Journal 2009

courrier 2009

journal par rubriques

 


Janvier 3

Dans le Cantal 3

Froid et neige 3

Vu à la télé dimanche soir : un crime au Paradis avec Jacques Villeret 3

Voici la suite des aventures de Craquotte 3

La réunion atelier S Poursuivre 4

Le dossier Départ 4

Se détacher ou subir le détachement ? (Poursuivre réunion du 24) 4

papaMarc humour 4

février 5

« Je serai partie quand tu reviendras ! » 6

La semaine sans Françoise 6

Les pages photos et le taxiphote 7

La gastro de l’hiver 7

Spiritualité 7

explications du 23 au matin 7

Mars 8

Le jardin 8

Quelle sombre journée ce 2 mars qui commence ! 9

Flavie la fermière 9

Souvenirs du Moncel 9

Voyage en Inde avec Jac 10

La fête de Chloé 10

TOMIDEL 11

My gggeneration 12

Je suis un homme qui ... 12

JC Guillebaud 13

Retour d’Auvergne 14

Libération du père Christophe 14

avril 16

abeilles 16

Le mois des Bélier 16

Echanges et difficultés 16

Luke à l’Escoub 17

Temps de crise * 17

Avec JPhi 18

Mai 19

Se déplacer 19

Après le 15 mai 19

Décès de Thérèse Maret 20

En Inde 20

Juin 20

Perturbations de début juin 20

Les ciseaux 22

Juillet 23

Françoise est partie 23

A l’Escoub 24

Août 24

Aventures informatiques 24

Pour la famille de Françoise 25

L’accueil 25

La location d’été de la salle de groupe 26

Aujourd’hui 21, j’en ai marre et je proteste. 27

Faits divers 28

Orages sur tous les fronts 28

Septembre 28

To India 28

Jeudi ! Le moment du départ approche. 29

Dernier jour avant le départ 29

Le retour 29

Octobre 30

Après l’Inde, le point avec Françoise 30

Suite Françoise 31

Est-ce que la relation que nous avons, Françoise et moi, me convient toujours ? 31

Expérience chrétienne et mystique hindoue 32

Santé 32

Les Delenne à l’Escoub 33

Atelier Ecolo 33

Luke en vacances 33

Journal Novembre 34

Couples 34

Parmi les faits marquants, 35

Décembre journal 35

Leur histoire 35

Enfantillages 36

Georges : la nuit tombe ! 36

Flavie en 2009 37

Heureux ! 37

La dent 37

A la Cave 37

Jeunes et vieux 37

Pour ce qui est de nous, 38

La fête du 26 à l’Escoub 38


 

 

En complément : « Nous deux de janvier 2009 »


Janvier

Dans le Cantal

Me voici de retour du Cantal et content de ma visite. Quelques jours, un week end, avec mes chéris m’ont fait le plus grand bien. Je me suis retrouvé dans un contact simple, s’approchant de celui que j’avais quand ils habitaient ici.

J'imagine qu'il n'y a pas d'autre moyen de se voir que d'aller sur place encore que les échanges entre adultes sont limités du fait de la vitalité des enfants. On peut toujours aller voir Matthieu travailler, il n'est pas prêt d'avoir fini... Anne Françoise va bien, elle parait contente de son travail et de son organisation.

Mais que c'est loin ! Je constate que de leur côté la coupure est faite, ils se sont adaptés à leur nouvelle vie et aller à Aix se situe au niveau de leurs souvenirs et pas de leurs projets.

 

Froid et neige

Seul depuis trois jours, je vis avec la neige depuis deux jours. J’ai pelleté, fait des chemins mais personne, pas d’enfants pour s’émerveiller de ce spectacle exceptionnel.

La vie du département a été bouleversée, la population semblait vivre l’aventure du siècle. Critiques à l’égard des pouvoirs publics ont fusé de tous côtés et peu de monde pour penser à balayer devant sa porte.

Sur les routes c’est la grande aventure, des voitures, des camions abandonnés sur les bas côtés. Les trains avaient du mal à circuler et Sylvie et Thierry malgré tout se sont lancés dès jeudi pour rejoindre Toulouse.

Tout le monde se calfeutre en prenant des vacances supplémentaires. J’ai interpellé mon locataire Bertrand pour tenter de faire des économies d’électricité car je supporte difficilement le gâchis et j’ai demandé de ne pas garder les convecteurs allumés quand ils ne sont pas dans la maison.

 

Vu à la télé dimanche soir : un crime au Paradis avec Jacques Villeret

Je connaissais ce film et l’ai revu avec grand plaisir en appréciant le jeu des acteurs. C’est curieux d’avoir oublié complètement certains passages alors que d’autres restaient gravés dans ma mémoire.

 

Voici la suite des aventures de Craquotte

 J’écris à un voisin :

"Merci de m'avoir rapporté ma chaussure de jardinage qui m'est non seulement utile mais à laquelle je donne une valeur affective.

Je soupçonnais votre jeune chien, gracieux par ailleurs, de faire des bêtises lors de ses ébats dans le jardin.

Maintenant je déplore, depuis quelques semaines déjà, la disparition de notre amie Craquotte la lapine qui familière, s'ébattait à notre côté depuis plusieurs mois. (voir clic)

Votre chien pourrait  être la cause de sa disparition.

Amicalement et en bon voisinage je vous demande d'exercer une surveillance encore plus stricte sur votre animal."

 

La réunion atelier S Poursuivre

Avec de l’appréhension, je me préparais à cette réunion durant laquelle nous devions terminer l’étude du livre de Jean Bottero « Naissance de Dieu ». Je n’aimais pas le bavardage qui s’était installé. J’admire le savoir de cet écrivain et il le présente bien. Je réalise mieux comment l’idée de Dieu  est entrée dans la conscience du peuple juif.

Il me semble que le Yahvisme est plus une organisation sociale par des lois. Le concept énergétique me semble une évolution Il peut inclure le principe de la Rédemption par l’énergie de l’Amour.

Je ne sais pas si j’ai pu faire comprendre cette idée mais je suis content d’avoir mieux participé que lors des réunions précédentes.

 

Le dossier Départ

voir

Se détacher ou subir le détachement ? (Poursuivre réunion du 24)

Pour moi, il y a d’une part la sécurité matérielle, d’autre part l’insécurité affective. Fondamentalement, j’ai du mal à croire que l’on puisse m’aimer et je pense que je suis un mauvais « aimant ».

Il me parait facile d’être détaché quand je suis à l’abri de l’insécurité matérielle. Je ne dois rien à personne et en même temps je dois tout à tout le monde. Je ne sais pas donner sauf si on me demande quelque chose ; alors « j’abandonne » facilement.

Je voudrais partager tout ce que j’ai et je me sens, malgré tous mes efforts, attaché à mes habitudes.

Je crois être fragile émotionnellement. Je voudrais savoir prendre suffisamment de distances pour ne pas être affecté ; par exemple il suffit que je sois critiqué et me voici blessé.

Je n’aime pas rester attaché aux normes habituelles ; j’admire ceux qui osent l’originalité tout en respectant celle des autres.

 

Je ne sais pas où se trouve la liberté sinon celle de la pensée. J’ai arrêté de vouloir connaître, apprendre mais je reste curieux et attentif aux idées des autres.

 

Après avoir participé à la réunion, écouté les différentes interventions je retiens l’idée du sac à dos qui, plus il est léger plus il permet de randonner dans de bonnes conditions,

Je suis intervenu sur la base des lignes ci-dessus.

J’ai fini par une pirouette (pour les autres mais vraie pour moi) en disant que je cherche à me détacher du matériel pour aller à l’essentiel avec l’outil ordinateur.

 

papaMarc humour

Dépression masculine (communiqué par Gérard)

 

Une femme accompagne son mari chez le médecin.

 

Après un examen minutieux du mari, le docteur prend l'épouse à part pour lui dire les résultats : Votre mari a une dépression très grave due au stress professionnel et familial. Si vous ne faites pas tout le nécessaire voulu, il va sans doute mourir. Voici donc mes recommandations :

 

- Tous les matins, il faut lui préparer un petit déjeuner copieux et sain. - Laissez-le se lever tard s'il le désire.

 

- La journée, soyez aimable avec lui, sans lui apporter de contrariétés et faites en sorte qu'il soit toujours de bonne humeur.

 

- Faites-lui des bons petits repas chauds et, lorsqu'il rentre tard le soir, faites-lui un dîner spécial.

 

- Surtout ne l'embêtez pas avec du travail domestique et ne discutez pas vainement avec lui car ceci pourrait aggraver son stress.

 

- Il faut le détendre : mettez donc des dessous sexy tous les soirs et faites-lui des massages relaxants aux huiles parfumées.
- Encouragez-le à regarder du sport à la télé et surtout, le plus important : faites-lui l'amour plusieurs fois dans la semaine, n'importe où, n'importe comment en acceptant tout ce qu'il pourra vous demander.

 

Si vous pouvez faire tout cela pendant au moins 10 à 12 mois, je vous assure que votre mari récupérera la santé totalement.

 

 

Lorsqu'ils sortent de chez le médecin, le mari demande à son épouse :

 

- Alors, qu'est-ce qu'il a dit le médecin ?


- Que tu vas mourir.

 

 

Prochain départ : clic

 

 

Journal février

février

 

« Je serai partie quand tu reviendras ! » 1

La semaine sans Françoise 1

Les pages photos et le taxiphote 2

La gastro de l’hiver 2

Spiritualité 2

 

« Je serai partie quand tu reviendras ! »

Oui nous en sommes là. Je me demande si je ne mérite pas ce désintérêt.

J’espérais un attachement inconditionnel  et j’obtiens un désintérêt, une distance, un détachement progressif. Françoise ne proteste plus (ou presque plus) quand je ne suis plus dans sa loi ; elle regarde ailleurs vers les gens qui l’écoutent qui admirent son dynamisme et son organisation.

Je croyais être celui qui la guide, le repère qui lui permet de se poser, de se tourner vers son intérieur comme elle le fait si bien pendant les séances de yoga. Je ne suis qu’un poids avec lequel elle compte encore car, comme je l’imagine, pratiquement, elle n’a pas d’autre choix pour le moment. J’ai l’impression qu’elle vit une fidélité volontaire, telle un Taureau jusqu’à ce qu’elle abandonne pour se tourner, entièrement, vers une autre vie.

Je crois lire dans le regard des personnes que je côtoie ou que je rencontre un reproche latent : « comment peux tu imaginer pouvoir vivre longtemps avec une compagne bien plus jeune que toi ?»

Françoise fréquente peu les gens de son âge. Comme si elle avait besoin d’une différence d’âge, elle est souvent et de loin, la moins âgée ; elle compense en jouant la mère (ou la grand-mère) avec les plus jeunes mais aussi avec les plus vieux comme moi.

 

Je suis tout content d’être encore en bonne santé même si je m’imagine menacé d’une maladie cachée qui se déclarera tout d’un coup.

 

Mon texte aura eu le mérite de ne pas laisser indifférente l’intéressée… qui a tellement peur que je le montre…

 

La semaine sans Françoise

Je me retrouve dans cette grande maison habitée différemment de ce que j’y ai vécu jusqu’à l’année dernière.

Je n’ai pas de contacts avec mes locataires surtout ceux du bas. Des étrangers ? non, Françoise en a fait ses protégés en quelque sorte. Ils ne sont pas gênants certes même s’ils n’ont pas trop l’esprit communautaire. J’ai tout de même des problèmes avec leur consommation d’électricité qu’ils ne contrôlent pas. Ils ne font guère attention à leur consommation en laissant les convecteurs allumés ou même les lampes ; ils profitent du « tout compris » sans mesure. J’en suis gêné sur les plans écologiques et économiques.

 

J’ai eu mes petits enfants, nous avons fait une grande partie de signaux dans le jardin comme par le passé malgré le Mistral qui soufflait fort.

Joanna et Tommy ont voulu aller voir leurs copains à la sortie de l’école mais ils ont été un peu déçus, je pense, car ils n’en ont pas trouvés. Seul le chat, bon enfant, s’est laissé approcher.

Ils avaient apporté leurs jeux de société. Sylvie, présente ce jour là, a tenté de faire de l’animation au déjeuner. Sans les deux ordinateurs sur lesquels ils ont pu taper sans se lasser, j’ai l’impression qu’ils auraient été perdus.

Voir PapaMarc :

Les pages photos et le taxiphote

Pour les pages photos, je trouve, cette année, un style un peu différent. Le logiciel Picasa permet de réaliser facilement et vite des pelle mêles que je fais suivre d’un défilé de photos moyennes qui ne s’agrandissent pas. J’attends en vain les réactions de mes correspondants pour modifier dans un sens ou dans l’autre la présentation.

