Journal 2014

 

Janvier

Journal janvier 1

Mémoire et feu 1

Rêver et correspondre 2

Trop bon 2

La vie de couple 2

Les locataires 2

Pour dépanner ( Jérôme Imbert ) 3

Lisette souvenir 4

Atelier du 17 « Sauver nos vies » 4

 

Mémoire et feu

Bruno Frappat de La Croix, je le cite car c’est une référence de notre époque, dans sa chronique des vœux pour 2014, parle de la mémoire qui efface et qui mélange tout progressivement.  C’est une réflexion qui me tracasse sans tenir compte du fait que le physique se dégrade de la même manière. Pour nous, les vieux en devenir, l’énergie est comme un feu qui s’éteint et qu’il faut ranimer constamment. Pour les jeunes c’est un feu qu’il faut nourrir pour qu’il s’épanouisse ; pour les adultes c’est un feu à entretenir correctement.

Marie, mon amie québécoise, se perd sur mon site. Il est devenu une forêt ; beaucoup d’informations et d’images depuis quinze ans maintenant. Malgré mes efforts pour classer et présenter les pages, c’est vrai qu’il faut s’accrocher. Quel intérêt peut on trouver à y consacrer du temps ? L’avenir dira si, grâce aux des liens de renvoi, aux clics, il est attirant d’y flâner au hasard, de retrouver un document ou une photo qui nous parle et nous manque. 

Je rentre du jardin où je faisais du feu ce soir pour brûler les branchages inutiles et je trouvais que c'était rassurant de faire du feu. Ça nettoie, et, si ce n'est pas facile à prendre par temps humide, c'est gratifiant quand il brûle bien. C'est beau, c'est réchauffant. Quand il diminue, s'épuise et s'éteint tranquillement il laisse un souvenir de chaleur par les braises qui se refroidissent lentement comme la mémoire d'un être cher disparu.

 

J’ai appelé Thérèse ce soir car elle ne répond pas à mes mails sous prétexte que je garde tout. Je ne vois pas ce qu’elle ne veut pas que l’on garde de ce qu’elle écrit.

Et si notre père avait su, quand il écrivait à ses parents pendant la guerre, que 100 ans plus tard on lirait ses lettres et qu'elles sont une mine d'informations intéressantes ...

 

C'est vrai que je garde ce qu'on m'envoie et je suis vraiment content d'avoir des archives que je peux consulter mais seulement depuis quinze ans hélas.

C'est le propre, je trouve, de notre troisième âge de pouvoir ressortir la mémoire du temps passé. Quand au présent il est intéressant de le regarder sous toutes les coutures et de le partager avec les autres.

Nous avons ici une belle journée ensoleillée et j'ai réussi à mettre en marche mon motoculteur qui ne démarrait pas ces jours derniers. J'ai pu préparer mes plates bandes et scarifier la terrain de jeu ...

Rêver et correspondre

Un des plaisirs que je trouve dans ma retraite vieillissante est de correspondre, de partager mes impressions, mes réflexions. Parfois, il faut montrer de l’habileté pour arriver à se faire comprendre car le fait d’être à distance ne donne aucun signe sur l’état émotionnel du destinataire qui peut ne voir que de l’agressivité par exemple dans ce qui est sans doute un regret pour soi.

 

Mon ami Alain V. me voit rêveur. Ce que je ne conteste pas avec l’impression parfois d’en perdre mon temps. Il me cite Jacques Brel :

"... Le seul fait de rêver est déjà très important. 
Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir 
et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns. 
Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer 
et d'oublier ce qu'il faut oublier. 
Je vous souhaite des silences. 
Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil 
et des rires d'enfants. 
Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence, 
aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout d'être vous."

Trop bon

J’ai eu, dimanche, un éclat contre Joseph que je convoyais en voiture. Il ne demande pas le service qu'il attend et quand on lui propose c'est une faveur qu'il vous fait en acceptant. De plus il vous traite comme un chien, « gueulant » si on ne prend pas la route qu'il souhaite, sans le dire avant bien sur. Je suis tombé dans des embouteillages au Vieux Port alors que je faisais un détour pour lui. Excédé,  je me suis mis en colère et il s'est calmé.

Je suis vraiment trop gentil.

La vie de couple

En retrouvant avec Françoise R. quelques échanges sur Skype, elle me rappelait que je n’étais pas fait pour la vie de couple. Je ne pense pas qu’il y ait « fait ou pas fait pour ». Il y a des rôles, des contraintes à respecter. Si c'est bon pour les deux ; c'est très bien. Si pour l'un ça ne va pas, il y a problème qui peut se compenser. Si pour les deux ça ne va pas, c'est le purgatoire ou l'enfer. Mais il peut y avoir des compensations spirituelles.

Les locataires

Avec Bernadette, c’est tout bon en ce moment. Elle garde son indépendance tout en profitant bien du lieu, de l'environnement. Elle a des difficultés pour louer son appartement en ville ce qui pourrait mettre en péril son installation ici. Je ne sais pas trop ce qu'elle pense de moi, ce qu'elle dit de moi car elle parle beaucoup à ses copines mais je crois que si elle aime bien mes attentions, ma sensibilité et ma compagnie, elle n'apprécie pas trop mes mauvais côtés : ne pas répondre quand je suis fatigué ou en difficultés, m'isoler etc  ... Elle a sa vie et nous partageons, en plus de quelques repas, des réflexions, bien souvent avec humour.

 

Je suis en peine avec mes autres locataires car je n'ai pas su donner de limites assez précises et maintenant je suis traité de malhonnête, de tyrannique (José qui veut laisser des affaires ici et qui me doit 550€ sur les loyers 2013) de « fauteur de merde » (Bertrand à qui j'ai parlé de ne pas renouveler son contrat qui se termine fin 2014).

Bien sûr c'est ma responsabilité : pour quelle raisons j'ai été trop gentil avec eux, je n'ai pas su mettre des limites précises ?

Et quand je les mets les limites, elles deviennent inacceptables. J'aurais du savoir dire non, être exigeant dans mes contrats, ne pas faire confiance.

Par ailleurs, pour les dépanner, j'ouvre la porte de la pièce du bas à Jérôme Imbert et sa compagne qui me demandent l'hospitalité en attendant de s'installer dans une maison qu'ils sont en train d'aménager. Je refuse de les faire payer pour ne pas m'enchaîner. Et maintenant ils s'incrustent et veulent rester jusqu'au printemps (d'après José) alors que j'avais posé la limite de fin janvier oralement avec eux.

J’ai du mal à me remettre d'une discussion avec Bertrand ... Ce n'est plus de mon âge...

Je lui avais demandé lundi dernier de passer pour faire le point, j'avais plusieurs sujets à voir. Bien sur il n'est pas passé  et ce soir il vient me demander de monter le chauffage car il n’a plus d’eau suffisamment chaude ...

Je lui parle de mes ennuis avec la chaudière et que je vais faire pour le mieux mais que pendant qu'il était là ... Je lui parle des robinets, des problèmes de parking, le chat nouveau qui est tout le temps chez nous ... Le fait de chercher un autre logement ... il montait le ton comme avec David et en définitive c'est moi qui suis un fauteur de merde.

Ceci dit sans parler d’Antonine la locataire du studio. Elle n’ose pas trop me solliciter depuis qu’elle a envahi le garage de ses affaires, des reliques qui lui viennent de sa mère et dont elle ne veut pas se séparer. Je l’ai invitée pour lui souhaiter la bonne année, un petit dîner sympa et depuis elle veut que je lui fasse sa lessive et que, malgré ma proposition de me faire un virement quand elle le souhaite, il faudrait que j’encaisse ses chèques à date fixe. De sa voix d’alto bien timbrée qui passe à travers les cloisons, elle passe la matinée a répéter ses chansons.

Pour dépanner …

( Jérôme Imbert, un des fils de Jean Claude Imbert, l’ami peintre des années 80 qui a réalisé mon portait exposé dans le séjour )

Le 16/01/14 Je laisse un mot aux remplaçants de José :

« Tout se passe bien après une semaine d’occupation des lieux. Je vous vois bien installés.

Pourtant, comme je vous l’ai indiqué, le « dépannage » que je vous ai proposé ne peut pas durer. Je tiens à garder la salle disponible et ne souhaite pas la louer.

Cependant je ne veux pas pour autant vous laisser sans solution et pour que les choses soient claires entre nous, je vous propose ... à partir du 20/01/2014 une participation aux frais de : 20€ / la nuitée.   

En espérant que vous trouverez rapidement une solution à vos difficultés et que nous pourrons garder une relation bien amicale. »                      


Lisette souvenir

Je m’interroge souvent sur ce que devient le souvenir des êtres chers disparus et je pense en ce moment au couple F. Marchand. Je m’adresse alors à Marie Odile qui est, sans conteste, la plus expressive de la famille.

« Coucou Marie ! Ce samedi 17 janvier par un temps exceptionnellement très pluvieux ici.

Je tiens, à l'approche de ton anniversaire que tu considères sans doute comme un tournant dans ta vie, je tiens à te communiquer quelques impressions personnelles et te poser quelques questions sur ta mère.

Personne n'est indispensable ni éternel certes mais Lisette ma manque beaucoup. Je suis touché émotionnellement quand je pense à elle. François aussi, bien sur, quoiqu'il me paraissait plus distant et théorique.

Quelle impression te laisse t elle à toi ? Comment as tu vécu ses interventions, sa façon de s'intéresser à toi et aux autres ? L'as tu trouvée directive, cassante ou au contraire compréhensive et aidante. Est elle un exemple, un repère pour toi ?

Vous avez rassemblé vos parents d'une belle façon au cimetière. Pourtant j'ai trouvé curieux l'inscription gravée pour François "Psychologue de l'éducation". As tu une explication que je n'aurais pas car ce titre bien approprié de son vivant ne me semble guère ajusté dans l'au-delà ?

Belle vie et belle fête pour toi ! Bon anniversaire ! »

J’ai reçu une belle réponse très détaillée de Marie mais elle ne souhaite pas, sans doute, que je l’insère ici.

Atelier du 17 « Sauver nos vies »

Il me reste une profonde impression de cet atelier. Il me semble que l'implication était intense de la part de chaque participant.

D'une façon générale et dans le désordre apparent du livre nous allons vers l'essentiel : "Qu'est ce qui donne sens à ce que nous vivons ; comment sauvons nous nos vies"

Que retenir de ce qui s'est dit ? J'imagine que chacun et chacune pourrait citer des moments différents.

Pour moi, entre autres, j'ai rejoint Alain qui citait la guerre de 14 alors que nous en célébrons le centenaire. Je m'imaginais dans les tranchées avec les "poilus" au moment de donner l'assaut au risque presque assuré d'y perdre la vie. La peur, l'effroi qui a du habiter ces soldats et qui m'aurait habité ! Comme dit Aline, "ils y sont allés" comme ceux qui partaient en camp de concentration sans espoir de revenir plusieurs années plus tard. Pouvaient ils sauver leurs vies ?

Et comment je sauve la mienne ? Dans mes relations, dans mes engagements, dans mes silences ...

J'ai aimé entendre Janine citer que son père, alors qu'il était interprète en Indochine, appelé en 1914, prenait le chemin du Front en voyageant sur le même bateau que des collègues allemands contre qui il allait se battre ... Nous sommes des pions de même origine, destinés à un même but, empruntant des itinéraires différents. (Voir le CR d’Aline )


 

Février

Février 5

Le temps 5

Pour les obsèques de Claude Lamy. 5

Rentré à la maison, 6

Atelier Ecrire 6

La chorale 6

Les personnalités « limites » 6

Les amis 7

Bientôt l’anniversaire 7

 

Le temps

C’est l’usage de commencer par le temps qu’il fait. Et la particularité de ce début de février est que le temps est exécrable. De mémoire de Parisien expatrié dans le Sud depuis près de quarante ans je n’ai jamais vu tant d’eau. Le bassin déborde depuis plusieurs jours et la terre a du mal à boire tout autour. Nous n’avons pas à craindre les inondations par notre situation élevée, ni les raz de marée ou tempêtes et nous ne pouvons que compatir avec les nombreuses personnes qui sont touchées.

Heureusement le beau temps revient vite.

Le 17 il semble que le printemps soit de retour. Avec hésitation les narcisses, les crocus font leur apparition. Les crapauds s’accouplent dans les bassins et les jeunes poissons sortent de la vase. Les tortues aussi viennent profiter du soleil. Pourtant sans jamais atteindre 0° le temps reste froid et la végétation hésite.

Après le carnage de décembre la volière se cherche difficilement un statut. Les deux rescapés qui seraient des mâles apparemment ont du mal à s’habituer aux nouveaux venus surtout au couple d’Arlequins plutôt vindicatif.

En fin de mois, c'est pas le top mais rien de grave : Démobilisation, découragement, négativité, jugements, lutte pour le pouvoir, contrôle, compétition, réserve ...

L'hiver est long. Ce n'est pas tellement le temps toujours très pluvieux sans vraiment de froid. C'est l'ambiance qui est morose pour moi ; rien de particulier mais tout est terne, surtout dans les échanges avec mes correspondants où je n’accroche pas vraiment.

Pour les obsèques de Claude Lamy.

