 5

 

 

Vœux politiquement corrects

Pour ne pas forcément apprécier (mais quand même) le  genre d'humour de ce texte,  je vous souhaite une

 

BONNE ANNÉE 2015

 

Attentat du 7, l’inacceptable


Pour le moment pas de récupérations  politiques, c'est heureux !
D'un malheur, d'un scandale, par le sacrifice imposé à certains il sortira peut être des gestes de paix comme cette mobilisation pour manifester notre sympathie.
Gardons-nous des amalgames injustes et des passions fratricides.

Nous croyons la solidarité plus forte que la violence.
Nous appelons chacun, individus, communautés religieuses et associations à créer un élan de fraternité qui témoignera de la réalité de cette force au cœur de la nuit.

Nous croyons au dialogue plus fort que la terreur.
Nous appelons chacun, individus, communautés religieuses et associations à s’engager publiquement au service d’une laïcité de dialogue et du respect de la liberté de conscience.
Nous appelons à poursuivre la construction d’une France et d’un monde fraternels.

Nous ne laisserons pas tuer l’Espoir.
Nous appelons chacun, individus, communautés religieuses et associations à rejoindre tous ceux qui sont, en France et dans le monde, engagés pour lutter contre l’inacceptable inhumanité.

C’est bien ENSEMBLE que nous relèverons ces défis. Guy AURENCHE

 

Un mouvement de foule est lancé le dimanche 10 et une marche impressionnante est organisée. Sans réfléchir, semble t il, beaucoup arborent le slogan « Je suis Charlie »

En plus de faire une publicité indécente à l’hebdo, les conséquences ne se feront pas attendre dans le monde musulman.

 

Manif du 11

« Marche républicaine », une marée humaine contre la barbarie

Au moins 1,5 million de manifestants à Paris. La mobilisation de dimanche 11 janvier contre le terrorisme aura été « sans précédent ».

« J’entends l’appel très fort à poursuivre le mouvement de fraternité, de recherche du dialogue que nous pratiquons depuis des années, et pas seulement au niveau des responsables. Il faut rencontrer les autres croyants, comprendre ce qui les fait vivre », exhorte un ecclésiastique.

 

« C’est un événement unique et historique, commente Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Ifri). En dehors d’un sommet diplomatique, je pense que jamais dans l’histoire, on n’a vu autant de dirigeants mondiaux réunis. Et surtout mélangés à un rassemblement populaire. » L’expert estime même que la France a peut-être été elle-même surprise de cet effet « boule de neige ».

 

RSF pointe, entre autres, la présence de responsables de la Russie, de la Turquie, de l’Algérie ou encore des Emirats arabes Unis et du Gabon.… « C’est insulter les morts de Charlie Hebdo », s’insurge Christophe Deloire, selon lequel il « serait intolérable » de la part de ces pays de profiter de l’émotion « pour tenter d’améliorer leur image internationale ».

 

Autant la manif du 11 a pu mettre en valeur la fraternité qui peut exister entre les différentes communautés pour défendre la liberté d’expression, autant se rassembler sous l’étiquette « Je suis Charlie » m’a semblé inadapté. Les tueurs sont tragiquement, horriblement excessifs, inconscients et inhumains bien sur mais certains dessinateurs, pas ceux dont j’apprécie énormément les dessins par ailleurs, dans le Canard par exemple, sont, à mon avis, dans Charlie hebdo, généralement excessifs voire inacceptables dans le domaine de la caricature. Honte à la violence !

Chorale

L'accueil est bien sympathique et j'apprécie la communication par mail des uns et des autres. Je trouve que le chant est très laborieux même si nous travaillons inégalement, en dehors des séances avec le chef. Je souhaite que nous puissions trouver des moments de plaisir avec des chants connus que nous avons déjà dans la tête. Je doute que nous arrivions à quelque chose avec le programme du dernier trimestre.

Ce message envoyé pour les vœux à la chorale Felicci voci a eu quelques résultats dans un premier temps. Nous sommes repartis avec plus de dynamisme en ce début d’année.

Encore la com

Un petit mot ce matin pour te demander de jeter un oeil sur ce que je présente sur mon blog par exemple.

Souvent, je me sens mal à l'aise. Communicant certes mais peut être en dehors de la réalité de mes correspondants qui me laissent de côté petit à petit.
Que dois je retirer à ton avis ?

J'aimerais que tu me dises comment tu vois les choses.

 

Le 07/01/2015 17:56, passeur a écrit :

« Tu décris aussi bien les qualités que les défauts des personnes que tu cites. Et là, je pense que les personnes concernées vont apprécier qu’on les valorise mais pas le contraire. si tu dois modifier des choses, ce serait de chercher comment tu peux décrire ce qui te déplait chez quelqu’un mais plutôt sous forme de questions que d’affirmations. Du genre : « Un ou unetelle a de grandes facilités pour communiquer mais peut-être, parfois, va-t-elle un peu vite pour diffuser les informations »… ou « il me semble que c’est dommageable pour moi que … »

 

Génial ! Exactement ce que je te demandais !
Ce serait superbe si tu relevais les détails qui peuvent blesser dans mes différents textes. Je vais aller dans ton sens et corriger.

 

J’interrogeais aussi Josette qui répond entre autres : « Peut-être faudrait-il que tu exprimes vraiment ton désir, que tu poses ton problème, le point précis qui te chagrine, que tu sollicites la disponibilité de ton interlocuteur? »

 Intéressant, je retiens.

 

 

Changement d’opérateur

Rien d’extraordinaire, résultat de la concurrence souvent appréciable pour les consommateurs que nous sommes, les offres plus alléchants les uns que les autres des différents opérateurs nous permettent de tenter d’être satisfaits chez le voisin. A priori, peu satisfait du réseau SFR et content de Free comme hébergeur de mon site je souhaitais lui faire confiance pour le téléphone en profitant d’un démarchage promotionnel. Bien mal m’en a pris de me décider en fin de semaine, je commence par être privé de ligne téléphone fixe et Internet pendant plusieurs jours. Heureusement qu’il reste le mobile qui permet d’accéder à la messagerie et de téléphoner aussi … et puis force est de constater, même la communication du mobile est améliorée.

« Oui je me suis fait piégé. Plus de téléphone fixe plus d'internet pendant plusieurs jours... » 

En fait , à l’usage, selon mes premières constatations, je suis satisfait de ma démarche. Tout marche bien et le service de renseignements est aimable et efficace. Je n’ai plus qu’à me trouver un télévision pour utiliser les accessoires qui m’ont été envoyés.

Poursuivre la mort

Le dernier numéro du bulletin Poursuivre reçu dans ma boite aux lettres ce 26 janvier me laisse une impression de mort. Comment m’expliquer ?

N’y avait il pas la possibilité d’insérer dans l’envoi ne serait ce qu’un modeste intercalaire si le numéro, impossible à modifier, était à l’impression ? Il aurait témoigné que le Mouvement n’était pas à l’écart de l’actualité et se joignait à l’émotion commune pour orienter la réflexion vers la tolérance, la liberté ou la mort tout simplement.

Nous ne pouvons pas y échapper, ces attentats de début janvier ne laissent personne indifférent. C’est le coté positif. A nous de revoir notre attitude et notre regard sur ceux de tout âge qui partagent l’air que nous respirons. Les terroristes étaient des hommes comme nous, ils savaient ce qu’ils faisaient …

Tout ne sera jamais dit sur la mort. Les témoignages qui m’ont particulièrement interpellé sont de ceux qui l’ont vécue et en sont revenus (pour un temps évidemment). Oui, c’est le passage qui nous effraie car l’après ne nous concerne plus. Pour moi, qui m’y prépare depuis longtemps, je souhaiterais que ce départ se fasse pendant mon sommeil.

Et, tout en admirant la vitalité, la présence des anciens du Mouvement, je me verrais bien laisser la place à 80 ans (il n'y en a plus pour très longtemps). Mais, je suis maître de rien, et pas de mon destin en particulier.

Février

 

L’ami Georges au domaine de Collongue 6

Ressenti des 10 & 11 janvier 7

Le froid s’en va 8

L’appartement du bas 8

Le bateau encore à l’Escoub 8

A propos des archives familiales (lettres de JPierre et correspondance 1918) 8

Loin des hommes 9

 

L’ami Georges au domaine de Collongue

Prévenu par un message de sa fille Muriel à Marie Jo alors que je m’inquiétais depuis quelques temps, je suis allé voir Georges interné, officiellement en séjour de réadaptation, au Domaine de Collongue, une maison de retraite médicalisée sur la route de Vauvenargues. Il ne pouvait plus rester seul chez lui bien qu'une personne s'occupait de lui tous les jours. Il se négligeait.

Georges, un ami de quarante ans, a été un de mes premiers patients au Centre médical Mirabeau en 1975, il m’a introduit à la Vie Nouvelle alors que nous venions à peine de nous installer en famille à Aix.

Georges était enseignant en Histoire à la Fac d’Aix, un des sommets de sa vie professionnelle a été la réception de sa thèse sur les outils agricoles du Moyen Age, thèse passée devant un jury présidé par le célèbre historien, son maitre, Georges DUBY.

Georges était mon meilleur ami de l’époque. Lui, très engagé dans de multiples cercles socio politiques, semblait apprécier mon toucher thérapeutique, ma compagnie moins intellectuelle que son ordinaire. Je me souviens l'avoir entrainé, lui pas particulièrement à l'aise avec son corps, dans telle ou telle expérience peu classique mais exceptionnelle.

Nos enfants du même âge, Christophe et Olivier jusqu’à son accident en 86, faisaient  une belle équipe. Ils étaient souvent fourrés ensemble. Olivier avait la désagréable habitude de claquer la porte derrière lui quand il partait, détail que Georges a rappelé lors des obsèques mémorables dans la petite chapelle de Célony. Olivier est mort à 20 ans et ses copains ont fait une cérémonie dansante pour lui dire adieu. Georges m’a accompagné aussi à Cheval Blanc reconnaître les débris de la voiture qui, à Lambesc, avait été broyée par le camion sur la Nationale 7.

Georges est encore vivant mais ce n’est plus lui, on dirait qu’il est déjà parti. Il semble déconnecté. Ces derniers temps, quand il arrivait par surprise à la maison avec sa petite voiture sans permis, il ne restait que quelques minutes, ne faisant que passer annonçait il. Il disait perdre la mémoire. Mardi dernier, au Domaine de Collongue, il a semblé me reconnaître :

« Tiens ! Que viens tu faire ici ? »

« Je viens te voir ». Pas de réaction.

Deux minutes après, même question, même réponse, même passivité.

Il était descendu de sa chambre pour participer à une animation chant qui avait lieu dans le salon d’accueil où nous étions. Donc après quelques échanges de banalités auxquelles il répondait par oui ou par non, « Tu as une chambre seul ? Tu es bien installé ? Les voisins sont sympathiques ? » il me laisse sans un mot et va s’installer près du groupe en attente de chanter. Apparemment déçu au bout de quelques minutes il repasse devant moi et se dirige vars l’ascenseur pour monter dans sa chambre. Je le rejoins, avant que la porte se referme, pour lui dire au revoir. Un petit signe en réponse et il disparaît. Je reste sidéré un moment et repars sous la pluie et dans le froid.

Georges. Quelle fatalité l’accable ! Depuis la maladie de Sylvette il n’a pas cessé de décliner, incapable, semble t il, de parler de lui, de ce qu’il vit, de ce qu’il ressent, de ce qu’il pense. Je relis les blagues qu’il pêchait sur Internet et qu’il m’envoyait en 2005. Il s’est mis ensuite à fumer, à boire peut être et à faire un disque pendant des années, sur le Moyen Age. L'a t il réalisé ? ...

Ce que je sais c'est que je suis allé voir Georges et ne l'ai pas rencontré.

A Martigues, une aventure finale semble se dessiner aussi pour Joseph qui, tout en gardant sa tête et sa pugnacité, épuise Luce et son entourage dévoués.  

Ressenti des 10 & 11 janvier

Pour répondre à la question de TC dans son numéro 3620 voici mon ressenti :

Je n'ai pas participé aux marches républicaines sinon sur l'écran TV mais ces rassemblements m'ont ému ; je me sentais très proche de cette foule et des officiels qui défilaient. J'ai participé à ma façon en réagissant et en partageant avec mon entourage.

Oui j'ai été stupéfait par ces odieux attentats. J'y ai vu une volonté de faire mal là où ça touche le plus, la liberté.

Non je ne me sentais pas Charlie, je ne voulais pas m'identifier à ce journal que je trouve provocateur, violent et grossier par ses caricatures justement. Dans le genre, je préfère le Canard Enchainé qui donne des informations totalement crédibles et qui s'est trouvé endeuillé à cette occasion.

Chacun d'entre nous aurait pu être victime. Pourtant j'ai trouvé extrêmement significatif, symbolique, chrétien, que soient touchés des innocents de bonne volonté, responsables ou non de la motivation incompréhensible, iconoclaste, anachronique des tueurs. Par leur sacrifice, involontaire peut être, ils ont pu avoir cette formidable capacité de rassembler et d'interroger nos contemporains de tous bords.

On peut dire sans nuire et montrer sans choquer : https://www.youtube.com/watch?v=F_gV6S5hNvs

 

Le froid s’en va

Les jours allongent, le soleil dissipe très vite les gelées du matin, la lumière est celle du premier novembre. Les beaux jours ne sont pas loin.