 

Le vérascope ou taxiphote est en réparation.

Pour faire ce travail, nous avons trouvé un spécialiste, l’horloger qui nous a déjà remis en état l’horloge normande. Olivier Tausky, d’Yvetot, nous a donc proposé il y a quelques mois déjà d’en entreprendre le rafraîchissement. L’appareil était dans un triste état. Il faut dire que, tellement apprécié des plus petits au plus grands, il a subi les assauts de tous les enfants. Depuis 1920, les différentes générations ont regardé, parfois à plusieurs, en s’accrochant aux commandes, les images auxquelles l’appareil donnait un relief particulier.

En 2006, il avait eu les honneurs du blog PapaMarc à propos des photos de la guerre de 1914 conservées en parfait état sur des plaques de verres

 

La gastro de l’hiver

Je m’en sortais bien jusqu’à présent après avoir suivi avec conscience le traitement préventif et habituel que mon ami Guy Rougier, médecin homéopathe, me prescrit chaque hiver. Et puis voilà la gastro m’est tombée dessus sans prévenir.

Du goût pour rien ; peu d’énergie même pour jardiner. L’ordi ça va encore…

Après avoir parcouru l’essai que Josette a présenté, « Murmures d’Eros » j’imaginais faire un texte sur le sujet. Dans le livre, j’ai trouvé beaucoup de vocabulaire mais très peu de mouvement. Peu de situations seul le chapitre « attente » m’accroché.

 

Spiritualité

La réunion, sans prétentions, de notre petit groupe à Marseille a été une nouvelle fois sympathique et enrichissante.

Je pense que nous avons fait la différence entre spiritualité et pratiques religieuses ou autres. Même si notre besoin de transcendance peut bénéficier de supports variés et est facilité par l’énergie d’un groupe, il reste qu’il revient à chacun d’y répondre à sa manière.

voir

 

explications du 23 au matin

Je viens de relire le guide et je pense que nous ne devons pas relâcher notre effort.
Et trouver des solutions pour les problèmes épineux car on a déjà suffisamment à porter de l'attention pour gérer le nécessaire autant éviter le superflu.
Merci pour le  thé que je n'ai pas partagé avec toi.

Nous avons encore à discuter

Bises +++

 

 « Tiens, la lumière extérieure du bas est encore restée ouverte toute la nuit »

… après multes explications du genre : « s’il n’y avait pas de porte vitrée, on ne la verrait pas » « ça arrive à tout le monde de … »

« Marc, je ne te fais pas la morale quand je tente de dédramatiser la situation ! »

Le drame est arrivé en fait, au-delà de lampe restée allumée.

En plus, vexé, je me suis rendu compte par la suite que l’interrupteur de la fameuse lampe se trouvait à l’extérieur et donc était facilement accessible à qui que ce soit.

Je me serais évité beaucoup de stress en l’éteignant de ma propre main, même à trois heures du matin.

 

 

Journal  Mars

 

Mars

Courrier mars

Le jardin 1

Quelle sombre journée ce 2 mars qui commence ! 1

Flavie la fermière 2

Souvenirs du Moncel 2

Voyage en Inde avec Jac 2

La fête de Chloé 3

TOMIDEL 4

My gggeneration 4

Je suis un homme qui ... 5

JC Guillebaud 6

Retour d’Auvergne 7

Libération du père Christophe 7

 

Le jardin

Pour ouvrir le mois de Mars, les premières fleurs d’amandiers apparaissent ainsi que les narcisses !

Nous avions quelques timides crocus mais le printemps est bien en retard cette année.

Les crapauds arrivent dans les mares et nous commençons à entendre leurs gloussements. Ce sont les femelles, je suppose, qui les émettent pour attirer les males. Ces audacieux s’agglutinent ensuite à plusieurs sur le dos de ces dernières au moins trois fois plus large que celui des « tailles fines ». La copulation est lente, le temps de féconder les longs chapelets d’œufs qui séjournent ensuite dans l’eau en gros bouquets de filaments jusqu’à l’éclosion des œufs.

J’hésite à sortir les bulbes de dahlias pour les enterrer. Nous ne sommes pas pressés et il vaut mieux soigner les plates bandes pour amender le sol.

J’ai entrepris le nettoyage des cailloux de la terrasse afin de les débarrasser de l’humus qui s’était installé et qui la transformait en une prairie au risque de garder l’humidité (l’hiver…).

Le compostage reste une activité régulière chargée de sens pour moi : récupération des déchets végétaux afin d’enrichir la vie à venir.

 

Quelle sombre journée ce 2 mars qui commence !

Sombre par le temps couvert qui traîne à se dégager.

Sombre par ces questionnements dont je n'arrive pas à me dépêtrer.

Non je ne tiens pas à répondre par oral à toutes les questions. Nous n'en finirions pas et je déteste polémiquer.

J’ai eu plusieurs appels pour mon anniversaire dont Anne Bercot, Geneviève, Thérèse (ThM) et il est 10h. Celui de l'année passée a été particulièrement fêté ... Il me suffit d'y repenser.

clic

 

Flavie la fermière

Pour moi, je m'ennuie toujours de toi qui mettais ta vie et ta tendresse ici.
Je suis obligé de toujours tendre l'oreille et tu sais combien elle est peu sensible, pour écouter si le robinet, que j’ai ouvert et oublié, est bien fermé. Et comme je n'entends rien je suis obligé de courir jusqu'au fond du jardin pour voir si mes bassins  ne débordent pas....

La page de Flavie sur le site Escoub : clic * le site de la ferme : la bergère

 

Souvenirs du Moncel

Reproduisant des photos de l’exposition Chagal prises à Nice, mes souvenirs du Moncel reviennent en surface.

Je me souviens des trois années que j’y ai passé comme « prof de gym » et maître d’internat juste avant de partir faire mon service militaire en 1960. 

Et c’est le fils de Marc Chagal lui-même qui me renvoi à cette époque. Il a été un de mes élèves. Je me souviens d’un bonhomme de treize ans tout blond malicieux et attachant. Il avait cette aura des fils de personnages célèbres abandonné par ses parents (il les rejoignait une fois ou deux par an)

Dans un livre que je rencontre par hasard et que David McNeil écrit sur les moments passés avec son père, « Quelques pas dans les pas d’un ange » il raconte ses six ans passés dans cet endroit. Je retrouve mes souvenirs dans ses descriptions.

Il cite le directeur suisse, les professeurs « las, ayant dépassé l’âge de la retraite » dont les noms me reviennent, Baudat, Berthier… les tours de parc, le lever aux couleurs, les élèves « aspirants » chargés de la discipline moyennant quelques avantages, ils ressemblaient aux capo nazis, le terrain de foot, les cours de tennis, les repas plutôt copieux au château avec ou sans les profs. Il ne parle pas des séances d’EP mais il ne les aimait pas particulièrement alors que pour ma part j’adorais les footings dans les bois des alentours.

 

Voyage en Inde avec Jac

La graine a germé ! Le canular se transforme en projet. Maintenant qu’est lancée notre vie commune dans la maison, il me semble que j’ai besoin de débrayer avant de passer à la vitesse de croisière. Françoise accepte de garder la maison.

Jac me propose de me guider dans un périple à travers l’Inde avant d’aller, pour lui, suivre un stage de yoga comme en 2006. Avant de me décider, j’ai commencé par contacter mon médecin Guy Rougier afin de m’assurer que j’étais encore valide.

Justement, récemment, mon ami Pradeep de Jaïpur a repris contact avec moi. Par mail nous allons prendre rendez vous et j’aimerais bien être accueilli chez lui un jour ou deux.

[18:12:39] Jean-Phi a dit : Pour quand est-ce planifié ?

Nous partirions vers le 8 septembre et j’imagine que trois semaines seraient un bon créneau.

 

La fête de Chloé

Au pays des amandiers en fleurs, à l’Escoubaïre, c’était ce dimanche, plus exactement depuis hier soir, la fête que Chloé organisait chez son grand père.

Vers 18h un commando de six jolies filles de seize à dix sept ans sonne à la porte. Elles avaient du trouver une bonne âme pour les monter en voiture.

Elles n’étaient guère encombrées, juste un petit sac pour leurs affaires personnelles. Rien ne laissait supposer qu’à 23 heures, une armada de jeunes du même âge plutôt criards, se répandrait entre la salle « des fêtes » devenue trop petite et la rue attenante.

Vite un regard sur les lieux et l’on commence à s’inquiéter de ce que l’on va offrir en espérant que les invités se chargeront d’approvisionner le buffet. C’est ce qui a du se produire car les quelques pizzas commandés par Internet auraient vite été insuffisantes.

Ces demoiselles s’organisent donc et les parents confiants se dispersent pour une soirée spectacle ou chez des amis, laissant la maison à la responsabilité des « petites filles » Chloé et Yaël.

Au retour, vers 23h30 Grand père est un peu inquiet de voir tous ces jeunes gens bien bruyants, sous un éclairage occasionnel, monter une chorale impromptue dans la rue sans avoir prévenu les voisins.  Il prend donc l’initiative de couper la lumière donnant sur la voie d’accès ce qui rapatrie l’assemblée autour du sanctuaire qu’il nous était interdit d’approcher.

Oui le saint des saints était bien gardé ; dès qu’un adulte s’aventurait pour prendre des renseignements sur l’état des lieux et des personnes, des sentinelles avertissaient les responsables qui se précipitaient afin de barrer l’accès à la salle. Si le grand père, comme la mère de Chloé, en sont restés étonnés et en se faisant une raison, le pauvre père qui espérait se faire offrir à boire, a eu du mal à s’en remettre. « De mon temps » disait il, les parents étaient les bienvenus.

Eh oui les temps changent et nous avons compris qu’il était très important pour ces jeunes, qui semblaient se tenir bien par ailleurs, de ne pas se sentir surveillés.

Si la nuit a été animée le dimanche n’a pas été un « lendemain qui chante », il a fallu faire le grand ménage … ce qui a donné l’occasion a Thérèse de voir son préféré, le petit Luke qui, pour la fête, s’est commis en agent de renseignements depuis des postes d’observations bien cachés.

 

TOMIDEL

Nous étions convoqués à l’Espace Forme anciennement Espace 123. Les Cussacois avaient organisé l’AG de la société TOMIDEL ce samedi 14 dans un planning très serré de leur week-end.

La visite des locaux n’a pas manqué d’attirer notre curiosité pour l’installation d’un important matériel de musculation dont l’investissement vaut, à n’en pas douter, une fortune. Rien à voir avec le vélo de rééducation dont j’avais équipé, à grand frais pour moi, la petite salle de rééducation d’Yvetot en 1965.   

D’entrée nous sommes avertis que notre présence est surtout affectueuse plutôt qu’indispensable puisque Matthieu et Anne Françoise détiennent à eux deux la majorité des parts de la société. Tout a été fait dans les règles de la législation cependant. La vérification des pouvoirs et leur affectation a duré un certain temps, ainsi que la présentation des comptes, vérifiés par un expert comptable. Mais comment Pierre D a-t-il réussi à trouver une erreur ? C’est vexant.

Nous avons donné notre quitus au gérant pour vendre dès que cela lui sera possible et profitable ou bien continuer à louer à l’actuel utilisateur Michael qui semble content de la marche de son entreprise. Il continue à proposer une partie de la salle, qu’il a partagée en deux, à des groupes qui apprécient les lieux suffisamment grands, même diminués, pour leurs activités. L’autre moitié est aménagée avec un grand nombre d’appareils de mise ou remise en forme. Personnellement je n’ai jamais trop apprécié ce culturisme confiné alors que dehors il fait plein soleil. Si je le reconnais efficace malgré tout, rien ne vaut, à mon avis, une hygiène de vie et les pratiques de plein air.

Il ne fallait pas s’attendre à une distribution de bénéfices ; il n’y en avait pas, en ces temps de crise…

 

My gggeneration

Je ne vais pas souvent au spectacle ou au concert, mes oreilles en sont la cause, mais je garde un excellent souvenir de ce soir là.

Thierry et surtout Sylvie m’ont emmené ce samedi soir à Châteauneuf le Rouge passer un merveilleux moment. Il s’agissait d’une présentation du Théâtre du Possible. Chaque année la troupe présente dans toute la région des spectacles populaires de grande qualité, souvent gratuits comme ce soir là et cette fois encore elle n’a pas failli à sa réputation. 

Une rétrospective des meilleurs moments du Rock and Roll par un groupe de quatre jeunes artistes accompagnés de Cyril Martial, chef de chœur Jazz, bien connu dans les environs.

