Journal 2006  

 

 


Journal années précédentes


Janvier 3

Retour de Paris 3

Visite allemande 3

Ordinateur 3

Vente appart à Marseille 3

Magnificat 3

Le château 3

Etienne ! 3

une histoire d'amour ? 4

Cadeau 5

La dent 6

La neige de l’année 6

Excités 6

Février 7

Le 1 - C’est fait ! 7

Thérèse 7

La villa Dodelin 8

Le 4 - Tommy, 8

Le 5, vacillant 8

La pince à sucre 9

Le vérascope 9

Les vacances de février 9

D’ Yvetot à Aix 10

Gardien  de l’Escoub 10

Grippe aviaire 11

Quand les parents partent au Mali 11

Mars 12

La dentisterie 12

La pigeonnerie 12

Après le 5 mars 13

Nos certitudes 14

Le 19 chant. 14

Mise à jour 15

XP 15

Enfin le printemps est arrivé ! 15

Je suis bien bien ennuyé ! 16

… tout roule maintenant 16

Skype 16

Avril 17

Yoga 17

Envaux 17

Méditation des Rameaux 18

Vendredi saint 18

A propos du 23 septembre, 18

A voir Yaël en prison 19

qualités de cœur 19

Pâques 19

Amusez vous en respectant le jardin ! 19

L'apprenti forgeron de Haendel 20

Prendre le temps de dire au revoir ! 20

Les Thierry, Sivi, Luke et compagnie 20

Après le 25 21

Je reçois une pétition sur les OGM ! 21

Lumbago 21

Mai 22

version 2 22

Chez Marie Jo et Alain 22

Vers la Normandie 22

la messe télévisée 23

Le raté 23

Le ragondin 23

Nous voici rentrés à l'Escoub. 23

J'ai une chance terrible 24

Vaseux 24

Pétitions 25

PapaMarc] Immigration choisie 25

Journal 25

Les comptes 26

Juin 26

Fermer 27

Evolution du journal 27

L'informatique chez les personnes âgées. 27

Quitter 27

Infidélités 28

Maison vide 28

Les lapereaux 28

La "Fascia" 28

Les pistolets à eau 28

Le rêve du château Bel Air * 29

Réinvestir 29

Détaché 29

La dame rose 29

La dernière séance de yoga 30

Juillet 31

Thérèse 31

Yoga 32

La sieste 32

Le foot 32

Rando 33

Réunion au sommet 33

Stage danse 34

Août 35

Les SMS 35

Juillet blog 35

En fouillant au hasard (en 2003)  Vieillir 35

Thérèse C 36

A Bernadette 36

Fatigué 37

Prison dorée 37

Le rêve franciscain 38

Jphi et les forward 38

A Peypin 39

http://sitalix.canalblog.com/ 39

Le Pain de Vie 39

Septembre 39

Grand Nord 40

Les 7 ans de Joanna 40

Lundi 11 septembre 41

Le 16 L'eau est arrivée  et ma chérie est rentrée ! 41

La réunion de famille du 23 41

La retraite 42

Octobre 43

La course 43

Ça sent mauvais ! 43

Erreur ! 44

L'opération 44

La partie de foot 44

Coloquinte 44

Pourquoi un blog familial ? 44

Avec mes correspondants 45

Le 20 à Mireille 46

Le Clos Pierrot 46

Chez Françoise 46

Novembre 48

Vers Bourneville par la forêt de Brotonne 48

Travaux rue Fernand Léger 49

Dimanche, la messe. 49

Retour au bercail 49

A Françoise ces jeudi et vendredi 50

Partage 50

Rêve 50

Les PPS (Power Point Script) 51

Spiritualité 51

Les aberrations médicales. 51

La dame rose 51

Grand père dans ses fonctions ! 52

Tommy au tennis 52

A l'école 52

A Françoise 53

Décembre 53

Le bicarbonate 54

Chorale L'eau vive et liens 54

Automne 54

Chant choral 55

Arrivée à Yvetot 55

Collaboration avec Mireille et Pascal 56

Les jouets : ordinateur et train électrique 56

Le rêve et les œufs. 56

A Paris, créativité. 57

Avant « les fêtes » de Noël. 58

Trois ans déjà 58

Veillée Noël A Yvetot 59

Hammam et couscous 59

Questions familiales. 59


 


Janvier

Voir


Janvier Retour de Paris

notes TGV

Visite allemande

Hier soir Matthieu m'avait annoncé la visite de Claudia et Otto. J'étais un peu surpris car Otto mon correspondant ne m'avait rien signalé. Donc je suis descendu pour l'apéritif et bien sûr il s'agissait d'Otto 2. Je les ai laissé dîner tranquillement ou plutôt dans l'agitation des enfants qui a du les changer de leur petite vie tranquille de couple moderne.

 

Anniversaire d’Anne Françoise  Cliquez ici

Ordinateur

Le 6 - J'étais en train de répondre en détails à tes derniers courriers quand il y a eu une coupure de courant, juste  une éclipse.

Le noir une seconde ! Mais ...

Impossible de rallumer l'ordinateur ! L'angoisse et puis tout revient.

J'imaginais déjà reprendre ma dernière sauvegarde sur l'ordinateur du bas et reconstruire pour arriver là où j'en suis avec quelques heures perdues.

Je ne conçoit plus vivre sans mon « système ». C’est à mon avis la plus belle nouveauté sans cesse renouvelée de nos temps modernes. Convivialité, développement personnel, créativité. Tout est là.

 

Vente appart à Marseille

Donc j'ai signé une ribambelle de papiers pour avoir le droit de toucher un chèque en échange de l'appartement de Marseille.

Le commentaire de Mme Balazar :

"Qu'allez vous faire de votre argent ?" 

"C'est pas un problème" ai je répondu. Non mais de quoi j'me mêle ? Elle aurait peut être voulu le chèque ? Mais il est déjà affecté... Une assurance vie au profit de Françoise.

 

Magnificat

Françoise est bien rentrée, elle reprend ses randonnées demain et dimanche nous sommes allés à Marseille pour notre deuxième journée de répétition du Magnificat de Rutter. Nous sommes plus de deux cent cinquante à chanter, c'est enivrant. Je n'arrête pas de fredonner des passages qui finissent par nous rentrer dans la tête sans être obsédants.

 

Le château

 

Sauver le château !

Débats avec Sylvie

 

Etienne !

 

à lire  Date : 13/01/06 22:18 Ma proposition :

 

Etienne !

 

Merci de me lire avec bienveillance.

 

J’apprends aujourd’hui que notre séparation doit être entérinée devant le juge le 1 février.

 

C’est une étape importante dans notre vie, celle que nous avons commencée il y a trente ans.

 

Oui je suis satisfaite et soulagée d’en finir avec les procédures toujours pénibles. Je me sens libre et je voudrais faire la paix avec toi.

 

J’aimerais que nous puissions assez rapidement reprendre nos échanges, déjà par mail, comme nous l’avions fait fin 2004 .

 

Nos enfants nous relient encore et je ne renie pas le lien sacré que nous avons établi le jour de notre mariage. Je suis tellement fière d’eux et satisfaite de les voir heureux avec de beaux petits à leur tour que je veux t’en remercier. C’est à toi que je les dois.

 

Je te demande pardon si je t’ai fait souffrir et tu peux te douter que tout n’a pas été facile pour moi aussi.