Les étourneaux réalisent un fond sonore ressemblant à celui des cigales

L’appartement du bas

Tout est enfin prêt. Après de multiples péripéties l’appartement attend sa destination.

Nous devions signer la location mardi dernier. avec l’ALPA, une association d’aide au logement subventionnée par le Conseil Régional. Or la veille, avec Jérôme nous avons passé l’après midi à tenter sans succès de déboucher l’évacuation de l’évier. Il y avait un bouchon mais on savait pas où. Tout a été tenté, écouvillon dans l’évier et les regards, produit de débouchage acheté à la hâte, section du tuyau, envoi de l’eau sous pression à partir de l’extérieur, la nuit est arrivé et le problème n’était pas résolu. Dès 8h je préviens la responsable de l’agence pour annuler le rendez vous fixé à 9h et dans l’après midi je me remets à la tâche à plat ventre dans la boue pour refaire des essais de pression d’eau afin d’en finir avec le bouchon qui a fini par céder au moins en partie. Dans mes insomnies de la nuit j’ai cru deviner un signe comme quoi je ne devais pas louer et attendre les propositions qui pourraient être faites pour l’occupation de cet appartement de 100m2  pratiquement remis à neuf. Tout est prêt, nous en sommes là.

Laurence s’investit pour l’agencement et les rangements de la maison.

 

Le bateau encore à l’Escoub

Je n'ai pas son adresse, Bertrand ne répond plus ni aux mails ni au téléphone ni aux SMS et a enlevé les roues de la remorque du bateau qui est immobilisée sur le trottoir. C'est pourtant la première chose que je leur ai demandé de débarrasser.
Claude est informé  mais reste muet aussi. Bertrand, ou Albane, de toute évidence, veut  me faire payer le fait de leur avoir demandé de partir. Ils ont mis plus d'un mois à déménager en octobre dernier, leurs affaires sans payer de loyer évidemment.
Je suis très ennuyé, le syndic me tance de dégager cette épave et nous arrivons au1 mars.

A propos des archives familiales (lettres de JPierre et correspondance 1918)

A ThM :

« J'ai du mal à encaisser ton attitude controlante au sujet des documents de la rue Pasteur. Que tu les redistribues selon ton bon vouloir me parait totalement inapproprié. Ils font partie de l'Histoire familiale et n'appartiennent à personne, à mon avis.

Que tu en sois la gardienne en les prenant en charge, pourquoi pas ? Ce sont des témoignages inestimables.

Je suis très intéressé à les consulter et à en archiver au moins une partie en les numérisant de façon à ce qu'ils puissent être consultés plus facilement. »

 

Loin des hommes

En 1954, au début de la guerre d'Algérie, deux hommes, que tout oppose, sont contraints de fuir à travers les crêtes de l’Atlas algérien. Au cœur d’un hiver glacial, Daru, instituteur reclus, doit escorter Mohamed, un paysan accusé du meurtre de son cousin. Poursuivis par des villageois réclamant la loi du sang et par des colons revanchards, les deux hommes se révoltent. Ensemble, ils vont lutter pour retrouver leur liberté.

Notons que des rebondissements ont été ajoutés dans le film et sa fin diffère de celle de la nouvelle d'Albert Camus.

Avec Alain V. :

« Ainsi tu étais au feu en Algérie ? Nous n'en avons guère parlé dans les années 70. Ce sont pourtant des souvenirs marquants, j'y étais aussi mais en 61-62. Je viens de voir un film sur les événements de 1954  dans l'Atlas "Loin des hommes" d'après une nouvelle de Camus. Très beau.

Tu m'écris aussi que ça ne te dérangerait pas de quitter ce monde ce soir ou demain. J'aime cette façon de se poser tranquillement et de faire confiance en ce qui nous dépasse. Un autre monde peut être mais difficile à imaginer. Je crois que nous vivons aujourd'hui l'éternité dans tous ses aspects matériels et immatériels. Le visage de Dieu nous reste caché et inaccessible si ce n'est par la personne de Jésus Xrist. Comment témoigner de ce que nous croyons si ce n'est dans la pauvreté et l'humilité ? »

« Pour le moment, sans aucune certitude, je garde une foi et une pratique religieuse en rapport avec ma culture. Si Dieu se manifestait d'une façon ou d'une autre Il ne convaincrait qu'une petite partie de l'humanité. En restant caché et inaccessible, Il est universel. Seul le Christ, pauvre et souffrant peut nous donner une idée de la grandeur de Dieu. »

 

Mars

Mars 9

Nouvelles 10

Jardinage 11

Inquiétude pour un œil rouge 11

Echanges conviviaux 11

Ecrire en atelier 12

Religion dans le blog d’Anne 12

Spectacle difficile pour malentendants 13

Appareils auditifs 13

Documents familiaux 13

Créativité 14

Être juif 14

Le Yvetot Tennis Club 15

le crash du 24 16

la journée photos à Giens 16

le stage de Lecture du 29 16

*** Erreur ! Signet non défini.

 

Nouvelles

Le printemps arrive ici et je vais me remettre au jardinage plus intensément. Hier je faisais de la Permaculture chez ma voisine Ursula. Des plates bandes sur fond de compostage pour une pousse idéale …

L'été dernier, Ursula a reçu des Canadiens et la femme ressemblait beaucoup à Marie Carmen. Je ne me sens plus trop disposé à faire des voyages, j'attends que l'on vienne me voir. Avec Internet le mode entier est à notre porte.

Notre amie Thérèse C. va bien je l'appelle de temps en temps au téléphone et dernièrement, pour mon anniversaire c'est elle qui m'a appelé. Elle voulait partir en Inde, puis au Canada, puis au Portugal et m’emmener mais en fait elle se résigne à rester dans son lit ... Elle m’a envoyé des dessins attendrissant pour mon anniversaire.

 Je me tâte pour aller à Uzès, aux obsèques de Jeanne Coquard. J'aimerais bien débaucher quelqu'un, Josette par exemple, pour m'accompagner. Obsèques d’un ami choriste à Venelles.

 

Notre Luce ne semble pas très vaillante si Joseph décline, me dit elle au téléphone...

 

Hier nous avons fait avec Bernadette et Colette un n ième petit repas d'anniversaire, avec salades et feu de cheminée. Il y avait du Mistral dehors et aujourd'hui, ce matin, il fait beau les fleurs sortent amandiers, jonquilles, pâquerettes. Dans les bassins, j'ai vu les tortues et les poissons commencent à remonter, les crapauds à frayer.

 

Pour l'appartement du bas qui est libre, propre, rafraîchi, impeccable et à votre disposition, notre dernière idée est d'en faire des chambres d'étudiants. Nous avons donc à le remeubler. Matthieu et Anne Françoise ont des réserves et des idées ou des réserves d'idées... Réalisons !

 

Pour moi qui ai commencé ma fin de vie depuis longtemps, je me trouve en bonne forme pour mon âge ... même si mes pratiques de yoga ne sont pas très régulières. Pourtant je reprends l’animation de séances le mardi.

 

Le printemps s’installe doucement et officiellement depuis le 20, au milieu de la grisaille et de la pluie ne laissant le soleil apparaître que pour faire éclore les fleurs dans l’ordre traditionnel. Nous en sommes aux pruniers, abricotiers, c’est la fin des amandiers blancs ou roses et les cognassiers du Japon continuent de produire de superbes fleurs rouge foncé. Viennent les forsythias, jacinthes, violettes, muscari ou petites grappes violettes aussi et bien sur pâquerettes couvrant le sol sans laisser beaucoup de place aux pissenlits.

Jardinage

A une correspondante …

« … Je te propose de mettre à ta disposition 2 parcelles de terrain, celle que tu as créée près du portique et une, à l'Ouest, que Bertrand tentait d'exploiter. Tu pourras y planter ce que tu veux et dans la mesure de mes possibilités je les entretiendrai aussi. Pour le moment je les prépare comme je le fais en ce moment avec mon énergie vieillissante pour les plates bandes destinées à accueillir les dahlias. »

A une autre : « Non Monique mes dahlias ne sont pas encore plantés !

Je me tue ces temps ci à préparer les plates bandes que je remue, que je retourne, que je débarrasse des vilaines pierres qui ont résisté au fil des ans à mes assauts. Et il y en a des grosses. Mon énergie faiblit aussi "au fil des ans" et je dois faire des pauses plus souvent.

Mais jonquilles, jacinthes, pommier du Japon, amandiers, forsythias bientôt, tulipes vont fleurir ou agrémentent déjà le jardin.

Le soleil est caché aujourd'hui et les frimas sont encore à redouter.

Inquiétude pour un œil rouge

Je me sentais bien ces derniers temps et je l’annonçais à tout vent.

Or ce matin je me suis levé avec un œil tout rouge. C’est ma femme de ménage qui me l’a signalé. Hier soir déjà j’ai eu une petite alerte, mon bras droit ne répondait plus pendant quelques instants. Je ne veux pas m’inquiéter pour rien mais je ne voudrais pas non plus me retrouver paralysé. J’ai laissé un message à mon médecin et j’ai tenté de joindre Laurence.

J’appelle Anne Françoise en lui signalant que je faisais peut être un peu trop d’efforts pour bêcher le jardin, le motoculteur qui a rejoint l’Auvergne me manque un peu même si je trouve que travailler la terre à la main est plus nature qu’avec la machine qui ne me sert qu’une fois ou deux par an. Il me reste un œil rouge quand même. Et des excroissances temporaires qui arrivent et repartent comme derrière l’oreille en ce moment, je les traite en y mettant du savon suivant les conseils de mon dermatologue.

Bernadette s’inquiète et a des attentions supplémentaires en me proposant des huiles essentielles d’arbre à thé ou des gouttes de Climaxol.

 

Echanges conviviaux

« Je ne sais pas si tu lis régulièrement les mails qui te parviennent car tu ne réponds pas trop mais, pour ma part, j'aime bien ce mode de communication ... ».

Je voudrais donc encourager, concrétiser  les échanges virtuels ... (paradoxalement).  Je souhaiterais qu’ils soient plus fréquents, ils me paraissent plus adaptés à notre mode de vie. S'ils n'ont pas la même énergie que la présence physique, ils peuvent être conviviaux et surtout nous rejoindre dans un espace temps différent, aux moments où nous sommes disponibles, où nous pouvons réfléchir et partager.

Le danger, il est vrai, c'est d'inonder un peu plus nos amis d'infos de toutes sortes qu'ils reçoivent quotidiennement. Je n'ose pas trop envoyer et ajouter des courriels, des fichiers joints, à nos sympathiques correspondants surtout à ceux qui se donnent la peine de répondre, ne serait ce que de temps en temps.

J'ai commencé des dossiers d'échanges sur quelques thèmes comme "Je suis Charlie" "Terrorisme", "Être juif", "Les points noirs du catholicisme", "La mort" ou "les meilleurs blagues reçues".

 

Ecrire en atelier

Nicole, animatrice de l’atelier Ecrire jusqu’à l’année passée, semble passer une crise difficile depuis quelques mois après une rupture du tendon d’Achille sur scène, à Avignon, en juillet.

« … Je pense à toi et voulais, ce matin, te faire un petit coucou même si tu ne réponds plus depuis longtemps. Quelles qu'en soient les raisons, je voudrais que tu ne souffres pas.

Comment te dire, que te dire qui puisse te rencontrer, te toucher ?

Seulement te confirmer qu'à travers ces ateliers il est passé quelque chose d'indéfinissable et qui va bien au delà des rapports habituels entre les humains. De mon côté j'ai eu plusieurs déceptions sentimentales et beaucoup de bonheur dans mon existence. Ces écrits m'ont souvent donné l'occasion d'en reparler.

Je relis tes textes, ceux d'Emmanuelle, ceux de Paul, ou sur le blog, quelques uns des miens et je les trouve beaux.

Sois persuadée, chère Nicole, que quelles que soit tes dispositions, tu restes une référence, une compagne, à travers les aléas de la vie. »

 

Religion dans le blog d’Anne

Et c'est quoi au juste, prier.

C'est faire silence.

C'est s'éloigner de soi dans le silence.

 

Quand tu me cherches vraiment , tu me trouves instantanément 

Kabir dit "  Étudiant, dis moi, qu'est-ce que  Dieu ?

C'est le souffle de ton souffle ".

 

Constellation des Poissons dans le blog d’Anne

… Devenir neutre, imperceptible, transparent ne sont pas des déficiences ou des manques. Au contraire, comme l’attestent d’innombrables textes orientaux, se rendre impersonnel équivaut à devenir sage

 Être fade est ce qu’on fait de mieux. Se désindividualiser, se désubjectiviser ne sont pas des ratés, mais des réussites. Parce que la consigne n’est pas d’être soi, mais de cesser de l’être. L’idéal n’est pas de trouver son individualité, mais de la perdre.