Suis allé faire un tour à Paris. Content d’avoir vu la famille mais la cérémonie par elle-même traduisait une atmosphère tendue. Je n’avais que très peu de rapports avec mon cousin mais méritait il pareilles histoires ? C’est bien possible. A-t-il vraiment adopté les enfants que le faire part lui attribue ? Il y a un mystère qu’il vaut mieux peut être ne pas chercher à éclaircir.

De son côté le cousin Christian a rendu un bel hommage à Claude pour son action en faveur de la famille Lamy en lui permettant de profiter de la propriété de Bourguignon pour se réunir.

Dans la même veine, Bérangère à qui je rendais visite, apprenait la mort de sa mère.

Il me semble que la mort se rapproche, bien que je me sente encore vaillant. J’ai la conviction que je serais mieux et peut être plus utile dans un autre monde.

Le groupe Poursuivre me donne l’occasion aussi d’assister à plusieurs obsèques. De part notre âge nous sommes amenés à disparaître chacun notre tour et  nous nous soutenons autour des groupes de réflexion et des cérémonies de ce genre.

Un des signes du vieillissement est, on dirait, de ne plus se sentir en phase avec ce qui se passe, décalé vis-à-vis des centres d’intérêts habituels ou de ne pas s’en rendre compte. Si ma perte d’audition ne s’aggrave pas malgré la perte de mes appareils j’ai toujours du mal à comprendre ou me mélanger aux groupes de discussions. Je fatigue de plus en plus vite. 

Rentré à la maison,

C’est José, en vacances de sa formation en Suisse, qui m’y accueillait… Je reste bienveillant mais quelque peu méfiant de ses coups de cœur ou de tête qui le font s’enflammer pour telle ou telle opportunité qu’il transforme facilement en démarche spirituelle. Avec une certaine honnêteté il utilise ma bonne volonté pour toucher quelques indemnités ; il a abandonné l’idée de trouver du travail. Il attend la retraite … depuis le 15 le voici parti dans le Nord pour de nouvelles aventures …

Atelier Ecrire

J’ai eu beaucoup de mal à me décider d’abandonner l’atelier

Je n'y suis plus à l'aise, trop décalé. J'ai du mal à comprendre et suivre ce qui se passe, je ne comprends plus les consignes, les échanges ou les lectures. Mes textes ne me satisfont pas sauf quelques rares exceptions. Je n'ai plus envie de taper ni de reprendre ce que j'ai écrit. J’ai mis ce malaise sur le compte de ma demande insatisfaite et puis j’ai abandonné.

Je regretterai beaucoup l’atmosphère générale, la personnalité de Nicole, la compagnie de chacun d'entre vous et plus particulièrement celle de Paul.

La chorale

Si j’ai abandonné l’atelier Ecriture, je continue la chorale et ce week end du 15 nous étions à Sanary pour notre rencontre annuelle. L’ambiance n’était plus celle des précédentes années …

Voir le blog


Les personnalités « limites »

Je me vois confronté à des personnalités quelque peu exceptionnelles non pas par leur aura mais par leurs capacités relationnelles problématiques. Je ne parlerai pas de Bérangère qui reste ma meilleure confidente et correspondante.

Certes je devrais commencer par me regarder et remarquer que les personnes extraverties ont du mal à m’apprécier. Je fais peur par mes silences et mes retraits. Je préfère communiquer par écrit dans ce que j’ai à dire.  J’ai toujours redouté les personnes qui ont la parole trop facile et envahissante. D’autres, comme Colette, savent me faire parler sans que je me sente jugé, mal à l’aise, forcé, ce qui n’est pas si facile.

L’ami José restera un cas comme l’ami Luigi, le gentil truand, en était un autre. Tous deux, chacun à leur façon, m’ont interpellé par leur fragilité et je les ai approchés avec curiosité et affection. José est encore ici pour quelques jours mais je pense qu’une fois parti, je n’entendrai plus parler de lui. Il se dit aujourd’hui chrétien depuis toujours comme au Pérou alors que je l’ai vu protestant, bouddhiste, mormon, convaincu à chaque fois et apôtre. Il craint l’Islam comme l’enfer et porte l’anathème sur le PS qu’il chérissait il y a peu. Au diable le mariage pour tous, l’avortement et j’en oublie. Ces revirements le rendent peu crédible mais il se pense indispensable, porteur de la foi chrétienne et de la Vérité. Il veut créer une radio catholique qu’il pense installer au Vatican.

Dominique, le nouveau « compagnon » de Sivi  est un spécialiste de kinésiologie. Comme tout beau parleur, il accroche très bien avec Marie Jo, tous deux sont dans une énergie semblable, mais avec moi, il a bien du mal à faire accepter son discours. Je préfère le mettre à distance.

Ce lundi 24 malgré le beau soleil que les nuages de l’Est vont bientôt cacher, le moral n’est pas fameux, j’ai dans la tête des idées de n’être plus de ce monde et surtout Sylvie, qui avait prévu une journée cool ici, est écrasée au fond de son lit en décompression totale. C’est la cata, elle ne récupère pas sa journée d'hier avec son stage. Son père ne peut que faire l'état des lieux. Pas suffisamment professionnel, doit elle penser, pour lui porter secours. Elle avait prévu d'aller se faire "traiter" à Cadenet mais elle se rabattra sur Bernadette qui est sur place.

Les amis

Je pensais, un moment, avoir du tirer un trait sur les relations avec les amis de Fr R. Avec les Cannella j’ai cru que la réaction de Pascal à quelques confidences de ma part nous séparait définitivement. Il ne comprenait mon amertume devant le départ de Françoise pour qui il prenait parti inconditionnellement. Et puis j’ai tenté une nouvelle approche et ai réussi à me faire retenir à déjeuner après deux ans de vide. Nous avions suffisamment de bons souvenirs communs pour ne pas trop aborder les sujets qui fâchent.

Je me vois étrangement en difficulté dans ma correspondance. Je n’aime pas trop téléphoner mais je m’y prête à certains moments. Pour Thérèse C. c’est le seul moyen de communication utilisable. C’est vrai que si on a besoin de parler, d’être écouté, c’est pratique mais il faut être en confiance car l’interlocuteur peut se sentir exploité. Dans les mails, l’avantage est qu’il peut rester une trace mais parfois il est difficile de se comprendre et les envois groupés peuvent poser des problèmes. Est-ce une illusion de se croire proche grâce à ces moyens faciles de communication ?

 

Bientôt l’anniversaire

Bernadette s’inquiétait de savoir ce qui se préparait pour mon anniversaire prochain. A vrai dire je n’y attache pas d’importance, ce qui heurtait Françoise à l’époque où nous étions ensemble. Pourtant, je profiterai des mobilisations, s’il y en a, pour les orienter vers 2016. J’aimerais marquer cette étape de ma vie, étape que je n’imaginais pas,  et faire une fête extra. Je rassemble déjà les idées qui me seraient proposées pour la réaliser. Une balade en montgolfière, une pièce de théâtre, un programme d’attractions variées avec présentation de photos souvenirs. Il faudra choisir la meilleure date, oui le 2 mars importe peu et ne pas oublier d’associer les « jumeaux » de 1936, Charles André, Alain Lamy, Philippe Egels, Martine Consigny, Françoise Grimaldi entre autres.

 


 

Avril

Avril 8

A Cussac 8

Les surprises du covoiturage 8

Le moral en berne 9

Spiritualité et interreligions 9

Christianisme religion de l’Evangile 9

Gaspé et l’escalier 10

Déboires ordinateur 10

Le 6ième jour 10

Les invitées du 25 avril 10

 

A Cussac

Je reviens d’un week end à Cussac, tout content d’avoir partagé quelques jours et sur place la vie familiale de nos grands chéris. Les parents en virée à Paris sont rentrés dans la nuit du samedi pour profiter du dimanche et, Matthieu étant nouvellement élu, participer au conseil municipal.

Je n'ai pas pris de photos à l'étage par oubli peut être et manque de lumière aussi, le puits de clarté au dessus de l’escalier étant obturé pour éviter l’accès inutile au deuxième étage et les courants d’air. Le mur de séparation d’avec la moitié de la maison accordée à la réserve est achevé et impressionnant. La chambre coté grenier est pratiquement terminée, spacieuse, meublée, destinée à Camilla, affectée aux parents en attendant et occupée par le grand père exceptionnellement. Le WC avec chasse mais oui, ouvrant dans le couloir, donne un confort aux citadins invités, peu habitués à utiliser les toilettes sèches toujours en usage au rez de chaussée. La salle douche des filles entre leurs deux chambres n'est pas encore aménagée, seul le bac spacieux est posé. Le reste est à faire mais en bonne voie d’avancée.

Oui ça avance et Matthieu fait bien ce qu'il fait, « comdab » avec courage, constance et planification. Une de ses particularités est aussi de savoir arrêter un travail en cours ... pour passer aux urgences.

Le dimanche, chacun s’occupe de son côté. Les voitures n’ont pas bougé sauf pour conduire Camilla  qui avait un match de handball et le soir pour amener William à son rendez vous de covoiturage afin d’être sur place à St Etienne le lendemain et démarrer la semaine.

Les jeunes centrés sur leurs affaires, prennent leur temps pour se mettre à jour dans leur travail scolaire. Nous avons fait de l’Histoire, en partie celle que j’ai vécue, avec Joanna. Quand à Tommy, il est largement plus grand que moi à bientôt 13 ans, il est accroc aux jeux Internet. Tous les quatre adorent se planter devant des films de vampire et loup garou moderne avec voitures, téléphone et histoires d’amour. Un détail m’a frappé : Tommy très attentif à l’écologie prend sa douche en premier le matin ; l’eau chaude mettant du temps à arriver, il fait comme son grand père sans en avoir été informé. Dans un grand fait tout, il récolte l’eau froide qui serait perdue et la laisse à disposition dans la cuisine. Je me suis fait préciser son usage et quand je l’ai informé que j’avais lavé la salade avec il a été satisfait.

On a profité du beau temps, particulièrement exceptionnel en ce début avril, pour se mettre au jardinage. La terre est belle et tout y pousse bien si la météo le permet.

Les surprises du covoiturage

Nouvelle désillusion. Au retour de Cussac, je prends deux covoitureurs à Millau sur une demande d’un seul alors que j’étais déjà parti de St Flour. Je réponds favorablement, je fais un détour par la ville plutôt que de prendre le pont et me voici parcourant les artères du bourg pour rejoindre Christophe sous sa direction

au téléphone. Étonnement ils sont deux ! Un couple probablement, ressemblant à des dealers avec leurs grands sacs que je ne savais pas où placer. Je fais un peu le stupéfait mais pas de problème, ils se casent dans la voiture et je les emmène à Montpellier. Sur la route ils restent très discrets et, arrivé, je fais un nouveau détour pour les déposer où ils le désirent. Je croyais m’en être bien tiré mais deux jours après, nouvel ahurissement Christophe laisse un commentaire désobligeant sur le site Blablacar avançant que j’allais trop vite, que je conduisais mal, que je n’étais ni sympathique ni recommandable.

 

Le moral en berne

Je ne me sens pas au top. Ces déconvenues m’affectent même s’il n’y a aucune conséquence pratique j’ai l’impression de ne plus être dans la course.  

Mes enfants sont gentils, à chaque fois que je les vois, je me sens réconforté ; pourtant quand ils pensent à moi, quand ils viennent me voir ou m’envoient un petit message, il me semble qu’ils font un effort. Quand je me considère en photo à leurs côtés je me trouve terriblement vieux alors qu’il n’y a pas encore très longtemps je tenais ma place. Qui se préoccupe de moi ? Il me semble que j'intéresse de moins en moins mon entourage. De mon côté, je ne fais pas trop d'efforts pour aller vers les autres, j’ai laissé tomber l’atelier Ecriture et si je n'avais pas la maison on m'ignorerait volontiers. Pourtant, je pense que je suis loin d’être malheureux, beaucoup pourraient envier ma forme physique et si j’ai du mal à comprendre et qu’Alzheimer me guette j’ai encore ma tête.

Justement le dernier dossier du Canard enchaîné « Vive les vieux » est tout à fait réaliste sur la question. Argent, loisirs, sexualité … dit il. Pas pour tous mais c’est que voient les médias et les affairistes. Sagesse, spiritualité pour les anciens, c’est démodé.

 

Spiritualité et interreligions

Intéressé par la question du dialogue interreligieux, avec l’Islam notamment, cette religion m’étonne par son succès, je me suis rendu à l’archevêché d’Aix pour un colloque sur le sujet.

Voici mon compte rendu :

« Je viens de participer à la réunion « Croyants dans la cité du pays d’Aix » ce jeudi soir 10 avril. La communication était bien faite et l’organisation très au point, la salle était remplie.

J’ai senti un public très sensible et intéressé par cette question du dialogue interreligieux.
La soirée m'a parue courte. Elle a commencé d’une façon particulière, originale, par deux morceaux musicaux tirés du rituel juif et musulman qui nous ont portés à une prière commune bien venue. Dans le contenu, je suis resté un peu sur ma faim car le sujet n’a guère été abordé. Les intervenants ont présenté avec plus ou moins de bonheur quelques caractéristiques de leur religion. Le  rabbin et le père Bouvier ont fait un exposé bien vivant mais où était le dialogue ? Dans la salle au moment du départ, peut être ? Entre les intervenants, rien. Les questions fades. Quelle est la frontière entre ces trois religions monothéistes qui se réclament du même Dieu ? On pouvait la soupçonner mais rien n’a été dit. Le respect peut être, la discrétion des responsables, m’ont paru trancher avec la hardiesse de leur initiative. Un grand merci à eux cependant !