 

Celle de Françoise :

Etienne !

 

Je te remercie de me lire avec bienveillance.

 

J’apprends aujourd’hui que notre séparation doit être entérinée devant le juge le 1er février.

 

C’est une étape importante dans notre vie de couple  que nous avons commencée il y a plus de trente ans. J’imagine et crains que ce ne soit pas la plus facile à vivre.

 

Oui je suis satisfaite et soulagée d’en finir avec les procédures toujours pénibles. Je me sens plus libre et je voudrais faire la paix avec toi.

 

Je ne renie pas le lien sacré que nous avons établi le jour de notre mariage et nos enfants nous relient encore Je suis tellement fière d’eux et satisfaite de les voir heureux avec de beaux petits à leur tour,  que je veux t’en remercier. C’est à toi que je les dois.

 

Je te demande pardon si je t’ai fait souffrir et tu peux te douter que tout n’a pas été facile pour moi aussi.

 

J’aimerais que nous puissions imaginer reprendre des échanges, par mail, comme nous l’avions fait fin 2004, par courrier, par téléphone et peut-être nous voir avec nos enfants.

 

Françoise

 

Françoise va signer son divorce le 31 de ce mois et elle compte bien  trouver un nid pour s'installer avec moi.

Je ne sens pas bien comment m’intégrer à sa famille alors qu’elle est fort naturellement et bien admise chez les miens.

J'envisage déjà laisser Françoise retrouver ses enfants et faire seul quelques escapades sur Aix ou Paris mais elle tient à m’accompagner. Elle me dit aujourd’hui qu’elle a tout quitté pour moi et elle désire que j’en fasse autant, que je m’engage sérieusement dans notre nouvelle vie.

C'est parfait !

 

13/01/06 22:45

J'ai fini, j'ai froid

Françoise

 

une histoire d'amour ?

Que nous réserve l'avenir ?

Jusqu'à présent, grâce à ma chance et au yoga je me porte comme un charme mais une sirène m'a séduit et il est question que je retourne en Normandie.

Je crains que ce soit un avant goût du grand départ.

 

 

Dimanche 5 mars 2006 à l'Escoubaïre,

Venez entourer Marc et fêtons ensemble son anniversaire

Nous nous retrouverons famille et amis autour d'un buffet, à  13 h

merci de confirmer votre présence avant le 20 février

 

 

> Vous avez été invités à m'entourer le dimanche 5 mars à l'occasion de mon anniversaire.

> Certains ont répondu favorablement, j'en suis touché et les en remercie.

> Il me semble opportun de vous informer de la situation.  

 

Une histoire d’amour  A :

Invités : Les enfants et petits enfants,

Geneviève , Odile, Annie, Lisette, Thérèse, Micheline B., Marie Jo,

Avril, Thérèse C., Josette M., Colette, Bernadette V., Suzy D, Flanet, Egels, Flavie, Vincent, Viel, Comet, Heckenroth, Schlosser, Consigny, Grimaldi, Guy Rougier, Cannella,  Geneviève Bond

Informés :

adele.noel@wanadoo.fr, Anciauxesther, henri@impa.br, marie_carmen@videotron.ca, annebercot@eircom.net, bdelarturiere@wanadoo.fr, bernadette.charbonnier@club-internet.fr, christiane.letessier@laposte.net, dianoux-suzanne@wanadoo.fr, Danielle.Eurin@chu-rouen.fr, mikri@free.fr, christian.lamy2@libertysurf.fr, caperret@wanadoo.fr

 

 Les réponses à l’invitation  et le listing

C'est un détachement important que je vois comme une petite mort. Et je m'y prépare depuis longtemps.

Ce n'est pas le grand départ ni le saut vers l'inconnu car je sais en fait que je ne serai pas loin même s'il y a de la distance géographique. A notre époque les moyens de communication sont vraiment facilités. Et puis j'aurai un ordinateur !

Je prévois de revenir, plus ou moins souvent, mes petits-enfants me le demandent déjà avant même que je sois sur le départ !

Et, nous ne sommes pas partis ; Françoise n'a pas encore trouvé de point de chute et j'imagine, que ce ne sera pas facile. Elle, est confiante ; c'est vrai qu'elle est capable de nous étonner.

 

Cadeau

Sylvie me demandait de penser à un cadeau pour concrétiser l’événement. Un cadeau « que je ne m’autorise pas » à me faire et qui pourrait m’être offert.

Dans un premier temps j’ai répondu que l’affection des uns et des autres me suffisait et puis j’ai pensé à deux options : la première c’est la pendule qui vient d’Yvetot et que Françoise vient de remettre en route après une profonde révision sur les lieux de production. Un lien avec le passé et une façon sonore de marquer le temps qui passe. J’y attache beaucoup d’importance affective mais ce ne sera sans doute pas au goûts de mes invités puisqu’elle est déjà en place.

La deuxième idée est l’ordinateur portable. Il faudra remplacer celui qui a disparu de la maison le 8 octobre. C’est un outil indispensable sur lequel je risque de consacrer le plus clair de mes activités.

 

La dent

A mon dentiste :

« Cher ami de longue date et émérite praticien !

Je me réfère à ma dernière consultation et aux bons soins que j'ai reçus. Mes petits problèmes d'ajustement de prothèse paraissent réglés pour le moment.

J'examine avec attention le devis du 10 janvier que vous avez bien voulu me soumettre.

Je suis conscient devoir prendre des mesures pour sauver la dent qui permet l'ancrage de mon appareil sur la mâchoire inférieure. Pourtant le montant global de 812 euros me parait très lourd.

Pouvez vous me proposer quelque chose de plus abordable ?

J'attends votre réponse et vous prie de croire à mes sentiments les meilleurs. »

Réponse de la secrétaire : « Niet »

 

Gastro

Nux vomica et Phosphorus 7ch pour calmer ma gastro qui m'a pris samedi soir et qui m'a mis à mal dimanche. Maintenant c'est tout bon.

Je me suis lancé dans la deuxième session de ton traitement de novembre et je pense que je vais pouvoir passer l'hiver aussi bien que l'année dernière.

 

 

La neige de l’année

> Je veux croire que ces annonces ne sont que pures fantaisies et que le temps va se radoucir dans les prochains jours. Il est question de neige pour vendredi mais ensuite la température remonte.

> Je n'ai pas pris la précaution de protéger mes tuyaux et je maudirai le ciel s'il arrivait quoique ce soit à mes robinets.

Ø       Par ailleurs, je n'imagine pas regarder autre chose que les flammes quand je suis devant la cheminée, même si l'être aimée est à proximité. J'ai des mains qui peuvent s'activer sans me faire perdre un instant de folie flamboyante.

 

Cliquez ici : il neige !

Oui il a  neigé ! sur nos hauteurs… car en ville ce n’était que pluie !

Pluie et vent n’arrivent pourtant pas à effacer toutes traces de neige qui s’accroche encore par endroits. La tempête me renvoyait aux  nuits mouvementées que nous avons passées, les années précédentes à éponger les débordements et infiltrations qui semblaient s’annoncer hier soir. Un bon coup de balai sur la terrasse pour libérer la bonde a pu régler le problème.