 

« Le poids des inutiles souvenirs » …

Cette expression m’inquiète ce soir …

 

 

Spectacle difficile pour malentendants

A Sivi :

« J'ai pensé aujourd'hui aux difficultés que tu rencontres auprès de certains spectateurs pour te faire comprendre (et non entendre), il serait peut être judicieux que tu travailles auprès de spécialistes comme Alain Simon par exemple ou plus modestement ... moi même qui pourraient te donner des indications. Car tu connais les principes, c'est sûr mais tu ne les appliques pas forcément tout le temps malgré ta bonne élocution. Évidemment, les vidéos devraient te donner des indices mais encore faudrait il que tu n'entendes pas bien. »

 

Appareils auditifs

Oui j'ai imprimé le cas Bernard ...(nom d’emprunt que l’ami Jacques me donne pour ne pas me citer). Oui je néglige de mettre les appareils en permanence. Quand je les porte, j'entends mieux peut être mais je  comprends difficilement. Les paroles des chansons, les discours avec micro, les dialogues de certains films me sont impossible à saisir et surtout je fatigue ! Je n'oublie jamais de les enlever car ils me gênent physiquement. Je les garde toujours dans mon sac mais les piles se déchargent et quand j'opte pour le retrouver je dois changer les piles, ce qui m'énerve.

En résumé, avec ou sans appareils, le bruit m’est pénible,  j'ai l'impression qu'avec le temps je comprends de moins en moins ce qui se dit autour de moi, je m'isole et me retire du monde.

Documents familiaux

Retrouvée dans la cave de la maison familiale en passe d’être vendue, une caisse entière de documents familiaux, lettres de la guerre de 14, archives de JPierre B. mort sans aucune descendance, a atterri au huitième ciel des Arcadies.

Ma sœur ThM s’est approprié ces trésors et entend les ventiler à sa guise. Elle s’est associée le concours de notre cousine Cath qui s’intéresse particulièrement à la généalogie. Cette dernière prend le parti de ThM.

Il y a un conflit sous jacent et permanent entre Thérèse et moi à propos d'Internet. Thérèse n'admet pas que mes façons de faire peuvent avoir de l'intérêt et en même temps je la soupçonne d'être un peu jalouse, surtout de ce que je réalise et qu'elle ne contrôle pas.

Je suis allé faire ma sieste après avoir lu le message que Cath vient de m’envoyer, et je reste de bien mauvaise humeur.

Je disais précédemment :

« Je voudrais numériser les documents que Thérèse possède et contrôle avant qu'elle ne les ventile abusivement.

Il me semble que nous devons les mettre à la disposition de tout un chacun qui s'y intéresserait et non de les remettre à de soit disant propriétaires qui n'en n'ont rien à faire la plupart du temps.

Ainsi, on pourra avoir accès à ces documents simplement par un lien et un mot de passe pour les protéger. »

Je lui écris maintenant :

 « …En quoi ces documents qui ont une valeur affective concernent ils la vie ou la réputation de personnes existantes ? Et si, par extraordinaire, c'était le cas pourquoi Thérèse ou toi seriez à même d'en juger ?

Incroyable ce sens de la propriété ! Que ce soit des écrits ou des numérisations. Même ce qui est sur Internet, comme l'herbe des champs, n'est à personne. Non ces lettres privées, dis tu, appartiennent à l'Histoire, à l'humanité, à ceux ou celles qui s'y intéressent pour en faire des documentaires par exemple ou des romans culturels afin de retracer le mode de vie d'une époque fusse t elle plus ou moins dramatique. C'est un hommage, une façon de faire revivre nos ancêtres que de les présenter.  Pourquoi vouloir effacer, changer, édulcorer ou pire, rendre à leurs descendants ce qui a été une réalité pour certains ?
Bien sûr je ne vais pas me battre pour en prendre connaissance ou les exploiter, je peux vivre et mourir en les ignorant. »

Créativité

Dix conseils pour développer votre créativité (selon Hubert Jaoui)

1  Dialoguez avec les enfants, réapprenez leur naïveté et leur curiosité.

2. Redécouvrez l’usage de vos cinq sens. Entraînez_vous à voir, sentir, goûter,  entendre, toucher le monde comme si c’était la première fois.

3.Changez d’horizon renouvelez de temps en temps quelque chose dans votre environnement…ou bien partez en voyage et explorez.

4.! Exercez! vos! talents! créatifs! en! réalisant! chaque! mois! au! moins! une! œuvre!(littéraire,!artistique,!ménagère...) (ou en relisant ce texte …)

5.!Faites_vous!de!nouvelles!relations,!aussi!éloignées!que!possible!de!votre! entourage!familier!et!de!vos!préoccupations!professionnelles. 6.!Entraînez_vous!à!pratiquer!des!analogies!à!partir de!personnes,!d’objets! ou!de!concepts. 7.! Pratiquez! régulièrement! des! exercices! de! relaxation! et! de! concentration.

8.! Dans!toute!situation,!dégagez! les! aspects! positifs! (il! y en! a! toujours).! Utilisez_les pour! construire la! solution! la! plus! avantageuse.

9. Manipulez dans tous les sens l’objet ou le problème qui vous tracasse. Essayez de voir ce qui se passerait en l’agrandissant (ou en le rétrécissant), en le multipliant (ou  en le divisant), en l’inversant, en y ajoutant (ou en y retranchant) quelque  chose, en le combinant avec ...

10. Retrouvez votre équilibre psychosomatique en vous adonnant à une pratique régulière de sports et d’activités manuelles.

Être juif

A mon tour, je reprends ce sujet en me confrontant aux douze dimensions juives que Hubert nous propose.

1.                              Le contrat. 8/10 pour moi. C’est un point important auquel je tiens et je m’efforce de respecter. S’il y a rupture de contrat avec moi ce ne sera pas de mon initiative. Je suis en accord avec sa description de Dieu : « Il n’a aucune réalité physique, il n’a même pas de nom et ne dialogue avec les humains qu’au travers des prophètes. Il ne fait preuve ni de complaisance ni de compassion. IL ne juge que les actes, jamais les intentions. » si ce n’est cette dernière phrase, pour moi Dieu ne juge pas. Il possède peut être la science du Bien et du Mal mais pas moi.

2.                              8/10 aussi, je considère l’étranger particulièrement respectable.

3.                              6/10 Je me crois plus pratique qu’érudit. Une once de pratique de yoga, pour ne citer que ce domaine, prévaut à la connaissance. Mais j’admire et respecte le savoir, en orthographe par exemple.

4.                              6/10 La remise en cause, la sémantique, pour moi sont très importantes mais je ne appesantirai pas outre mesure, je ne chinoiserai pas, je préférerai à la limite que chacun reste sur ses positions..

5.                              7/10 pour la curiosité. Je préfère apprendre, connaître les personnes plutôt que parler de moi. Je préfère poser les questions plutôt que de répondre. J’aime changer de sujet ou provoquer le déséquilibre par le paradoxe.

6.                              9/10 pour le refus de la soumission passive à l’autorité. J’ai toujours été rebelle sans me désolidariser pour autant.

7.                              3/10 Je ne sais pas ce qui est juste et je préfère la compassion au risque d’injustice. Le Dieu de la bible est inhumain je préfère l’Evangile de Jésus. Ici je ne suis pas juif.

8.                              4/10 Je préfère le ressenti au Faire si je donne de l’importance au Penser. En jardinage pourtant je sui peu dans la théorie.

9.                              8/10 pour l’acceptation des règles même quand je les vis comme des contraintes.

10.                          7/10 J’accepte et respecte les minorités Je suis OK dans les diverses situations sauf au cinéma quand un film ne me plait pas.

11.                          8/10 Se faire du bien mais sans jamais exagérer. De mémoire je n’ai jamais fumé ou n’ai jamais été ivre.

12.                          8/10 J’adore l’humour et l’ironie mais je suis conscient de ses limites.

 

En somme avec un total de 83/120, je ferais un bon juif.

 

Le Yvetot Tennis Club

Ancien président fondateur du club de tennis à Yvetot j’ai été invité le week end dernier à une manifestation exceptionnelle pour laquelle j’ai fait le déplacement. Vedette pour plusieurs raisons, premier président de 1968 à 1970, fondateur, venant du plus loin cette région mythique qu’est la Provence pour les Normands, j’ai eu l’impression d’être devenu une relique, une pièce de musée d’une autre époque. Je ne connaissais que mes successeurs immédiats, JP Levasseur, JPhi Personne, Pierre Hurtebize qui était un gamin de quinze ans quand il venait jouer au tennis. Ces deux derniers, amis inséparables, sont la mémoire du club puisqu’ils sont encore sur place, l’un retraité et l’autre médecin en exercice.

 

« Kinésithérapeute et père de famille, j'ai d'abord fait partie du Basket club avec les frères David Pierre et Jean. Puis très amateur de tennis j'ai cherché des partenaires pour jouer sur les courts que la mairie d'Yvetot mettait à notre disposition. Ce sont des anciens dont Jean Quelquejay et son épouse qui m'ont accueillis. Nous nous organisions pour réserver les cours. Rapidement JPierre Levasseur nous a entrainé avec entrain et bonne humeur. Nous avons alors créé le TCY dont j'ai été président. Jean Pierre s'est lancé dans la construction du clubhouse puis je lui ai laissé la main pris par mes activités professionnelles et ma famille. Nous voulions promouvoir le tennis pour tous et pour les jeunes en particulier.

 
Que de bonnes parties nous avons faites avec JPhilippe Personne et aussi le jeune Pierre Hurtebize encore étudiant ! Mais rapidement j'ai arrêté la pratique du tennis pour des raisons plus ou moins bonnes. J'ai pratiqué et enseigné le yoga. »

 

le crash du 24

Comme pour le 11 septembre 2001 nous avons été amenés à vivre un événement invraisemblable en direct ou presque. Et tout près de chez nous, dans les montagnes du 05 que nous connaissons bien. Près de Seyne les Alpes une station qui a marqué pour moi ma dernière journée avec Geneviève. Nous nous étions dit adieu après une belle journée de ski….

Le délire d’un pilote suicidaire qui a entraîné 150 vies humaines à finir dans ce coin de paradis. Il est difficile d’imaginer les derniers instants des occupants de l’avion et surtout du pilote qui n’avait plus accès à sa cabine.

la journée photos à Giens

Jerome Imbert, mon sympathique ami du sous sol, par son association de photographes amateurs m’a invité à une belle journée à la presqu’île de Giens.

le stage de Lecture du 29

Un texte d’Emmanuelle lu par Marc.

La page photos : clic

 

Avril

Un mauvais poisson d’avril 16

Ma foi sur Facebook 17

Le corps parenté de Dieu et de l’homme 17

Joseph 17

L’expo de Sabine 18

L’expo Won Choï 18

Le Dactyle doré 18

Spectacle difficile pour malentendants 19

Le séjour de Julia 19

Le 25 avril et cure fondamentale 19

Les dahlias nains, spécialité de l’Escoubaire 19

Les 90 ans du 29 avril 19

Reprise des séances de yoga 20

Maison 20

L’ami Georges en maison de retraite. 20

 

Un mauvais poisson d’avril

Ce matin coup de théâtre ! Un mauvais poisson d'avril : Laurence vient me faire une petite visite comme elle a l'art de m'en faire et, en admirant les fleurs du jardin, elle me dit d'une façon imprévisible "On se sépare avec David !"

Il faut imaginer la situation ! Des liens très forts, des années de vie commune, une famille à remettre en questions … Est-ce un coup de tête ? L'émotion m'envahit et nous restons un moment embrassés, pleurant.

La suite, on l'apprendra petit à petit. Un scénario familial qui se reproduit. Laurence, effondrée ne m'a pas demandé la discrétion et je ne peux pas ne pas partager ce douloureux fait divers qui pourrait être un drame. La joie de vivre légendaire de Laurence s’est crispée, elle est devenue cassante en cherchant à faire face à la situation sans se dévaloriser. Pour avoir tenté d’en partager avec ses amis de Martigues, je me suis fait taper sur les doigts…

 

Ma foi sur Facebook

Maurice a écrit sur Facebook :

"Bientôt Pâques, souvenons-nous de Jésus, préparons-nous à l’accueillir dignement, à souffrir et à exulter avec Lui… Revenons simplement à la FOI de notre enfance, à la FOI chrétienne presque bimillénaire, à la FOI qui a construit, éduqué, cultivé nos millions d’ancêtres… A la FOI qui a abreuvé nos cellules et nos neurones d’Espérance, de Charité et de respect de toute la Création Divine"

« Salut Maurice !

Bonne idée de passer par Facebook pour faire du catéchisme !

J'espère que tu vas avoir du succès ! Et que l'on va te commenter !

Mais sur Facebook on voit de tout et tu risques de n'être pas pris au sérieux.
Et puis, à vrai dire, ce n'est pas très opportun non plus d'inciter tes lecteurs à raisonner en enfants.

Je pense que la foi peut être adulte et quitter l'infantilisation de jadis. Notre spiritualité a besoin d'être mûrie, réfléchie, d'évoluer dans le monde qui va à toute vitesse. Je ne peux plus croire en un Dieu sauveur et créateur de toute chose. Je ne peux plus réciter le credo tel qu'il nous est encore proposé. J'ai besoin de confronter mes certitudes à celles de mes frères et soeurs qu'ils soient incroyants ou croyants d'une autre religion. J'ai besoin de lire et de discuter avec ceux qui réfléchissent et m'enrichissent de leur expérience. »

Que serions nous si les autres n'étaient pas là pour nous faire exister ?

Et mes enfants où en sont ils ?