J’ai réussi à prendre des séquences vidéo de bonne qualité ; elles donnent un aperçu de l’ambiance et de la qualité du spectacle. Malheureusement elles ne sont guère exportables du fait que je n’ai pas encore les moyens de réduire leur poids ce qui rend leur téléchargement inconfortable.

Je suis un homme qui ...

Encore un peu et j’étais « prof de gym » pour la vie !
J’adorais le tennis, l’athlétisme, le basket et le ping-pong. Pas trop les Mathématiques et je perdais tous mes moyens dès qu’il fallait répondre à des  questions. Les examens, je m’arrangeais pour les rater.
Finalement, peu de goût pour les études et beaucoup pour les exercices physiques.
« Oui c’est bien beau mais sans le Bac et un bon métier, on n’arrive à rien ! » C’est ce que j’entendais de tous les côtés. Donc une solution : faire le professorat d’Education physique.
Avec le Bac en poche après plusieurs essais, je découvre la vie universitaire pendant une année d’internat au CREPS de Strasbourg. C’était merveilleux !
Je prends du goût au travail et accompli des performances physiques incroyables grâce à un entraînement intense.
Rentré à Paris, M. Magnin me propose  un poste de prof de gym et maître d’internat au Moncel tout en suivant des cours pendant trois années pour passer le professorat.
Quelle déception ! il ne s’agissait plus de faire du sport mais en faire faire à des voyous qui n’en avaient aucune envie. De quoi détruire une vocation !
Alors une dispense bienvenue pour les étudiants en EP de ne faire qu’une année de préparation pour obtenir le diplôme d’état de kiné me garantit un métier et me permet de me lancer un peu plus tard dans le monde du yoga.

J’aurais pu devenir... médecin, ostéopathe, tennisman professionnel, horticulteur, député, général des armées...
Je suis devenu, masseur, kinési (ne pas confondre avec le précédent...), jardinier, responsable syndical pendant quelques mois et sous lieutenant de réserve pour sauver la France en temps de paix.
Je suis un homme qui... déteste les conflits et fera tout pour assurer une bonne entente.

Je redoute par dessus tout de devenir un vieux pantouflard, dépendant et obéissant.
Je suis un homme qui...a peur de vieillir mais qui ne cherche pas à paraître jeune.

Je suis un homme qui...est vexé quand il tombe malade car il est fier de sa forme physique.
Je suis un homme qui...  pratique le yoga


Je suis un homme qui... apprécie les relations affectueuses avec les hommes ou les femmes.

Que Dieu me préserve de n’être plus regardé par les filles !
Je suis un homme qui...cherche à se faire aimer des dames et,  pas seulement mais de toute personne du sexe féminin.

Le "ptit Marc" se retrouve dans sa chambre, la haut au deuxième étage de la maison, juste au dessus de celle de ses soeurs. Il s’assoit sur son lit en ruminant ses déceptions de la journée.
Dans le dernier tiroir de sa table de nuit une boite de crème de marron est entr’ouverte, il s’en octroie une dose, un doigt, comme chaque soir.
« Quand je serai grand, j’aurai un grand jardin avec des châtaigniers.
Je ferai moi même des marrons glacés et des conserves de purée de châtaignes pour toute la famille.
Ah oui, j’aurai une femme et des enfants. Ils seront contents de jouer avec leur vélo. Nous irons faire des belles balades tous ensemble en campant dans les bois.
Je serai chef de la famille mais aussi chef de troupe scoute, médecin et pourquoi pas  président de la République ? Ce ne doit pas être très compliqué et c’est sûrement bien payé ! »
Je suis un homme qui...ne parle pas beaucoup mais qui rêve.
Je suis un homme qui... aime bien le chocolat mais plus beaucoup la crème de marron.

Je suis un homme qui vit aussi avec son ordinateur.

Atelier Ecriture du 16 mars

 

JC Guillebaud

Ce mercredi soir il y avait affluence à La Méjane (photos). JC Guillebaud journaliste et écrivain qui a fait ses premières armes au journal La Monde tenait une conférence sur la place des religions dans la société d’aujourd’hui.

Le sujet était vaste et, après avoir présenté son parcours, il a fait un pot pourri des différentes questions qui peuvent se poser.

En fait, c'était un beau témoignage à partir de la raison. D'après lui  l'humanité a tout à gagner de se référer au message évangélique et se serait la base de sa foi en Dieu.

Il parlait aisément et a satisfait son auditoire bien que sa conférence n'a eu que peu de rapport avec le titre annoncé, Pour moi je l'ai découvert, ses livres ne m'avaient pas encore accroché.

 

Retour d’Auvergne

Un beau week-end passé avec mes petits enfants qui grandissent terriblement vite. Quel bonheur de retrouver les câlins de Tommy et les attentions des filles devenues si raisonnables.

J’étais programmé pour remplacer les parents pendant que ceux ci faisaient un déplacement à Paris. Une course d’orientation pour William, bientôt ses 13 ans, avec son cousin et deux autres partenaires d’Aix. Sélectionnés pour le championnat de France par équipe, ils sont arrivés troisième, un succès ! Une exposition à visiter pour le maître d’oeuvre qui est dans les plans pour aménager la maison à Cussac.

Si, au pied du Plomb du Cantal, le plateau semble un peu désertique à cette époque, l’air y est particulièrement pur et les conditions sont favorables à une bonne santé qui habite tout naturellement la famille Delenne. Leur penchant pour l’écologie s’est développé et vous serez accueillis « bio ».

Après avoir allumé le feu de bois dans la cheminée, la journée commence par le plateau de fruits de saison préparé par les parents qui se lèvent à l’aube pour mettre les enfants en route les uns après les autres. La maman prépare pour chacun un bol « bougui-boulga » avec des fruits sec, des graines grillées, de la farine de Sarazin, et du fromage blanc fait sur place ; un mélange qui doit tenir l’estomac jusqu’au repas de midi.

La consommation générale est surveillée afin de préserver au maximum les ressources énergétiques. Ainsi ils calculent au plus juste ; malgré des déplacements en voiture indispensables qui peuvent paraître excessifs, ils se sont inscrits au covoiturage, par exemple, pour partager les frais du trajet vers Paris.

Dommage que le réseau ferroviaire reste désuet et qu’il faille pas loin d’une journée en train pour rejoindre cette belle région !

 

Libération du père Christophe

Me voici dans la peine alors que je devrais me réjouir du décès de Christophe. Il souffrait depuis longtemps, un cancer lui rongeait les entrailles même s’il s’est longtemps plain du dos ou des pieds en plus. C’était un roc, une homme solide aux mains puissantes et ses forces ont eu beaucoup de mal à l’abandonner. Il nous guidait avec une foi de mystique. Il était sans doute un saint.

Avec lui disparaît tout un passé depuis 1976 que nous nous connaissions. Il venait du Maroc alors que nous étions depuis un an à Aix Célony. Il avait la fonction de responsable de la chapelle où nous emmenions les enfants le dimanche. Ils s’en souviennent les garnements que nous n’arrivions pas à tenir et qui n’avaient aucun respect pour les choses sacrées … Tenaient ils de leur père ? En tous cas, s’ils ne prenaient pas le bon chemin, lui se rapprochait de Dieu en soignant le pasteur.

Celui-ci avait mal dans le dos, souffrant de rhumatismes, séquelles des privations subies en tant que déporté.

C’est Christophe qui a présidé les grandes cérémonies familiales : le mariage d’Anne Françoise ou Jean Philippe, le baptême des petits.

Depuis je me suis toujours tenu à proximité de lui en préférant ses homélies surréalistes aux offices paroissiaux. Avec Jean Marie, les deux anciens sont restés les piliers de la fraternité franciscaine de Celony et lui savait bien qu’il ne survivrait pas longtemps à un déplacement exigé par les nécessités de l’organisation « Provinciale ».

Je garde sa sculpture dans le jardin, en bonne place devant la fenêtre. Elle m’invitera à la méditation par les nombreuses heures qu’il a passées, il y a une douzaine d’années, à polir et poncer cette souche de vieux chêne. Pour réaliser son travail il n’avait pas de projet, pas d’idée à priori sur le résultat, il s’est laissé guider par la nature même du sujet. Il en a suivi les détours, les contours, les creux et les bosses. Il s’est contenté de lisser ce qui était rugueux, accentuer ce qui évoquait une créature ou qui ressemblait à un élément ; une main, une tête de cheval, un enfant, je la nommais la Création, la Genèse ou le Jugement dernier.

Comme celle de 1945, il implorait la libération depuis longtemps. Il vient de l’obtenir.

Voir aussi le départ d’Août 2008 : clic

 

Journal Avril

 

courrier avril

avril

avril 1

abeilles 1

Le mois des Bélier 1

Echanges et difficultés 1

Luke à l’Escoub 2

Temps de crise 2

Avec JPhi 3

 

abeilles

Je rêve en repensant à l'installation d'une ruche, ce qui me plairait bien (mais saurai je bien m'en occuper ?). La réserve serait que, même si nous avons un grand jardin, nous sommes en lotissement. Les abeilles ne seraient pas très tranquilles et présenteraient peut être un danger pour les enfants.

J'aurais, sur le transfo, éventuellement une terrasse en position surélevée (8 à 10m), tranquille du fait même, qui domine le voisinage.

 

Le mois des Bélier

Le temps de la crise …

De l’incertitude, de l’appréhension pour l’avenir immédiat et lointain mais nous faisons partie des privilégiés. Nous n’avons pas à nous plaindre.

 

Nous commençons bien le mois : de la pluie pour le jardin.

 

Après une bonne après midi de jardinage,...  ce sont mes balades dont l'unique paysage est le terrain limité en apparence bien que sans clôture mais qui varie tous les jours depuis plus de trente ans que je le connais.

« En avril ne te découvre pas d’un fil »

 

Je suis interrompu dans mes travaux par la pluie et l'orage.
Je ne vais pas me plaindre ; il n'y a jamais trop d'eau sur notre terre calcaire et sableuse (en fait je ne sais pas exactement).

 

Echanges et difficultés

A ThM : « Que penses tu de mes incitations à la correspondance ? »

Françoise m'a confronté à cette phrase que j'avais mise à la suite du texte auquel tu réponds.

"Il est possible de réagir à ce texte en faisant des commentaires sur le blog ou en appuyant sur la touche "Répondre" de votre messagerie. Merci !"

Pour toi quelle a été ta réaction ? :

Je  me lève en pleine nuit victime d'une insomnie et je pense à quantité de choses.
Que d'idées vous passent par la tête quand on ne dort pas ! Rien d'extraordinaire pourtant, la soirée avait été prise par une répétition chorale et c'est vrai que dynamisé, je me suis couché tard.
Ce sont d'abord les personnes disparues qui viennent à la pensée et Jean était là, pas loin.

 

Dans mes archives 2002 j’ai trouvé le début de nos échanges avec Marie et l'ai fait lire à Françoise. Nous n'avons dormi ni l'un ni l'autre ; non pas à cause de Marie mais un début de remise en cause. Elle est tout de même partie en randonnée ce matin, c'est son jour, mais moi je dors sur mon clavier.

 

Luke à l’Escoub

J'ai vu  les Auvergnats qui sont bien trop souvent sur les routes en fait ; ils ne manquent pas une occasion de faire les 400 kms qui les séparent d'ici, souvent plusieurs fois par mois

 

Pour se dépanner Laurence avait confié son fils Luke à son grand père une grande partie de la journée du mercredi saint. Il fallait le conduire au cours de solfège ou à l’athlétisme et l’occuper entre temps.

Sans ses cousins pour partager ses jeux, notre héro esseulé s’est vu confier la délicate tâche de faire du feu afin de faire disparaître les branchages embarrassants et entreprendre le nettoyage de printemps. Avec enthousiasme il s’est investi dans cette occupation qui a toujours quelque chose de fascinant. Le pouvoir du feu qui détruit en un instant ce que la nature élabore progressivement et avec patience. Le feu qui purifie l’indésirable, anéantit ce qui paraissait solide. Avec quelques jours d’avance le feu de Pâques qu’on allume dans la veillée du Samedi saint.

Laissé à lui-même, Luke est attiré par les flammes et cherche à expérimenter leurs capacités. Dans les braises on retrouvera toutes sortes de matériaux difficilement consumables comme des rondins de bois vert ou des pierres de différentes grosseurs.

Il ne s’attardera pas sur les cendres de ses victimes et ira bien vite faire des sauts de parachutiste à la balançoire.

 

Temps de crise *

Le dimanche de Pâques s’est terminé par une scène. Comme un orage s’abat sur le paysage j’ai attendu qu’il passe. Ne sachant pas ce qui m’arrivait car rien dans mon attitude de la journée n’avait de raison de provoquer un tel remue ménage j’ai cherché quel pouvait en être le sens et je me suis hasardé à demander s’il y avait des raisons, des causes.