Tommy profite d’une éclipse de Grand père pour taper sur le clavier « tomy » Il dessine des personnages à 8 doigts avec une barbe et une moustache. Il s’inquiète beaucoup de ce que deviendra la maison quand Grand père sera parti.

 

Excités

31 - Françoise est partie ce matin en Normandie pour signer demain son divorce.

La connaissant elle va s'atteler avec efficacité à chercher une maison qui pourrait lui convenir. J'ai du mal à imaginer qu'elle puisse en trouver une qui répondrait à nos désirs. Ou bien ce serait hors de prix.

Elle ne dispose guère plus de 100 000 € mais elle est capable de nous étonner.

Peut être un peu trop excités, nous avons fait l'annonce de notre départ comme si c'était fait alors que nous avons ici toutes les possibilités de vivre tranquillement.

 

 

Février

 

voir

Février Erreur ! Signet non défini.

Le 1 - C’est fait ! 6

Thérèse 6

La villa Dodelin 7

Le 4 - Tommy, 7

Le 5, vacillant 7

La pince à sucre 8

Le vérascope 8

Les vacances de février 8

D’ Yvetot à Aix 9

Gardien  de l’Escoub 9

Grippe aviaire 10

Quand les parents partent au Mali 10

 

journal janvier *

le site

Le 1 - C’est fait !

Françoise a signé ! Elle vient de m’appeler de Rouen et elle a à se remettre de ses émotions…

Tout bouge ici. Les enfants et les amis réagissent à mon histoire d’A, Sylvie sonne le branle-bas pour acquérir le château Bel Air. Elle parle de revendre ses parts de la maison pour réaliser son projet.  Je lui conseille de regarder plutôt du côté de l’Escoub.

J'ai pris rendez vous cet après midi avec un agent immobilier pour lui faire faire une estimation de la propriété. Soit pour faciliter les transmissions et rachats de parts entre les enfants, soit pour gérer le bien au cas où aucun  ne voudrait assumer la charge de la maison. Matthieu va voir dans quelles conditions il pourrait monter une SCI.

Pour moi je me contenterais volontiers de garder une petite pièce comme le bureau pour y conserver mes dossiers et m'y poser quand l'envie me prendra de revenir.

 

Nous étions invité aux cinq ans de Jeanne. Flavie, notre « fille adoptive » aura marqué l’histoire de la maison et depuis l’époque, en 97, où, désemparée, elle s’était installée dans le mobil home, nous n’avons pas cessé les bonnes relations. De son côté, elle a bien avancé dans la vie ; elle s’est formée comme assistante éducatrice, elle a eu deux enfants et pense s’établir dans quelques temps dans la région de Nîmes ou Perpignan région de son enfance. Elle a un bon petit caractère, ce qui ne facilite pas toujours ses relations masculines…

Thérèse

Je n'ai pas encore parlé à Thérèse de départ. Lors de nos derniers contacts téléphoniques journaliers j'ai voulu tenter de le faire et puis il me semble qu'elle ne veut pas savoir... et on dirait qu'elle sent quelque chose, qu'elle sait déjà. Elle préfère s'attarder aux petites disputes avec son frère.

Hier soir, elle était navrée de ne pas m'avoir téléphoné plus tôt afin de me rappeler que je devais aller à la chorale. J'oublie facilement ce qui me contraint et je passais ma soirée à actualiser les pages de Flavie (je lui ai mis un spot sur le blog) C'est vrai aussi que je n'aime pas trop avoir à sortir le soir.

Thérèse vient juste de sonner à ma main droite. Elle m'invite à venir partager son plateau demain midi. Ce sera du poisson et je ferai une bonne action car elle entame à peine ce qui lui est présenté et tout repart… à la poubelle.

Ceci dit je trouverai bien un moyen de lui faire avaler ma pilule…

 

Je lui ai parlé de cette affaire à midi et elle a du mal à y croire, certes, mais elle prend bien cette déconvenue et elle s'y habituera comme elle s'est faite au changement d'appartement et à la disparition de son fax.

 

D'avoir annoncé un probable départ de la maison suscite en effet des réactions. Pour moi, c'est comme si je participais à mon enterrement... C'est curieux j'en ai souvent rêvé ! Et en tous cas, pour moi, le décollage est plus facile à imaginer du fait que j'en parle et que j'en débat avec les uns et les autres.

Maintenant je ne pense pas qu'il faille dramatiser car habiter ici ou là n'a guère d'importance en vérité. A notre époque, quelle que soit la distance, il est possible de rester en contact presque journalier avec ses proches, par courriel ou par téléphone ( pour moi j'aime moins ce dernier moyen), en tous les cas au rythme qui nous convient. Françoise, depuis deux ans, communique parfois plusieurs fois par jour avec ses enfants.

Même si nous pouvons rencontrer physiquement plus difficilement, en tous cas moins souvent, les retrouvailles n'en sont que plus sympathiques.

Pour certains, notre aventure est l'occasion d'exprimer ce que la vie de tous les jours n'invite pas à faire car nous nous habituons et nous ne prenons plus le temps de se dire ce qui important.

Et puis l'émotion rapproche et se dissipe tout aussi rapidement ; je vois mes petits enfants qui se disent très affectés du prochain départ de Grand père mais qui n'y pensent plus quand ils ont le dos tourné. Ce sera la même chose, plus ou moins, pour tout un chacun.

Quoiqu'il en soit j'espère que ce n'est pas la fin des débats.

 

Ceci dit, je ne suis pas trop d'accord avec toi sur le fond. Je ménage en effet mes arrières car il me semble que pour bien vivre le départ d'ici il me faut l'assurance d'un monde meilleur. C'est comme pour accepter de mourir. En imaginant le paradis je me mets dans ma peau de terrien à regarder ceux qui restent sur terre. Et quand on peut aller les voir c'est encore mieux !

 

La villa Dodelin

Le 4 - J'ai eu bien du mal à m'endormir encore cette nuit. J'entendais sonner la pendule 12h, 1h, 2h et les a demie, puis 6h, enfin 8h.

Je pensais à cette maison que je nomme la villa Dodelin. Pourquoi ne pas se décider ? Françoise me l’a bien décrite, je m’en fais une idée et je suis étonné qu’elle n’en voit pas de faille. Alors c’est tout bon. J’aurais eu un petit faible pour Veauville les baons mais Yvetot que je n’aime pas trop en fait, est peut être mieux ?

Le temps est tristounet aujourd’hui et je crains que mon moral en soit affecté…

Le 4 - Tommy,

… qui n’avait pas d’école ce matin vient de faire un long séjour chez Grand père. Jusqu’à atteindre les limites, en fait assez proches, de la patience de ce dernier. Au bout d’une heure et malgré ses protestations, le malheureux enfant a été reconduit entre les mains de sa mère qui garde son sang froid et plus d’autorité que le grand père. Nous avons eu le temps, cependant, de remonter la pendule, faire une page de calculs à l’ordinateur et « planter » le système fragilisé qui n’a pas résisté aux différentes sollicitations de notre informaticien. Il hésite encore pour compter jusqu’à trente mais il est très fort pour manier la souris et taper sur le clavier ; il en remontrerait à bien des adultes. Le temps passe vite avec cet adorable garnement… mais le travail n’avance pas.