 

Le corps parenté de Dieu et de l’homme

Dans notre groupe de réflexion c’est le temps de méditer sur le corps. Je suis aux anges car depuis longtemps c’est mon principal sujet de réflexion. Comment puis je accorder mon besoin de spiritualité avec cet intérêt pour mon corps et celui de l’autre ? Notre maître spirituel du moment, Claude Geffré, trouve des expressions inimaginables pour rapprocher cette quête de Dieu à partir du corps. « Ainsi, face à la culture dominante de nos médias qui tend de plus en plus à réduire le corps humain à un objet il s’agirait de dépasser le corps chosique pour découvrir le corps iconique, c'est-à-dire le corps qui est non seulement le miroir de l’âme mais même la trace visible du Dieu absent. »

Joseph

Bon appétit pour Pâques ! Il ne se nourrit plus depuis déjà quelques semaines…

Je ne sais pas où me situer par rapport à Joseph Avril qui est en train de mourir. Nous sommes allés le voir en fin d’après midi avec Colette à l’hôpital de Martigues.

Il est dans une semi conscience semblant lutter pour survivre. Sa respiration est difficile, la bouche sèche et des glaires dans la gorge. Il ne parle plus et ne réagit pas mais semble présent à ce qui se passe. Il est en dialyse permanente et on peut se demander ce qu’il sera demain. Que veut dire pour lui la résurrection ? Croire en la résurrection c’est sortir de ce qui est fermé pour ouvrir les chemins du possible nous dit TC.

Je voulais lui parler avant qu’il parte, je crois qu’il m’a entendu. Si un jour je suis dans le même état, j’aimerais que mon entourage en fasse autant pour moi. Bien sûr, il a perdu son arrogance habituelle, qui cachait, me semble t il, un mal être qu’il cherchait à surmonter. Il n’arrivait pas à montrer son bon cœur et son besoin de tendresse que l’on pouvait cependant entrevoir derrière sa rudesse et ses manières désagréables. Il est un ami, un ami qui a été souvent cassant et dur mais un ami inconditionnel.

Je lui ai dit que si c’était le moment pour lui, il pouvait se laisser aller, s’abandonner pour entrer dans cet inconnu qui nous attend tous.

Il est décédé le lendemain le jour de Pâques.

L’expo de Sabine

Touchante, colorée, variée, un plaisir l’expo de Sabine

Un détail important voulant aller un peu vite j’ai coupé plusieurs tableaux dans les prises de vue. Les effets de perspectives ne sont pas trop gênants par le fait qu’ils donnent une vue d’ensemble originale mais pour l’auteur des tableaux, j’ai réalisé trop tard que ce pouvait être du saccage. Sabine me l’a signalé gentiment mais je suis honteux.

L’expo Won Choï

A la galerie Imbert, invités par nos nouveaux amis qui logent à l’Escoubaïre, nous avons visité une expo sympathique.  

Le Dactyle doré

Après une bonne journée, surtout de route pour aller et revenir de la bergerie de Flavie à Venterol (dans la Drome) nous (Bérangère et moi) sommes allés au spectacle donné par Sylvie et Alain Clairval à Forcalquier.

Un grand bravo pour la mise en scène ! Et Dominique Alain est extra ... Belle soirée, beau spectacle. Connaissant un peu les textes présentés pour les avoir entendus, dits par Sylvie, j’ai voulu acheter un livre pour entrer dans la connaissance de  Pierre Magnan car le spectacle c’est une chose mais le texte c’en est une autre. Quand on connaît un peu la région, particulièrement Eourres, austère et angoissante, il faut lire « Laure du bout du monde » un régal.

Le but est donc atteint, elle fait connaître l’auteur et donne envie de le lire.

Spectacle difficile pour malentendants

A Sivi :

« J'ai pensé aujourd'hui aux difficultés que tu rencontres auprès de certains spectateurs pour te faire comprendre (et non entendre), il serait peut être judicieux que tu travailles auprès de spécialistes comme Alain Simon par exemple ou plus modestement ... moi même qui pourraient te donner des indications. Car tu connais les principes,[1] c'est sûr mais tu ne les appliques pas forcément tout le temps malgré ta bonne élocution. Évidemment, les vidéos devraient te donner des indices mais encore faudrait il que tu n'entendes pas bien. »

Le séjour de Julia

Julia semble affectionner le mois d’avril à l’Escoubaïre. Elle est revenue cette année pour trois jours. Après son séjour de l’année passée elle a composé une superbe vidéo où elle présente les personnages qu’elle y a rencontrés mais surtout un tableau idyllique du jardin.

Julia est charmante, délicieusement avenante, elle aime l’abondance  (qui ne nuit pas, parait il mais encore faut il que ce ne soit pas du gâchis). Elle utilise l’énergie positive pour résoudre ses problèmes et voudrait que je lutte contre les escargots qui ne laissent rien pousser, en leur envoyant de bonnes pensées... Je la laisse évoluer à sa convenance, elle en semble ravie.

Le 25 avril et cure fondamentale

Une journée comme il y a 29 ans maintenant ... des fleurs, de la pluie, du soleil aussi.
Suis avec Sivi et ses problèmes de santé, d'animation, d'organisation. Je tente de l'aider. Je la poussais hier soir à envisager une cure fondamentale, genre analyse pour remonter à la source de ses problèmes plutôt que de traîner ses difficultés, en les traitant au jour le jour et en ajoutant des "traitements" les uns aux autres. J'en suis navré.

Dahlias nains, spécialité de l’Escoubaire

Chaque année, le printemps venu, il s’agit de remettre en place les bulbes de dahlias qui ont hiverné à la cave. C’est une tâche fatigante du fait que les bulbes se multiplient malgré les dons faits aux uns et aux autres amateurs. Le jardinier en place qui va sur ses 80 ans cherche à se faire aider pour ce dur travail monotone qui consiste à sortir du sous sol le contenu d’une douzaine de cagettes pleines de bulbes et de le mettre en place. Il mesure alors le prix de son travail quand il s’agit de payer les ouvriers recrutés pour cette tâche.

Ces dernières années, grâce au motoculteur devenu auvergnat maintenant, à la main aujourd’hui, les plates bandes auront été préparées, grattées, griffées, amendées, retournées pendant les mois d’hiver afin d’accueillir ces plantes traditionnelles qui ne semblent pas souffrir de la répétition annuelle de ces manœuvres. Les fleurs rouges sont toujours aussi nombreuses et éclatantes même si la taille des plantes semble se faire plus petite. Les dahlias nains, la spécialité de l’Escoub.

Certes j'écris moins, j'ai du retard, le jardin me prend beaucoup de temps mais je ne perds rien tout est archivé et je prends plaisir à classer et reprendre mes textes et photos à d’autres moments.

 

Les 90 ans du 29 avril

Un grand événement aujourd'hui, les 90 ans d'Odile. Cet hiver, Odile a du faire un séjour de 5 mois en Provence à la suite d’une fracture de la hanche. (Odile à Sibourg). C'est aussi l'anniversaire du droit de vote accordé aux femmes le 29 avril 1945. Odile n’y voit plus grand-chose maintenant mais elle a du être une des premières femmes à aller voter, elle avait 20 ans.

Voir la vidéo.

Reprise des séances de yoga

Dans la salle, un nouveau groupe le mercredi et notre pratique du mardi 9h à condition qu’il y ait au moins deux personnes avec moi.

 

Maison

Il y a un volet pour la porte de l'appart du bas donnant sur la terrasse. des fenêtres et une porte pour refaire le sas de la salle et une porte fenêtre pour remplacer celle donnant sur la pièce servant anciennement de cabinet à AFr.

Il y a encore le sol de cette salle à refaire et une moitié du sol de la salle de groupes.
J’ai fait faire des devis, ce sont des investissements nécessaires qu'il faut envisager mais pas dans l’urgence.

Laurence voudrait aménager l'appart du bas qui est en attente de locataires. Pour le moment ma deuxième main, je parle de Jérôme I., avec Kathleen sa compagne, sont ravis d’occuper le séjour et la cuisine qu’ils aménagent à leur façon.

 

 

Mai

 

Mai 20

L’ami Georges en maison de retraite. 20

Les 90 ans d’Odile 21

L’appart du bas 22

Laure du bout du monde 22

Gérard, le voisin du bout du jardin 22

Le deuil de Joseph 22

Les saints de glace 23

Décès d’André Fauquet 23

« Au-delà » 24

*** 24

 

L’ami Georges en maison de retraite.

Je reviens du Domaine de Collongue où je suis allé déjeuner. Avec Georges ? Et bien oui, j’avais réservé une table pour nous deux. A mon arrivée, il était là, debout devant la porte. Le service est bien fait, le personnel nombreux et attentionné, il avait été prévenu. Je l’avais vu en février, donc je l’ai reconnu mais ce n’est plus l’ami, le complice d’antan. Il a toute sa tête, il est présent, il répond bien à toutes les questions mais il est désolant d’indifférence. Ce qu’il dit de lui ? « Je vieillis ». (Effectivement, on aurait du mal à le reconnaître)  « Mais Georges, j’ai deux ans de plus que toi ! » « Ah bon ! ».

Mais il va bien, il ne se plaint pas, au contraire il dit qu’il a tout ce qu’il lui faut, que les gens sont sympathiques. Il ajoute aussi qu’il était très bien chez lui, tout seul … On peut soupçonner qu’il est bien « médicalisé » …

La conversation, pendant le repas a du mal à se maintenir malgré un confort certain d’une pièce bien insonorisée. Il parle par clichés : comment vont les enfants ... alors qu'il ne se souvient pas de ses petits enfants. Tout va pour le mieux cependant, il ne se plaint pas et ne semble pas s’ennuyer bien qu’il ne regarde pas la télé et qu’il n’utilise son ordinateur que pour des jeux. Inutile de tenter de communiquer avec lui à distance il n’a ni téléphone ni messagerie. Que lui reste t’il ? Du Moyen Age ? Pas grand-chose. De Sylvette ? C’est mélangé. De sa famille ? Il n’y pense guère mais si on insiste un peu il voit Muriel et elle l’emmène chez lui de temps en temps. Il suit les animations du domaine mais ne connaît ni ne reconnaît personne.

Il dit qu’il fume moins mais il n’a guère d’appétit, il chipote en laissant son assiette pleine. Il n’a qu’une hâte c’est que le repas se termine pour monter faire sa sieste. « Je te laisse finir ton café. » et hop le voilà parti … Je reste un moment abîmé dans mes réflexions et, levé pour rentrer je le vois revenir pour chiper deux bouts de pain derrière le comptoir. C’était sans compter sans la vigilance de l’hôtesse qui l’interpelle : « Non Monsieur Comet, vous devez demander ». Tel un gamin pris en faute Georges tente de se faire tout petit et il obtient un morceau qu’il aurait très pu prendre sur sa table alors qu’il en restait deux. Avant de le voir disparaître dans l’ascenseur j’ai eu le temps de le toucher en lui rappelant le bon vieux temps où je le massais dans mon cabinet de kinésithérapie. (photo Georges et Joseph, octobre 2010 à La Baume)

Sur ce, j’informe Muriel et Marie Jo en copie de mes réactions. Cette dernière prend alors l’initiative d’aller voir Georges avec Alain. Nous étions de la même bande et Georges avait gardé des liens plus étroits avec eux par le club cinéma. Prévenue, sans doute elle aborde Georges avec plus de précautions que moi et obtient de lui des réponses plus sympathiques. Ma réaction immédiate est d’en être vexé mais ma fille veille et je relativise la situation.

Les 90 ans d’Odile

Préparée depuis longtemps par toute la famille et par Odile qui ne pensait qu’à la réussite de ce jour exceptionnel, cette fête fut une réussite totale. Elle s’est déroulée à Uchisy en Bourgogne, à côté de Trémont la propriété familiale Gricourt, entre Tournus et Plottes, dans les 2 manoirs de Pierre et de Francis.

Je me suis concentré sur mon rôle traditionnel de photographe mais je n’étais plus le seul. Mes pages photos qui m’ont demandé de traiter plus de cent cinquante vues m’ont demandé des heures de travail et à côté des techniciens plus jeunes qui ont placé les leurs directement sur l’ordinateur d’Odile elles font pale figure.

Je regardais ce matin les photos d’il y a dix ans des 80 ans d’Odile.

Si on peut déplorer la profusion d’informations de photos de toutes sortes qui sont proposées à l’heure actuelle, c’est bien un avantage de l’ordi  de nous faire voyager en un instant dix ans en arrière. Certaines personnes n’ont guère changé, d’autres ont pris un sérieux coup de vieux, d’autres encore ont disparu … absentes simplement, sur un autre chemin, décédées. Je pense à Françoise, François et Lisette…

Pour ma part l’organisation de mes 80 ans n’avance pas beaucoup et il faudrait y songer.

L’appart du bas

Me voici en difficultés, tiraillé à propos de la gestion et l’aménagement de cet appartement qui, depuis la construction de la maison a posé de multiples questions pour les occupants à côté de tous les avantages associés. La formule que nous voudrions tenter maintenant est la location par chambres.

Aujourd’hui les lieux sont utilisés en partie par Jerôme, Kathleen (et leur vieux chat) en contre partie de leur investissement pour la remise en état et autres travaux. Ils sont gentils et sans le sou, moi je crois être très accommodant. Ils en profitent tout en sachant que ce n’est que provisoire car nous voudrions que l’ensemble soit loué le plus vite possible. La base de notre contrat qui n’est pas encore écrit est que je les loge dans l’ancien cabinet de travail donnant sur l’extérieur en contre partie de services divers qu’ils peuvent rendre dans la maison. En fait, si Kathleen cherche à se rendre utile, Jerôme est un habile bricoleur qui sait tout faire et qui sous une apparence défraîchie à cause des cigarettes, est attentif, intelligent et attendrissant. C’est un allié précieux dans la tenue de la maison où il y a toujours quelque chose à remettre à jour.