A nous de nous référer aux ouvrages qui traitent du sujet. »

Des exposés, j’ai retenu quelques points :

Le Judaïsme est un système pour mesurer, structurer le temps. Les nombreuses règles auxquelles le croyant doit se soumettre, que nous pouvons trouver désuètes (ainsi celles concernant le Sabbat) ont pour objectif de garder la conscience éveillée afin de rester en relation avec Dieu.

La miséricorde dans le Christianisme est signe de transcendance. Pour vivre en société il est important de respecter des règles, comme pour conduire sur la route. L’image des radars implacables et sans miséricorde par rapport aux agents de police qui peuvent en avoir … peut

nous fait comprendre le message de l’Evangile.

 

Christianisme religion de l’Evangile

Je me retrouve bien embarrassé et intéressé en même temps.

Pour l’atelier S de Poursuivre à Marseille il a été décidé l’étude du livre de Geffré. Or dans un premier temps, après avoir commandé et reçu le livre, je l’ai trouvé inaccessible, écrit par un théologien spécialiste dans un langage rébarbatif. Mal présenté et … cher. En fait je suis revenu sur mes appréciations après avoir parcouru cet ouvrage et m’être arrêté sur quelques passages au hasard qui m’ont captivé.

Etonné et admiratif je poursuis avec ardeur la lecture. D’autant qu’il m’a fallu, faire amende honorable auprès de mes collègues à qui j’ai failli faire abandonner le travail, ce qui m’a valu des remarques désobligeantes de la part d’Aline, la responsable du groupe.

Porter sa croix, pas seulement le vendredi saint …

L’atelier nous a permis de préciser les caractéristiques des religions. Trois principaux traits qui ont pour but de nous conduire à Dieu : la loi, la communauté, la voie.

« Une religion se définit  comme une loi que l’on tient pour sacrée (pour le Judaïsme, c’est la seule façon valable d’appréhender Dieu) et qui s’explicite dans un certains nombre de règles morales de vie. Toute religion constitue une certaine communauté qui unit adeptes ou fidèles. Enfin la religion est une voie (une pratique) grâce à laquelle on cherche à dépasser les limites de la condition humaine. »

 

Interview de Cl Geffré : clic

 

Gaspé et l’escalier

Pour ce 1 avril, ce n'est pas un poisson ... Mais je reviens sur cette aventure.

J'y tiens en fait, comme un caprice de vieux, qui aime et habite la région depuis bientôt 40 ans ... Je suis de plus en plus persuadé qu'en changeant la pente de la deuxième volée on améliorerait considérablement la réalisation de l'ensemble.

Il faudrait donc remplacer les deux montants après avoir démonté ceux en place. Et après les avoir fixé, replacer les marches, refaire la balustrade en ajoutant une planche à mi hauteur.
J’envisage de demander un devis à une entreprise spécialisée pour réaliser ce travail et contacter mon assurance domicile pour une éventuelle prise en charge.

Déboires ordinateur

Malgré la bonne volonté de JPhi qui intervient à distance par Team viewer mes ordi sont défectueux. Hélas ! mon accès à Internet, que ce soit sur cet ordi ou sur l'autre est décourageant ... Je n'ai plus qu'à me rabattre sur mon téléphone ... D'un certain côté ça tombe bien car je supporte de moins en moins la façon de parler des speakers de la télé. Mais si je voulais voir un film par exemple : pas possible. D'un autre côté ça tombe bien aussi, j'ai des tas de choses à lire ...

Je suis une nouvelle fois en difficultés sur l’ordinateur qui refuse de me faire accéder à la rédaction des spots de mon blog. Je trouvais pratique de mettre à la disposition de tous quelques passages de mon journal.

Le 6ième jour

Pour un vendredi saint, il fallait le faire... Emmenés par Bernadette nous sommes allés voir un spectacle de clown. Non pas Sylvie qui nous aurait volontiers accompagnés mais Catherine Germain ou Arletti. Humour décalé, toutes les ficelles du clown y sont passées. J’ai bien compris la première partie, pendant plus d’un quart d’heure elle n’a pas dit un mot. Et puis elle est partie dans toutes sortes de folies qui ont eu du mal à me faire rire. L’ambiance était sympathique et la salle bien remplie. Des adultes surtout, peu de jeunes et peu de vieux comme moi.  Bernadette dit qu’elle avait vu le spectacle déjà quatre ou cinq fois … C’est un exploit que je ne lui disputerai pas.

Les invitées du 25 avril

Le séjour, trois jours complets et quatre soirées, de ces dames s'est bien passé et j'ai fait des efforts pour être à leur disposition.

Nous avons entrepris, entre autres, une belle balade dans les gorges de Régalon, normalement interdites au public  et je me suis trouvé une allure plutôt jeune à côté de ces Parisiennes matures et branchées sur la méditation.

Nous trouvant à la veille du 25 avril dans la région de Lambesc, nous nous sommes recueillis sur les traces d’Olivier. J’ai évoqué l’accident et j’ai conduit mes invitées sur sa tombe, au cimetière paysager du Grand St Jean.

J’ai vu Julia enjouée, avenante, soucieuse de son apparence, attentive, pas trop disposée à se remettre en question. Elle fuit vers l'avant, dirait on, en cherchant sa réalisation personnelle.

Avec son amie elles se débrouillent bien, font une belle équipe en traînant, peut être, des souffrances derrière elles. Julia a une créativité culinaire étonnante surtout au niveau de la présentation. Pour moi qui suis un adepte du vite fait bien fait, j’en reste admiratif.

Ici, je suis encore tout plein de la présence de mes visiteuses de quatre jours.

Elles étaient très à l’aise comme si elles avaient toujours vécu dans les meubles, se mélangeant volontiers avec les autres résidentes.

Elles sont parties par le premier train ce matin vers Marne la Vallée alors que la gare TGV Aix était surchargée de vacanciers sur le retour en groupes ou isolés.

J'ai rangé, mis en route les machines étendu le linge au soleil et replacé mes petites affaires qui avaient été un peu bousculées.

J'ai du travail qui m'attend aussi sur l'ordinateur et dans le jardin.

Je rentre d'avoir jardiné. J'ai mille petits travaux qui m'attendent et je passe de l'un à l'autre souvent dans le désordre ... Je suis rarement seul en fait ; mes locataires, les visiteurs de mes locataires, les voisins profitent heureusement du jardin vu que il n'est pas clos et qu'il propose de multiples entrées plus ou moins cachées.

Aujourd'hui c'était le compostage, le désherbage des plates bandes, la tonte d'une partie des pâquerettes. "Surtout ne les coupe pas Marc, elles sont trop belles ..." me dit on. Je couperai du romarin, il était en fleurs ces temps ci.

 


Mai

Journal Mai 11

La partie de signaux du 1 mai 11

La réunion des amis 11

Vieux grognon 12

Les rainettes et l’escargot, l’araignée. 12

Les activités de « Sherry » 12

Art en kinésithérapie 13

Vers Bourneville : Maritza 13

Grand père 13

Vieillesse et Chorale 13

Locataires 14

 

La partie de signaux du 1 mai

Pour un week end de vacances et participer à une nouvelle course, la famille Delenne a débarqué chez Grand père le 1 mai dans la nuit. Par bonheur, dans la journée, il faisait beau et une fois la compétition sportive effectuée les enfants ont organisé une partie de "signaux" dans le jardin pour retrouver leurs émotions de jadis. Il fallait que Grand père "s'y colle", qu'il  soit le loup qui, après avoir compté jusqu'à cent pour donner aux uns et aux autres le temps de trouver une cachette, se mette en chasse.

D'habitude le loup ne tardait pas à en trouver un ou deux mal camouflés. Cette fois le pauvre grand père a erré dans tout le jardin sans rien trouver et ce pendant un bon quart d'heure.

La végétation proliférante, la vue du grand père baissant peut être, l'habileté des enfants pour se cacher malgré leur taille impressionnante, tout a concouru, à la plus grande joie des jeunes, à faire de cette soirée un excellent souvenir

La réunion des amis

Après plusieurs mois d’interruption nous nous sommes invités chez Luce pour des retrouvailles amicales. Un repas partagé après un apéritif au soleil. Si Luce était très attentive à ce que tout se passe bien, elle n’était pas très optimiste sur l’avenir avec Joseph qui lui est fatigué de tout. Contrairement à mes habitudes je n’ai pris aucune photo alors que je me vante de tenir des archives à jour depuis une quinzaine d’années.

Josette, très en verve avec Colette, nous relate sa vie partagée entre sa mère et ses activités de danse. La danse semble lui convenir merveilleusement en ce moment, elle y trouve, nous dit elle, une façon de régler ses problèmes, en particulier ceux relatifs à son enfance. Colette centre son intérêt sur le théâtre et le jardin potager. Pour ma part, je reste peu bavard, ayant du mal à suivre et à me mélanger dans les conversations qui se sont prolongées au-delà de 18h. J’expose mon projet de faire une fête en 2016 pour mes 80 ans. Mon souci de la préparer longtemps en avance ne rejoint guère nos amies qui prétendent se concentrer sur le présent sans regarder ni le passé ni le futur (toutefois Luce nous a présenté et lu quelques passages d'une lettre familiale datant de 1943).

Colette fera un compte rendu plus positif de cette rencontre.’

 

Vieux grognon

Dans le quartier, il était prévu, en début de journée dimanche, une action pour l’entretien des abords du lotissement. Initiative remarquable et intéressante pour la cohésion et l’amitié entre les différents propriétaires. Je ne pouvais que la soutenir et y participer. Renou le président était à pied d’œuvre avec son 4x4 dès 9h devant le transformateur. Nous étions deux au début et plusieurs autres se sont ajoutés. Nous décidons de commencer chacun par son lot et je m’attelle à fignoler la taille de ma haie qui est la partie la plus importante des voies. Ciseaux  et râteau en mains je ramasse les débris pour les composter et me prépare vers 11h pour accompagner Colette à Martigues.

Au moment de partir je vois ces citadins, jardiniers du dimanche, amateur des lignes droites et bien nettes, dans un excès de zèle, en train de s’affairer sur mon trottoir à retirer les feuilles que j’avais réparties soigneusement. D’une façon peu aimable sans doute je les ai priés d’aller plus loin quitte à me faire passer pour un vieil original qui n’en fait qu’à sa tête. Ils pensaient sans doute me faire une bonne surprise.

 

Les rainettes et l’escargot, l’araignée.

Tous les ans j’en parle et on ne peux pas les oublier. Dès la venue des beaux jours c’est un concert permanent à la tombée de la nuit. On aime ou on n’aime pas, les rainettes ne nous demandent pas notre avis, elles croassent de toutes les façons et sur tous les registres.

L’hiver elles se rapprochent de l’habitation et on peut les voir se coller sur la vitre la nuit pour attraper les moucherons attirés par la lumière.

Si l’une ou l’autre arrive à entrer elle vous fera un concert pour vous remercier de la chaleur qui lui donne l’illusion du printemps. Mais il ne faut pas avoir le sommeil léger car il vous sera impossible de fermer l’œil. Alors vous vous mettrez en chasse et si vous réussissez à la dénicher vous aurez de la chance car elle n’est pas grosse. Matthieu et Anne Fr. vous en parleront.

Le premier contact que j’ai eu avec mes voisines nouvellement arrivées a été une demande de leur part, à travers la haie alors que j’arrosais mes plates bandes, de faire taire les grenouilles qui les gênaient dans leur sommeil. Je leur ai répondu poliment que je ferai mon possible pour raisonner ces braves petites bêtes. Les années passant ces personnes ont du s’habituer ou prendre goût au chant des rainettes.

 

Saisissant l’opportunité qui me paraissait peu banale j’ai fixé la progression d’un escargot descendant sur la vitre de mon bureau. Un peu plus tard c’est une araignée attaquant un moustique que j’ai filmée.

La grenouille à la tombée de la nuit.

Les activités de « Sherry »

Une jeunette de 30 ans, célibataire et fille unique, étudiante chinoise en Economie et Droit, est arrivée de Paris samedi dernier par le TGV. A l’origine j’avais accepté d’aller la chercher à la gare et la conduire à la cité universitaire, elle devait s’y installer pour deux mois le temps d’y faire un stage de formation. Elle parle encore difficilement le français et je me revoyais débarquant en Inde jadis avec un anglais pitoyable, j’ai été attendri. Je me suis donc rendu disponible pour l’accueillir et lui fournir le matériel qui lui manquait dans sa petite chambre d’étudiante qu’elle compare à une prison.

Hier c’était un dîner chinois que Sherry avait organisé à la maison. Riz thaï, légumes aubergines et courgettes revenus à l’huile, omelette sucrée aux tomates. C’était fort bon et ma cuisinière d’un soir, qui m’avait fait chanter pour passer le temps, en était bien fière.