Pourtant, au jardin, il tenait encore compagnie à Grand père dans l'après midi. Il faisait frais mais le soleil était là. Sagement il a fait la récolte des pommes de pins sur une grosse branche que la dernière tempête avait décrochée. A distance de la tronçonneuse, il racontait des histoires passionnantes sous forme de devinettes : « Monsieur Tout près avait trois fils… »

Le 5, vacillant

Alors ? cette dernière nuit a t elle été meilleure ?

Pour moi oui. Mais ce matin ça tourne encore, un peu comme dimanche dernier en moins fort. J'ai pu aller à l'office mais je me sens vacillant. "C'est pas grave !"

J'ai parlé du 5 mars au père Christophe en lui proposant deux formules, l'après midi ou le matin après l'office ; il préfère le matin. Jean Marie m'a fait ses confidences habituelles sur sa santé ; qu'on devait lui changer son traitement et que personne n'était conscient à la fraternité de son état...

Je vais aller chercher Thérèse et nous, avec Flavie et ses enfants gardons la maison, les petits Delenne partis avec leur mère à la course d’orientation.

 

Grand père est de service dimanche soir. Après un épisode vidéo il devra coucher et endormir avec plus ou moins de bonheur ses petits enfants sans parents... Il va leur apprendre "Mon âne" et tout le monde reprendra les différents couplets.

 

La pince à sucre

Notre mère, comme présidente de la Ligue, animait régulièrement, à la maison, des réunions autour d’une tasse de thé.

Imaginez le salon d’une maison bourgeoise, un cercle de dames patronnesses.

« Un peu de sucre, chère amie ? »

« Oui merci » Et joignant le geste à la parole, très digne, Mme X prend délicatement l’instrument BIZARRE qui, dans le sucrier, était agrippé à un morceau de sucre.

Maman avait reçu ce cadeau à l’occasion d’une dernière fête des mères probablement. C’était un petit appareil en métal argenté doté de trois branche actionnées par un poussoir à son extrémité. En miniature il pouvait faire penser à une de ces grues de chantier qui déplacent les tas de ferrailles.

C’était un plaisir pour nous les enfants, de saisir le sucre avec ce couvert d’un nouveau genre qui ne ressemblait en rien aux pinces classiques à deux branches souvent en argent.

Donc, cette noble dame était devenue tout à coup, par son discours peut être, en tous cas par sa gêne, le centre d’intérêt de l’assemblée.

Oui, elle s’affole, le sucre au bord de la tasse ne veut pas se décrocher.

Elle n’a pas l’idée d’appuyer sur le poussoir. Ses deux mains étant prises, elle a besoin d’aide mais n’ose pas appeler au secours .

Alors ! Très digne et fière de son à propos, elle se résout à tremper l’ensemble dans la tasse de thé chaud et attend, pour libérer l’instrument, tout en continuant de parler le plus naturellement du monde, que le sucre fonde.

Je me souviens que nous en avons bien ri même si le fait paraît bien anodin.

 

Le vérascope

Depuis de longues années le vérascope de famille, héritage de 1963, trônait dans mon bureau sans une autre fonctionnalité que d’attirer les manipulations intempestives des enfants.

Certes il est très décoratif mais quasiment hors d’usage dans l’état.

Pris d’une inspiration soudaine j’ai fait des essais de photos en macro de quelques plaques de verre qui depuis 90 ans accrochent encore les souvenirs de guerre de notre père Jean Bitterlin * Ce dernier, à peine fini ses études de médecine, était mobilisé comme brancardier dès 1916.

Jeune premier de 22 ans il aimait aussi se faire prendre en photo au milieu des décombres. (cliquez)

A Jphi : « Pour toi principalement "le vérascope". J'espère que tu apprécieras. 

Bravo pour tes deux derniers spots

 

Les vacances de février

La page photos *

13 - Fabrice, l’élagueur, appelé d’urgence est tailler les branches abattues par la dernière tempête et restées tout en haut du pin sylvestre, un des rares végétaux qui démarrait à peine lors de la construction de la maison en 1977.

Françoise est revenue hier avec deux de ses petits enfants, Louis et Grégoire, pour les garder une partie des vacances. Bien éprouvée par les émotions du début de mois elle a débuté la semaine par une bonne crise de foie. C’est pour le moins inhabituel chez elle et elle nous est apparue méconnaissable. Au point  qu’elle ne s’est même pas présentée à l’heure du déjeuner.

 

Les Delenne en vacances, les deux garçons Anciaux, cinq ans, découvrent avec bonheur tous les recoins du jardin. Il doivent être surveillés car les bonnes mœurs locales ne leur sont pas familières. Louis nous a dit qu’il ne s’était pas noyé grâce à son imagination mais il est revenu les pieds trempés en voulant faire de l’équilibre sur les pierres qui bordent les bassins, heureusement de très faible profondeur … Par ailleurs il n’a pas fait preuve d’une hardiesse exceptionnelle face au lapin qui voulait seulement lui faire peur.

 

D’ Yvetot à Aix

JJPhi : 15/02/06 (marie_carmen@videotron.ca), (certanoland@free.fr), (annebercot@eircom.net), (vincent.baucheron@wanadoo.fr), (pascal.cannella@wanadoo.fr), (gricourt.odile@wanadoo.fr), (castor1@club-internet.fr), (elisabeth.marchand@wanadoo.fr), (therese.masson@wanadoo.fr)

Tu ne m'as pas parle des résultats des recherches de Françoise en Normandie...

 

Elle a été très efficace.

Après avoir visité une quinzaine de maisons son choix s'est arrêté sur une d'Yvetot, en bordure de la ville et en bout de lotissement.

 

Elle a signé et la maison  ne sera libre qu'au mois d'octobre.

 

Pour la maison d’ici j’ai donc fait faire une estimation. La location serait sous estimée d’après le notaire Joseph.

Etant donné qu’i l est difficile pour les propriétaires de négocier leur part pour le moment. Le mieux est qu’il s’arrangent entre eux pour l’occuper ou la louer. Dans le deuxième cas, le mieux serait de la laisser meublée et donc relativement cher et il nous faudra récupérer toutes nos affaires personnelles.

Je pense que nous n’en viendrons pas là et je compte sur le bon sens des héritiers pour prendre en charge l’organisation de la maison . Comme je le disais, si c’est possible, je compte y revenir et je me verrais bien conserver mon bureau ( ou ailleurs) pour avoir un point de chute plus ou moins indépendant. Je pourrais alors m’occuper plus ou moins du jardin et me faire dorloter par Tommy qui envisage cette tâche avec sérénité en appréciant le fait que je puisse manger seul…

 

Gardien  de l’Escoub

Me voici encore seul pendant quelques jours. Comme à l'accoutumé je partage mon temps entre l'ordinateur et le jardin ou encore les déplacements pour conduire tel ou telle à l'aéroport, au TGV ou à la gare routière. Les repas sont pris debout, le plus vite possible, quand l'estomac crie famine.

Tout en rangeant mes outils, ce soir, je fredonnais : L’Escoub, ma vie, c’est fini…

On ne se refait pas une jeunesse quand on a 70 ans. Certes,  saisir les opportunités,  prendre du plaisir à ce qui se présente est sans doute nécessaire. Le « ptit Marc » est passé même si Tommy et  sa génération savent le faire revivre par les histoires qui les font rêver. Pour les autres, le tout venant, les gens de la rue c’est un grand père, un vieux monsieur à la barbe blanche qui n’entend plus bien et qui n’y voit plus trop. Certes il se tient encore droit et marche d’un bon pas. Il sait rire, respirer et mettre la tête en bas. Oui on compte sur lui mais probablement parce que si lui disparaît c’est que notre tour n’est pas bien loin même si on veut se persuader du contraire.