Plusieurs détails posent problèmes pour le local, le plan de travail de la cuisine, le frigo, la place du futur lave linge, les aménagements intérieurs, les travaux à demander à Jerôme. Il faudra ensuite coordonner les initiatives pour trouver des locataires.

Laurence et Jean Philippe, à plus ou moins grande distance, Anne Fr et Matthieu pour les meubles, se préoccupent généreusement des problèmes qui se posent et moi je suis sur place à me débattre pour concilier les désirs et intérêts de chacun. Mes façons de faire sans limites précises pour gérer le présent ont malheureusement découragé Laurence qui aurait voulu réaliser à sa façon ses rêves sur l’appartement.

La décision a été prise cependant de peaufiner les contrats avec les différents bénéficiaires ne serait ce que pour préciser les droits et devoirs de chacun face à mes successeurs en cas d’accident de mon côté.

Laure du bout du monde

A la suite du spectacle Le Dactyle doré j’avais acquis un livre de Pierre Magnan pour découvrir son œuvre si bien présentée par Sylvie. Ne connaissant rien de l’auteur je me suis fait conseiller pour choisir « Laure du bout du monde » et me suis régalé à la lecture. Les premiers chapitres, surtout, sont délicieux. Ecrit dans un style direct l’auteur nous relate la vie dans la région d’Eourres un village du bout du monde dans les Hautes Alpes, un pays austère. Je connais la région pour y avoir séjourné l’année passée avec Bérangère et encore à Venterol cette année en allant voir Flavie ma bergère préférée. Sylvie aussi, à une époque ancienne a fait ses premières armes de comédienne dans la région de Laragne.

Gérard, le voisin du bout du jardin

On le voit arriver régulièrement, au moins une fois par semaine, le lundi dit il, du fond du jardin car voisin du côté Maury, le dos courbé, l’air concentré et absent, il est déjà ailleurs. Gérard, atteint d’un Alzheimer, connaît par cœur le chemin et se fait un plaisir d’apporter un sac plastique ou papier, dans lequel il a ramassé du pain déchiqueté en petits morceaux qu’il destine aux pigeons. S’il trouve la porte fermée, il est tout désorienté et n’arrive pas à déposer le sac quelque part. Il est conventionnellement poli, aimable mais ne se souvient ni des personnages ni des noms.

Le deuil de Joseph

Sur l’initiative de Colette nous sommes allés déjeuner chez Luce avec Josette en ce jour de l’Ascension. Que signifie cette fête religieuse à une époque qui lutte pour promouvoir la laïcité sinon un jour férié supplémentaire à imputer au mois de mai. La mort attendue de Joseph a surpris Luce, toute étonnée de réagir si fort émotionnellement. On ne se défait pas si facilement d’habitudes de vie commune même si celle ci a été orageuse assez souvent. On oublie plus vite les mauvais moments pour regretter les bons que l’on n’a pas forcément su apprécier en direct. Et puis Joseph était un phénomène ! Luce nous disait souvent qu’elle se serait bien passée d’un peu moins de caractère et aurait préféré un peu plus d’égards pour elle. Mais en fin de compte elle s’était faite à ce compagnonnage difficile et en avait pris son parti pour parfois jouer des rôles inattendus de confidente involontaire.

C’est le vide maintenant, l’absence, dans une maison qu’il occupait largement et en permanence les derniers temps. Sa chambre est restée telle qu’elle était, « en attente », dans l’obscurité complète, on dirait qu’il n’en est pas encore parti.

Les saints de glace

Le beau temps était installé, on avait commencé à s’habituer à la chaleur, pour ma part je m’étais décidé à abandonner les chaussettes. Et puis du jour au lendemain la température est passée de 27 à 13°. Les saints, avec du retard car prévus pour le 12,  sont arrivés alors que l’on n’y croyait plus. Un vent à décorner les bœufs vous oblige à vous replier à l’intérieur de la maison qui, les portes fermées accepte de conserver la chaleur des jours précédents. Il a neigé sur les Alpes, les Pyrénées et en Auvergne.

Décès d’André Fauquet

Un message banal mais qui prend un sens particulier peu après qu’il soit parvenu à destination.

Le 11/05/2015 10:12, André FAUQUET a écrit :

Merci de ton aide.

Les sujets sur la mort ne me passionnent pas, jusqu'à présent.

Bisesssssssssssssssssssssssssssssssssss

 

J'apprends ce soir avec stupeur le décès d'André !

Ci dessus le dernier message reçu de lui, il y a à peine dix jours en réponse à mes commentaires sur les Brèves de mai du Mouvement Poursuivre.

 

André était un être courageux, vif, pétillant, aimant l’humour et sans se prendre au sérieux gardait un œil lucide dans les différentes situations. J’appréciais son regard de frère aîné et sa connaissance de la société, marseillaise en particulier. Une vie de couple exemplaire semble t il, puisque jusque dans la mort il suit Huguette son épouse de quelques dizaines de jours, nous étions alors rassemblés autour de lui et nous l'avons vu faisant face, dynamique malgré le chagrin qu'il réussissait à surmonter.
Plein de poésie il écrivait des textes que nous pouvons retrouver sur les pages du groupe à côté des photos où il apparait souvent. Cette année c'était "Sur le chemin de Callelongue" et surtout son "Ohé Huguette".

André nous aura fait un bel adieu en nous guidant le 17 avril dans la visite de son quartier du Panier. "Et surtout ne laissez rien ici " nous disait il en nous raccompagnant à la porte de son appartement.

C'est avec douleur que nous retrouvons une dernière fois autour de toi ce samedi !

Quelle belle mort "paisible" tu as eue André ! Tu l'avais bien méritée !

Je te l'envie ! Va en paix !

Vous resterez, tous les deux, Huguette et toi et pour longtemps, gravés dans nos mémoires.

Est-ce un privilège de rester en vie quand vos amis ou connaissances disparaissent les uns après les autres ? Qui suis-je aujourd’hui ? Un ancêtre inutile pour les jeunes, un soutien, un pilier pour mes enfants, un ami remplaçable pour ceux de ma génération.

« Au-delà »

« On ne dit pas du mal des morts » Horovitz

C’est la pièce que nous ont jouée Colette, une bonne voix et beaucoup de talent et ses deux partenaires, sans trop d’éclat pour leur part, en ce lundi de Pentecôte à Cabriès. Notre vedette s’y est investie ! Que d’heures pour mémoriser un texte qu’elle ne doit pas déformer, que de déplacements sur les lieux pour répéter ! Elle s’est passionnée et le résultat était au rendez vous. Bernadette a trouvé la mise en scène un peu élémentaire et le texte très américain, sans beaucoup de valeur littéraire. Pour ma part, j’étais trop occupé à comprendre et suivre le fil de l’histoire pour prendre suffisamment de hauteur et apprécier ces nuances. J’ai admiré le résultat.

Je citerais opportunément ce appréciation du théâtre de la part de Christiane une de mes correspondantes qui y trouve beaucoup de bienfaits : « Le théâtre est un art très exigeant, pas évident, il faut apprendre par cœur, s'approprier le personnage, oser le jouer sans peur d’être vu ou critiqué, écouter l'autre, tenir sa place dans le groupe, s’investir dans le collectif. »

Juin

Juin 24

Etats d’âme 24

Blog blague 25

Pour la fête de la musique 25

 

Etats d’âme

Je me lamentais intérieurement sur le fait qu'il me manque d'avoir quelqu'un sur place avec qui parler et qui m'écoute. Sans doute, j'écris, j'échange par mail et j'ai de bons retours ; quand je suis dans mon jardin, je me sens paisible mais j'ai de plus en plus de mal à m'y mettre, je fatigue et mes problèmes de digestion me font croire que j'ai un cancer caché qui menace de se manifester et de m'emporter.

 

Oui mes pigeons se portent bien, ils sont superbes mais ces temps ci je les enferme car il y a des nouveaux nés qui se font attaquer par des pies qui ont le front de rentrer dans la cage pour les tuer.

 

Laurence

Pour le moment je n'ai pas grand monde à la maison et je passe beaucoup de temps dans le jardin qui me demande de l'attention. Je ne suis pas très équipé, l'arrosage, l'entretien de la piscine et le reste dépendent de mon énergie. J'y trouve mon bonheur.

Laurence monte me voir de temps en temps elle cherche à me tenir au courant de ses soucis mais se méfie de ce que je peux rapporter sur elle. Pourtant je serais curieux de savoir ce qu'elle pourrait me raconter si elle acceptait de bavarder.

Elle a voulu faire sa fête annuelle ici pour son anniversaire. Elle était catastrophée avant car la météo n’était pas favorable. Il a en effet plu beaucoup mais tout s’est bien passé et elle a montré avec brio qu’elle se débrouillait bien toute seule.

 Seuls les garçons, Luke et ses copains, m’ont laissé un mauvais souvenir en massacrant le trampoline malgré mes injonctions.

Blog blague

Souvent on parle de  blog en pensant au site web. Généralement on accède au site ou au blog par l'intermédiaire d'un lien qui vous est transmis mais on peut toujours trouver le blog ou le site ou le site par le blog ou le blog par le site grâce aux différents moteurs de recherche sur Internet.
Pour moi on trouve tout sur la page d'accueil de mon site. Ensuite certaines pages sont protégées par une clé.

Pour le blog,(ici papamarc.blogspot.fr) qui peut servir d'archives ouvertes à tous, on accède en premier au dernier post présenté (ou par un lien à un post précis).

On peut présenter un commentaire plus ou moins long à la fin de chaque post mais le plus rapide pour échanger est encore la messagerie.

A mon avis la façon la plus simple de lancer un forum de discussion c'est encore par la messagerie. On présente un sujet à plusieurs destinataires affichés ou non, ils peuvent participer et répondre en particulier ou par Répondre à tous.

Pour la fête de la musique

Suis allé faire un petit séjour à Montlaux

« Si je suis à la fête quand tu m'écris et j'écoute la radio en fond sonore.
Je viens demain te voir et je m'invite à déjeuner. J'apporte de l'agneau, Flavie est passée aujourd'hui pour la reprise de ses ventes sauvages. »

Je me suis trouvé une pêche d’enfer pour entretenir son jardin, ses massifs et ses pots de fleurs. Je me suis lancé dans la création d’un espace permaculture  pour utiliser le compost et les débris végétaux de toutes sortes.

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Juillet

Juillet 25

Photos expo de Jerôme Imbert 26

Névache, chez Alain et Bernadette 26

Chez Georges à Névache. 26

La fête des 50 ans de Matthieu 26

Les toilettes sèches 27

Après la fête 27

 

Photos expo de Jerôme Imbert

Je descends rarement en ville même en cette période de festival et de chaleur. Pourtant, invité par Jérôme, ravi de la place qu’il tient très bien à l’Escoubaïre, j’ai emmené Bernadette visiter l’expo photos à la galerie et je l’ai bien appréciée.

Galerie Imbert : Jean Claude

Névache, chez Alain et Bernadette

Pour moi, j’en ai bien profité. Excepté une soirée malade et une matinée de convalescence pour une adaptation difficile à l’altitude après une période de stress, de forte chaleur et un voyage avec climatisation,.

Des vacanciers partis faire de la chaise longue en montagne près des parkings. Je les ai vus à Névache, sur les chaises longues à coté des voitures, agglutinés en bordure de la rivière et de la route.

Des randonnées ? Oui oui avec Alain, trois et une avec les femmes qui excepté Bernadette étaient plus ou moins handicapées. Et encore ! Nous étions à peine partis que celle qui restait, Jacqueline, assez valide en temps ordinaire, a trouvé le moyen de tomber dans l’escalier en pleine nuit et de se casser la cheville. Elle s’était trompée de direction en allant aux toilettes.


Quel calme ici, au retour, le dimanche matin ! Et pourtant il y a du monde dans la maison.
Oui je suis content de ma virée à Névache. J'ai l'impression que l'altitude et les contacts avec mes amis m'ont redonné un coup de fouet pour reprendre les rennes de la maison, piscine, jardin... Quelques photos, avec mon smart phone mais sans grand intérêt.

 

Chez Georges à Névache.

Sur les lieux, j’ai tenu à aller faire un tour pour voir où se situait le chalet Comet dont j’avais souvent entendu parler. Alain S. m’y a emmené et m’exposant les petites histoires locales. J’adore ce tourisme personnalisé. Rien d’extraordinaire pourtant, une maison de vacances,plus ou moins abandonnée maintenant, située au milieu du village qui s’étend sur 2 kilomètres tout le long de la Clarée. La particularité de l’endroit est le voisinage immédiat avec les lamas, pensionnaires de la voisine qui assure une réputation gênante dans les alentours.

Rentré à Aix, pour lui faire mon compte rendu, j’ai voulu reprendre contact avec Georges au domaine de Collongue. Toujours le même, sans envie particulière, il vit au rythme de la maison. Je me suis promis de l’emmener faire un tour chez lui la prochaine fois, idée qu’il a accueillie sans enthousiasme mais sans protester non plus. Mais va-t-il retrouver la clé ?