Je me trouve très occupé avec cette jeune Chinoise qui m'est tombée du ciel. Si j'étais moins vieux ... Elle fait un stage en Fac et cherche du travail dans une banque. Ses motivations sont assez  "pratiques" mais elle est intelligente et avec beaucoup de qualités que j'apprécie.

Samedi, après sa séance de yoga dans le Parc Jourdan, je l’ai emmenée à Nice. Nous allions voir le spectacle que donnait Yaël avec ses camarades. Leur prestation de danse était intelligente et artistique à mon goût. Nous étions allés jusqu’à Fréjus avec les Delenne, Camilla y avait un match de handball et nous avons rejoins le théâtre en prenant le TER avec Marie Jo. Sherry semblait heureuse d’être ainsi plongée dans la vie provençale. D’autant plus que le lendemain elle a tenu à assister à notre présentation de la chorale, bien modeste elle, à Venelles.

Art en kinésithérapie

De passage à la maison pour le 1 mai notre kiné a fait, sur le genou souffrant de sa fille, une démonstration de sa nouvelle façon de traiter les accidents articulaires. Des bandelettes élastoplastes de différentes couleurs découpés avec soin et disposés selon une méthode élaborée pour effectuer un drainage circulatoire et lymphatique. L’ensemble réalise une œuvre d’art bien agréable à la vue. Savoir si c’est efficace, il faut le souhaiter, en tous cas y croire.

Vers Bourneville : Maritza

Un post de novembre 2006 m’a valu une heureuse surprise. Huit ans après sa publication une surfeuse inconnue tombe sur cet article et s’y accroche. Je m’en aperçois par le commentaire que je suis amené à valider. C’est l’occasion d’entrer en contact et de répondre à sa demande d’informations. Je n’en sais pas beaucoup plus ni sur cette personne qui semble attachante, simple et cultivée. Elle habitait Routot en 1966 et quarante .années plus tard elle se dit heureuse que mon post lui ravive quelques rappels de son enfance en forêt de Brotonne. Sans nous connaître sans nous être rencontrés nous avons le souvenir d’avoir monté le même cheval, une jument ancienne championne de trot et qui, semblait il, ne savait pas galoper. «  … la petite jument noire s’appelait Maritza , âgée ,mémère tranquille, effectivement ne sachant pas galoper, plutôt de la taille d’un grand poney et surtout...très large du dos ! Nous,  les « minots » débutants y étions installés comme sur un fauteuil ! Et moi aussi, avec elle rassurée, j’ai pris de grands  plaisirs aux balades en forêt, le « chef » devant le groupe. »

Grand père

Sauf Ptit Marc, époque où je n’avais pas de barbe, ce que mes enfants n’ont jamais pu imaginer, je n’ai jamais été particulièrement petit. Il a fallu approcher les 80 ans pour m’entendre appelé Grand père par un de mes petits enfants, 17 ans, 1.93m qui me dépasse d’une tête. Son frère qui va avoir treize ans est déjà plus grand que moi en taille.

Vieillesse et Chorale

Devenu l’ancien, j'ai du mal à soutenir le pupitre Homme et m'épuise aux répétitions. Je ne sais pas ce que donnera notre présentation. (Comme prévu, elle a été très moyenne, nous avons pataugé avec des chants que nous pensions bien intégrés comme la Polka du roi)

Suzanne, la présidente m'énerve, c'est la mouche du coche avec tout son baratin dont elle nous inonde à chaque répétition, incapable qu’elle est de se mettre à l’ordinateur. Heureusement que Suzelle, la secrétaire, communique, elle, par Internet. Nous avons chanté aujourd'hui, pour les obsèques d'une ancienne de la chorale, c'était impressionnant. Par l’assistance d’abord, nous étions des anciens de différentes chorales, avec de belles voix en général, nous connaissant bien les uns et les autres, faisant nombre dans la petite église de Château Neuf le Rouge, alors que la famille de la défunte se résumait à six ou dix personnes. Nous avons fait une prestation impromptue et de belle qualité à mon avis.

Allons nous continuer l’année prochaine ? Rien n’est moins sur, d’autant que les finances sont au plus bas. Notre jeune chef doit être désabusé.

J’ai l’impression que ma voix diminue. Il y a des moments où je n’arrive plus à chanter et même à parler si ce n’est comme un vieux. Je regarde mon corps se transformer et j’imagine ce que je vais devenir.

Locataires

Encore une page de la vie à l’Escoub qui se tourne. Je viens d'aller présenter la résiliation du bail à mes locataires du bas. Je n'étais pas très fier car je craignais des histoires mais tout s'est bien passé. Nous aurons partagé le même toit pendant six ans avec pas mal de difficultés. Au début, c’était presque familial et puis ça s’est gâté. Ils sont bien gentils pourtant, pleins de bonnes intentions mais, Bertrand, hâbleur n’en faisait qu’à sa tête en se figurant peut être que ça passerait toujours. Il se fait remettre en place régulièrement par Albane qui semblerait alors faire des crises d’hystérie, puis ça se calme et ils vont fumer une cigarette chacun de leur côté. Mon odorat, meilleur que l’audition, détecte à distance ce détail dont l’abstention devait être une condition de bon voisinage.

 


Juin

Juin 14

La agréments du jardin 14

Séjour de Bérangère 14

Les fêtes pour Bernadette le 9 et Laurence le 15 15

Antigone 15

60 ans de permis de conduire 15

Grand père Georges 15

 

La agréments du jardin

Comme tous les ans nous nous sommes attelés au nettoyage du bassin pour le rendre disponible à la baignade.

Cette année nous avons abandonné le côté artistique qu’Anne Françoise avait inauguré en 2004 pour repeindre le tout en blanc ce qui donne à l’eau un bleu bien marqué.

C’est le mois où les fleurs éclatent. Les dahlias, encore cette année, font la gloire du jardinier.

Séjour de Bérangère

Tout s’est bien passé.

Nous avons fonctionné pendant deux semaines ensemble dans une harmonie appréciable. Bérangère est fidèle et de bonne compagnie, elle s’intéresse à tout ce qui se passe de plus ou moins près. Elle reste discrète mais sait se mêler aux conversations et parler de sa petite fille quand on lui demande des nouvelles.

Nous avons eu d’excellents moments ensemble, je ne l’ai pas trop vu s’ennuyer. Nous sommes allés à Rosans, à la fête chez Ursula, celle de Bernadette ici, avons composté, arrosé, cueilli du tilleul, fait du yoga en salle et au Parc Jourdan.

Elle se contente de peu, s’adapte à tout. Elle arrive plus ou moins à dire ce qui ne lui plait pas (les transactions autour du CV de Sherry) mais désespérément secrète sur ce qu’elle pense, ne dit rien de ses envies, ses désirs. Impossible de lui faire commenter ce qu’elle apprécie ou ce qu’elle a remarqué. Elle restera muette des heures entières (en voiture par exemple) si quelque chose la préoccupe (les démarches de succession). Je dois trouver des ressources pour alimenter la conversations ce que je ne me force plus à faire ou de moins en moins.

Nous avons chacun nos petites manies auxquelles il est plus ou moins facile de s’habituer. J’ai entendu parler, par ailleurs, de mes façons de faire la cuisine vite fait bien fait et la vaisselle dans l’à peu près, mes tenues parfois peu soignées et mes exigences pour le rangement du matériel.

Bérangère, elle, a quelques gestes stéréotypés bien à elle, qui la rendent originale… La vie commune ne se limite pas à ces particularités et nous nous connaissons suffisamment pour accepter quelques travers. Je dois sans doute la bousculer et lui mener la vie dure mais rentrée à Paris, elle reprendra vite son rythme habituel.

 

J’ai repris mon texte pour l’amender, en pensant que le portrait que je faisais pouvait être présenté plus délicatement.

Les fêtes pour Bernadette le 9 et Laurence le 15

Deux belles réunions. Celle de Bernadette, en rapport avec mon goût, et celle de Laurence. Nous y avons admiré Guillaume le magicien qui nous a étonné encore une fois et Dominique dont nous avons découvert les talents d’animateur et de chanteur. Sinon ici et là les invités n’ont pas tari d’éloges sur le jardin. J’aurais pu croire qu’ils étaient télécommandés. En fait, je réalise tous les jours en rentrant fatigué de mes travaux de plein  air que les compliments sont bien mérités, même s’ils n’atténuent pas la fatigue. Je préférerais parfois un partage des tâches qu’il faudra bien arriver à organiser car en arpentant mille fois par jour le jardin en long et en large je finis pas prendre l’allure lourde, pesante du vieux paysan qui exécute les mêmes gestes quotidiennement jusqu’à la fin de sa vie. Le dialogue avec la nature c’est beau mais ce n’est pas toujours gratifiant.

Antigone

 

60 ans de permis de conduire

En voyant William au volant du camion familial en conduite accompagnée, je me revois passer mon permis de conduire juste quelques jours après mes dix huit ans. J’avais déjà une grande habitude du volant, nous faisions une sacré équipe avec le cousin Jean Jacques et le copain Charles André et les règlements n’étaient pas si compliqués que maintenant. C’était sur une 4CV Renault que j’ai accompli mon exploit. L’examinateur n’a rien eu à redire à ma façon de faire un créneau et m’a posé quelques questions sur le code pour la forme.

Si j’ai toujours été assez fier de ma façon de conduire, j’ai eu moins de succès pour passer mon Bac par la suite.

Grand père Georges

Pour Grand père Georges, ce qui me reste de lui ? C'est horrible de constater combien la mémoire et les souvenirs s'effacent ! Nous ne sommes vraiment pas grand chose et tôt ou tard nous ne serons plus rien.

Quelques scénettes me reviennent plus ou moins floues. Grand père avec sa bêche allant faire "son trou" dans le fond du jardin. Grand père prenant sa soupe le matin sur le rebord du buffet de la cuisine. Grand père jetant sa serviette à la figure de Thérèse le samedi soir, sans jamais la rater. Grand père s'installant à son bureau et, en faisant semblant d'être en colère, donnant des coups de pied à PtitMarc caché dessous . Grand père avec sa barbe blanche qui ressemblait tellement à celle du grand père Marc maintenant alors que, plus jeune j'étais fier d'avoir celle, toute rousse,  d'un aïeul Bitterlin dont j'avais un encadrement dans ma chambre. Grand père sortant en ville, tenant à la main jusqu'à la grille sa bicyclette immense ; pour monter dessus il cherchait le bord du trottoir et perché il avait du mal à trouver son équilibre. Plus tard, Jean Charbonnier, rue Pasteur, aura sensiblement le même vélo...

 

 



Juillet

Juillet 16

Retour de Paris 16

Panne d’Internet et l’attente « comme en 14 » 16

Mémoire 16

La Normandie 16

Mes locataires du bas et du haut 17

Échanges ponctuels avec Françoise 17

Je cherche une chorale pour la rentrée. 18

Commémoration et veuvage (ThM) 18

Nicole « la maline » 18

 

Retour de Paris

Après un break parisien où j’ai pu, à Orléans, avec Bérangère, voir Lou qui grandit à toute allure et un tour en Normandie raté alors que le Clos Pierrot m’attendait, j’ai repris, ici, la maison en mains. Bernadette s’était mise en quatre pour tenter de faire face mais la piscine était bien sale. Le jardin est vert encore à cette époque, deux heures le soir sont nécessaires pour arroser et entretenir mais je dois demander de l’aide ponctuellement pour tailler et composter. Si les nèfles, les abricots, les prunes, les figues se succèdent à profusion, les pies ont mangé les cerises et le raisin n’est pas beau. Pour tenter de maintenir la forme, je m’accroche à la salutation au soleil du matin après quelques brasses rapides dans la piscine qui est particulièrement bleu après le coup de peinture blanche de Chloé en juin dernier.

L’attente « comme en 14 »

Plus de téléphone fixe, plus d’Internet,  le monde est changé. Il faut s’habituer à se replier sur le « smart phone », le téléphone portable, une merveille de technique même s’il est encore imparfait.  Alors je fais des pages photos en attendant de pouvoir les mettre sur le web.

Levé tôt le 11, pour conduire Joanna et Valentin à leur covoiturage de Pertuis, je mets à jour mes pages. Pendant la panne due à un vol de cables, j’attendais patiemment et je m’habituais à vivre comme par le passé, sans Internet, sans pouvoir mettre mes pages en ligne, sans dialoguer sur Skype avec JPhi ou Bérangère quand elle daigne elle, se connecter. Pas tout à fait perdu quand même car avec le portable, il est possible de communiquer. L’ordinateur ne chôme pas depuis que tout est rentré dans l’ordre après une semaine de silence.

Oui la connexion est revenue mais j'attends encore comme les poilus de 14-18 dans leurs tranchées attendaient interminablement. Je viens de lire un bel article  d’A. de Montjoy dans le numéro spécial de TC : "L’attente". Ils étaient là, transis de peur, sans rien faire pour la plupart, à ruminer leurs pensées, leurs souvenirs, leurs espoirs qui se dissipaient avec le temps. Toujours à la merci d’un obus perdu ou du signal de monter à l’assaut. Il était impossible de s’échapper sauf pour finir d’attendre définitivement, se défaire de tout et s’offrir hors de la tranchée à la balle meurtrière.