Alors, si Françoise apprécie ma compagnie, c’est ma chance ! Pourquoi m’attacher aux biens terrestres ? J’ai donné ; je veux bien abandonner. Que ceux qui se sont investis à mes côtés profitent des lieux et j’irai volontiers ailleurs couler des jours tranquilles en attendant l’heure.

 

Réponse à Mireille !

Merci de ton message et apprécie ta compassion.

J'aime bien certaines de tes expressions comme "Le 2 Mars tu n'auras qu'un jour de plus que le 1er " et "tu es capable de te coucher dans la prairie pour faire de superbes photos d'arbres ."

Je suis étonné que les personnes de mon âge ou plus âgées n'apprécient pas le ton grisonnant que j'utilise dans certains de mes textes.

Qu'écrirais tu à ma place ?

Voudrais tu me remonter le moral ? Je ne me sens pas défaillant mais grave. Je ne me plains pas je crois seulement être réaliste. Je constate que j'ai apporté ma part à la construction d'un monde que j'ai tenté de rendre meilleur selon mes critères et mes références. J'observe que la relève est prise. Je m'émerveille de la qualité et du dynamisme de ceux qui prennent leurs responsabilités.

Je souhaite, tout le temps qui me reste à vivre, pouvoir profiter le mieux possible de ce qui m'entoure.

Je ne suis pas impatient de disparaître ! Tant que je peux faire le bonheur de mes proches… j'accepte volontiers de prolonger ma présence sans me leurrer sur l'intérêt que je suscite et en sachant que je ne suis pas le maître de ma vie.

Grippe aviaire

24 février - Ce matin la grippe aviaire prend un nouvel aspect : des centaines de dindes confinées sont retrouvées mortes dans l’Ain près de Bourg où des canards sauvages étaient, hier, découverts porteurs du virus L5N1. Lutter contre le principe des élevages en batterie semblerait être une première action bénéfique.

Re: FW: IMPORTANT à diffuser : Petition agriculture bio  : 23/02/06

Consulter le texte de la pétition <http://www.interbiobretagne.asso.fr/actualite/PetitionRegltp1.pdf>

 Imprimer le texte de la pétition pour une diffusion large (signature papier) :

 <http://www.interbiobretagne.asso.fr/actualite/PetitionReglt.pdf>

 Consulter la proposition de règlement du Conseil de l'Europe :

 <http://www.interbiobretagne.asso.fr/actualite/Proposition%20revision_2092-91%20FR.pdf>

 Signer la pétition en ligne <http://www.interbiobretagne.asso.fr/contact/contact.htm#ecrivez>

« OK ! J'ai signé ! »

 

L’actualité est dominée aussi par cette arrestation d’un chef de groupe assassin et soi disant anti sémite. C’est troublant tout de même.

Le caricatures sont reléguées au deuxième plan ainsi que l’affaire du Clémenceau.

 

Quand les parents partent au Mali

voir et le journal au jour le jour sur le blog

Les Delenne sont rentrés hier soir, bien fatigués de leur voyage en avion et avec toute la maisonnée à reprendre en mains. Du reportage sur mon blog  je n'ai eu aucun retour.

Les amandiers ne sont pas encore en fleurs, ça ne saurait tarder car l'après midi il fait vraiment beau mais il gèle la nuit.

 

lundi 27 retour à la réalité.

Tout était parfait pour l’organisation de l’emploi du temps familial pour ce séjour. Pourtant Jules Verne l’avait déjà trouvé dans son Tour du monde en 80 jours, il y a eu un couac. Nos voyageurs sont restés à l’heure du Mali et se sont réveillés ce matin lundi une heure trop tard. Et, de ce fait, les enfants ont séché l’école : ils ont pu aider les parents à retrouver leurs esprits.


 



Mars
 


voir

Mars 11

La dentisterie 11

La pigeonnerie 11

Après le 5 mars 12

Nos certitudes 13

Le 19 chant. 13

Mise à jour 14

Enfin le printemps est arrivé ! 14

Mars

le livre d'or : Une histoire dA *

Le voyage au Mali *

Journal Février *

La dentisterie

Ce mercredi 1 mars je me croyais le 29 février.

Quelques soucis d’appareil dentaire m’ont fait passer un bon moment chez le dentiste qui me suit depuis de longues années. Ce « docteur en orthodontie » a évolué vers une technicité dernier cri et son travail, même s’il ne me satisfait pas toujours, paraît irréprochable. Bien sûr il est « assisté » par une jeune fille dont je n’ai jamais vu le visage. Nous avons passé une heure, quasiment joue contre joue, je ne sais même pas si elle est jolie.

Ceci dit,  « il faut bien vivre » et  pour entretenir sa secrétaire et son assistante, sans oublier quelques miettes pour lui, il me demande des honoraires qui me paraissent exorbitants. De plus, il n’oublie pas de facturer chaque acte  effectué pour la maintenance ou l’ajustement des prothèses qui, chacun le sait ne sont pas gratuites.

Je suis effaré du prix de revient d’une minute d’intervention, moi qui ai toujours eu peur de me faire payer alors que mes soins étaient presque intégralement remboursés par la Sécurité sociale. Je reconnais avoir profité de l’opportunité pour travailler relativement bien payé car jamais la kinésithérapie n’aurait pris un tel essor sans ces avantages dits sociaux.

Bien sur, en ce qui concerne la dentisterie les assurances ne prennent pratiquement rien à leur charge, c’est indiqué en toutes lettres dans le devis fourni avant le début des soins.

Non, l’égalité dans la travail et les honoraires n’est pas pour aujourd’hui !

 

La pigeonnerie

 En ces temps de grippe aviaire il ne fait pas bon être un oiseau.

Les pigeons, ces jolies  bêtes blanches avec la queue en éventail sont installés ici depuis trente ans, pratiquement en même temps que la maison. Elles se reproduisent par vagues successives ont une durée de vie de huit années. Nous sommes en pleine période de ponte et je ramasse les œufs preque tous les jours à des fins de limitation des naissances. Elles sont totalement libres de leurs évolutions mais ne s’éloignent guère de plus de cinquante mètres de leur pigeonnier.

Leur vol gracieux, leur fidélité, leur familiarité m’obligent à ne pas les oublier une seule journée. Leur ration de grains, un peu d’eau claire c’était parfois la seule sortie à laquelle je m’astreignais entre deux séances d’ordinateur ou lorsque j’étais suffisamment abattu pour ne pas vaquer à d’autres tâches dans le jardin.

La question aujourd’hui est de leur faire un sort. Les rassembler et les abandonner comme le Petit Poucet dans la nature en espérant qu’il sauront se sortir d’affaire seuls ; ne plus les nourrir comme il m’est demandé de le faire ; les confiner en attendant des temps meilleurs… il va falloir d’urgence trouver une solution.

Plusieurs jours après, les pigeons vont  encore très bien. J'essaie de les habituer au large ! Je leur donne moins à manger et leur demande d'aller plus loin chercher le grain.