Mardi la pression a baissé mais le beau temps n’est pas complètement revenu.

 

J’ai proposé, par mail, de regarder l’autre face de la pièce. De voir positivement notre situation et d’exposer les avantages que je voyais à vivre ensemble.

Si nous avons des personnalités opposées, je pense qu’elles ne sont pas incompatibles. Toute personne, même avec ses aspects désagréables, a un côté aimable, appréciable. C’est ainsi que je vois l’amour et la coopération.

 

Plus précisément ce que j’apprécie dans Françoise c’est… je ne vois pas en fait par quoi commencer.

Sa vitalité, son dynamisme, son honnêteté, sa générosité, sa droiture, son sens de l’économie et de la gestion, de l’organisation concrète, sa présence à tous et à toutes. Infatigable et dévouée elle fait le bonheur des associations ou groupements qu’elle a choisis. Ainsi, elle ne refuse pas les échanges de bons procédés mais n’accepte pas d’être rémunérée pour ses services rendus. En même temps c’est peut être pour éviter les contraintes ou les comptes à rendre.

Certes il faut en passer par ses exigences mais en faisant fi de ses propres goûts ou procédés le résultat est pratiquement assuré. Pour ma part, même si je sens souvent une pression quand elle est proche de moi, je me considère privilégié et dans une situation inespérée pour homme de mon âge. Je ne peux que bénir le ciel d’être entre ses mains.

A ma connaissance, les manipulations pour arriver à ses fins, si elles existent, sont inconscientes ; elle fait des choix et en assume les conséquences, les bonnes comme les mauvaises.

Curieuse et avide de connaissances elle s’aventure parfois sur des terrains qu’elle ne maîtrise pas toujours complètement mais elle y va avec une sûreté étonnante. Quitte à se dévaloriser ensuite si elle se rend compte qu’elle est allée trop loin.

Je n’apprécie pas toujours ses références à la normalité qu’elle cherche à appliquer en différentes circonstances. Accrochée aux traditions qui rassurent, elle dit ne pas aimer la politique mais reste ancrée dans ses options de Droite classique. Elle a du mal avec les expériences créatives et aléatoires. Elle aimerait que je lui communique ce que j’écris avant de l’adresser à mes différents correspondants. Certes le texte gagnerait en clarté mais la censure inévitable risque d’étrangler mon inspiration.

Pour moi, loin de regretter notre situation, je reconnais les actions imprudentes et inconséquentes que j’ai commises par goût de l’inédit et de l’aventure, en affichant certains produits perso par exemple. Si c’était à refaire je prendrais le temps et agirais avec plus de perspicacité.

 

Avec JPhi

Je corresponds souvent par Skype.

[12:13:41] Jean-Phi a dit : Bonjour p'tit père!

[12:22:43] Marc a dit : Bonjour Grand chéri !

12:23:40] Marc a dit : Je suis allé à Montlaux hier faire du jardinage et j'y ai passé une bien bonne journée.

[12:24:19] Marc a dit : Maintenant nous nous mettons à table, dehors au soleil.

 [12:25:38] Jean-Phi a dit : Ce n'est pas le genre de détail que je veux connaitre... Ici, il fait froid et moyennement beau...

[13:18:49] Marc a dit : Coucou ! C’était très bon ! Mais quels sont les détails que tu veux connaître ?

Souvent la conversation ne va pas beaucoup plus loin. Pourtant il serait bon, je trouve, que nous puissions aborder quelque problème qu’il n’est pas sain de faire semblant d’ignorer. Soyons patient, chaque chose en son temps mais ensuite il sera peut être trop tard.

 

 


Journal mai

journal avril

journal 2009

to India

Mai

Se déplacer

Un drame ou presque pour le week end du 9 mai !

Je ne reviendrai pas sur les détails mais j’ai eu l’impression de me faire piéger. Il en reste une impression de distance que Françoise reconnaît comme mon désir. J’ai bien rempli mon programme cependant et suis content d’avoir rencontré mes sœurs de la région parisienne.

 

A Cussac pour le 16-17 mai

« J'ai très envie d'aller vous voir alors que j'ai un week end répétition de chant. Je me culpabilise en me disant que je ne sais pas refuser. Cependant ce serait mieux tout de même que j'y aille pour le week end de l'Ascension le 21. Mais vos besoins et votre emploi du temps sont différents peut être ? »


Je suis très tenté d'aller voir mes chéris là où ils vivent. Je me rends compte combien ils me manquent quand je passe mon temps dans le jardin ! Cette année l'herbe pousse mieux certes mais les balançoires restent vides et les cachettes désertées. Et puis les câlins des enfants  nourrissent mon énergie !

Je serais bien allé jusqu’à Cussac, pour voir les enfants qui ne viennent plus chez Grand père, pour planter ce qu’ils avaient préparé, pour leur donner un petit coup de pouce, pour prendre des photos qu’ils n’arrivent pas à m’envoyer sur l’avancement des travaux.

La communication est difficile, les parents, Matthieu et AFr,  paraissent un peu débordés mais je trouve que ce n’est pas décent de ma part de rentrer inconditionnellement dans leur système que je n’approuve pas. Ils ne répondent pas à mes demandes ; je suis obligé de rappeler plusieurs fois au téléphone pour les contacter, je n’ai pas de raison d’abandonner mes engagements pour les leurs. Je trouve que la chorale a, pour moi, même si je peine parfois, un effet stimulant qui m’est nécessaire pour entretenir mes capacités d’attention. Si AFr a trouvé un lieu pour chanter, c’est merveilleux, mais ce n’est pas elle ou moi.

Ils en font un peu beaucoup, je trouve, d’une façon hachée, ils ont sans doute l’énergie pour le faire, jusqu’au jour où…

Je retrouve les difficultés que nous avions quand nous vivions ensemble ici sans en avoir les avantages

 

Après le 15 mai

Ici après quelques jours de pluie dont les « saints de glace » nous ont gratifiés il semblerait que la belle saison se soit installée. Le jardin éclate de verdure mais la sécheresse va vite arriver tellement la terre s’est nourrie de l’humidité ambiante dont on ne voit presque plus la trace.

Je voudrais noter chaque jour l’évolution de la nature comme pour fixer d’une façon illusoire les impressions et les images quelque part.

Pour moi je m’épanche volontiers mais mes proches ou Françoise n’apprécient pas toujours…

J’ai l’impression que Françoise aimerait que je claironne que je suis heureux et particulièrement avec elle. S’il y a des moments « hard » je suis sûr que c’est elle, alors, qui est malheureuse et elle explose d’agressivité. Non moi je n’ai pas à me plaindre, elle s’occupe de moi beaucoup mieux que je ne m’occupe d’elle, c’en est même pénible parfois, je me crois devenu complètement sénile alors que ce n’est pas vrai...

J'ai un peu de mal avec les timbres que retient Françoise contre moi

Sivi me suggère de faire une sorte d’album dans lequel je présenterais les grands moments de ma vie. L’idée me plait à moitié ; je préférerais je crois reprendre mes derniers journaux sur une quinzaine d’année pour leur donner une présentation correcte.

 

Décès de Thérèse Maret

Henri H me téléphone (ce 19 mai) pour m’informer que « Thérèse s’est éteinte ». (ses obsèques auront lieu vendredi matin 22 à ND de l’Arc.) L’expression est bonne ; j’imagine que la brave Thérèse n’était plus valide du tout et elle a du avoir une fin pénible après une vie de sacrifices. Malgré une apparence joyeuse je me demande comment elle a pu donner un sens à ce qu’elle vivait..

J'imagine qu'elle n'a pas du, malgré son caractère jovial, avoir beaucoup de satisfactions dans sa vie.
Si tu veux, il faudra que tu me parles d'elle, je lui trouvais une belle âme.
Je suis arrivé à l’église pour les obsèques, tout était fini… Pourtant j'ai pu échanger avec deux de ses voisins ; ils m'ont donné des infos sur Thérèse qui  semble t il est restée vaillante presque jusqu'au bout.
Qu'elle repose en paix !

 

En Inde

Pour moi, l'idée de partir en Inde tient toujours mais n'avance pas encore beaucoup. Je crois que l'ami Jac (qui m'emmène) va s'y mettre. En attendant, je ne sais pas trop où je vais, dans tous les sens de l'expression.
Ponctuellement, j'ai des nouvelles de Colette qui avait la grippe dernièrement me disait elle...

 

Perturbations de début juin 1

Moyennant quoi 2

Les ciseaux 3

Que c’est dur de dialoguer paisiblement ! 3

Journal Juin

 

Juin

Perturbations de début juin

Il s’agit tout d’abord des retombées de mai 09... Françoise est distante, elle se méfie, se protège ... du « vieux garçon » que je suis devenu. Elle semble réfléchir à organiser différemment sa vie. Un message SMS laissé sur son téléphone l’a fait bondir : « Quelle vie on mène ! »

Il y a comme une évolution. Françoise parait un peu déprimée. Elle dit avoir perdu confiance, et ce serait peut être en elle ? Moi je prends de l’assurance sur la place ici. Elle s’accroche à ses activités, ses nouvelles relations avec les étudiants dont elle corrige les mémoires. Elle passe une grande partie de son temps avec ses amis et avec Robert que je tiens pour un homme très respectable, randonnées hebdomadaires qu’ils font souvent à deux, dépannages divers pour conduire ou chercher sa fille, organisation des fêtes qui deviennent un rituel. Je ne sais pas si leur relation s’arrête là mais c’est déjà beaucoup.

Nous avons encore des activités communes comme la chorale et quelque fois le jardin mais tout en voulant absolument être informée ou « parler » en tentant de me reprocher de ne pas donner assez de précisions, elle se désintéresse de ce à quoi je tiens, mes amis et le groupe Poursuivre... Alors Françoise, tout en restant très proche de ses filles, se raisonne peut être, elle dit qu’elle est en phase de réflexion, elle ne veut pas lâcher la proie pour l’ombre, elle reste performante pour la maison sans donner trop de temps, pour le moment, aux améliorations promises (aménagement de l’appartement du premier) et fait des efforts (sans se forcer  sur le plan intime) pour garder le lien avec moi. Que nous réserve t elle ?

 

Et puis les ordinateurs qui nous ont lâchés d’une façon inexplicable. Des virus ?

David m’a fourni un nouveau « fixe » un Pentium 4 et j’ai récupéré les disques durs du précédent. Tout se remet en place petit à petit, les programmes sont à réinstaller, les documents à remettre à jour. Il reste un problème sur le fixe avec le traitement de texte.

 

Françoise a décidée d’aller seule voir ses filles à Paris et en Normandie la semaine du 10 alors que je lui avais proposé d’aller avec elle mais à un autre moment. Je reste sans voix quand je constate que, pour des raisons pratiques, elle s’est arrangée avec Robert  pour faire le déplacement avec la voiture de ce dernier. C’était prévu de longue date parait il mais je trouve qu’elle y va un peu fort. Je laisse faire, ce n’est sans doute pas la meilleure solution mais je ne me sens pas de discuter alors que je sais par expérience qu’elle a toujours le dernier mot. Comme pour justifier ses initiatives et ses comportements distants sur le plan sexuel par exemple, elle m’a fait comprendre avant de partir combien la vie avec moi est difficile.

Je n’ai donc pas voulu me laisser attendrir en rentrant du concert qui avait été réussi dans l’ensemble. Je tenais à dormir tranquille. Fermé ce matin, pour laisser la place à la réflexion, je n’ai pas pu accepter le rapprochement qu’elle proposait ; je l’ai laissée partir avec la voiture de Robert... mais il parait que c’était prévu. Je n’avais qu’à suivre le mouvement !

En gros, si Françoise dans son dynamisme habituel dont elle se valorise à juste gré, n’a pas perdu ses comportements de mère de famille que je trouve oppressants parfois, je souhaiterais pouvoir vivre à mon rythme sans être repris et réprimandé comme un gamin. Je voudrais une compagne non une surveillante. J’aspire à être écouté mais non interrogé avec insistance sur les informations que je pourrais donner plus complètes, je le reconnais. Si je ne sais pas dire non, je souhaiterais qu’elle dise oui un peu plus souvent.

Je modulerai volontiers ces réflexions après coup et en m’étant expliqué avec Françoise. Pourtant l’essentiel qui reflète l’état d’âme du moment n’est guère amendable.

Moyennant quoi

Même si je n’en parlais pas dans le paragraphe « Perturbations » la vie ensemble n’est pas toujours galère. Quel est le couple qui vit dans une harmonie perpétuelle ? Je reste étonné de voir de « vieux amants » se chamailler en public comme ce n’est pas possible. A contrario, d’autres se font des mamours comme s’il n’y avait jamais d’histoires entre eux. Je pense que la vie à deux, présente des avantages que les inconvénients n’effacent pas, à condition de savoir prendre de la distance et ne pas rester sur les timbres négatifs. Le coup de la collection de ces timbres est un jeu dont je sors en écrivant.