 

Le bain du matin :clic

La salutation au soleil : clic

 

La fête des 50 ans de Matthieu

Un nouvel événement dans l’histoire de l’Escoub une belle fête très réussie, bien préparée par Matthieu et organisée avec la participation de la famille.

Rien à dire de particulier

Les toilettes sèches

Tout excité de ma création, j’envoie ce message aux invités de la fête qui se prépare pour le 25 :

Pour remercier Matthieu d'avoir bien voulu, pour ses 50 ans, honorer la propriété de l'Escoubaïre en y revenant et organisant une fête, j'ai pris le soin d'y installer des toilettes sèches.

Bien que rudimentaires et sans vous obliger à les utiliser, vous pourrez les visiter ... (les autres commodités classiques, au moins trois,  seront disponibles)
Au plaisir de vous rencontrer.

 

Pour remercier Matthieu...

En repensant à mon message, je trouve que ce n'était peut être pas de très bon goût...
J'aurais pu faire mieux ou m'abstenir. Désolé !

 

Je suis découragé ce matin, je me sens vieux, j’en ai assez de tout.

·        D’écrire des bêtises et de les diffuser dans des Répondre à tous.

·        De voir qu’il fait toujours beau et de plus en plus chaud sans qu’il ne soit tombé une goutte de pluie depuis le 13 juin.

·        Donc d’arroser et d’essayer d’entretenir un jardin qui me fatigue.

·        De correspondre avec Bérangère qui me répond seulement quand elle est « disposée ».

·        De parler sans voix

·        De me voir impuissant devant la disparition de mon agenda Google que j’avais adopté en toute confiance et qui revient quelques jours après sans que je ne fasse rien.

·        De voir ma fille Sivi toujours handicapée.

Après la fête

Nous étions au calme ce soir avec Sivi qui est ici jusqu'à demain. Les Delenne partent aussi demain d'ici pour la Croatie.

J'ai récupéré le jardin ; je lutte contre la sécheresse qui ne semble pas nous quitter de si tôt. Une petite averse dans la dernière nuit du mois après 48 jours de canicule sans une goutte d’eau.

 

Août

Août 27

Bérangère 27

Lou 28

L’animation à l’Escoub 28

Les locations 29

L’ami Georges 29

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Bérangère

Je passe de bons moments avec Bérangère, nous nous entendons bien sur les gestes de la vie quotidienne et nous avons une forte complicité qui date de plus de trente ans. Nous partageons beaucoup de choses avec plaisir et j'apprends un peu plus à m'oublier devant les intérêts du couple que ce soit quand nous sommes ensemble ou à distance. Maintenant elle est ici à l'Escoub depuis fin juillet et jusqu'à début septembre. Tout se passe bien, ce qui n'a pas toujours été le cas jadis, au temps où je regardais ailleurs. Elle est sociable et appréciée, je suis content, le temps passant, de voir qu’elle se détend tout en restant sur ses gardes. Elle semble se trouver à sa place ici, elle ne le dit pas trop mais tout semble indiquer cette réalité. Précise, voire méticuleuse elle compense heureusement mes côtés à peu près et bon enfant. Cependant il paraîtrait que nous ne sommes pas prêts à vivre ensemble, trop indépendants peut être. Elle, est essentiellement centrée sur son fils et sa petite fille et a pris le plis de vivre seule.

Je ne me sens donc pas triste ou malheureux, au contraire, heureux d'approcher 80 ans en pleine santé malgré les baisses d'énergie. Pourtant je suis conscient que tout passe et moi en premier et qu'il faudra bientôt laisser la place.

Par ailleurs, notre amie Thérèse ne se pose pas trop de questions sur le temps qui lui reste à vivre mais elle se plaint de ne plus marcher alors qu'elle voudrait organiser et partir faire un séjour en Grèce. Elle répond au téléphone et entend ce qu'on lui dit contrairement à moi qui ne comprends rien de ce qu'elle me raconte. Je corresponds aussi de temps en temps avec Françoise qui habite de l’autre côté d’Aix. Elle semblait plus détendue par rapport à moi avant les vacances. Elle est bien entourée de sa famille qui profite bien de la belle maison de son mari. Je l'imagine très attentionnée envers chacun et contente de son succès.

Lou

Premier séjour de Lou à l’Escoub. C’est en effet une aventure, à 22 mois, elle est le centre du monde.  Vive et éveillée elle ne laisse pas une seconde sans demander de l’attention. Son père la suit et passe d’une activité à une autre jusqu’à ce qu’elle se couche pour lui laisser un peu de répit, qu’il trouve parfois dès que Lou s’adresse à sa mamy ou à sa mère quand celle-ci est disponible. Lou une enfant étonnante, elle s’exprime très bien en parlant avec un vocabulaire élaboré. Facile par ailleurs elle ne fait pas de comédie et ses manifestations, petites colères ou protestations ne durent pas longtemps. Bien élevée, docile, elle dit merci, bonjour et fait volontiers la bise. Une joie pour sa grand-mère qui voudrait la voir plus souvent et qui, pour le moment, n’est sollicitée que pour la garder avec l’aide du détecteur de son quand ses parents souhaitent sortir en ville.

L’animation à l’Escoub

Avec Bérangère donc, nous avons vu du monde en ce mois d’août.

Dans les premiers jours, nous sommes allés à Montlaux voir Sylvie avant ses stages. Elle n’est toujours pas très vaillante, ne se séparant pas de ses cannes pour déambuler. Ses problèmes de dos n’en finissent pas et toutes les solutions qu’elle a trouvées jusqu’à présent, examens médicaux variés et radios pour repérer l’origine du mal, fascia thérapie, ostéopathie, podologie, orthodontie, acupuncture, régimes de toutes sortes, n’ont pas donné grand-chose. Tout est normal disent les compte rendus … à croire que son adaptation à sa nouvelle vie bien entourée chez elle, certes mais seule, est plutôt difficile. Pourtant elle mène sa vie à son rythme et elle semble reprendre du poil de la bête.

Ensuite Lambert et sa famille ont passé quelques jours mais sont repartis plus vite que prévu, Julie voulant se rendre aux obsèques d’un de ses oncles. Bérangère se faisait une joie de fréquenter sa petite fille et était bien déçue de les voir s’en aller.

Camilla et deux de ses copines sont venues s’installer quelques jours dans la salle de travail transformée en centre de vacances. Un plaisir de voir ma petite grande fille, raisonnable et efficace prendre en charge son organisation.

Après le 15 août nous avons vu Guillaume et sa famille accueillis par Laurence, venir profiter de la piscine. Nous avons fêté les 16 ans de Luke.

Puis c’est Michel, un vieil ami du groupe Poursuivre qui s’est annoncé. Nous sommes allés voir Luce qui semble faire surface après le décès de Joseph. Elle avoue qu’elle ne s’attendait pas à être si touchée par sa disparition qu’elle attendait secrètement mais sans s’attendre à se retrouver seule, je pense.

Le dimanche, dans la journée, nous sommes allés à Roquevaire chez Michel l’apiculteur. Le soir, des trombes d’eau se sont abattues, sur la région en nous donnant des émotions et en bouchant les canalisations d’évacuation, ce qui se produit souvent après une période de sécheresse.

Nous avons vu aussi JPhi et Cordula qui se sont déplacés de Frankfort deux fois. La première fois en voiture en passant par Trémont au retour et la deuxième en avion. C’était surtout pour voir les copains d’ici mais c’était un bon moment. Hélas, au retour, Cordula a appris le décès de sa mère. Un accident cardiaque en se baignant me dit Laurence. Un deuil difficile à faire.

Les locations

Jérôme et Kathleen se sont activés pour trouver par le site Airbnb des locataires pour l’appartement du bas. Le rodage a été difficile mais tout se passe bien, notre contrat qui leur donne une place privilégiée à l’Escoubaïre, va pour le mieux, Kathleen a trouvé deux locataires. Pour le moment je suis content de ma formule.

L’ami Georges

Après avoir eu le feu vert de Muriel, je suis allé chercher Georges au domaine de Collongue et l’ai emmené chez lui passer un moment. Sans manifester outre mesure il a dit être content de retrouver sa maison. Nous avons exploré, cueilli des figues et du raisin et laissé tout en ordre. J’ai tenu à ce qu’il rapporte des figues de son jardin pour les offrir à ses collègues de la maison de retraite. Pourquoi pas ? Il est revenu avec son sac bien approvisionné mais sans enthousiasme délirant … Ce qui lui aurait plu c’est de rapporter quelques bouteilles de sa cave mais hélas je n’ai pas accédé à son désir.

J’ai trouvé donc un Georges égal à lui-même, bien portant mais semblant neutralisé par les médicaments sans doute. Il ne cherche qu’à fumer et à boire, ce qui exclut, à mon avis, toute possibilité d’amélioration de son état dépendant. Mais quand même, je pense qu’il serait possible de le sortir de là moyennant un investissement relationnel important. Qui serait prêt à accueillir Georges ne serait ce que quelques jours ou de le suivre régulièrement pour lui permettre de se prendre en charge progressivement ? Il pourrait retrouver ses capacités intellectuelles étouffées mais prêtes à revenir, semble t il. Pour ma part, tout seul, je ne peux pas faire grand-chose. Il me faudrait, au moins le soutien de sa famille et de ses amis.

 

Septembre

Septembre 29

Escapade de fin d’été en région parisienne 30

Qu’est ce que l’éternité pour moi. 30

Messages en copie 31

L’automne 31

Les présentations d’archives 31

Visite de Cécile et Didier 31

 

Escapade de fin d’été en région parisienne

Avant la reprise des activités de l’année scolaire, activités qui se limitent à la chorale principalement mais aussi celles du groupe Poursuivre, j’ai prévu donc un séjour en région parisienne pour voir mes sœurs et amis et me sortir de mes soins quotidiens pour la maison. J’ai donc confié mes charges et responsabilités à Jérôme suivant le contrat que nous avons signé et qui prend effet en septembre. Pour le moment j’estime avoir trouvé la personne idéale pour me seconder et me permettre de m’évader un peu. Pourtant l’histoire de 40 années d’aménagements et de changements ne s’intègre pas facilement et notre ermite du mobile home en a fait les frais. Pendant près de 48h il a été privé d’électricité croyant que son installation était déficiente. En fait c’était le câble d’alimentation qui le reliait à la maison qui avait été débranché malencontreusement.

Bérangère était venue à Aix fin juillet avec sa petite Twingo qui date du siècle dernier mais qui marche fort bien. C’était surtout pour faire rouler la voiture qui ne bouge guère d’habitude à Paris. Elle comptait aussi se rendre indépendante pendant son séjour mais en fait le véhicule n’a pas bougé. Comme elle ne désirait pas la laisser ici, ce qui aurait été plus raisonnable, je lui ai donc proposé de la raccompagner jusqu’à Paris en passant par Orléans voir Lambert et sa famille. Pas d’incidents à signaler mais la tension permanente de Bérangère ne nous a pas permis de profiter au mieux des deux jours de voyage. Tout s’est arrangé quand elle a retrouvé ses habitudes parisiennes.

Nous avons fait une étape à Trémont pour voir Odile qui, quoique handicapée par sa mauvaise vue, s’arrange fort bien pour recevoir les voyageurs. C’était le jour des vendanges mais nous n’avons pas vu la machine qui en une journée fait tout le travail que nous faisions jadis à dix ou quinze en trois jours. Superbes les champs de cosmos remplaçant les tournesols !

L’accueil et la compagnie de Thérèse (ThM) ont été fort agréables. Nous nous sommes plongés dans les archives familiales en savourant de reconnaître les personnages et dater les événements.

Une petite visite chez Geneviève qui n’entendant et n’y voyant plus guère se détache et se dépossède sagement en menant une petite vie bien tranquille.

Nous sommes passés aussi rue Pasteur et avons constaté l’avancée des travaux de transformation de la propriété avec un serrement de cœur. Devenus des étrangers dans ce cadre si cher, nous constations plus de cent années de vie familiale bouleversées sans respect de nos souvenirs. Les moments passés avec le fidèle Charles André, ce jour là, cadraient fort bien avec ce retour sur le passé.

 

Qu’est ce que l’éternité pour moi.

Claude Geffré dans son livre « Le Christianisme comme religion de l’Evangile » fait un chapitre (16) sur la mort. Il disserte sur les illusions d'un au delà, le désir d'éternité qui habite tout un chacun, « le germe d'éternité que l'homme porte en lui irréductible à la seule matière, s'insurge contre la mort »... On peut croire que c'est la vie qui aura le dernier mot mais ça ne résout pas les problèmes. La vie éternelle serait déjà commencée ... et l’immortalité reste une espérance chrétienne. Et que penser de la résurrection des morts sous des formes corporelles ?

Pour moi l’éternité c’est un mélange. Du passé au futur en passant par le présent. C’est l’orgasme et la souffrance continuelle, l’activité sans bornes et le repos sans fin. Je me satisfaisais de croire que la mort physique n’était qu’une étape de la vie éternelle de l’âme, le retour au principe unique, à Dieu qui n’est rien et tout à la fois.

 

Messages en copie

A quelques correspondants, je pourrais écrire ceci :

« Tu as pu constater pendant quelques temps que je peux te laisser tranquille sans t'envoyer de messages.