Je pense aussi qu'ils seraient très bien au château de Bel Air !

 

Marie Claude proteste contre l’idée de les supprimer

« Tu as raison Marie Claude ! Je ne me résoudrai pas à exterminer mes pigeons

Et j'attends tranquillement que la fièvre de la grippe aviaire tombe d'elle même ce qui ne saurait tarder.

J'ai bien tenté de les éloigner (ce qui n'était qu'une fausse solution)  sans succès comme les parents du Petit Poucet. »

 

JPhi

cette histoire parait bien sombre : alors Matthieu ayant peur pour tes pigeons, voudrait les tuer ?? Ou alors, "Matthieu, bien informé sans doute", sait qu'il y a une circulaire des services d'hygiène pour supprimer tous les volatiles ?

Est-ce que tes pigeons sont déjà malades ??

Je n'ai pas tout compris : as-tu reçu une demande formelle de te débarrasser de tes pigeons ? Est-ce de la part des autorités sanitaires pour se protéger de la grippe aviaire ?

Personnellement, même si je ne les aime pas autant que toi, les pigeons font partis de l'Escoub. Ca ferait vide, sans eux.

 

CLAUDIE a dit...

Si j'étais à votre place, j'achèterais une grande volière où je garderais un couple de pigeons seulement. Je garderais le couple le plus jeune, si je savais les distinguer et j'amènerais les autres chez le vétérinaire pour les faire euthanasier proprement. Je pense qu'il faut être le plus prudent possible soi-même car on a déjà vu où nous ont menées les fausses informations concernant Tchernobyl et le sang contaminé...

 

PapaMarc a dit…

Et bien j'ai choisi la solution d'urgence ; c'est à dire d'attendre que la fièvre de la grippe aviaire se calme et de profiter tranquillement de mes jolies bêtes qui sont de plus en plus affectueuses.

 

Le 14 mars, Bérangère :

> Pas de nouvelle de la grippe aviaire ce soir aux infos, il n'est plus question que des grèves étudiantes pour la suppression du CPE.....

 

Après le 5 mars

Oui c'était une belle journée !

Tous s'est bien passé hier ; Françoise avait tout programmé et c'était parfait. Elle en a épaté plus d'un et même moi...

Nous retiendrons la prestation des petits enfants et enfants qui fut émouvante. Le texte élaboré et lu par Joseph ; celui de Cath qui, souvent sévère mais bienveillante, a su trouver les mots justes pour dresser le portrait de PapaMarc.

Et puis, alors que ma fête des 60 ans avait été décevante et avortée, celle ci a été réussie sur tous les points. Toute la famille sauf Jphi et Cordula, 3 de mes sœurs, les amis de la région que j'avais invités plus les Egels  venus de St Wandrille dans le 76. J'ai eu des coups de téléphone, du Japon, de Marie Carmen (de Montréal) et d'autres.

Il y avait aussi cette "histoire d'A" qui  a interpellé tout le monde et provoqué des réactions surtout chez mes sœurs. Thérèse, qui ne me parlait plus par mail depuis un certain temps a pu s'exprimer. Elle est devenue charmante et accueillante pendant les deux journées où elle était ici, c'était un régal.

En fait je m'oriente vers une situation avec un pied en Gourmandie avec Framboise, selon la trouvaille de Yaël et Sivi, un pied à l'Escoub quitte à m'installer dans un coin de la maison par exemple.

J'ai fait des photos qui sont prêtes à afficher et j'en attends de Laurence, Thérèse, et d'autres peut être ?

Je remercie tous mes amis et ma famille pour leur présence qui témoigne de leur affection mais aussi pour la généreuse participation financière à l'achat de l'ordinateur portable qui va être bien pratique et qui, bien sûr dans un premier temps, sera utilisé par Françoise en priorité.

A ne pas oublier l'invitation que je proposais à tout le monde en sablant le champagne : « Rendez vous dans dix ans pour une prochaine grande fête ! »

Une confidence que j'aurais pu donner en guise de conclusion à mon intervention :  Après avoir rencontré Françoise vraiment pour la première fois nous nous sommes séparés en nous donnant rendez vous dix ans plus tard. En fait nous nous sommes retrouvés après trente ans. 

Comme quoi, pour moi en tous cas, le temps ne compte quand il s'agit d'amour, d'affection ou de vraie amitié.

 

Ce jeudi je suis seul avec deux ordinateurs qui marchent bien et la connexion bonne mais ce n’est pas tous les jours... J'en profite pour me mettre à jour en négligeant les repas...

Françoise est partie en rando près de St Maximin, il fait un temps superbe !

Nous avons pris un moment ce matin, avec Matthieu et AnnFR dite Chachou pour ajuster nos idées sur la maison.

Il y a en ce moment une vague de fatigue fiévreuse qui prend les enfants chacun leur tour ainsi que les parents...

Pour le moment, qu'ils s'installent au rez de jardin ou qu'ils restent en bas pour louer leur appartement qui est le plus pratique à la location, je garderais une option sur l'étage où loge Flavie qui elle souhaiterait aller en bas (mais cette solution semble bien trop lourde pour elle, il faudra sans doute qu'elle trouve ailleurs).

L'étage pourrait faire aussi office d'accueil pour les "de passage".

Nous prévoyons aussi l'installation d'un chauffage eau solaire pour le mois de mai.

Les autres travaux pour la maison viendront ensuite.

Nos certitudes

« Je suis pour remettre en cause nos certitudes. » Rien n’est jamais acquis ! Que ce soit dans la relation ou dans la manière de laver la vaisselle. Comment faire des économies d’énergie ? Dois je garder le même fonctionnement ? Qu’est ce que la Foi ? Comment respecter mon prochain et moi même ?

Ce matin l’ADSL ne répond pas,  hier c’était la crainte de voir l’ordinateur nous lâcher. Quelles sont les précautions à prendre, les sauvegardes à faire ? Rien n’est jamais acquis. Patience, apprentissage, précautions, l’ordinateur et Internet nous donnent de belles leçons pour vivre avec sagesse.

 

Grand père a un faible pour son dernier petit fils Tommy. Personne ne s’en doutait… Mais de son côté ce dernier bien câlin, semble avoir aussi une adoration pour son Grand père et il en profite !  Il ne manque jamais une occasion de le provoquer au baby foot.

 

Le 19 chant.

Nous revenons d'une journée chant à Marseille. Nous sommes plus de 350 à préparer un concert pour l'année prochaine : le Magnificat de Reuter .

C'est un peu fatiguant pour moi et mes oreilles mais c'est une ambiance vraiment sympathique et énergisante. Je revois les mêmes têtes depuis plusieurs années et nous vieillissons .. la relève ne se fait guère dans les chorales.

C’est une évidence, le printemps n'arrive pas vite et nous ne nous sommes pas plaints de rester enfermés.

A peine rentrés nous nous mettons, Françoise et moi, chacun sur un ordinateur. Je mets la dernière main à mes sauvegardes et je vais installer XP sur la console. JPhi pourra être content et David aussi. Françoise est dans ses travaux pour Joseph Avril et je trouve qu'elle en fait beaucoup pour lui sans s'occuper de ses propres dossiers...

 

Mise à jour

J'ai bien apprécié la fête pour mon anniversaire qui a marqué un temps fort dans mon parcours et j'en remercie beaucoup tout ceux et celles qui de près ou de loin m'ont accompagné à cette occasion.