Non les problèmes ne se résolvent pas toujours au sein du ménage ! Je trouve qu’il est bon de se faire aider, de trouver une personne de confiance qui sache vous écouter avec bienveillance quitte à expliquer que la situation critique peut être vue d’une autre façon.

Françoise me reproche de ne pas être disposé à changer mes conduites qu’elle trouve « hors normes » et d’avoir des comportements de vieux garçon. C’est incontestable, je suis garçon et vieux alors pourquoi ne serais-je pas vieux garçon ? Et curieusement, je reconnais que souvent, le fait d’être traité comme un gamin me pousse à en prendre les façons de faire. J’adore m’amuser avec la partie « ptit Marc » de moi-même. Maintenant, mises à part des gamineries ou des actions ponctuelles erronées dues à des automatismes déviants, non contrôlés et qui me surprennent après coup, ils sont dus au vieillissement à mon avis,  il me semble que j’agis de façons raisonnable avec l’expérience de mon âge.

Le jardin est mon domaine et avec beaucoup d’attentions, j’y fais preuve d’un sens pratique, écologique et économique que je vois rarement ailleurs. L’impressionnant coup d’œil d’ensemble est remarqué par la plupart des visiteurs. J’en suis persuadé mais j’ai du mal à réaliser l’effet produit.

Si j’abandonne la cuisine à Françoise en lui reconnaissant  des qualités indéniables que je ne cherche pas à concurrencer je suis ravi de me retrouver, quand elle n’est pas sur place, avec mes petites habitudes. N’utiliser par exemple que quelques outils que j’aime avoir sous la main et les laver après usage en ne prenant qu’un  minimum de produits détergents. Mes négligences : accepter, entre autres, l’à peu près dans les nettoyages en faisant confiance à un corps sain et bien entretenu pour réagir contre les pollutions de toutes sortes. Sans être clean, je m’attache à garder les lieux accueillants, propres et disponibles.

 

Les ciseaux

La fête organisée et gérée par Laurence pour ses 40 ans à l’Escoub a été une belle réussite et nous en avons gardé un excellent souvenir. D’autant plus que c’était la première vraie manifestation festive après le départ des Delenne. En mars j’avais demandé à Françoise de ne pas tenter de réunion pour mon anniversaire alors que celle de l’année passée restait celle d’un adieu en quelque sorte. Laissons le temps passer et, quand tout  se sera mis en place, nous aviserons.

JeanPhi et Cordula étaient présents pour l’occasion. Ils ont bien apprécié leur week end semble t il.

L’épisode des ciseaux a failli laisser une ombre et s’est terminé heureusement. Il en reste cependant un questionnement entre l’affectif et le matériel. (clic)

 Que c’est dur de dialoguer paisiblement !

Dès que j’entame un commentaire ou une discussion je me vois reprocher mes façons de faire.

Par exemple, voulant être arrangeant et tolérant, je n’exige pas le règlement du loyer à date fixe, étant entendu cependant, comme pour la salle, que le paiement se fait avant l’utilisation et non après… Or je trouve que mes locataires en prennent à leur aise, ils abusent et n’ont guère de respect pour les conventions ; j’en partage avec Françoise. Je m’entends dire que, toujours d’abord puis souvent ensuite, j’ai un préjugé défavorable pour nos voisins du dessous... Je veux bien reconnaitre que les remplaçants de mes enfants et petits enfants ne peuvent satisfaire mon besoin affectif même s’ils me font la bise à chaque fois qu’ils me rencontrent mais je trouve que je suis très attentionné à leur bien être sans contre partie véritable.

Encore une scène effroyable ce matin à propos… Je ne sais plus comment c’est parti mais quand le sujet est arrivé sur le départ en montagne que Françoise remettait en question, j’ai osé parler d’inviter à l’Escoub. Tout de suite Bérangère est arrivée sur le tapis mais quand j’ai parlé des petits Delenne…

Et bien sûr j’écris n’importe quoi que j’envoie à tout le monde.

 

Juin

Courrier juillet

Juillet

Françoise est partie

…pour quelques jours en montagne! Je me retrouve seul et le temps passe encore trop vite.

Alors que je m’apprête à accueillir les enfants Delenne, Sylvie me pousse à faire le point avec les parents. Je ne reconnaitrais pas mes erreurs à leur endroit, dit-elle.

Comment faire comprendre aux uns et aux autres comment je fonctionne ? Il se peut que mes comportements ne rentrent pas dans les cadres ni de Françoise ni de mes enfants (ou leur conjoint) même s’ils avaient fini, par s’y habituer, me reconnaitre et m’accepter ainsi.

J’estime que si je donnais une priorité ce ne serait pas à mes intérêts mais au respect des personnalités des uns et des autres en  laissant finalement à chacun la responsabilité de défendre son point de vue. Si, comme le Père Goriot déjà cité, je suis capable de me rendre malade pour ce que je crois être le bien de mes filles je ne prendrai pas position contre quelqu’un d’autre pour les défendre.

Par exemple : Je veux bien abandonner toute convenance pour accueillir en dernière minute tel ou telle ; je ne veux pas revenir sur un engagement que j’aurais donné à quelqu’un d’autre au bénéfice du dernier demandeur comme  rendre libre la maison qui est réservée depuis plusieurs mois à certaines périodes de vacances.

Je tente une aventure : revenir sur l’année 2008 et les quatre précédentes  pour expliquer mon attitude qui semble être mise en question autant par les Delenne que par Françoise pour des faits identiques. Françoise me reprocherait de faire passer mes enfants avant ses intérêts à elle et d’un autre côté Anne Fr et Matthieu ne se sentiraient pas soutenus par moi dans leurs positions. Je reconnais mes maladresses qui ont pu atteindre les uns et les autres par mes textes principalement, en n’affirmant pas nettement mes choix ou les partis pris. Partis pris qui n’ont jamais existé d’après moi.

Je fais donc une interprétation : Françoise ne se sentant pas en sécurité avec moi qui ne m'engageait pas assez avec elle, a cru qu’il lui fallait défendre sa place qu’elle voyait envahie par les habitudes de cohabitation de la famille. Mes positions « bon enfant », rentrant dans le jeu de l’autorité de ma fille lui devenaient insupportables. D’un autre côté, ne pas réagir quand Françoise avaient des attitudes ou pouvait faire des remarques aux enfants créait un malaise chez nos voisins du dessous. J’en ai été désolé et le  suis encore. Je regrette mes faiblesses qui, je le reconnais, ont pu attiser les rancœurs.

Françoise est rentrée…

Nous sommes le 16 à 7h du matin, depuis 5h je viens de tenter de finir ma nuit sur la banquette du patio. Je n’ose pas faire les commentaires qui me passent par la tête.

A l’Escoub

Me voici encore en panne d'ordinateur ou presque, il ne m'obéit plus qu'avec un temps de retard de plus en plus long et suis un peu déprimé dès que quelque chose  ne fonctionne pas comme je le voudrais.


Mais rien de grave en fait et en attendant de trouver une solution j'ai emprunté celui de Thérèse C qui tout en n'étant pas connectée en fait un compagnon de sa solitude.
Donc je navigue entre les appareils car je ne veux pas perdre mes données.
La maison est bien animée et la famille Houdan profite des installations et de l'accueil de Françoise. Bientôt trois petite filles remplaceront les Yvetotais qui s'apprêtent à rejoindre les brumes du Nord.


Nous devrions voir Thibault et Robin qui sont sur Aix chez Chloé... Nous attendons JPhi et la famille de son cousin Guillaume vers le 15 août  puis les enfants Delenne pour quelques jours.
Après ce sera le départ en Inde pour moi, une aventure qui me renvoie vingt ans en arrière.
Je suis toujours en attente de vos nouvelles que je trouve trop espacées.

 

Août  Journal

Courrier août

Index

dossiers

 

Août 1

Aventures informatiques 1

Pour la famille de Françoise 1

L’accueil 2

La location d’été de la salle de groupe 3

Aujourd’hui 21, j’en ai marre et je proteste. 4

Faits divers 4

Orages sur tous les fronts 5

Août

Aventures informatiques

Humeurs changeantes,.

J’expérimente un nouvel ordinateur que Brice m’a fourni en remplacement de celui que David m’avait trouvé et qui a rendu l’âme après un petit mois d’utilisation. J’emprunte celui de Thérèse C.

J’ai donc du changer de système une nouvelle fois. C’est le risque de prendre des appareils d’occasion. Comme si, il était important pour moi de me sentir dépendant de mon entourage pour réussir ce qui me plait.

Je suis content, j’ai retrouvé pratiquement tous mes programmes. Je vais même pouvoir refaire mes pèles mêles  Il m’en faut peu pour être heureux …

La joie fait vite place à l’inquiétude, au désappointement quand après avoir passé plusieurs heures à faire une belle page photos montrant les plus beaux moments de ces derniers jours, y compris l’après midi même, je constate que je n’ai plus accès à mon site. Une mauvaise manœuvre ? Pas sûr, mon précieux programme Cute FTP, qui me rend de grands services depuis des années pour faire le relai entre mes productions et le site, semble avoir perdu la mémoire.

Un appel au secours à JPhi qui par un logiciel spécial, vient faire un petit tour sur mon ordi et observe que mon programme est vieux. Je me branche sur Global scape Internet et après une série de manœuvres dont je perds le cheminement, le programme récalcitrant s’active et je peux transférer ma page photos… De nouveau je suis tout content de ce succès imprévisible. Et me voici parti vers de nouvelles aventures.

 

Pour la famille de Françoise

Ce dimanche 1ier août, du monde à l’Escoubaïre ! La famille Cécile et celle d’Esther. Pour le déjeuner Sylvie, Yaël, Chloé et Robin.

Après un orage du matin qui m’évite l’arrosage pendant quelques jours, le temps s’est remis au beau et tous profitent de la piscine.

Le soir Sylvie, sur le chemin de ses vacances, se dirige vers Cussac. Je serais bien parti avec elle quelques jours pour prendre l’air et pendant que Françoise emmène tout son petit monde chez Robert… je me retrouve avec un brin de cafard. Durant un moment, je me lasse de me sentir en marge avec l’impression  d’être presque colonisé.

 

Françoise se retrouve avec ses petites filles qu’elle doit garder trois semaines pendant que leurs parents, courageux, retapent l’appartement qu’ils viennent d’acquérir. Elle est attentive et apparemment contente des responsabilités qu’elle s’est engagée à assumer.

J’imagine qu’elle doit être satisfaite (mais elle ne le dit pas trop) d’avoir réussi à obtenir ce qu’elle souhaitait à savoir un lieu d’accueil qu’elle a pu arranger à son gout avec ses propres meubles pour y recevoir ses enfants et ses petits enfants. J’ai parfois l’impression que, bien qu’elle veuille tout mener de front, sans bavure,  la relation avec moi passe au second plan, je n’ai qu’à m’en contenter.

« Tu n’es pas bavard !» me dit-elle. Ce que je conviens volontiers. Je suis prudent et évite le plus possible de parler de mes états d’âme qui sont facilement dramatisés. Françoise n’arrive pas à prendre de la distance par rapport à ce que je dis ou ce que j’écris ; elle se sent immédiatement agressée et réagit souvent par des colères ou un sentiment de persécution. Il faudrait que je ne me lasse pas de chanter ses louanges en trouvant que j’ai une chance incomparable de l’avoir à mes côtés, ce que je conviens aussi, je le dis.

 

Décontenancé (le 11) devant les incompréhensions et les difficultés de contact, je prends une nouvelle option plutôt que de faire de la compétition à celui ou celle qui aura raison. Je parle à la partie fragile, apeurée, méfiante, de Françoise qui se cache derrière des masques de personne attentive, protectrice, dynamique, efficace, contrôlante, dominatrice. Je ne suis pas contredit et il semblerait que j’ai touché juste. En tous cas ce soir là j’ai du succès….

 

L’accueil

Nous avons eu hier soir une halte attendue de Sylvie et de ses quatre passagers au retour de leur séjour dans le Périgord. La visite n’était pas, certes, complètement désintéressée mais je suis prêt pour ma part à me mettre en quatre pour le plaisir de voir mes enfants et leurs amis. Bien sur je préfère improviser l’accueil et avoir des surprises plutôt que de rentrer dans un formalisme et des conventions.

Françoise dit volontiers que lorsqu’elle habitait Yvetot centre, elle appréciait avoir des visites, annoncées ou pas, ne serait ce que pour prendre un café, ce que je comprends bien la connaissant.