Cent ans après, en 2014,  moi, bienheureux, j’attends aussi, en jardinant avec les forces qui me restent, en arrosant, en faisant l’amour avec la terre. J’attends, en tentant de laisser quelques traces de mon passage, le temps de retourner au néant.

Mémoire

Il y a des moments où j’oublie que je suis vieux mais, dans ce domaine, la mémoire revient vite.

En me promenant sur Internet je rencontre une vidéo étonnante que je retiens : « Danse à travers le monde » : clic

Le spectacle annuel des jeunes à Montlaux (St Etienne les Orgues)

La Normandie

La dernière visite de Philippe et Marie Th que j’ai reçus pour déjeuner par ces grosses chaleurs de juillet, me laisse nostalgique de tout un passé normand.

C’est en automne 1964, en rendant visite à mon frère Philippe installé depuis peu comme médecin à Pont Audemer, qu’avec Marie Jo nous avons pris contact avec le Pays de Caux. Sylvie, installée dans son landau à l’arrière de la 4L, nous avons exploré la région à la recherche d’une éventuelle installation. L’horizon, à St Maur, nous paraissait limité. En passant le bac à Caudebec, nous sommes allés jusqu’à St Valéry en Caux  en nous arrêtant pour prospecter à Yvetot que l’on écrivait alors Yvetôt.

1965

L’installation chez Melle Dieppois

La boutique de diététique

Le premier client dans la neige

La naissance d’Olivier le 9 juillet

Les visites chez les Jardel à Dieppe

1966

Les équipes ND et les amis Egels, Viel et Cie

Les promenades à cheval en forêt de Brotonne

L’acquisition du Clos Pierrot à Veauville les Baons (Fr Letellier)

Les domiciles à Caudebec pour Françoise et Annie Durocher.

Les médecins et amis Caillard

1967-75

La vie yvetotaise et veauvillaise avec Anne Françoise et Laurence

1971-72 Céline

1973 Jean Philippe

Mes locataires du bas et du haut

J’ai résilié le bail de mes locataires par lettre présentée en avançant que je souhaite y installer mon fils Jean-Philippe. Bernadette ne voulant pas croire à cet argument et qui en fait toujours un peu trop,  a créé la zizanie alors que Bertrand et Albane qui pensaient trouver un logement dans les environs se retrouvent ennuyés. J’ai demandé à JPhi d’aller faire la mise au point lors de son dernier week end passé ici mais l’échéance escomptée de la mi août est à l’eau et leur départ ne se réalisera pas dans l’immédiat.

En attendant, Bernadette aménage sa terrasse avec des plantes et des fleurs. Elle espérait en faire un vrai jardin d’agrément et une aire de repos mais cette initiative n’est pas prévu dans la construction. Il y a donc des risques pour l’étanchéité et la sécurité. Je tente de calmer ses ardeurs tout en l’aidant à installer des pots et jardinières de bambous.

 

Échanges ponctuels avec Françoise

Je ne me décide pas à tirer un trait sur ma relation passée avec Françoise Lettellier Anciaux Reilly. Une photo des années 2004 2010, un article sur le journal me poussent à lui envoyer un petit signe d’amitié auquel elle répond sur un ton que je trouve parental et critique, sans parler d’elle vraiment, comme pour faire des mises au point et me reprendre. Je crois que je vais me décourager définitivement et la laisser vivre sa vie sans tenter d’y rester présent.

 

Sherry, la Chinoise qui cherche à trouver du travail en France est souvent disposée à monter ici pour passer un samedi après midi ou un dimanche. Je pourrais être son père, presque son grand père mais à ses côtés je me trouve sans âge. Sa compagnie me plait bien. Voici quelques exemples de son langage franco chinois que je trouve assez pittoresque :

J'ai déja déménagé à la Rue du 4 Septembre.  Si vous voulez, cous pouvez venir et me visiter.

Demain, est-ce-que je peux aller chez vous demain ou Dimanch? On peut prendre le petit déjourner ensemble et je peux esseyer la pisine :)

Demain, une amie m'a invité de visiter Sanary-sur-Mer avec elle.  Donc je vais aller chez vous Dimanch. Je vais esseyer prendre le bus. Si je suis perdu, je vais vous appeller :)

 

Bon soir Marc, je vais aller voir lavander avec mes amis demain. C'est bon si je vien vous visiter Dimanch?

 

Coucou Marc, je vais prendre la bus ver 11:48 demain. Et je vais faire des cusine Chinoise:) Est-ce que je peut faire des laver(vêtement etc) chez vous?

 

Je cherche une chorale pour la rentrée.

Déçu de ne pas avoir eu assez de ressort pour m’inscrire aux stages qui étaient proposés en juillet je cherche un moyen de me motiver pour chanter. « J'ai été tenté un moment de participer au  stage et puis je me suis démobilisé ne connaissant personne. Je suis timide ... »

Il parait que les chanteurs hommes sont recherchés mais … j’aurais tendance à me dévaloriser en ne trouvant pas ce que j’attends. Je ne sais plus si je chante bien ou si je chante pour me donner de l’énergie.

 

Commémoration et veuvage (ThM)

Avec ma sœur Thérèse qui a mené une vie extraordinaire, mes suggestions ne sont pas les bienvenues.

«  J'imagine que cette dernière expédition en Oisans a satisfait la famille et toi en particulier.
Il faudra que tu continues d'écrire sur le thème "un 27 juillet pour Denis, 50 ans de veuvage pour Thérèse".

« Certainement pas ! Je déteste me mettre en scène. » m’a il été répondu.

Pourtant elle a présenté :

« Voici un premier jet de ce que j'ai concocté hier ; le texte d'Hélène,  tu peux l'écouter !  ThM »

Nicole « la maline »

Invité avec les camarades de l’atelier Ecrire par notre divine comédienne Nicole Bossy, je m’apprétais à organiser une journée au festival d’Avignon. Et puis :

« J' avais des rendez-vous, des répétitions, des ateliers, des mises en scènes, des cours, des séances, des gens à voir, un chantier en cours, des projets, un agenda avec des trucs écrits dans tous les sens et de toutes les couleurs pour ne rien oublier...
Et puis en 1 seconde je suis devenue juste quelqu'un qui se tortille sur un lit pour trouver, pour quelques instants, la position qui fait le moins mal...
 

Pourquoi je prends de la Lamaline je raconte :

« j'étais partie joyeuse et guillerette (pas tout à fait mais on va dire comme ça) pour jouer au festival d'Avignon, 23 représentation d'affilée, tractage, spectacles à aller voir, affichage, journalistes, etc....youpi, quelle aventure !!! »

 

Nicole Bossy C'est vrai !!! Franchement, ce soir une larmette de whisky dans un grand verre de jus d'orange et une bonne clope, est ce que ça ne me recolmaterait pas ce foutu tendon ?

 


Août

Août 18

Potins du mois 18

Tailleur de haies 20

Exploits de jeunesse 20

Potins du mois

Au milieu des vacanciers qui vont qui viennent Bérangère est, la permanente du mois.

D’agréable compagnie nous formons ensemble une bonne équipe face aux réalités concrètes, aux tâches de la maison.

Nous voyons passer la famille qui vient profiter de la piscine Guiom et sa famille, les Certano avant de s’envoler vers le Canada et quelques amis dont Sherry.

C’était Michel Galichet, l’apiculteur de Poursuivre qui s’est programmé un petit week end pour mettre au point son blog du Burkina Faso, malentendant il est étonnamment  communicatif. J’ai bien profité de son savoir faire d’homme de la terre, le sécateur à la main il parcourait le jardin taillant les branches mortes et découvrant les grappes de raisin sur les vignes pour les exposer au soleil.

Gâtés par la météo qui nous épargne la sécheresse habituelle à cette époque et donc l’arrosage qui devient une corvée en fin de saison. Le temps passe vite même si nous sommes à l’écart de la fièvre des vacances.

 

Ce 13 je m’associe involontairement au décès de la maman de Christiane, ma fidèle correspondante. J’expérimente le silence de la mort alors que je suis bien vivant. Bérangère se veut égale à elle-même, semblant ne pas être affectée par mes réactions qui peuvent avoir un coté désagréable, elle reste toujours discrète dans ses attitudes que ce soit de expressions de contentement ou de malaise.

 

Julia, revenue de Russie, s’est invitée pour un milieu de semaine. Elle est arrivée plus belle que jamais, sans doute par sa nouvelle découverte de talents de mannequin, en me comblant d’une multitude de cadeaux russes. Pousses de groseilliers venant du jardin paternel, poupées russes, casquette et T-shirt « Russia », miel et tableau de tournesol exécuté par son père. On croirait une demande en mariage … Secoué dans mon petit monde je me suis laissé convaincre de conduire les filles jusqu’à la mer deux fois en trois jours. Elle accroche bien Bérangère qui se détend avec elle et s’exprime bien mieux qu’avec moi. Je dois être réfrigérant tandis que les fantaisies et l’égocentrisme de Julia lui permettent de montrer sans contraintes son côté terre à terre et pratique. Ce n’est pas tout à fait ce que j’attendais de la personne qui pourrait partager ma vie mais je dois accepter ce qui m’est offert sachant que rien n’est parfait et que tout passe.

 

C’est l’orage probablement, l’orage qui  se déclare au lever du jour et qui m’a fait abandonner ma salutation au soleil, les trombes d’eau qui s’abattent sans mesure sur le paysage, la fin du monde est là mais le soleil qu’on pourrait croire perdu va revenir, tout reprendra comme avant dans un petit moment à moins que nous soyons passés dans un autre époque. Mais le beau temps retrouvé, il est tentant de profiter du la belle énergie du matin après un petit bain, l’eau de la piscine est encore très bonne même avec un petit vent frais. D’ailleurs Antonine, la locataire du studio, quand elle est là,  s’y éclate et nous le fait savoir.

 

Je prends des nouvelles pas fameuses de la famille. Mes sœurs Thérèse hospitalisée, Odile avec le cœur qui faiblit et Annie bien vaillante. Le décès de Thierry Echard, Marie Magdeleine qui perd la tête et le cousin Georges interné.

 

C’est avec plaisir que j’ai accueilli Camilla cet été pour la deuxième fois. Elle vient passer une nuit ou trois, profiter de la piscine avec ses copines. Elle s’organise et utilise la maison comme elle l’entend sans gêner qui que ce soit. Elle révise son code sur Internet pour le passer avec succès le 20.

Tailleur de haies

Je me suis trouvé une spécialité de tailleur de haies. Ne riez pas, ce n’est pas donné à tout le monde. Les jardiniers pressés vous diront qu’il suffit d’acquérir un taille haies soit à moteur thermique soit électrique et prendre une échelle pour dominer son ouvrage afin de tailler au carré. Certes cette méthode convient aux perfectionnistes et on peut admirer leur travail tracé au cordeau où pas une brindille ne dépasse. Pour ce qui est de ma méthode d’aucuns vous diront que le travail n’est ni fait ni à faire. Pas de changement apparent, pourtant le paysage n’est plus le même. L’ensemble est reposant pour le regard. D’une végétation envahissante et anarchique nous passons à un ensemble harmonieux de petits bosquets ou de bords de route variés sur fond de pyracanthes. Les pyracanthas sont des arbustes à piquants régalant de fleurs blanches au printemps et passant à une profusion de petites boules rouges ou jaunes l’hiver. Très bien mais ce que vous ne feriez pas facilement c’est d’exécuter cet ouvrage muni seulement d’un sécateur et d’un gant protégeant la main gauche. L’avantage de cette méthode qui semble archaïque et qui convient fort bien aux retraités peu avares de leur temps, est que le travail est propre et s’effectue sans bruit. Les branches coupées, bien rangées pour en charger la brouette sont acheminées jusqu’à l’aire de compostage. Là il faudra les passer au broyeur pour les transformer au bout de deux mois, en un merveilleux compost.

Exploits de jeunesse

Ces derniers temps je me remémorais mon service militaire.

Nous étions dans les années 60, la guerre d’Algérie s’épuisait mais n’était pas encore finie. Il fallait trouver une solution. Sursitaire depuis quatre ans j’avais hâte de participer à cet événement que je pensais historique. Et puis cette région, encore française, représentait pour moi l’eldorado habité par l’Histoire familiale. Dans ma tête notre oncle Jean y faisait la pluie et le beau temps. J’étais allé au Corso, en touriste faire un séjour en été 1956 alors que les événements se précipitaient  déjà. On parlait alors d’attentats mais on ne voulait pas croire dans le destin du soulèvement armé des autochtones contre les colonisateurs. Déjà les jeunes gens de mon âge étaient appelés sous les drapeaux pour effectuer leur service pour beaucoup en Algérie, faire le baptême du feu dans les Aures comme mon cousin jumeau Alain. Il y a fait près de trente mois et en est revenu marqué pour la vie.

Sursitaire donc, je me préoccupais, de loin, de ce qui se passait là bas, je devais finir mes études avant de penser faire la guerre. C’était justifié peut être mais je ne me sentais pas tranquille alors que les jeunes de mon âge prenaient des risques que j’aurais bien voulu partager. J’aurais bien aimé aussi être plus proche de l’oncle Jean qui faisait le lien entre les communautés autochtones sentant bien qu’une position réactionnaire ne menait à rien.