Si je t'en envoie, même non directement adressés à toi, c'est que je pense qu'il peuvent t'intéresser et que tu seras content(e) d'être informé(e). Si, systématiquement, je ne reçois pas de commentaires, par écrit ou par téléphone, je ne peux pas savoir si je dois continuer à t’en faire parvenir. »

L’automne

JPhi et Cordula sont aux Baléares, en vacances ... Il en faut pour tous les goûts.

Aujourd'hui il faisait beau avec du vent et je reviens du jardin, Sylvie en a profité aussi. Je m’attelle à un espace permaculture, c’est très mode. Comme je l’ai fait déjà chez la voisine Ursula, dans un creux près du portique, j’entasse bois et feuillages, résultats des tailles. Je broie, je composte et dans cet espace dégagé, bien exposé, je compte faire un potager qui devrait concurrencer celui de Matthieu à Cussac.

C'est demain l'automne, le temps passe à toute vitesse.

 

Les présentations d’archives

A l’approche de la réunion annuelle de la famille Lamy Bitterlin, chacun de notre côté Thérèse et moi, nous passons des heures à présenter des photos et des lettres, à actualiser nos productions. Après celles de Jean à ses parents pendant la guerre de 14 ce sont les échanges entre Jean et Marguerite qui obtiennent beaucoup de succès.

Les premières lettres présentées concernent une courte période de fin de guerre entre août et octobre 1918. Les « Boches » sont près de signer l’armistice et la paix, les Français sont pleins d’espoir et commencent à se penser au retour des soldats dans la vie civile. Nos deux tourtereaux, sans avoir encore l’accord de leurs parents, dans un français impeccable, déclarent leur flamme et exposent leurs sentiments en même temps que leur appréhension de l’avenir de leur couple.

 

Visite de Cécile et Didier

En avant première de la réunion de famille annuelle et traditionnelle Cécile et Didier ont proposé de venir se poser quelques jours à l’Escoub, le temps de visiter la région. Ce mercredi ils sont partis faire du vélo en Camargue.

Très pratiquante de jardinage Cécile a fait ses commentaires éclairés sur mes innovations, en particulier pour l’élaboration du jardin potager que jusqu’ici je renonçais à entreprendre tellement le terrain est ingrat et le climat trop sec. Elle se régale avec les kakis qui mûrissent déjà mais au compte goutte. Je lui rappelais aussi le temps, juillet 1977, où elle était venu frotter les pare feuilles du séjour pour rendre la maison habitable.

Par ailleurs, comme adieu à la maison familiale Charbonnier, Etienne, fils de Jean Louis, a composé un beau diaporama musical de photos insolites prises de nuit dans ce lieu déserté pour cause de vente.

 

Octobre

Octobre 32

La réunion de famille en Provence 32

Une semaine avec Poursuivre 32

Vers l’autre rive 32

Avec Bérangère 33

Préparation des Assises Poursuivre et jardin 33

Chômage 34

Tensions et travaux 34

Le moment présent 34

 

La réunion de famille en Provence

Cette année, Danielle avait pris le risque de réunir la famille à Peyrolles chez Florence. Tout s’est bien passé mais malencontreusement, comme en 2006, les trombes d’eau se sont abattues le samedi pour déranger le programme de cette dernière. Les Parisiens se souviendront de la région.

Visite d’Aix le samedi avec goûter à l’Escoubaïre et dîner à Peyrolles. Le dimanche par un beau temps revenu, nous étions une quarantaine chez Florence.

Une semaine avec Poursuivre

Sur le thème « La numérisation », les questions posées dans notre monde d’aujourd’hui.

Lors de ces Journées Nationales d’Etude les grands thèmes ont été abordés, les techniques nouvelles, les outils, les réseaux sociaux comment les utiliser, adopter une éthique de la communication. Je retiendrai qu’il est nécessaire de se modérer en tout afin de réduire les risques de désagréments et de désillusions.

Des conférences, des carrefours, des ateliers, des tables rondes, j’ai animé deux « Matinales » dans ma spécialité Energie, aussi des temps de détente et des activités touristiques. Ainsi nous sommes allés en nombre visiter le site de la grotte Chauvet qui a été inauguré cette année même. Exceptionnel ! Grandiose ! Emouvant ces dessins datant de 36000 ans ! Quelles traces sauront nous laisser à nos descendants sur nos disques durs externes ?

Vers l’autre rive

Curieux, je viens d'aller au cinéma voir "Vers l'autre rive", vraiment un beau film, à mon ressenti et mon humble avis.

Je m'identifiais au héros du film qui, disparu depuis trois ans, revient de l'au delà faire le point avec sa femme. Paisiblement et en terminant par « excuse moi pour le tort que j’ai pu te faire et la peine que j’ai pu te causer.»

En accord avec le scénario, un temps de séparation est nécessaire pour en arriver là, trois ans me parait un minimum et il n’est pas besoin peut être de passer par la mort physique.

Dans le film, la vie « du mort », traitée poétiquement de belle façon, alors que sa femme le cherchait, ne me semble pas très réaliste. Etait il vraiment mort ?

D’une façon ou d’une autre il me parait important de faire le nécessaire pour régler ses comptes. Une condition du deuil certainement que l’on peut entreprendre en psychothérapie.

 

Avec Bérangère

Je relève et archive les échanges par mail avec Bérangère mais ne relate pas mes appels téléphoniques. Il semble qu’il lui soit très difficile de trouver ses mots, de faire un geste vers moi, de prendre une initiative, sinon pour m’envoyer quelques mots parfois, elle doit supposer que je suis comblé par ailleurs. Je m’imagine  qu’elle m’attend mais ne le dit jamais. Elle parait se satisfaire entièrement de ses occupations et de ses émissions télévisées favorites.

Certes elle reste très au courant de ce qui se passe ici car je ne manque pas de l’informer. Elle apprécie ce que je lui envoie mais ne se croit nullement obligée de me répondre. Quand j’appelle, il suffit qu’elle commence à parler et me voilà oubliant toutes les rancoeurs, je l’écoute car, là, elle s’exprime, semblant contente d’avoir un interlocuteur ; elle me raconte sa vie surtout tournée vers Lambert et sa fille Lou qui pourrait être son idole. Je peux comprendre du fait qu’elle vit seule et cette attitude me valorise d’une certaine façon puisque j’ai, jadis, face à ma famille, reconnu Lambert comme mon fils. Maintenant je suis frustré dans mon  désir d’échanger, de correspondre et de me confier. Elle ne semble pas prête à prendre le risque de vivre avec moi ce qui est peut être le mieux pour chacun de nous, tous comptes faits.

J’entretiens seul la relation en regardant les photos prises cet été alors qu’elle acceptait de se prêter à mon souhait.

Assises Poursuivre et jardin

Je suis allé à Marseille pour préparer ma délégation aux Assises du Mouvement le 14 décembre à Paris. La réunion était sympa sans être très passionnante mais le déjeuner à cinq (4 femmes et moi même) qui à suivi, était vraiment  chouette. Nous avons approfondi nos connaissances des uns et des autres

J'avais fait une bonne salade de fruits avec mes figues séchées et confites, nous nous sommes régalés et rentré tôt j'ai même pu jardiner un peu au retour en plantant des arbres nouveaux que j'avais recueillis ou bouturé cette année. Je vais les surveiller.

Tout va bien ici ! le jardin éclate de fleurs, dahlias, asters et bientôt les chrysanthèmes. Les pigeons sont ravissants.

Pour finir la journée d'hier et la salade de fruits que j'avais faite pour midi j'ai invité Kathleen et Jérôme à dîner. C'était très sympathique. C’était aussi pour inciter ce dernier toujours bon bricoleur, à s'occuper plus activement de mes affaires.

Fin octobre c'est plus calme, pendant les vacances de la Toussaint. Marie Jo est allée à Frankfurt voir son fils. Il est très fier d'être à la tête d'une équipe et semble avoir pas mal de travail ce qui n'est guère dans ses habitudes de jeunesse mais il sait prendre des vacances au Mexique ou ailleurs dans les îles...

Sylvie n'a pas encore retrouvé la santé mais elle poursuit son chemin. Elle inquiète son père et elle échange bien avec lui. Les autres ils « pètent la forme » et sont difficiles à suivre. Nous devons aller dans le Cantal pour Noël.

Chômage

Content de participer aux prochaines Assises en tant que délégué du groupe mais à vrai dire ces questions de forme et de détails ne vont pas changer grand chose dans la vie du Mouvement et ses préoccupations.

Poursuivre, un mouvement de réflexion plutôt que d'action peut être mais à mon avis c'est le partage, la solidarité, la communication entre ses membres qui devraient être à l'ordre du jour.
Autre chose, je suis allé hier soir, invité par Pierre Barthe et le Pacte Civique à une conférence à Aix sur "Changeons notre regard sur le chômage (clic)". Cette association "Solidarités Nouvelles face au Chômage" est dynamique et méritante. Nous connaissons ces problèmes pour en être plus ou moins intéressés par nos proches mais ce que j'en retiens c'est qu'il est nécessaire d'aider ceux qui sont concernés et menacés par le découragement sans dramatiser la situation. Orienter les chômeurs vers cette association me parait un bon geste.

Tensions et travaux

Je ne vois plus trop Laurence. J'aurais pourtant bien voulu aborder de nouveau avec elle cette affaire David. Laissons les se débrouiller, le temps fera bien les choses.

Bien entendu pour les histoires avec moi à propos de David, c'est moi qui, comme d'habitude, ne sait pas ce qu'il faut dire ou pas dire... Tout le monde le sait, dixit JPhi.

En bas Jerôme bricole en plomberie pour la cuisine de l'appartement. Le mitigeur fuyait et faisait résonner les tuyaux à un point que je supportais difficilement.

J'avais donc invité Michel et Lysiane ce midi. Il sont partis vers 17 h seulement et la nuit tombe. Ils sont sympas tous les deux. Elle voudrait aller un peu plus loin et s'intéresse à Poursuivre.

 

Le moment présent

Je suis monté et monté pour lire "Le Pouvoir du Moment Présent" de Echkart Tolle.

J'ai commencé ce livre avec réserve, peu attiré par le titre et l'auteur que je ne connaissais pas. C'est un lieu commun qui me parait un peu facile et démobilisant, je trouvais, que de se fixer sur le moment présent. J'ai eu l'impression un moment d'avoir entre les mains un écrit de Ron Hubbard le créateur de la Scientologie.

J'ai lu l'avant propos et l'introduction en premier, ce qui ne m'arrive pas souvent, avec tous les remerciements à l'américaine, je n'ai pas été séduit. Et puis, en rentrant dans le livre, j'admire l'argumentation d'une pratique que je tente d'appliquer depuis longtemps. Je n'en suis pas très loin (p 25/210) et j'imagine qu'il va y avoir des répétitions à l'américaine encore.
Quoiqu'il en soit je continue à mes moments libres.


Novembre

Novembre 1

Mon roi 1

Marguerite 1

Pour rire un peu 1

Partager sa vie 1

La journée photos aux Ste Marie 2

Les attentats parisiens du 13 2

Pour les 80 ans*** 3

 

Mon roi

La Toussaint, un moment d’abattement, de solitude et me voici décidé d’aller tout seul au cinéma voir ce film qui me replongerait trente ans en arrière à l’époque d’Anne Bercot.

Malgré mes difficultés d’audition, j’ai suivi l’histoire de bout en bout même si le contenu des dialogues m’a sûrement échappé. J’ai aimé.

Dans le personnage de sa fille Emmanuelle (Tony) je revoyais Anne, ses expressions, sa nature passionnée. Comme acteurs, avec Vincent Cassel ils forment un duo extraordinaire. Bravo à la scénariste Maiwen qui a su leur proposer des situations particulièrement crédibles et humaines, bien spécifiques de notre époque !

Marguerite

Que dire sur ce film qui m’était recommandé et que je tenais à voir en ayant lu la présentation ? Comique à certains moments, à la manière de Charlot, je me suis lâché en entendant Marguerite chanter, inconsciente, cette avalanche de fausses notes pathétiques.  Il est vrai que le chanteur ne s’entend pas vraiment à moins de s’enregistrer, la situation est donc crédible et le tragique vient de la mauvaise foi de l’entourage gâté par l’argent facile. Mais Catherine Frot est excellente et elle est bien entourée dans le film.

Je n’aime pas trop ces débauches d’accessoires et de détails qui diluent le drame sans rien ajouter. Le tableau de l’insouciance des années 1920, d’après guerre est intéressant

Marguerite est le prénom de notre mère qui, à cette époque, cette dernière aurait pu vivre dans ce milieu. En fait j’apprécie les films qui me disent quelque chose du passé.

Pour rire un peu

En parcourant mon journal je tombe sur l’année 2003 et me plais à retrouver faits, gestes et commentaires de l’époque. Une note d’humour que j’aurais bien envie de re partager aujourd’hui. Notez bien que la clé du site escoub.free.fr est la même que pour site Escoub.

Partager sa vie

Oui j'aimerais bien partager ma vie quotidienne avec Bérangère que je commence à bien connaître ... Je pense que c'est la seule personne, maintenant, qui pourrait me supporter et me convenir. On dirait qu'elle ne souhaite pas en parler. Elle repousse à plus tard les opportunités au risque de ne rien faire.

Vivre seul simplifie peut être certains problèmes relationnels mais partager sa vie me semble plus dynamisant.