La maison portes ouvertes (voir mon texte de 1995) était aussi la caractéristique de l’Escoubaïre et nous nous en trouvions très bien les enfants et moi, Marie Jo aussi du temps où elle habitait ici. Or il apparait que maintenant nous ayons du mal à nous ajuster. Je suis convaincu que Françoise souhaiterait que l’accueil soit apprécié de tous aussi bien de ses enfants que des miens. Du  côté Anciaux il n’y a pas de problèmes vu qu’ils sont tombés, touts petits, dans la marmite des normes de Françoise. Maintenant elle demande de respecter des conventions qui ne sont pas forcément dans les habitudes et du gout de ceux qui aimeraient passer un moment ici. Il faut prévenir suffisamment à l’avance, arriver dans des créneaux horaires corrects, ensuite il est de bon ton de saluer les occupants avant d’aller faire un tour dans le jardin. Bien se tenir à table et attendre que tout le monde soit servi, dire merci, s’il vous plait ou pardon fait partie des mœurs à observer. Je dois dire que j’ai du mal moi-même à me plier à ces convenances et à me détendre suffisamment  pour participer aux échanges d’autant plus que, avec mes problèmes d’audition, je comprends ce qui se passe avec un temps de retard en général.

 

La location d’été de la salle de groupe

Petite nouvelle en vous souhaitant une bonne fin d'été.
Je fais mes bagages pour partir en Inde....
Avec Jac :
http://sitalix.canalblog.com/
Voir le blog : http://papamarc.blogspot.com/2009/07/la-preparation-du-voyage.html

> Message du 18/08/09 23:44
> Objet : [PapaMarc] La location d’été de la salle de groupe
>
>
Abandonnée par les activités régulières de l’année, souhaitant rendre les lieux utilisables pendant le mois d’août, j’avais fait une annonce par Internet. Pour la première quinzaine j’ai eu une demande, le locataire qui avait réservé par téléphone ne s’est jamais montré...
Juste deux jours avant le moment de commencer la deuxième quinzaine, un autre coup de téléphone : deux adultes et deux enfants, sans plus de détails. Marché conclu, je dispose et prépare les lits. « Nous arriverons le matin » dit une voix féminine ; puis plus tard : « en fin d’après midi ». Vers 19h une voiture arrive. Débarquent deux femmes dont une avec la jambe dans le plâtre et deux enfants… surpris, je ne fais pas de difficultés et les accueille de mon mieux. Rapidement notre conductrice se montre peu enthousiasme puis déçue. Les matelas sont peu présentables, il fait chaud, quelques fourmis, autant de détails qui lui deviennent insupportables. Les sacs sont remballés et ces dames envisagent d’aller à l’hôtel.
J’en reste décontenancé, vexé de ne pas avoir su présenter mon produit. Sans doute les possibilités de ces lieux, tous les bons moments et les expériences de groupe ne peuvent être imaginés par des étrangers. Où est le temps où j’y prenais mes quartiers d’été en laissant la maison à des locataires ou à des familles amies ? C’était vivant, excitant, merveilleux !
Ces deux dames, je n’ai rien contre les homosexuelles, auraient pu passer des vacances bien agréables. Pour celle qui était handicapée, la topographie était idéale. Nous leur aurions proposé le bassin et les jeux pour les enfants… Non, il leur fallait sans doute un lieu plus « clean » alors que c'est plutôt la campagne...

En 2008 les travaux de réfection du plancher : clic
 Envoyé par Escoub dans PapaMarc le 8/18/2009 11:15:00 PM

Bises de Marc et à bientôt !
adresse de mon blog : http://papamarc.blogspot.com/

 

Aujourd’hui 21, j’en ai marre et je proteste.

Françoise est peut être fatiguée de s’occuper de la maison, de ses petites filles, par toutes ses activités qu’elle veut mener toute seule et comme bon lui convient, de téléphoner à tout bout de champ, moi j’en ai raz le bol. Elle me chicane pour tout, ce que je fais, ce que je dis, ce que j’écris et en plus ne tient pas compte du peu que je demande. J’ai élevé la voix cet après midi alors qu’elle jetait l’eau de nettoyage du sol sur mes plantes ; elle n’accepte de discuter que pour défendre ses façons de voir et critiquer les miennes. Il semblerait que mon voyage en Inde l’arrange d’un certain côté ; la gestion de la maison, même l’entretien du jardin ne lui fait pas peur. Elle ne redoute qu’une chose c’est que je passe par Paris et que je rende visite à qui je veux…

Ainsi : des amis d’Yvetot passent ce soir en revenant d’Espagne et après une route chaude et épuisante Françoise les redirige aussitôt, sans leur demander leur avis, pour la suivre chez Robert où une soirée est organisée. C’était pourtant une belle occasion de laisser au moins Olivier se poser ici en ma compagnie. Nous aurions pu faire un peu plus connaissance et il m’aurait accompagné plus tard. Non ma proposition n’est pas écoutée : « J’ai envie de voir et profiter de mes amis » me répond Françoise. Ce qui voudrait dire que je n’existe que par la maison que je mets à sa disposition après l’avoir débarrassée de tout, meubles et souvenirs qui pouvaient l’encombrer. Hier encore j’ai laissé partir avec tristesse les deux fauteuils jaunes qui subsistaient encore dans la salle de soins du bas.

Donc, j’ai protesté et ça va mieux. Françoise a évité ses commentaires et c’est bien.

 

Ce soir 23 c’est l’événement, les quatre enfants Delenne sont arrivés pour passer trois jours à l’Escoub. Ils ont un peu de mal à trouver leurs marques, surtout Tommy qui ne veut pas dormir à côté de William. Les petites Constance et Victoire sont toutes excitées de revoir Camilla et Joanna qui ont grandi démesurément.

Faits divers

Marc: Les enfants Delenne s'éclatent dans la piscine.

[11:45:51] Marc: Nous sommes allés à Décathlon pour acheter des maillots de bains et c'est la séance de démonstration

[11:46:03] Jean-Phi: super!

[11:46:08] Jean-Phi: tout se passe bien?

[12:45:14] Marc: Sur ! tout se passe bien ; ping pong avec les garçons, cueillette des figues et rebaignades. Constance et Victoire ne quittent plus Camilla.

[12:45:20] Marc: Bon appétit !

 

Orages sur tous les fronts

En plus des orages bénéfiques que nous avons eus ces derniers jours…

Samedi 29

J’ai besoin de me sentir soutenu et c’est en partageant avec quelques êtres très proches et attentifs que je peux avancer et trouver la meilleure attitude. J’ai craqué devant les récriminations de Françoise qui ne supporte pas que j’envoie à d’autres ce que je lui écris car elle estime sans doute que l’attitude juste, je n’ai pas à la chercher ailleurs ; c’est la sienne en fait, ce qu’elle a appris, intégré et donc que je dois avoir.

 Oui je suis désemparé. Je n'imaginais pas, à mon âge, être considéré comme un gamin parce que pour moi il est nécessaire d'exprimer ce que je pense et ce que je ressens aux êtres qui me sont chers.

L’orage passe mais il en reste des traces. Je dois faire attention à ce que j’envoie.

 

Septembre

Journal septembre

index

 

To India 1

Jeudi ! Le moment du départ approche. 1

Dernier jour avant le départ 2

Le retour 2

 

To India 

(voir le dossier « préparation »)

Le fameux « Prochain départ » … c’est pour demain ou presque. Mon canular se moque de moi.

Ce 1 septembre me prend à la gorge. Oui je ne suis pas fier ! A mon âge je me sens comme un gamin !

Mardi prochain nous serons probablement partis de New Dehli pour commencer notre périple que nous ferons ensemble avec Jac pendant une dizaine de jours. Puis il entamera son stage de yoga qui doit durer quatre mois. Il semble tout excité et se dit gonflé à bloc.

Suis-je prêt ? N’ai-je rien oublié d’important ? Mon sac est toujours vide et je ne pense qu’à finir mes pages web et mettre en ordre mes papiers. Je crains le palu, les virus alimentaires, me faire attaquer par les moustiques ou le chikungunya, j’ai peur de tout et ne fais rien pour me protéger ! Je compte sur ma bonne étoile si je me perds dans ce pays immense où j’appréhende de ne pas me faire comprendre.

Je compte communiquer avec la France par le web à partir des cybercafés mais j’emporte aussi mon téléphone qui devrait me dépanner en cas d’urgence par le moyen des SMS.

 

Jeudi ! Le moment du départ approche.

Je rassemble mes idées et mes affaires sans dormir beaucoup la nuit…

Je dois mettre par écrit les consignes pour le jardin ; je suis tout ému et gratifie Françoise d’accepter de prendre en charge la maison. Je ne me fais pas de soucis car je sais qu’elle saura faire face aux diverses situations.

J’ai donné un dernier nettoyage de la piscine, l’eau s’est rafraîchie et je conseillerais maintenant de ne plus la traiter, elle va verdir progressivement et à la fin du mois je la repeuplerai de poissons pour l’hiver. Même Luke, après avoir hésité, n’a pas osé y plonger il y a deux jours.

La température a baissé un peu et surtout les journées sont plus courtes et les heures d’ensoleillement moins nombreuses. La nature respire. Les arrosages peuvent être moins fréquents. Encore faudrait il qu’il pleuve un peu !

Le soir tout est prêt, le sac est fait, tout est casé, j’ai encore une journée pour voir si je n’ai rien oublié.

J’aurais bien encore les comptes à finir mais ils attendront mon retour.

Demain matin ma dernière séance de yoga.

 

Dernier jour avant le départ

Je fais dix fois des allers et retours dans le jardin pour régler des détails, relevés des compteurs, mise à niveau des bassins, cueillette des figues, préparer l’alimentation des pigeons…

Mais au moment où je propose à Françoise un tour « du propriétaire », elle repousse. Elle sait tout ! Elle a un rendez vous avec Robert urgent. Je préfèrerais ne pas imaginer son emploi du temps pendant les trois semaines toute seule… Elle se demande comment elle va me récupérer mais j’aimerais bien avoir une petite antenne pour voir ce qui va se passer. Ce n’est pas sérieux mais quand je suis revenu d’Inde il y a vingt ans, je me suis retrouvé, dans la maison, seul avec JPhi…

 

Nous avons passé un bon moment avec Luce et Joseph qui sont venus déjeuner.

Luce a toujours simplicité et sagesse dans ses propos. Puisse t elle nous accompagner longtemps !

 

Le retour

Me voici donc sur le sol français depuis quelques jours ; j’ai retrouvé la maison et mon jardin hier alors que Françoise est partie avec ses amis marcher vers Compostelle.

J’ai un peu de mal à reprendre pied, je me sens déphasé, comme si je ne savais plus où j’étais. C’est l’impression que j’ai quand je me réveille après les nuits réparatrices dont j’ai besoin. Je suis tout chamboulé, je ne sais plus où est l’important.

Je pense à tous ceux que j’ai rencontrés las bas, en Inde, à Jaïpur. Ils sont dans mon cœur, je les ai rejoins un moment et nous revoici en seule communion de pensée, très forte certes mais tellement fluide, elle me permet de relativiser nos façons de vivre.

J‘ai du mal aussi à reconnecter les uns et les autres que ce soit Françoise qui vit sa vie, les enfants qui vivent la leur et ainsi de suite. Je dois trouver l’énergie pour les accrocher là où ils en sont.

Dans le jardin les pigeons ont presque tous disparu. Il reste peu de poissons à récupérer pour manger les larves de moustiques qui prolifèrent dans la piscine. J’en ai pêché quelques uns et je vais mettre quelques plantes. 

Je trouve suffisamment de ressort pour reprendre l’entretien qui s’impose.

J’ai été bien secoué physiquement et il me semble que je ne suis plus que l’ombre de moi-même. Je ne me reconnais plus ni dans une glace ni sur les photos. J’ai l’impression de ne plus avoir d’intérêt pour personne. Mes enfants ne se sont guère (excepté Sivi) inquiétés de mon retour et Françoise semble faire voudrait me montrer leur désintérêt. Il est vrai que nous ne fonctionnons pas avec les mêmes critères dans nos différentes familles. Par exemple c’est elle qui s’est arrangée avec Laurence pour nous accueillir à la gare TGV et c’est Fémi qui est venu parce que Laurence ne lui avait pas répondu. Et j’ai appris plus tard qu’elle s’était dérangée aussi…

 

Journal octobre 30

Après l’Inde, 30

Le point avec Françoise 30

Suite Françoise 31

Est-ce que la relation que nous avons, Françoise et moi, me convient toujours ? 31

Expérience chrétienne et mystique hindoue 32

Santé 32

Les Delenne à l’Escoub 33

Atelier Ecolo 33

Luke en vacances 34

Octobre

Après l’Inde, le point avec Françoise

Je débute le mois dans une sorte de sérénité, heureux d’avoir réalisé ce rêve de retourner en Inde.