Maintenant soyons réalistes.

Dans un premier temps, si je me propose d'accompagner Françoise ce n'est pas pour déménager et m'installer quelque part. L'Escoubaïre est mon point d'attache et c'est là que je reviendrai et c'est là que se feront normalement les réunions de famille.

Dans un deuxième temps nous verrons ce que nous offre la vie.

Je me pense éphémère et que ce soit ici ou ailleurs je suis de passage.

Il me semble nécessaire de réaménager les lieux ici et je me partagerai entre Yvetot et Aix.

Je dis donc aujourd'hui :

>Françoise va aménager sa maison à Yvetot en Novembre, elle pourra en disposer comme elle voudra.

Nous verrons ce que nous proposera la vie là bas.  Je garde un pied à terre à l'Escoub pour le cas où... il ferait meilleur à vivre par ici.

>Le point important : Je finis mes engagements dans la région, yoga, kiné,  fin juin et je pourrai organiser mon temps comme bon me semble."

 

Version revue et corrigée par Françoise et Marc :

J'ai bien apprécié la fête pour mon anniversaire qui a marqué un temps fort dans mon parcours et j'en remercie beaucoup tout ceux et celles qui de près ou de loin m'ont entouré à cette occasion.

Comme je l'ai dit, je vais accompagner Françoise à Yvetot. L'Escoubaïre reste un point d'attache  et c'est là que se feront normalement les réunions de famille.

Il me semble nécessaire de réaménager les lieux ici et j'y garde un pied à terre pour partager entre le Nord et le Sud.

Françoise va prendre possession et aménager sa maison à Yvetot en Novembre, elle pourra en disposer comme elle voudra.

Le point important : Je finis fin juin mes engagements dans la région, yoga, kiné et je pourrai organiser mon temps comme bon me semble."

XP

Avec la nouvelle version XP professionnel de l’ordinateur, la température est remontée, dehors et dedans.

Mon impression est mitigée concernant les performances de l'installation en question. Je n'ai plus de son et le programme antivirus ne veut pas se mettre en place.

Thérèse a hérité d’un appareil grâce à son frère. Elle se met bravement et avec patience à la découverte des nombreux pièges qui l’attendent.

Il faut la mettre dans la course ! Elle découvre doucement le plaisir mitigé de taper sur un clavier alors qu'elle préfère nettement le stylo ou le pinceau.

 

Enfin le printemps est arrivé !

La végétation repousse et le jardinier prend plaisir aux travaux sans fin dans le jardin.

Les pigeons ont droit au rituel journalier de la distribution des graines à la volée. Il faut que tout le monde vive, et en attendant la grippe aviaire ces bêtes gracieuses ont la vie sauve.

 

Je suis bien bien ennuyé !

J'ai passé toute la matinée avec un technicien Wanadoo au téléphone pour tenter de dépanner le Live box sur l'ordi du bas car nous avons un bon signal (et le téléphone ADSL) mais pas de connexion Internet. Le dossier dépannage est passé à l'échelon supérieur et le service devait nous rappeler...

Il y aurait un problème dans la configuration de la connexion. Notre kiné est ennuyée pour faire ses télétransmissions et nous sommes aussi handicapés comme des cyclistes qui n'auraient plus de vélo... Je vais m'y remettre demain matin.

Donc toujours pas de téléchargement et pas de formatage (en fait je me suis débrouillé pour dégager de la place et mon système marche très bien)


La messagerie marche encore sur le modem préhistorique mais mon forfait mensuel de cinq heures va être vite insuffisant.

 

… tout roule maintenant

Vendredi ! Un certain Sébastien Vire, copain ou élève de Matthieu, un vrai pro de l'informatique nous a réglé tous nos problèmes !

Tous nos ordi sont maintenant fonctionnels. Il a installé :

Open Office sur le portable en français évidemment et il parait qu'il remplace avantageusement Word.

Un antivirus free Avast sur les deux systèmes.

C'est fantastique ça change la vie ! Donc pour le moment plus question de refaire l'installation XP qui est très fonctionnelle sur cet ordi aussi. Tout est propre il nous a même retrouvé sur chaque appareil plus de 40 Go de mémoire...

 

Skype

Se prononce Skaïpi.

Françoise est très fière et elle a réussi à retrouver et télécharger sur le web le pilote de la webcam pour l'installer sur le portable.
Merci de nous donner vos adresses Skype (pseudo) et les heures où l'on peut vous appeler au téléphone-ordinateur et éventuellement vous voir.
La nôtre est escoub55555

Nous pouvons aussi recevoir en direct sur Messenger avec marc.bitterlin@wanadoo.fr

A tout de suite probablement ?

 

Hoaks et liste d'adresses

Je suis désolé de t'informer qu'il existe des hoaks, sortes de canulards qui circulent pour affoler les utilisateurs d'Internet. Dans le but surtout de récupérer et d'enregistrer des adresses et leur envoyer de la pub.

Si tu as besoin d'infos fais moi signe ! Et merci de ne pas joindre mon adresse si tu tiens à faire circuler ce type de chaîne.

 

Merci de ne pas faire circuler des listes d'adresses (en tous cas évite d'y joindre la mienne Merci !)qui sont souvent récupérées pour de la pub encombrante pour le moins.
Bises !


Ah, je ne savais pas!! Dis-moi quelle manip il faut faire pour masquer les listes d'adresse, svp???


Il suffit de mettre toute la liste des destinataires en CCI ou copie cachée ou simplement entre parenthèses !


Journal Avril

 

Journal Avril Journal mars

Correspondance du mois

 

Yoga 1

Envaux 1

Méditation des Rameaux 2

Vendredi saint 2

A propos du 23 septembre, 2

A voir Yaël en prison 3

qualités de cœur 3

Pâques 3

Amusez vous en respectant le jardin ! 3

L'apprenti forgeron de Haendel 4

Prendre le temps de dire au revoir ! 4

Les Thierry, Sivi, Luke et compagnie 4

Après le 25 5

 

Avril

Nous voici donc en Avril et je mets à jour mon courrier.

Depuis l'installation sur XP mon programme Word qui était sur l'ordi auparavant a été bien récupéré. Il est très fonctionnel et je passe très bien de la messagerie au disque dur, ce que je faisais difficilement avant.

Sur mon poste fixe je n'ai plus qu'un problème de carte son.

Mais voilà !

Sur le portable, Open office est installé, c'est un programme différent de Word et nous allons avoir des problèmes de transfert de fichiers pour mettre à jour nos dossiers communs.

Mais attendons un peu de voir !

L'installation est confortable ; nous fonctionnons avec Françoise chacun sur un ordinateur, en même temps, c'est le pied !

C'est juste la connexion qui est un peu faible... Le poste fixe a du mal à tenir mais il est très agréable pour les autres tâches.

Yoga

Me voici interpellé

"J'ai appris que tu vas nous quitter à la rentrée et nous voilà tous tout tristes... c'est vrai tu vas nous manquer !!"

"Et crois bien que je penserai à vous à chaque fois que je pratiquerai (ce qui ne saurait manquer)
Mon intention est, en plus, de communiquer par la messagerie pour vous faire part de mes réflexions et pour vous donner quelques indications qui pourraient vous aider".