Pourtant je suis content de ce que j'ai vécu jusqu'à présent, avec elle aussi. La crainte d'échouer dans une relation plus intime, vu les expériences passées, reste présente et parfois je préférerais terminer ma vie plutôt que d'en recommencer une autre.

 

La journée photos aux Ste Marie

C’était l’événement aux Ste Marie de la mer et Jérôme ou l’association des photographes marcheurs a organisé la journée photo sur le thème.

J’y suis allé à reculons, j’ai même failli rater le départ donc la journée en croyant être en avance. Et je me suis laissé porter dans le minibus affrété pour l’occasion.

Beaucoup de monde, beaucoup de chevaux et on a pu apercevoir quelques taureaux qui n’avaient pas l’air très à l’aise. L’enjeu était de démontrer le savoir faire de la tauromachie.

Nous avons pu faire des photos mais surtout le soir devant le coucher de soleil sur la côte de Salin de Giraud.

Les attentats parisiens du 13

Deux jours après la nuit torride que, comme beaucoup, j’ai passée inconscient de ce qui se passait dans mon lit, l’émotion se dissipe mais les commentaires vont bon train. C’est fou ce qui peut être dit à la radio que j’écoute par intermittences. Souvent d’ailleurs des écrits bien intéressants *. Nos amis étrangers canadiens Marie[2],  Micheline[3], allemand Claus[4], russe Valeri[5], nous envoient des messages de compassion et leurs condoléances. Pas de photos spectaculaires comme le 11 septembre 2001 pour le deuxième avion visant son objectif et les tours que le monde entier a pu voir s’effondrer en direct. Nous ne sommes pas en Amérique mais la menace de l’état islamique est pesante à un moment où l’extrême Droite est aux portes du pouvoir. La récupération politique ne va pas tarder. En attendant on peut attendre l’effet positif de resserrer les rangs devant l’adversité.

 

L'ennemi est partout et aussi en nous.

Les mots nous manquent et nous n'y voyons pas clair.

Ne nous laissons pas nous décourager et gardons confiance en l'avenir.

Pour les 80 ans

Alors que Sylvie se préoccupe de trouver une date pour une fête en 2016, je me concentre sur la présentation de ma vie  *.

Je vois plusieurs périodes comme si j’avais vécu plusieurs vies qui se seraient succédées.

1.      L’enfance 1936-1946 qui correspond à la seconde guerre mondiale dont les retombées ont  marqué l’environnement dans lequel nous vivions.

2.      1946-1960 la famille Bitterlin (Marguerite Lamy) se multiplie par le mariage de mes sœurs après Philippe et les nombreux petits enfants qui arrivent. C’est, pour moi, la période d’adolescence insouciante et d’entrée dans la vie active.

3.      1960-1975 La vie militaire en Algérie, mariage et création d’une famille en Normandie.

4.      1975-1990 Le monde tourne autour de l’Escoubaïre à Aix. Les éléments de la famille Marc se dispersent ou disparaissent d’autres s’insèrent plus ou moins provisoirement.

5.      1990-2016 Patriarche de l’Escoub, je me retrouve grand père entouré successivement d’êtres aimés que je fréquente ou avec qui je corresponds

 

Tournage 

L’association des Malentendants Surdi13, dont Jacques est le président fondateur et animateur hors pair, avait prévu ce jeudi 26 un tournage exceptionnel sur les appareillages.

Nous étions en contact avec Caroline D. qui comptait sur le dynamisme de Jacques pour obtenir des informations précises sur les difficultés que rencontrent les Malentendants pour se faire appareiller. Je fais une parenthèse pour souligner que, paradoxalement, Jacques se passionne pour équiper le mieux possible les Malentendants alors que ces derniers n’ont aucune difficulté à l’entendre, même sans appareil du fait de sa voix forte et distincte.

Tout était organisé pour contacter différents audio prothésistes et interviewer des utilisateurs. Parmi ces derniers, j’étais un exemple particulièrement intéressant que Jacques avait retenu puisque faisant partie des fondateurs de l’association en 1996, je suis équipé depuis vingt ans avec des appareils que je n’utilise presque jamais. Ils sont remisés dans mon sac et maintenus en état régulièrement par mon vendeur qui, ces dernières années, trouvait insupportable que je n’investisse pas dans un nouveau matériel plus performant (et plus rentable pour lui). Mais de mon côté, je trouve très désagréable d’avoir à utiliser des appareils qui me meurtrissent les oreilles physiquement et qui me donnent très peu d’avantages sur le plan de l’audition. C’est parce que je ne les mets pas assez souvent me répond t on. La rééducation de l’oreille ne se fait pas et mes facultés auditives diminuent plutôt que d’entendre mieux. Reconnaissons que dans certaines situations (la musique, le cinéma, les réunions, les conversations) c’est important, plus agréable donc nécessairement plus sociable. En fait j’ai l’impression que, très sensible au bruit, je suis de plus en plus lent à comprendre. Je suis insensible à certains sons, les aigus et je suis amené à faire une gymnastique cérébrale qui me fatigue pour saisir ce que je distingue mal. Mais s’il faut se contraindre et se compliquer la vie à mettre et enlever les appareils tous les jours voire plusieurs fois par jour, les entretenir, changer les piles qui se déchargent et se trouvent vidées particulièrement quand on en a un besoin urgent et je ne cite pas tous les inconvénients, je trouve que le jeu ne vaut pas la chandelle.

Pourtant, il y a trois ans je me suis laissé convaincre par mon commerçant audioprothésiste qui  a réussi à me vendre de petits bijoux (vu le prix). Au bout d’un mois, il étaient si légers, j’en ai perdu un. J’ai fonctionné ponctuellement avec le deuxième que j’ai perdu trois mois plus tard au cours d’une promenade dans les bois. Ce n’est pas faute d’avoir tenté de les retrouver. Que de stress et de sollicitations auprès des personnes présentes ! Revenant chez mon prothésiste pour en négocier le renouvellement ce dernier ne me propose qu’une concession de 30% m’affirmant qu’il n’était pas le père Noël. J’avais eu le tord de ne pas avoir pris d’assurance. J’ai retrouvé avec satisfaction mes anciens appareils que je n’avais pas encore abandonnés au Tiers Monde.

Donc ce jeudi nous devions être prêts à 8h, la journée s’annonçant longue pour l’équipe des techniciens. Echange de SMS, les encombrements, les imprévus ont fait que ces derniers sont arrivés à 12h15 à la maison pour prendre le café préparé dès le matin … Fébrilement et précisément l’interview a été assurée de façon très créative. J’espère que nous en aurons des échos.

 

***

 

Décembre

Décembre 1

MIA MADRE 1

Les Assises du 14 décembre 1

Rencontre familiale à Cussac 1

 

 

MIA MADRE

J’ai bien apprécié ce film qui expose paisiblement la problématique de la fin de vie vue par les descendants « en activité ». J’ai été ému, on ne peut pas se fermer les yeux sur ce que pourra être la nôtre.

J’ai revu les moments douloureux que j’ai vécus moi-même et imaginé ceux que qui ont pu être l’expérience de tel ou telle dans ma famille.

Les acteurs Margherita, Giovani (ou Moretti lui-même) sont excellents ainsi que le bouffon « d’acteur », (l’hilarant John Turturro)  mais je trouve qu’ils n’ont pas forcément le physique du rôle attribué.

Les Assises du 14 décembre

Je reviens de Paris, j’atterris, je suis impressionné. Faisant partie depuis dix ans bientôt du Mouvement Poursuivre dans le groupe local de Marseille, j’avais déjà rencontré ses représentants et sa dynamique dans les réunions, les différentes publications du groupe, aux JNE aussi mais j’ai participé là à  un moment fort de son histoire. Il s’agissait de repréciser ses Fondamentaux dans une assemblée représentative des différents groupes locaux. Donc une démarche démocratique à un moment ou le Mouvement pouvait donner des signes d’essoufflement notamment par le vieillissement de ses membres et dans le domaine du recrutement. C’était le moment aussi où dans une ambiance d’élections nous étions amené à constater la poussée effrayante de l’Extrême Droite et de ses valeurs en contradiction des nôtres. Il y a bien eu quelques petits frottements entre les courants plus réactionnaires, ceux qui se complaisent dans une chaude fraternité de groupe et ceux qui veulent faire entendre et faire passer les valeurs et les positions du Mouvement dans une Parole Publique.

Biographie

Pour préparer mes 80 ans je me passionne à rédiger ma biographie. Je l’avais préparée depuis quelques temps déjà et mon journal, en ligne depuis le XXI ième siècle, la complète. Je réactive mes souvenirs et j’insère des liens qui renvoient à ca que j’ai dejà présenté.

Rencontre familiale à Cussac

Le réveillon de Noël a été remplacé par une rencontre de quelques jours chez les Delenne.

Tout a commencé par une chute impressionnante d’Anne Françoise, quelques jours avant, dans l’escalier de la maison. Partant du deuxième étage elle a raté la première marche et a dévalé jusqu’en bas n’arrivant pas à s’accrocher à la rambarde manquante alors. Pleine d’ecchymoses elle ne garde aucun souvenir de l’événement mais elle a été handicapée quelques jours ne pouvant plus bouger. Sans trop réfléchir Matthieu l’a amenée à l’hôpital où elle est restée quelques jours, la forçant ainsi à prendre une bonne période d’arrêt de travail. Aussi pour lui tenir compagnie et laisser Matthieu et les enfants à leur rendez vous de Noël en famille, nous avons organisé avec Sylvie et son compagnon Aldom un avant goût de fête pour la journée de Noël autour de l’accidentée. C’était déjà fort sympathique.

Le 26 le reste de la famille nous a rejoint et nous étions 17 voire 18 le 29 autour de la table. Le temps passait en préparation des repas, en animations diverses ainsi qu’en jolies promenades dans la campagne. Nous avons été gâtés en plus par un temps de printemps extraordinaire. On se demande si l’hiver arrivera un jour. 

 



[1] Lire un texte à haute voix n’est pas seulement un exercice de diction et d’articulation, c’est aussi lui donner vie, se l’approprier, s’y engager. C’est s’exposer face aux autres, leur dévoiler notre voix, nos états, croiser les regards.

 

[2] Quelle tragédie de nouveau en France. Je suis bouleversée comme plusieurs ou tout le monde.

Des lampions brulent chez moi devant la statue de la Vierge.

Sommes nous rendus dans un monde fou et de violence. Quelle est ton opinion?

Comment toi et les tiens vivez cela.?

 

[3] le Québec en automne, se joint à vous tous en ces jours de deuil.

 

Depuis des heures, comme des milliers de gens partout dans le monde, sauf probablement ceux d'états islamiques,  je suis rivée à mon écran de télé et sur internet pour suive avec émotion tous les détails de ces attentats. le poste télé de radio-Canada, diffuse sans interruption depuis hier soir des reportages de leurs correspondants à Paris, et nous retransmet  aussi toutes les émissions des postes de France.

 

Mes amis de Provence sont en sécurité, mais je pense à ma correspondante Laurence et aux beaux-parents de ma fille, Georges et Adèle, qui demeurent en banlieue.   Nous avons appris qu'un des kamikases était un des milliers de réfugiés de fraîche date... combien  d'extrémistes ont profité de ce moyen pour venir agir  en Europe.

 

Les gouvernements du Canada et du Québec accueilleront des milliers de réfugiés dans la prochaine année. Ici, à Trois-rivières, les structures sont déjà en marche pour en  accueillir 200. L'organisme la SANA , service d'accueil aux nouveaux arrivants,   a de nombreux bénévoles, comme interprètes, des classes de francisation, locaux l'armée du salut qui offre meubles, vêtements etc.

En espérant que l'on fera une vérificaion sévère afin qu'uncun indésirable ne se faufile  pour venir semer la zizanie.  

 

Vous ignorez sans doute que deux attentats ont été commis contre des militaires l,année dernière, un soldat de garde devant  le monument aux morts à Ottawa a été abattu, le tueur est  rapidement entré au parlement et tirait un peu partout, sans toutefois n'atteindre personne, il a été finalement abattu.  Un autre cas semblable au Québec, un soldat a été tué par un fanatique. 

 

Bon courage, je retourne à mon poste de télé..   Micheline

 

[4] Nous sommes vraiment choqués et muets, nos valeurs humains en danger inconcevable. Quelle catastrophe pour les familles concernées, pour les amis, pour la France.
Et quelle perspective pour notre avenir, on tue “ au nom de Dieu “, quel Dieu ? “ Tu n’as pas le droit de tuer “, principe de toutes les religions. Ces criminels abusent d’un Dieu pour réaliser leurs buts criminels. Maintenant nous sommes dans une situation plutôt inquiétante et terrible. Ces gens vont triompher. Tout ça peut se répéter à tout moment et partout. Toujours avoir peur, une situation insupportable. Cher Marc, nous  vous regrettons, seulement il faut se ressaisir, pas facile, pour ne pas encourager ces gens. Mais on se sent assez désemparé …
Bonne chance pour la France, bonne chance pour nous tous, que nous allons réussir à maintenir nos valeurs humaines. Claus

 

[5] Привет Марк. Мы соболезнуем Франции по поводу террактов. Очень жаль. (Bonjour Mark. Nous exprimons nos condoléances à la France à l'occasion des attentats !. c'est Très dommage.)

Держитесь. Россия скорбит вместе с вами.  (Vous gardez. La Russie … avec vous.)