Alors que j’avais un poste de prof dans une école privée à Jouy en Josas et en poche un diplôme de kiné que j’avais passé l’année précédente, j’ai décidé pendant l’été 60 de résilier mon sursis que j’aurais pu prolonger encore. Je devais terminer la dernière partie du professorat d’EP mais je m’impatientais je choisis donc l’appel sous les drapeaux en octobre 60.

Un court séjour à Berlin pour les tests d’affectation, les classes à Sarrebourg en Allemagne, la correspondance avec Marie Jo et sa visite avec mes deux copains du Montcel.

Une perm de chasseur en début d’année, les EOR à Cherchel, en 61

Le fameux rallye de chef de section pour l’examen de fin de stage pour lequel ma préparation physique des années précédentes a eu des résultats inattendus pour le troufion rebelle que j’étais. Je ne croyais pas à toutes ces histoires de combats plus ou moins rapprochés qui m’apparaissaient d’un autre temps. Pourtant je suis arrivé le premier de ma promo dans cette épreuve d’endurance qui se déroulait sous un soleil de plomb, armé, chargé, casqué comme dans les films. Je me souviens surtout de l’arrivée au bord de la mer où épuisé, je me suis laissé aller de long moments dans l’eau bienfaisante. 

L’année 62 avec le mariage de septembre, le voyage de noces à Alger, la démobilisation, le décès de Maman, l’installation à St Maur comme kiné fut le prélude d’une nouvelle vie familiale.

 

L’anniversaire de Sivi à Montlaux.

 


Septembre

Septembre 21

Décès du cousin Georges 21

Fête de famille 21

Activités 22

 

Décès du cousin Georges

Quoi de plus banal que de décéder ? Ça nous arrive à tous au moins une fois dans notre vie.

Georges était de ma promotion de cousinage (35-36) ; nous faisions de bonnes parties dans le jardin de la rue Pasteur à Joinville, la vie nous a séparé ensuite. Déjà Jean Jacques nous avait quitté en 2005. À croire que notre tour se rapproche.

Nous sommes allés, avec Thérèse, voir Georges à l’hôpital en novembre dernier. Il n’était pas très en forme, ses poumons étaient très abîmés par un ancien tabagisme dangereux mais il semblait narguer le mauvais sort en plaisantant.

Comme pour son père, sa vie n’a pas été très enthousiasmante, à ce qu’il me semble. Il a du être une charge pour faire gagner le ciel à Marie Claude et son entourage. Mais comment l’a-t-il vécue lui même ? Nous l’aimions bien, c’est le principal.

 

Maladroit que je suis ! Dans ma hâte de communiquer mes impressions, je fais des bêtises. Pensant apporter ma participation et exprimer ma sympathie à Marie Claude, je balance mon texte avec un « Répondre à tous » dans un moment d’inattention. Bien mal m’en a pris. Je me suis fais taper sur les doigts comme un gamin et je reconnais que c’était mal venu dans ces circonstances pénibles. Je ne parle pas des réactions impertinentes et glaciales de Bruno le fils de Georges.

Fête de famille

La réunion de famille annuelle, toujours bien organisée par Danielle, m’a donné l’occasion de faire une petite pause vacances dans cet été passé à l’Escoub. Tout s’est bien passé, nous étions soixante dix environ avec quelques jeunes enfants mais je trouve que le fossé se creuse de plus en plus entre notre génération, les ancêtres et les suivantes.

Cette année nous étions en Normandie, à Rouen le samedi et à La Saussaye le dimanche

Thérèse avait récupéré les lettres que mon frère Jean Pierre avait reçues des uns et des autres dans les années 47-48 alors qu’à peine entré au séminaire, il avait du faire son service militaire. C’est une superbe rétrospective de cette période riche en événements familiaux. Thérèse, très fière sous son grand chapeau, a distribué, aux correspondants d’alors, qu’elle a pu voir à l’occasion de la réunion, leurs envois respectifs.

J’ai pu ainsi constater que, les autres auteurs et moi-même, nous écrivions très bien à cette époque. Petit Marc câlin, j’avais douze ans, j’étais scout et je m’occupais du jardin d’une façon étonnante. En fait j’ai toujours jardiné mais maintenant c’est mon activité principale.

Voir le blog : clic

Activités

La rentrée des activités s’est effectuée une fois de plus. J’ai repris la chorale sans trop d’enthousiasme mais je retrouve un noyau d’amies que j’aime bien. Espérons que le chœur pourra s’étoffer un peu, nous ne sommes que 14 au démarrage et que le chef saura nous intéresser ce qui n’était pas le cas l’an dernier.

Une invitation de participer à une autre formation m’interroge. Je vais en faire l’essai. Je voudrais bien participer aux deux mais malheureusement les répétitions sont le même jour aux mêmes heures.

 

Dans le jardin :

A défaut de l’arrosage dont le ciel se charge régulièrement, je suis lancé dans le taillage de la végétation qui pousse à grande allure et qu’il faut endiguer. Tronçonneuse, cisailles, sécateur que je ne quitte pas en général sauf quand je le perds malencontreusement, broyeur pour le compostage et feu pour finir de nettoyer. Une belle récolte de coings, cette année, me vaut la tâche supplémentaire de les utiliser. Je fais des compotes en y ajoutant des pommes ou des figues qui compensent, parait il le côté astringent des coings. J’ai inventé hier le coing braisé qui accompagne les pommes de terre que j’aime faire cuire en fin de journée en utilisant les restes de mon feu.

 

Nous avons fêté dimanche les anniversaires de William et Joanna qui s’était faite ravissante pour ses quinze ans.  Elle a du passer sur le billard du chirurgien pour réparer son genou.

Marie jo et son mari se sont invités ici pour l’occasion. Nous avons pu constater, si besoin en était, les transformations de nos petits enfants. De nos garçons principalement, William en pleine forme au début de son cycle étudiant à Vannes, Luke, harmonieux et raisonnable et surtout Tommy, qui en mangeant comme un ogre, n’en finit pas de grandir.

 


 

Octobre

 

Octobre 22

Les lettres de Jean Pierre 23

Une nouvelle chorale 23

Proposition d’intervention 23

Les panneaux photovoltaïques 23

Geneviève, ma sœur de 92 ans 23

Sur le point de partir à Frankfort. 24

Le départ des locataires 24

Joanna sur Facebook 24

Yoga 24

L’office du dimanche 24

COMMENT COMMUNIQUER SANS SE FAIRE MAL ? 25

NOS RÉACTIONS ALTÈRENT LA RELATION 25

Les 20 ans de la Cie du Passeur 26

Le site du Mouvement Poursuivre 26

Bulletin de santé 26

 

Les lettres de Jean Pierre

Il a fallu qu’une personne s’intéresse à ma production (ma chère cousine Cath) et me voici requinqué. J’ai eu beaucoup de plaisir à présenter quelques lettres et à en faire les commentaires. Je suis prêt à continuer si ma sœur Thérèse daigne s’y intéresser et coopérer en me communiquant quelques copies de ces missives avec, encore mieux, ses commentaires par-dessus le marché.

Une nouvelle chorale

Je cherchais un stimulant pour chanter un peu plus mais j’avais du mal à abandonner mes amies choristes avec lesquelles (surtout des femmes) je m’entendais bien. Or la séparation a été brutale dès que je leur ai dit que j’allais entrer dans un nouveau chœur Felici Voci qui répétait le même jour. J’aurais bien voulu suivre les deux groupes mais je devais choisir. Je souhaitais garder une place aux 4Dauphins afin de participer à des activités communes comme les rassemblements ACJ, non, pas question, j’étais rayé des listes. J’ai considéré ce rejet comme de l’ingratitude alors que, pendant de nombreuses années, j’avais rendu service notamment pour les photos. Je me dis qu’il faut savoir tirer un trait et, le jour de ma mort se rapprochant, je suis amené à penser qu’il se pourrait qu’on ne me regrette pas trop longtemps.

Sans perdre de temps je m’inscris pour un stage « Justesse chorale » où je vais découvrir une nouvelle ambiance.

Proposition d’intervention

Sollicité par le Mouvement Poursuivre pour intervenir aux Journées nationales 2015 je fais une proposition : « Il s'agira donc, comme vous le souhaitez, de quatre pratiques matinales de 20 à 30 min de circulation d'énergie dans l'esprit du yoga. Concentration, détente, respiration conduite, manoeuvres de circulation d'énergie en faisant intervenir les sensations à distance, l'effleurage et le toucher du visage par exemple. Le tout sans tenue spéciale, tout en restant assis chacun à sa place. J’ai imaginé ce titre « Je cherche ce que je suis dans ce que je sens » Le groupe de Marseille apprécie les séances que je donne, une vingtaine de minutes à chaque réunion, je suis reconnu compétent et j’en suis ravi.

De plus je propose, en alternative, l’intervention d’une professionnelle, en l’occurrence ma fille Sylvie, qui pourrait, à sa façon, et en se faisant payer, satisfaire aussi bien, sinon mieux, les participants.

Les panneaux photovoltaïques

Devant faire effectuer la maintenance des panneaux solaires pour l’eau chaude, j’ai fait venir un technicien qui m’a proposé une installation supplémentaire de panneaux photovoltaïques pour produire de l’électricité consommable afin de réduire ma facture EDF. Cette dernière est vraiment conséquente, sensiblement 2700 €/an. Bien sur, ce système ne couvrirait pas les besoins de la maison et notamment la nuit mais le relais se fera automatiquement sur le réseau. Ce n’est pas certain que j’y gagne beaucoup et en tous cas pas avant dix ans, le temps d’amortir l’installation. Cependant c’est dans l’air du temps de faire appel aux énergies renouvelables et d’aller vers l’autonomie car en cas de panne de courant dans la journée, nous aurons de l’électricité pour couvrir nos besoins principaux.

Geneviève, ma sœur de 92 ans

Geneviève, installée chez une de ses filles maintenant, a retrouvé une vitalité qui lui permet de communiquer au téléphone avec plus de facilité. Quand elle était seule chez elle, elle ne voyait ni n’entendait plus rien. Maintenant, même si elle ne bouge pas beaucoup elle semble très présente et c’est un plaisir de l’entendre. Elle écrivait bien aussi mais elle a du abandonner son ordinateur maintenant faute d’y voir. Elle se contente donc, avec un casque sur les oreilles d’écouter des livres enregistrés. Odile aussi d’ailleurs est une adepte du livre écouté, du haut de ses 89 ans elle cherche à garder quelques activités mais devra bientôt accepter sa dépendance, fatiguée du cœur et n’y voyant plus guère.

A regarder mes sœurs vieillir je ne peux que me voir décliner aussi. Que serai je dans quelques années ? Onze ans, 14 ans devant ou derrière ce n’est pas beaucoup et en même temps c’est énorme. Comment étais je en 2000 ou en 2003 ? Je faisais des pages web qui me servent d’archives maintenant. Et puis j’ai vécu six ans avec Françoise d’une vie de couple dont on ne peut plus parler maintenant. Comme un gros nuage qui a obscurci l’horizon dans ma vie.

Sur le point de partir à Frankfort.

Jean Philippe et Cordula sont venus le week end dernier nous annoncer leur prochain départ. Lui, a donc eu une proposition qu’il regarde comme un avancement dans une boite importante et compétitive à Frankfort.

Alors qu’il était sur le point de s’installer ici en ayant demandé à son chef de travailler à distance, ce qui lui avait été accordé, je me voyais déjà partager la maison avec le couple. Sans doute ce n’aurait pas été si évident, l’expérience des Delenne nous l’a montré et pour eux cette promotion est un succès. Cordula, de plus, n’est pas mécontente de retourner en Allemagne. Mais c’est un deuil à faire, un deuil d’un renouveau éventuel.

Le départ des locataires

Ce mois d’octobre sera celui de la fin de la cohabitation d’avec les successeurs des Delenne partis en août 2008.

Fortement encouragé par mes enfants propriétaires qui déploraient les incidents provoqués par le sans gêne et la passivité de Bertrand, une résiliation de bail pour la fin de l’année leur avait été communiquée. Jean Philippe, sur le point de quitter Paris, s’était mis sur les rangs pour réserver la l’habitation.

Il y a de quoi être inquiet de l’état dans lequel nous allons récupérer l’appartement.

En fait rien de grave mais je suis affecté, déçu que vous ne veniez pas ici et mécontent que ça tourne mal avec les anciens locataires alors que j'avais réussi jusqu'à présent un statut quo de vivre ensemble, dis je à Jean Phi alerté par les remous que crée la situation qui se complique. Les dernières pluies ont, en plus, inondé le séjour par défaut d’entretien des drainages extérieurs. Le parquet est tout gondolé. Il faut espérer qu’il va reprendre sa place en séchant.

Maintenant, orienté à l’Ouest, cet appartement a un problème de lumière surtout le matin qui vient du fait que les arbres ont beaucoup grandi.

 

Joanna sur Facebook :

Joanna a quinze ans. D’où a-t-elle tiré ce texte ? :

« Je pense que c'est le premier jour, la vie soudain longue, très longue et si brève, je pense que l'unique raison pour laquelle une vie vaut d'être vécue c'est l'amour, c'est une évidence soudain, la seule certitude possible, une vie sans amour ça n'est rien, ça n'a aucun sens, ça ressemble à la mort, au temps inutile et perdu, c'est la misère du corps et la misère de l'âme. » 10/10/14

Valentin Charreire Tes trop mignonne Jo!!!! Je t'aime tellement   

 

Yoga

Faute de participants, les séances en salle n'ont pas repris mais je tiens à faire ma pratique régulièrement en me trouvant du temps le matin au soleil. Souvent la méditation est escamotée par les pensées parasites qui ne tardent pas à arriver.