Tout me semble clair, lumineux et je relativise toutes les difficultés de communication dans la relation avec Françoise. Mes notes * et commentaires envoyés de las bas sur mes motivations à partir, l’ont interpellée. Prendre le large, disais-je, et aller là où elle ne souhaitait pas me suivre. J’ai bien apprécié qu’au retour, elle propose de me conduire pour que je rende visite à Bérangère.

Elle, se dit ravie d’être partie avec ses amies américaines et Robert, sur le Camino. Je la retrouve comme je l’ai quittée, centrée sur ses nouveaux engagements, pointilleuse et peu disposée semble t il à en rabattre sur les avantages acquis dans la maison. Il semble difficile, par exemple, de lui faire ouvrir les portes et héberger qui le demande. Pourtant en y mettant les formes, sans gaité de cœur apparemment, elle accepte de laisser les chambres même si elle doit être absente.

Je ne suis pas assez communicatif ; je reconnais que je n’ai pas l’habitude de faire passer les infos automatiquement quand elles m’arrivent et parfois j’oublie même d’en parler.

Sa petite phrase : « Je crains pour nous deux » me montre qu’elle n’est pas confiante et reste sur ses gardes. Ses attentions pour moi me semblent parfois des mesures de précautions plutôt que des gestes d’amour. Je voudrais tellement me tromper… Il y a cependant un signe, c’est son manque de libido. J’en suis sûrement la cause mais si, dans ce domaine, elle trouvait ses satisfactions ailleurs sans me le dire, ce serait ennuyeux.

Maintenant si elle se décidait à faire d’autres choix, vivre avec Robert ou reprendre sa vie de famille et sa maison à Yvetot par exemple, je serais certainement bien ennuyé matériellement mais je garderais la même admiration et la même attitude à son égard.

Je suis satisfait dans le fond. Je renouvellerais volontiers le contrat implicite entre nous qui est d’avoir chacun une vie indépendante et des moments de cohabitation harmonieux. Oui je l’aime et la respecte comme elle est. Elle s’améliorera encore avec le temps, comme le bon vin, j’espère.

 

Suite Françoise

Le 14 Françoise est rentrée de son escapade en Normandie et nous sommes allés directement à la chorale. Ce matin c’est la « rando » !

Suite à mon texte précédent que je lui avais présenté et qu'elle avait semblé approuver, Françoise s’est mise dans la tête qu’elle répondrait de vive voix aux écrits que je lui adressais. Total comme prévu, les commentaires sont orageux,  je me suis senti accusé, pressé, agressé, nous avons eu beaucoup de mal à dormir. Elle va chercher des explications orales que j’ai pu lui donner à des moments particuliers et les déforme bien évidemment, pour appuyer ses récriminations.
Pour la libido, par exemple, je pensais que je n'étais plus très excitant par le fait de la différence d'âge ; et bien non, ce sont certains termes de mes discours antérieurs sur les particularités de sa morphologie qui l'ont refroidie... Je me contenterai donc de donner des gestes de tendresse et des caresses physiques qui sont encore mon apanage et bien acceptées en général.

Le 20 Ici Françoise est dans tous ses états. Comme tous les mardis maintenant elle s'occupe de l'aumônerie des étudiants dans les annexes de la cathédrale à Aix. Or aujourd'hui pour son repas de ce soir qu'elle prépare pour 80 personnes... elle a une cuisine sans écoulement ou avec écoulements bouchés et elle est très préoccupée de cet inconfort...  En fait tout sera rapidement rentré dans l’ordre et elle reviendra ravie de sa journée sénégalaise.

Est-ce que la relation que nous avons, Françoise et moi, me convient toujours ?

Je ne me pose pas la question. Je crois que je n'ai pas à me plaindre et que de toute façon je referais ce choix si j’avais à le faire car s’il y a des inconvénients dans toute vie commune, les avantages sont très estimables.

Cherchant à être reconnue et aimée, elle est partout. Elle s’occupe merveilleusement de moi et de la maison. Certes nos façons de faire, nos goûts, nos aspirations, nos cultures, sont différents, nous avons près d’une génération d’écart mais je suis accommodant et Françoise a une droiture étonnante. Si nous faisons une bonne équipe, j’ai parfois l’impression d’être squattérisé et de ne plus avoir aucun droit de faire comme bon il me semble, par exemple dans la cuisine, le séjour et les chambres ; comme si j’avais à payer le fait d’avoir voulu rester dans les lieux, ce dont je me félicite par ailleurs.  Que serais je devenu « chez Françoise » en Provence ?

J’aimerais pouvoir la suivre dans ses différentes activités mais je me suis rendu compte que ce n’est pas mon rythme. Je me cantonne donc à mes centres d’intérêts. Je crois qu'elle est dans un système de compétition, de contrôle permanent, de lutte de pouvoir, correspondant à son tempérament, pour, probablement, assurer une sécurité qu'elle pense peu solide.

Elle est avide d’informations, elle a une bonne écoute. Pourtant nous avons du mal à discuter, j’ai l’impression qu’elle veut imposer son système de références et je la trouve cassante, à l’emporte pièce, sans nuance en voyant trop le côté négatif des personnes qui ne vont pas dans son sens. Et j’en fais souvent partie … Je pense qu’il est difficile de s’entendre et de partager harmonieusement dans certains domaines. Il vaut mieux éviter tout échange sur les sujets qui fâchent et se contenter de « faire » au mieux dans la vie courante.

 

Expérience chrétienne et mystique hindoue

Pendant cinq jours, en Inde du Nord c’est Divali la grande fête de la lumière.

 

Je suis impressionné par le petit livre de Bide Griffiths qui m’a été prêté. 

Il rejoint ma direction  actuelle qui est de nourrir ma spiritualité dans l'ambiance de l'Inde ce pays qui m'habite encore. Je n'ai pas de question particulière ; pour moi tout est redécouverte de ce que j'ai entendu, lu et oublié... La connaissance est nécessaire pour se rapprocher de l'Un mais passe comme tout ce qui est humain...

Dans la table des matières, je retiens : la vision cosmique de l’univers, la révélation des Upanisads, la connaissance de soi, la doctrine de la « non dualité ».

Chaque page est un condensé et j’aurais beaucoup de mal à en faire un résumé. Je note par exemple :

L’homme est corps, âme et esprit. Les mots sont des symboles où se concentrent les images de l’inconscient qui deviennent conscientes. La vie humaine surgit de l’obscurité de l’inconscient.

La conscience trinitaire se retrouve en Orient et chez les chrétiens en Occident. L’esprit créateur (le Père), la créature (le Fils) et l’élément féminin (le St Esprit)

 

De son côté, Jac resté pour quatre mois dans le pays, suit l’enseignement d’un swami et me dit : « Ce que j'en retire, c'est certainement une plus grand compréhension de moi même, donc des autres, de l'Univers qui m'entoure, un esprit plus large, une conscience plus globale... »

 

Santé

J'ai un peu de mal à récupérer mes fonctions digestives mais j'ai la tête pleine d'images et de souvenirs. J'ai du travail à faire pour présenter mes photos et commentaires et je ne tiens pas non plus à me consacrer à l'ordinateur qui fatigue à la longue. Je préfère le jardinage qui m'apaise après un voyage mouvementé.

Depuis mon retour d’Inde je suis ennuyé par des démangeaisons dans le bas du dos que j’attribue à mes ennuis digestifs. Je constate l’évolution de boutons qui apparaissent plus ou moins et qui me grattent à certains moments. Mon médecin traitant ne s’inquiète pas et me prescrit des pilules homéopathiques[1].

Je me prépare mentalement et financièrement à une intervention dentaire importante par T Thomas, orthodontiste que j’ai contribué à lancer vers 1978, pour placer des implants sur la mâchoire inférieure.

 

Les Delenne à l’Escoub

Je n’ai plus envie d’écrire ni de correspondre, ni de parler de mes états d’âme et je le fais ici avant de me décider à arrêter. Je me rends compte que ça ne plait pas… Je reconnais que je peux être  « désinvolte »dans mes écrits et blesser Françoise. Je ferai attention.

Avec le changement d’heure le moral est à la déprime ce matin, légère entendons nous. Mes petits grands enfants Delenne sont là pourtant. Dociles au programme proposé hier, ils sont levés une heure trop tôt. Mon idée de les emmener à la messe du père Denis ne les enthousiasme pas. Je branche les garçons sur le jardinage pour déterrer les dahlias. William entraîne son frère et ils me réalisent un super travail. La journée se passe bien, le déjeuner avec Thérèse et les Certano, les jeux dans le jardin…

Le soir arrivée des amis T d’Yvetot. Les invités de Françoise, très bien mais il a fallu que les enfants, mes petits enfants leur laisse la place…

Je redoutais d’avoir à faire des civilités qui ne m’attirent pas du tout avec eux. Ils sont bien gentils pourtant mais je ne trouve rien à leur dire surtout quand Françoise est là pour échanger les potins d’Yvetot. Je comprends qu’elle revit ses émotions d’antan desquelles elle s’est vue exclue. Elle compense en reconstruisant un milieu semblable avec les jeunes de l’aumônerie. Elle disait tout à l’heure « il faut que j’aille travailler »…

Nous avons passé une bonne soirée mardi ; j’ai osé leur proposer mon texte de l’atelier Ecriture.

 

Atelier Ecolo

Suivant ma proposition, je suis chargé par le groupe Poursuivre d’animer un atelier Ecologie. Pour le moment je rassemble des documents je me renseigne au mieux sur les avantages et inconvénients des différentes positions.

Ma position, tout en accrochant bien toutes les questions qui se posent, est plutôt de diminuer la consommation et surtout le gaspillage. Sans nier le progrès et l'utiliser au mieux, revenir à un mode de vie plus simple pour subvenir à nos besoins.

Revenant d'un séjour en Inde, je médite sur les différences de mode de vie entre un monde qui allie les traditions séculaires tout en se développant à toute allure et le nôtre qui cherchons à organiser, défendre, préserver les avantages de privilégiés dont nous bénéficions sans les avoir trop mérités.

Je tente de lancer les échanges sur Internet à partir des différentes présentations déjà faites, du film de Nicolas Hulot, des pages que j’affiche.

Maintenant je dois monter un questionnaire.

 

Luke en vacances

Oui Luke devient bien posé. Il s'occupe souvent seul mais le mieux est de lui fournir des activités.

Je sais que lorsqu'il est ici seul avec moi il a du mal parfois ; avec ses cousins il est épanoui ; avec son copain il est mené.

Je n'ai pas encore trouvé la complicité avec lui. Je ne sais pas trop ce qu'il a dans la tête.
Il promet, je pense. Comme son père, il sera probablement un magicien pour réaliser ses rêves.

 

Journal novembre

 

Couples 1

Parmi les faits marquants, 2

Journal Novembre

Couples

Parents  avec JPhi

voir

Pour moi avec JPhi , la discussion que nous avons eu le samedi soir était engagée et inattendue aussi.

Tous deux, Cordula et JPhi,  ont du mal à se décider à être parents tout en étant conscients que ça devient urgent... Si JPhi se lasse de parler du sujet épineux,  c'est peut être signe qu'il faut taper sur le clou quand les résistances commencent à tomber. Ce serait bien pour eux, tout de même, qu'ils se bougent de leur petit confort et de leur vie qui peut paraître étriquée.

 

Il m'a confronté aussi à mon "fatalisme",  pour ainsi dire, dans ma relation avec Françoise. Il semblait exprimer  que je pourrais choisir autre chose.


Je me trouve trop vieux pour faire le pas et en plus j'ai un certain besoin d'être cadré et entouré que Françoise assure même maladroitement. Et puis je pense que je me suis engagé envers elle, au moins à l’accueillir matériellement ! On peut arriver à vivre et être heureux ensemble.

 

Voici un paragraphe qui est mal passé…

Françoise est atterrée. Mon langage est il trop cru ? Comment devrais-je m’exprimer ?

Je tente de lui exprimer de la tendresse en même temps mais rien ne semble passer. Elle se dit bloquée.

Ceci juste après avoir téléphoné à Bérangère en son absence…

 

Je cherche à faire un couple cohérent. Il me reste une impression de distance. Tout fonctionne, l’équipe est harmonieuse mais plus d’intimité ni de complicité. Il faut choisir entre naviguer par temps calme ou prendre le vent et les risque d’orages…

Je regarde Françoise s’activer et suis impressionné ; elle cherche des signes de reconnaissance et elle en trouve. Ses engagements auprès des étudiants et dans l’association Etoile de Noël sont remarquables. Quand je pense, qu’au début, en 2004, pour s’insérer ici elle cherchait à s’investir dans le jardinage pour être avec moi ; elle a vite compris que ce n’était pas sa voie.