L’office du dimanche

Evangile des invités au repas des noces (Matt 22 2-13)

J'apprécie ces temps de rencontre du dimanche autour de l'eucharistie, même sans rien dire.

J'ai l'impression de partager une foi commune et de rejoindre une partie de l'humanité qui m'entoure dans une prière plus ou moins bavarde, chantante ou silencieuse.

Les homélies peuvent y aider. J'aimerais  qu'elles m'appellent à un effort de présence à Dieu et à mes frères. Hélas je somnole le plus souvent, n’entendant qu’à moitié les longs baratins, la plupart du temps, bien inutiles.

Pourrait on aménager un espace, laisser la place à ceux ou celles qui voudraient faire quelques brefs commentaires ou donner des intentions personnelles ? Je sais ! Moi le premier, suis je prêt à m'investir ? J’en fais part par mail au célébrant et ce texte est lu à l’office de ce dimanche : « Nous sommes les invités au festin des noces ; le banquet a commencé ! Arborons nos habits de fête ! Je suis invité mais moi qui me crois le centre du monde, ai-je mis mes habits de fête ? Est-ce que je sais reconnaître les richesses cachées des personnes qui m’entourent ? »

Mon problème est la communication avec Bérangère. Nous passons une phase difficile.

« La correspondance par mail ou Skype ou téléphonique est très irrégulière, elle  ne me satisfait pas en ce moment. Bérangère ne supporte pas mes analyses. Elle demande des échanges d'infos sans parler du ressenti. J'ai l'impression que, tout en s’intéressant à tout, ailleurs et surtout ici, elle se contente d'appréciations formalistes. Je dois être trop exigeant et devrais accepter qu'elle soit comme elle est. »

 

Comment communiquer ? On peut trouver sur Internet toutes sortes d’exposés intéressants.

 

COMMENT COMMUNIQUER SANS SE FAIRE MAL ?

 

La communication  se fait à partir d’un outil appelé « le dialogue relationnel imago » qui , grâce à sa forme très structurée , favorise un dialogue en profondeur grâce aux qualités qu’il permet de développer: l’écoute mutuelle, l’empathie, la bienveillance , la reconnaissance et la mise en valeur de l’autre; 

Cette approche empathique inconditionnelle crée un climat de sécurité qui nous  permet de  partager  nos désirs profonds, nos joies mais aussi toutes nos peurs et notre vulnérabilité, souvent liées à l’enfance, et qui viennent réveiller notre réactivité et nous empêchent de rester en lien.

 

NOS RÉACTIONS ALTÈRENT LA RELATION

 Quand l’autre ne répond pas exactement à nos besoins comme on le voudrait,   nous nous sentons incompris, mal aimés… donc en danger… Alors nous réagissons par des reproches, des plaintes, de la fermeture ou de la fuite …et tout cela crée une rupture de la relation.

 

COMPRENDRE SES RÉACTIONS POUR  POUVOIR LES PARTAGER À L’AUTRE

 L’outil imago permet de comprendre soi- même et de faire comprendre à l’autre  d’où vient notre réactivité et ce dont nous aurions besoin  pour nous sentir en sécurité. il permet de prendre sa part  de responsabilité  dans les difficultés qui nous opposent  sans vouloir changer l’autre .

 

DONNER À L’AUTRE CE DONT IL A BESOIN

Nous apprenons ainsi chacun  à recevoir de l’autre  ce dont nous avons besoin et à donner à l’autre ce dont il a besoin…et ce n’est pas toujours facile  car la demande de l’autre  vient toucher  un aspect  qui était  peu  développé chez nous , on pourrait presque dire   « congelé »  .

Mais l’effort que nous faisons pour l’autre, par amour pour lui, nous permet de développer ces parties de nous même que nous avions un peu mis dans l’ombre  et de retrouver chacun toute notre vitalité et toutes nos potentialités : c’est un outil magique qui nous permet de grandir en couple.


Ainsi la confrontation à la  différence de l’autre ne sera pas, comme le dit Christiane Singer  « le signe qu’il faut clore l’aventure, mais,  au contraire qu’il devient passionnant de la poursuivre » 

 

Pour en connaître plus :

Une émission à écouter avec Carlo Trippi

Un site Internet à consulter : L’Imago en France

Un livre à lire : Grandir et guérir grâce au couple

Un autre site La maison  du couple

 

Les 20 ans de la Cie du Passeur

http://www.compagniedupasseur.com/event/les-20-ans-de-la-cie-du-passeur/

 

Le site du Mouvement Poursuivre

Sollicité par le responsable du site Poursuivre pour donner un petit coup de peinture aux pages du Mouvement je me mets à l’ouvrage, étonné et flatté de voir mes capacités reconnues dans le domaine numérique. Je télécharge la page d’accueil et l’outil wordpress qui a été choisi par l’équipe d’animation pour remplacer le « poursuivre-asso.org ». Un petit dossier pour la tâche, je repère quelques images et je fais une petite cuisine avec Nescape, mon logiciel préféré, que j’utilise depuis 1998 pour faire mon site perso, le seul navigateur qui, pour moi, permet l’élaboration et la transformation des pages html. Je n’y croyais pas mais ça marche, je propose un nouveau look à la page d’accueil.

Maintenant, le ventre serré, j’attends les réactions,  elles sont vite arrivées. Etonnement, peur du piratage. En fait je ne peux pas grand-chose vues mes compétences limitées et le manque de proximité des techniciens.

 

Bulletin de santé

Je  n'ai eu aucun ennui sérieux, sans prise d'aucun médicament depuis plus d'un an et demi que j’ai consulté un médecin.

Je suis satisfait, je me sens en forme mais un peu seul même si je suis entouré. Je m'occupe principalement du jardin et de la maison. Pourtant l'hiver arrive, je supporte mal le froid et le vent comme aujourd'hui et je me sens toujours fragile des intestins. J'aime tout mais j'ai du mal, je crois, à digérer crudités et légumes, laitages, pain blanc et alcool. Encore que ...

Je resterai plus discret une autre fois car à peine ce bulletin de santé euphorique couché sur le papier je dois m’écraser au fond du lit cloué par la fièvre. En fait ce sont les branchages en particulier les pyracanthes qui ont pris leur revanche et j’ai un doigt tout infecté.

Le lendemain le doigt gonfle, devient rouge, je cherche l’épine au bout du doigt, je ne sais pas quoi faire. Le vent s’est calmé dehors mais il fait froid. J’ai l’impression d’avoir la grippe. Le soir je suis sur le point de partir à l’hôpital, aux urgences, et puis j’alerte Laurence qui, après avoir pris un rendez vous à la clinique, m’envoie, le lendemain, sa fille en vacances. Très fier d’être pris en charge par ma petite fille je la suis docilement. J’espérais un petit coup de bistouri, comme dans le temps avec mon frère Philippe. Non je suis pris en charge par le système, bloc opératoire, anesthésie, le grand jeu. J’en ressors groggy avec une flopée de médicaments à prendre avec un poids lourd, complètement insensible et inerte qui pend au bout de mon bras droit. Hélas j’oublie le vaccin anti tétanique dans le frigo.

Enfin la forme est revenue. Je vais pouvoir continuer mes exploits dans le jardin aidé de mon petit fils Luke qui déborde d’énergie.

Pour autant les soins, le cinéma n’est pas terminé. Je dois retourner à la visite de contrôle et la routine d’exploitation de la Sécurité sociale continue. Je croule sous les paquets de produits divers qui remplacent ceux, stockés dans l’armoire à pharmacie et qui se périment vite. Mais l’attraction  perd de son charme, les bonnes volontés secouristes qui s’étaient manifestées me laissent faire mon pansement tout seul. Je me trouve bien maladroit à tenter de couper avec la main gauche et des vieux ciseaux une bande stérile récalcitrante qui se déroule par terre en ramassant la poussière. Du cinéma vous dis je « et ça les amuse » …

 


Novembre

Novembre 27

La mort 27

L’atelier S. comme silence. 27

Le rire 27

Les vendeurs du temple 28

Odile à Sibourg 28

Accident de Chloé 28

Se perdre à Marseille 29

La fin de location Bertrand et Albane 29

Les 20 ans de la compagnie du Passeur 29

 

La mort

« Aujourd’hui, c'est à nous, c’est à vous de penser à la mort. De relativiser ce qui n'est pas important. Comme nous le faisons tous les jours en nous endormant, nous allons abandonner définitivement notre peau, notre petite conscience pour entrer dans la Conscience universelle comme la goutte d'eau se fond dans l'océan. »

C’est le message que je voudrais laisser à mon entourage, à mes survivants. Nous aurons bien le temps de penser à la mort quand nous y serons !

Généralement quand je parle de mourir, on me prend pour un malade, encore que les malades sont trop occupés à survivre pour penser à mourir. L’important c’est de vivre ! N’avons-nous pas une âme immortelle qui se chargera bien de régler ce genre de problème ?

Ce sont mes enfants, ceux qui sont partis, ma mère, mes frères et sœur, mes amis, ceux qui m’ont fait vivre, ceux que j’ai fait vivre aussi, tous m’apprennent à abandonner, à lâcher, à mourir.

D’accord, je n’y comprends rien, je ne maîtrise rien, c’est le silence, le silence de Dieu amour, qui m’accompagne.

L’atelier S. comme silence.

Pour ma part j'ai bien apprécié cette réunion qui m'a permis d'affermir ma foi dans le fait que les certitudes sont vaines, que toutes les religions, opinions ou pratiques pour rechercher Dieu ont du sens et leur valeur. L'Homme n'a pas besoin de Dieu pour exister. Le silence de Dieu est la réponse à nos doutes.

Le rire

Le Canard enchaîné a publié un numéro spécial consacré aux « nouveaux rois du rire ».

Chacun s’ingénie à faire rire. Beaucoup y réussissent et font fortune avec plus ou moins de talent. Mais le Canard ne parle que des blagues, calembours ou dessins. Les humoristes sont nombreux et il semblerait que personne n’ait été oublié. Pourtant, le personnage qui m’a toujours fait le plus rire c’est bien Charlot qui n’est cité, dans ce recueil, qu’en illustrant les rigolos de la politique dans des dessins de Delambre. Certes, Charlie Chaplin n’est pas nouveau et, s’il faut reconnaître du génie à Coluche ou le mime Marceau, il restera, pour moi, le maître incontesté du rire.

 

Les vendeurs du temple

Que peut nous dire aujourd’hui l’Évangile par cet épisode des vendeurs du temple ?

Je reste timide, critique, par rapport à ceux qui assument des responsabilités dans la vie civile ou ecclésiale.

Le plus souvent je cherche mon intérêt personnel avant le bien commun. Je voudrais le bien être matériel avant de penser à la destinée du monde et la mienne qui est de retrouver Dieu.


"Ce qui est sacré ce n'est pas les objets religieux si beaux soient ils mais c'est chaque humain habité par l'Esprit". (voir TC du 6 nov)

 

Les ateliers spiritualité du Mouvement Poursuivre me permettent d'affermir ma foi certes mais affermir ma foi dans le fait que les certitudes sont vaines, que toutes les religions, opinions ou pratiques pour rechercher Dieu ont du sens et leur valeur. C’est vrai que L'HOMME n'a pas besoin de Dieu pour exister et qu’aujourd’hui, le silence de Dieu est la réponse à nos doutes.

Odile à Sibourg

Depuis le début de la première semaine de novembre, Odile est pensionnaire de la maison médicalisée de Sibourg, à deux pas d’ici, j’y ai travaillé dans les années 2000. A l’époque, j’ai relaté mes déboires avec mes collègues kinés qui sous traitaient leur charge en prenant des bénéfices que je trouvais abusifs (40% des honoraires que nous payaient le centre et donc la Sécurité Sociale), du capitalisme malhonnête.

Depuis la construction des Feuillades, le centre de rééducation voisin, très en vue dans la région, Celony est devenu un haut lieu  de la réadaptation. Sibourg fait partie du complexe.

Encore à Yvetot, j’avais pris des parts en 1974 dans cette affaire qui se lançait,  pour m’assurer un travail professionnel sans avoir besoin de reprendre une clientèle libérale. En fait j’ai choisi de prendre une place au centre Mirabeau où était déjà installé mon frère Philippe. Ce qui n’a pas été la meilleure solution … car la coopération professionnelle s’est faite plutôt sur le mode compétition avec mon jeune collègue Jean Rémi L., en place depuis deux ans, qui craignait que je lui prenne sa clientèle.

Bref, les fils d’Odile, par l’intermédiaire de Florence et pour la rapprocher de nous, ont choisi de la placer  au soleil, peu généreux ce mois ci, de notre province. Je ne m’attendais pas à ce rapprochement fraternel alors qu’entre Odile et moi, malgré toute l’affection que nous nous portons habituellement, il n’y a jamais eu de grande intimité. Notre patiente est vieillissante mais d’un caractère très heureux malgré les douleurs qui ne la quittent pas.