Maintenant je me demande ce qu’elle pense de moi ; si elle s’autorise à penser car elle préfère réagir, faire ce qu’elle doit faire avant de se demander ce qu’elle en pense et si elle en a envie. C’est son mérite, certes mais pour mon compte j’ai tendance à prendre du recul avant d’agir bien qu’il m’arrive d’agir de façon automatique, sans m’en rendre compte et c’est peut être signe de vieillesse.

 

Parmi les faits marquants, 

Discussions avec Jean Phi au sujet de sa postérité.

Nous avons chanté Dvorak hier dimanche et c’était une grande journée. Le jeune chef Bibiloni nous laissera un souvenir impérissable.

Ma 205 est partie à Cussac samedi soir avec Matthieu. Je me demande si je vais la revoir mais c’est une voiture qui est déjà entré dans la légende.

Le 15 novembre était aussi les 18 ans de Chloé. Une étape familiale importante : je suis grand père d’une adulte en âge de décider légalement de sa vie.

 

 

 

Décembre journal

Décembre journal 1

Leur histoire 1

Enfantillages 2

Georges : la nuit tombe ! 2

Flavie en 2009 2

Heureux ! 3

La dent 3

A la Cave 3

Jeunes et vieux 3

Pour ce qui est de nous, 4

 

Leur histoire

Hier 30 novembre, j’étais au volant sur l’autoroute en direction d’Aix. Je venais de passer le péage de Nemours et étais bien parti pour faire un bon morceau de route avec un trafic réduit. Bref tout allait bien, le séjour en Normandie s’était déroulé au mieux malgré les tensions de l’aller que Françoise avait du mal à gérer. Des broutilles en fait : « Combien de temps allait on passer ici ou là ; aurait elle le temps de voir suffisamment ses filles ? » En réalité le programme a été réalisé sans bavure, les gâteaux d’Esther étaient très bons.

Une seule ombre, alors que je tenais à jeter un coup d’œil sur la maison en vente rue F Léger, maison sur laquelle je me suis investi affectivement en 2006, je me suis débrouillé inconsciemment pour en perdre les clés juste après l’avoir visitée alors que j’avais oublié de  remettre le trousseau à la voisine Roseline. Les interprétations de ce geste sont lisibles mais c’est vexant pour moi et ennuyeux pour Françoise.

La soirée passée chez les Egels dimanche soir était un régal. Marie Th et Philippe, tout en se désolant de ne pas avoir de petits enfants, étaient  entourés de Damien et Guillaume. Les deux frères se fatiguent quelque peu avec leurs travaux interminables pour reconstruire leur maison. Arrivé à 18h Françoise m’appelle une heure après et je  retourne à Yvetot la chercher chez Mathilde car elle n’avait pas assez vu les enfants qui avaient passé la journée avec les scouts. Donc nous avons regardé les photos de leur voyage en Israël et ensuite Damien nous a régalés de tous les potins cauchois. Il est étonnant, de son chantier solitaire il arrive à tout connaitre et jette un regard souvent bien noir sur ses contemporains. 

Sur la route donc, serein, je consulte mon téléphone portable qui affichait jusqu’à présent un réseau introuvable. Stupeur ! un sms de Sivi en réponse au mien de la veille. Je m’inquiétais de la voir avec une « petite mine » dirait sa mère. Depuis quinze jours elle se disait fatiguée et dans un état particulièrement désolant.

« Thierry vient de m’annoncer qu’il a rencontré quelqu’un et qu’il souhaite changer de relation avec moi. Voilà c’est très dur ! »

 

[09:31:03] Marc: Moi j'ai passé un bon moment au coin du feu avec Sivi. Ce n’est pas facile pour elle même si Thierry garde de bonnes intentions.

[09:31:45] Jean-Phi: Des bonnes intentions?

[09:32:30] Marc: Oui des bonnes intentions pour garder le contact et ne pas faire trop de remous

[09:33:12] Jean-Phi: Mais alors, ils vont vraiment se séparer??

[09:35:01] Marc: Non ce n'est pas leur intention ni à Sivi et apparemment pas pour Thierry qui préfère passer son temps à Paris...

[09:35:41] Jean-Phi: Mais Sivi veut rester toute seule à Montlaux ?

[09:37:41] Marc: Non point ! Ils se partagent encore ; enfin Thierry se partage.

[09:40:31] Jean-Phi: c'est à dire?

[09:40:45] Marc: Enfin Sivi est repartie à l'instant animer son stage et elle a passé une bonne nuit, ce qu'elle ne fait pas souvent.

Enfantillages

Alors que j’étais préoccupé par le cas de Sivi,  je subis une scène d’enfantillage, jalousie par rapport au programme Delenne pour les vacances de Noël qui projettent, à mon invitation de passer quelques jours à la maison.  Incohérence que je ne prends pas au sérieux.

 

Notre visite, déjeuner chez Luce s’est avérée positive, il me semble. Françoise a pu annoncer sa position par rapport aux réunions avec le groupe  Poursuivre. Elle apprécie rencontrer les personnes mais pas ce qui les rassemble c'est-à-dire leur appartenance au passé de Vie Nouvelle. Au moment où le Mouvement se cherche une nouvelle identité et remet en cause ses références chrétiennes. 

J’ai bien commencé à aborder le problème des difficultés que nous rencontrons dans notre vie de couple mais ce semble être sujet tabou à l’extérieur. Souhaitant remettre la question sur le tapis dans la voiture au retour, Françoise m’a relancé mais je ne me suis pas laissé faire.

 

Georges : la nuit tombe !

J’ai insisté pour ne pas annuler Georges qui avait accepté de venir déjeuner. Je suis content d’avoir retrouvé mon copain de trente ans mais nous nous sommes éloignés et nous avons vieilli. J’ai eu du mal à accrocher et à bien communiquer. Il est reparti dans sa petite voiture « sans permis », je n’ai pas eu le réflexe de prendre une photo.

 

Je n’arrive pas à trouver un coin au chaud entre le bureau et la cheminée où j’entretiens un feu pour personne. Cette maison est un peu sinistre depuis qu’il n’y a plus d’enfants pour l’égayer. Il fait froid dehors et encore plus dedans dirait on ! J’ai la grippe. Je renifle en tapant sur le clavier.

Jean Phi n’est pas loin ; de son bureau il me fait des coucous mais il a tout de même du travail…

Pour les vacances Françoise prend le train pour la Normandie et va en Irlande avec la famille Cécile passer Noël auprès d’Henri. Ici on prépare la fête de loin, Noël s’annonce tristounet, certes on attend les Auvergnats mais Sivi n’est pas trop en forme…

 

Flavie en 2009

Lors de notre dernier petit séjour en Normandie nous sommes passés chez Flavie la bergère.

Flavie est ma quatrième fille en quelque sorte. Je l’ai adoptée alors qu’elle avait élue domicile dans le mobil home au début du siècle.

Dynamique et créative elle s’est trouvé des petits boulots et une formation d’aide sociale.

Elle n’est pas restée longtemps seule. Ses deux enfants, un garçon et une fille m’ont appelé Grand père comme les vrais qui habitaient à l’étage du dessous.

Son compagnon l’a enlevée en Bourgogne où elle s’occupe de ses 3 enfants, de la ferme et des moutons.

 

Heureux !

Il fait froid, j’ai froid, il neige. Je suis seul, encore grippé, avec mon pantalon et ma chemise d’hier, aucune obligation, je suis ravi. Je peux faire des tas de choses inutiles auxquelles personne ne s’intéressera mais qui me comblent de plaisir. Chaque jour m’amène des surprises. Hier c’était Bernadette qui est venue papoter, aujourd’hui c’est Caty.

Heureux vous dis je !

 

La dent

Le lendemain c’était Laurence qui est venue faire une petite visite à son papa. Elle s’inquiétait aussi du programme des enfants Delenne et de celui de Luke par rapport à eux, je crois.

Elle pose pour une photo et me dit ensuite « Tu ne l’enverras pas à tout le monde en l’intitulant la nouvelle dent de Laurence ? » Je n’y pensais pas mais je me suis empressé de le faire… M’en voudra t elle ? Je ne sais jamais, après coup, si l’humour sera bien reçu.

Mais n’y aurait il pas quelque part une dent entre sœurs ?

 

A la Cave

Hier il n'y avait pas grand monde dans l'assistance et c'était bien bruyant tout de même. Je ne sais pas ce qu'en a pensé notre chef mais elle mérite mieux. Pour ma part, mon "par coeur" n'était pas génial.

A voir ma vidéo de la Cave ! J'ai un peu raté les chants car je faisais du par coeur sans lunettes que j'avais laissé dans la salle vestiaire... Je ne pensais qu'à mon appareil de photo et à la façon de l'utiliser. En fait j'ai un peu tout loupé mais l'ambiance était bon enfant et sympa : bien que nous soyons tous déguisés nous n'avions pas l'impression de faire un spectacle de qualité.

Jeunes et vieux

[10:17:25] Marc: Je m'occupe des enfants Delenne ce matin. Je ne sais jamais si tu peux lire ce que j'écris si tu n'es pas connecté.

[10:18:34] Marc: Je voudrais savoir si je peux compter sur ton ordi qui arriverait avec Matthieu et AnnFr demain.

[10:19:37] Marc: Je ne sais pas comment tu te sens à l'approche de Noël mais moi je suis tout chose, pas terrible, vieux...

 

La joie de vivre  des enfants  est communicante sans doute. Je voyais  les miens, mes petits enfants, en attendant le car, pour Forcalquier, heureux de se retrouver et ne se posant aucune question. C'est là où je me sens vieux quand je me retrouve seul. Car faire, faire comme si, ne pas être conscient des problèmes ou ne pas vouloir les voir, ne les évite pas.

Je voyais  les miens en attendant le car, heureux de se retrouver et ne se posant aucune question. C'est là où je me sens vieux quand je me retrouve seul. Car faire, faire comme si, ne pas être conscient des problèmes ou ne pas vouloir les voir, ne les évite pas.

J’ai du mal, enrhumé, à me sentir en phase avec les uns et les autres ; vraiment j’ai l’impression d’avoir glissé sans m’en rendre compte dans le troisième âge et la décrépitude.

 

Pour ce qui est de nous,

Je ne me  sens pas très bien. J'ai l'impression d'être dans la compétition, le "c'est moi qu'ai raison", "il faut faire comme ci", "je sais ce que j'ai à faire". L'abandon, la tendresse, l'écoute, la compréhension, c'est d'une autre époque.

L’idéal serait de se concentrer sur les avantages de la situation. Sinon ce n'est pas la peine. Je souhaiterais qu’en dehors d’une position raisonnable ce soit une solution désirable. En même temps je suis sûr que demain ce sera encore autre chose.

 

Avec Cécile et sa famille, Françoise est partie en Irlande, retrouver Henri son fils pour les fêtes de Noël. D’un côté elle se réjouissait de ce bain familial de l’autre elle supportait difficilement de laisser la maison et ses affaires que nous allions utiliser pour la fête prévue le 26. La séparation nous a fait du bien, nous avons pu échanger paisiblement par écrit.

 

La fête du 26 à l’Escoub

Le matin, j'ai fait de la cuisine et ai préparé des salades composées et salade de fruits. J'ai fourré des dates et ai pris une photo pour le prouver ...

Vers 17h Sivi et Thierry avaient préparé la salle et l’animation a commencé par la représentation des enfants. Ils étaient très bons.

Ensuite, un début de dîner apéro et salades. Partie indienne, avec photos, commentaires et distribution de cadeaux. Le projecteur étant absent, Jose, notre futur locataire du studio, invité pour la soirée, a proposé de prêter un écran supplémentaire. Malheureusement l’association n’était pas au point et a plutôt gêné la présentation ; je me suis débarrassé de l’accessoire et ai pu parler de mon voyage ce qui a semblé intéresser l'assistance peut être bienveillante.

Le buffet copieux, un peu de danse et une impro du père Noël nous ont emmenés jusqu'à 24 h...

Des incidents pourtant  avec mon appareil de photo qui mal installé pour fonctionner avec retardateur pour la photo de groupe est tombé sur le nez. Il est défoncé ... L'ordi de JPhi arrivé avec les Delenne avec un écran à remplacer.

 



[1] Mezereum 5ch et Poumon histamine 15ch alors que je prenais China rubra 7ch et Lycopodium clavatum 5ch pour la digestion.