Sa fille Florence, habite à Peyrolles et est installée comme infirmière à Meyrargues. Elle s’apprêt à l’accueillir à sa sortie de cure pour lui faire passer l’hiver entourée.

Ce samedi, Odile, qui est aussi une adepte du bridge, m’a invité à venir faire un scrabble. Je lui ai fourni ce jeu et elle trouve tous les jours une partenaire pour jouer avec elle. Elle n’y voit pas grand-chose mais a une pratique bien supérieure à la mienne. Je n’étais pas persuadé avoir ce produit chez moi et  j’avoue que je n’ai jamais été très attiré par ces jeux de société, je préfère lire ou taper son l’ordinateur.

Accident de Chloé

« Tu dois être aussi au courant de l'accident de Chloé qui d'une certaine façon a eu plus de chance qu'Olivier... »

En effet elle a eu plus de chance … mais j’enrage car ce petit drame était prévisible. J’avais prévenu l’intéressée qu’elle conduisait dangereusement. Sa fougue, son tempérament impulsif, la rendait imprudente en utilisant le frein et l’accélérateur sans mesure, à ne pas respecter les distances de sécurité. Du genre il faut que ça passe ou ça casse et ça a cassé … elle ne se rendait pas compte qu’une vieille voiture, une route mouillée, un tournant et c’est bon … Elle a eu peur la chérie mais ça lui coûte cher car la voiture est allée directement à la casse

Se perdre à Marseille

Ce midi, j'étais à Marseille à chercher ma route et à me perdre pendant plus d'une heure. J’allais déjeuner avec une Monique de Poursuivre pour aller au cinéma rejoindre le groupe. Nous devions voir Woody Allen mais je suis arrivé si tard que nous avons seulement déjeuné tranquillement chez elle.

Je n’ai jamais été très fort pour trouver le bon chemin mais de là à faire trois fois le boulevard Michelet dans tous les sens et me perdre dans les tunnels pour traverser la route c’en est devenu inquiétant quant à mes facultés intellectuelles déclinantes.

Pour couronner le tout, plusieurs jours après, je reçois une contravention pour excès de vitesse (58 km/h) dans le tunnel de la Joliette, tunnel que, sous le stress, j’avais pris par erreur ne pouvant pas traverser le boulevard pour tourner à gauche.

La fin de location Bertrand et Albane

Un épisode de la vie à l’Escoubaïre qui se termine difficilement. La cohabitation n’était pas vraiment heureuse.

Généreusement JPhi a voulu faire un geste pour libérer la maison de ces hôtes peu appréciés : « Tu résilies le bail venant à expiration en fin d’année en arguant que ton fils veut s’y installer » Cet argument n’était pas entièrement faux à cette époque car il prévoyait avec Cordula de venir vivre en Provence en continuant de travailler à distance dans son entreprise.

Mais voilà, au mois d’octobre, une nouvelle affectation bien plus avantageuse lui est proposée à Frankfort. Après avoir hésité ils font le choix de retourner en Allemagne fin janvier 2015.

Albane, un peu hystérique, coutumière de grands éclats de voix,  prend la mouche et déverse un torrent d’imprécations en disant qu’on les avait trompés et qu’ils allaient porter plainte si les Parisiens ne s’installaient pas réellement dans les lieux en début d’année.

Moyennant quoi ils partent mais tranquillement en demandant de ne plus payer de loyer dès octobre et commencent mais commencent seulement à déménager un appartement qu’ils laissent dans un état lamentable.

Fin novembre, ils ne se bousculent pas de dégager faisant fi de tous mes rappels à l’ordre. Il  reste encore du mobilier et des saletés mais je nettoie tout, pressé de remettre les lieux en état pour recevoir les invités des enfants pour le 29. Seul restera, comme une épave au milieu du parking, le bateau de Bertrand qui m’aura déjà indisposé pendant cinq ans.

Les 20 ans de la compagnie du Passeur

Voilà ! Tout est fini ce dimanche soir. Les derniers jeunes niçois, amies et amis de Yaël, des jeunes charmants, dynamiques et créatifs, sont repartis après avoir fait la fête toute la nuit. Ils ont pris la suite de la soirée d’un autre genre, musique et cirque, de David et Laurence, dans la salle de groupe.

Ce fut un événement impressionnant. A L’Entrepot de Venelles, les festivités ont commencé à 18h par la création de la Fac de Nice pour la fin d’année d’étude, comédiennes danseuses et musiciennes. Elles étaient 7 sur le plateau avec un scénario de l’une d’entre elles sur un thème féministe : « Le chant de coquelicot ». J’avais vu la présentation à Nice mais là, ce soir, j’ai été ému aux larmes de voir ma petite fille, actrice et danseuse, accompagnée d’une troupe de qualité, se produire devant nos amis.

La suite du programme ne déméritait pas. D’abord les clowns Passeurs, stagiaires connus,  appréciés que Sylvie dirige et anime depuis quelques années.

Puis après une pause, buffet généreusement approvisionné, c’est le clou de la soirée, « Le Dactyle doré », création théâtrale de Sylvie accompagnée de Dominique son ami musicien. Là aussi beaucoup d’émotion sur les textes de Pierre Magnan qui nous décrivent poétiquement la région de Forcalquier, textes dits par cœur, joués et mis en scène par Sylvie pendant près d’une heure.

Enfin « Ce pas là » est bien arrivé, Thierry avec la danseuse Martha


Décembre

Décembre 30

Chorale 30

Appartement du bas 30

Odile à Sibourg, fin de séjour 30

Soucis de santé 30

Létrangère 31

 

Chorale

Une soirée d’anciens de la chorale des QuatreDauphins, l’idée m’a séduit. Hélas je ne dois pas avoir assez de conviction et mon initiative n’a rien donné ou presque, quatre réponses seulement. Nos amis, comme n’importe qui à l’heure actuelle, sont sollicités de tous côtés.

J'ai un peu la nostalgie des ACJ, des activités en rassemblements et des bons moments passés avec les camarades sympathiques dont je garde un fidèle souvenir.

 

Pour la nouvelle chorale Felici Voci j'attends de voir. L'ambiance est sympathique mais le niveau ne me semble pas à la hauteur des choix du programme de travail : il s'agit de la messe 3 voix de William Byrd. Nous verrons !

 

Appartement du bas

Après le départ difficile de nos locataires, il ne reste plus que le bateau …, je me plais à réinvestir l’appartement que les Delenne ont habité jusqu’en 2008. Il est aussi apprécié par la famille, Yaël avec ses copines artistes et leurs copains y ont séjourné le week end du 29 novembre, Sylvie l’a reconverti en salle de travail à plusieurs reprises et nous attendons Camilla avec ses amis pour y séjourner lors du réveillon du 31. Matthieu envisagerait bien de le garder à disposition comme lieu d’accueil, ce qui éviterait les désagréments éventuel de locataires indélicats.

Je suis ravi d’avoir dépanné et accueilli Jérôme Imbert et Katleen « provisoirement » et dernièrement pour une durée illimitée, dans la salle du bas, l’ancien cabinet de AFrançoise. Ils ont repris les lieux anciennement accrédités à José qui semble avoir fait une croix définitive sur la Provence. En échange de quoi Jérôme, habile bricoleur, remet en état l’appartement que Bertrand et Albane, avaient laissé en bien mauvais état.

Je projette d’y installer Amélie B. très tentée de réinvestir les lieux qu’elle a occupés avec sa famille dans les années 80. Elle avait alors l’âge que son fils a à l’heure actuelle.

Odile à Sibourg, fin de séjour

Jusqu’au 16 dans son domaine provençal Odile, d’un caractère heureux, semble très bien adaptée, elle commence à marcher seule et sans canne. Elle est venue déjeuner ce dimanche et nous avons fait une belle promenade du coté de Beaurecueil reconnaître la région et en souvenir de notre frère Philippe qui a eu en 1973 l’initiative de venir s’installer dans la région.

Nous sommes allés nous recueillir un moment sur les lieux que  Philippe a choisi pour se faire enterrer. Si le petit cimetière est toujours bien tranquille, l’environnement a du changer un peu car j’avais du mal à retrouver l’emplacement de sa tombe comme ça été le cas aussi pour celle, encore plus ancienne, de Céline à Veauville les baons.

Soucis de santé

Après plus d’un mois et demi, mon doigt, * le médius, n’est toujours pas guéri. Le spécialiste Salvini, recommandé par Guy Rougier, en 2011, pour un AOE sur le nez, m’a vu deux fois et trouve que l’évolution est bonne. Pourquoi s’inquiéter ?

C’est plutôt le moral qui fléchit parfois. Il me semble que je n’intéresse plus mon entourage sinon par ce que j’ai plutôt que par ce que je suis.

 

Létrangère

Ma correspondante préférée est problématique, Létrangère, c’est ainsi que je la nomme aujourd’hui. Toujours présente, certes mais à éclipses selon ses humeurs, peu disposée à faire un pas vers mes demandes. J’ai l’impression qu’elle attend beaucoup, des nouvelles de son fils et de sa petite fille en particulier. Létrangère est très intéressée par tous les sujets traités à la télévision, elle y passe beaucoup de temps et elle ne me communique guère ses commentaires (ce qui est faux dit elle).

Elle a des bons côtés, bien sur. Toute en retenue, elle est d’une fidélité absolue dans ses attachements qu’elle sait limiter, alors que moi, je suis plutôt pluriel … Elle sait supporter les aléas de la vie dans la discrétion et patience, tout en restant déterminée.

 

Létrangère est très soucieuse de son image et ne supporte pas qu’il soit dit quelque chose d’elle qui ne corresponde pas à ce qu’elle pense. Elle est souvent négative et ne sait pas trop exprimer sa satisfaction, à croire qu’elle n’en a pas beaucoup ou qu’elle connaît mal ce qui pourrait lui plaire. Certaines personnes sont ainsi faites à des degrés divers et j’en distingue quelques unes dans mon entourage. J’imagine qu’elles tiennent à moi pour des raisons matérielles ou par habitude. Et c’est moi qui les relance le plus souvent.

Létrangère, voilà des années que je la fréquente, elle a été une écharde qui fait partie de mes incohérences dans ma vie relationnelle. Une sorte de fatalité, d’attachement sans raisons, de non réponse aux questions, un silence de foi. En fait c’est peut être l’amour tout simplement ?

 


 

Table des matières

Janvier 1

Mémoire et feu 1

Rêver et correspondre 2

Trop bon 2

La vie de couple 2

Les locataires 2

Pour dépanner … 3

Lisette souvenir 4

Atelier du 17 « Sauver nos vies » 4

Février 5

Le temps 5

Pour les obsèques de Claude Lamy. 5

Rentré à la maison, 6

Atelier Ecrire 6

La chorale 6

Les personnalités « limites » 6

Les amis 7

Bientôt l’anniversaire 7

Avril 8

A Cussac 8

Les surprises du covoiturage 8

Le moral en berne 9

Spiritualité et interreligions 9

Christianisme religion de l’Evangile 9

Gaspé et l’escalier 10

Déboires ordinateur 10

Le 6ième jour 10

Les invitées du 25 avril 10

Mai 11

La partie de signaux du 1 mai 11

La réunion des amis 11

Vieux grognon 12

Les rainettes et l’escargot, l’araignée. 12

Les activités de « Sherry » 12

Art en kinésithérapie 13

Vers Bourneville : Maritza 13

Grand père 13

Vieillesse et Chorale 13

Locataires 14

Juin 14

La agréments du jardin 14

Séjour de Bérangère 14

Les fêtes pour Bernadette le 9 et Laurence le 15 15

Antigone 15

60 ans de permis de conduire 15

Grand père Georges 15

Juillet 16

Retour de Paris 16

L’attente « comme en 14 » 16

Mémoire 16

La Normandie 16

Mes locataires du bas et du haut 17

Échanges ponctuels avec Françoise 17

Je cherche une chorale pour la rentrée. 18

Commémoration et veuvage (ThM) 18

Nicole « la maline » 18

Août 18

Potins du mois 18

Tailleur de haies 20

Exploits de jeunesse 20

Septembre 21

Décès du cousin Georges 21

Fête de famille 21

Activités 22

Octobre 22

Les lettres de Jean Pierre 23

Une nouvelle chorale 23

Proposition d’intervention 23

Les panneaux photovoltaïques 23

Geneviève, ma sœur de 92 ans 23

Sur le point de partir à Frankfort. 24

Le départ des locataires 24

Joanna sur Facebook 24

Yoga 24

L’office du dimanche 24

COMMENT COMMUNIQUER SANS SE FAIRE MAL ? 25

Les 20 ans de la Cie du Passeur 26

Le site du Mouvement Poursuivre 26

Bulletin de santé 26

Novembre 27

La mort 27

L’atelier S. comme silence. 27

Le rire 27

Les vendeurs du temple 28

Odile à Sibourg 28

Accident de Chloé 28

Se perdre à Marseille 29

La fin de location Bertrand et Albane 29

Les 20 ans de la compagnie du Passeur 29

Décembre 30

Chorale 30

Appartement du bas 30

Odile à Sibourg, fin de séjour 30

Soucis de santé 30

Létrangère 31