 

Oui je regretterai mes groupes des lundi, mardi, vendredi matin et du jeudi soir. Je pratique en même temps que je dirige et, si le groupe est conséquent, l'énergie circule bien alors je me déplace souvent pour intervenir et m'adresser à chacun séparément.

 

Envaux

Ce dimanche,  nous sommes allés faire une ballade dans la calanque d'Envaux avec l'association Surdi 13.

J'ai pensé à Ingrid qui s'était cassé la jambe en 2004 en excursionnant la région mais je ne suis pas sur que ce soit sur ce chemin que l'accident est arrivé car celui ci tenait de l'autoroute pour piétons. Nous avons rattrapé le groupe qui s'était donné rendez vous trop tôt pour nous, un jour des Rameaux. De ce fait nous avons fait toute la descente à vive allure, malheureusement l'appareil de photo me causait du souci et je n'ai pu prendre que quelques images. Nous avons bien échangé avec Jacques Schlosser qui se remet très bien de sa fracture de ski à l'épaule gauche. Nous lui avons trouvé meilleure mine que le 5 mars pour la fête qui avait lieu ici. Dans la calanque nous avons fait un peu d'escalade et il a pris des risques  inhabituels pour sa rééducation… Il nous a demandé des nouvelles des Japonais et je lui ai dit que j'avais suivi avec intérêt les réactions de Remy sur le blog de JeanPhi.

Françoise est une spécialiste des randonnées et j'ai du me montrer à la hauteur de son dynamisme. La remontée, toujours à deux s'est faite en quarante minutes alors que le programme touristique en prévoit 90.

 

Méditation des Rameaux

Nous approchons du vingtième anniversaire de l'accident d'Olivier. Il aurait 40 ans … et on peut imaginer inutilement ce que serait sa vie maintenant.. Le 25 avril ressemble un peu pour moi à ce que l'évangile du jour rapporte autour de la mort de Jésus.

Au delà du caractère sacré et surnaturel de l'aventure du fils de Dieu sur terre je suis frappé par les détails humains et l'attitude des hommes et des femmes alors qu'ils vivaient l'histoire et entouraient Jésus dans sa passion. Ils ne comprenaient rien, ils subissaient les évènements et réagissaient avec leur cœur ou leurs insuffisances.

Je retiens le reniement de Pierre le compagnon le plus proche, l'homme de confiance… la trahison de Judas pour de l'argent…  mais aussi l'attitude humaine et courageuse de Joseph d'Arimathie qui négocie pour récupérer le corps de Jésus après sa mort alors qu'il était abandonné sur la croix.

 

Olivier finissait sa semaine de travail un vendredi après midi. Dans le vent de son temps, il était programmateur en informatique. Nous ne nous doutions pas à l'époque que nous baignerions de plus en plus dans ce domaine.

A la maison j'attendais la voiture afin de partir à la gare d'Avignon prendre le train pour Paris. Jean Philippe, 13 ans, venait juste de rentrer de l'école, un coup de téléphone de la gendarmerie nous informe qu'un certain Olivier avait eu un accident à la sortie de Lambesc et qu'il fallait  en urgence se rendre à la gendarmerie du lieu. Un drame se jouait et il fallait intervenir !

Pas de véhicule, Marie Jo était de sortie. Dans la salle de groupe, un stage, j'emprunte une voiture et JeanPhi m'accompagne. Il me semble que nous ne réalisions pas alors, ni l'un ni l'autre, l'ampleur de l'événement; 

Arrivés à la gendarmerie je suis invité avec précautions, en aparté, à apprendre la nouvelle et à reconnaître le corps emporté à l'hôpital local. J'abandonne Jean Phi pris en charge par les gendarmes et me rend ... à la morgue.

Dans une petite pièce deux tables recouvertes d'un drap. La première découverte, il était là, à peine abîmé, encore chaud. On me laisse un moment, je ne sais plus si c'était cinq ou quinze minutes. Je l'embrasse, le caresse, lui parle. Il me semble présent et ces moments de tête à tête ne s'effaceront plus.

On vient me rechercher. Au retour, après avoir récupéré Jean Phi qui ne comprenait toujours rien à la situation, nous faisons le point.

Vendredi saint

Si j'ai "médité" pour les Rameaux le vendredi Saint m' interroge aussi sur le sens de ma vie.

Je me vois à 70 ans en pleine forme mais avec mes "insuffisances d'amour".

Dans la pratique de tous les jours je ne suis pas celui que je voudrais être dans ma tête.

Je ne suis pas gratifiant, je ne parle pas beaucoup et j'ai du mal à m'intéresser aux conversations.

Je me satisfait à regarder vivre ceux qui m'entourent et particulièrement les enfants. J'en suis tous les jours émerveillé et j'aimerais pouvoir les rejoindre.

Même s'il ne pleut pas beaucoup la végétation éclate, des fleurs partout. Le jardin m'appelle et avant de me mettre à planter les dahlias, je me promène de longs moments en admirant chaque petit coin  comme pour prendre le temps de dire au revoir !

Le 25 approche, je suis heureux et triste.

A propos du 23 septembre,

 à Jphi qui annonce une venue en juillet pour ses vacances d'été :

"Je reviens sur ce point.

Je suis un peu déçu car tu avais annoncé tes vacances pour septembre et je pensais qu'elles pourraient coïncider avec la réunion de famille du 23 pour laquelle nous nous mobilisons.
Je me permets d'insister car c'est un événement important dans la vie familiale. Avec Danielle nous osons pour la première fois demander aux Parisiens d'investir un déplacement conséquent pour venir jusqu'à Aix. A nous de nous montrer à la hauteur. Important aussi pour moi qui vous ai toujours laissé libre de vos choix et accepté de vous voir préférer les vacances entre copains ou des activités plus attrayantes pour vous que de rejoindre le groupe familial.

Or cette année risque d'être un tournant dans l'avenir de la maison et il serait bon peut être que tu marques ta place de ta présence.

Nous t'avons déjà regretté le 5 mars...

Je pense que si tu veux être tranquille ce n'est pas une bonne période non plus car la maison sera pleine mais apparemment tu as du combiner ton affaire avec les Delenne.

Maintenant si vous avez pris votre décision et si tu as entamé un processus vis à vis de tes engagements professionnels nous vous laisserons volontiers toute liberté pour occuper la maison quitte même pour nous d'aller ailleurs.

Françoise (c'est pas son jour ...) trouve que je mets beaucoup de pression pour le 23 septembre et que si tu suis ton idée nous ne t'en voudrons pas, bien sûr."

 

 A voir Yaël en prison

Sylvie écrit :

Yaël a décidé de ne pas faire de blog avec ses images car elle a appris aujourd'hui par son prof de physique que, si on "vole" des images sur d'autres sites, on risque de grosses amendes. Comme elle, ce ne sont que les images qui l'intéressent !


Qu'elle ne s'inquiète pas ! Si elle est arrêtée et mise en prison son grand père ira la délivrer ou se mettre à sa place étant responsable de son forfait.

 

Oui, et son Tonton viendra aussi la délivrer ! Il ne laisserai jamais faire de mal a sa petite nièce chérie...

 

qualités de cœur

A Syvi :

"Merci de me communiquer vos échanges en toute simplicité.

Je peux en profiter à mon tour !

Je suis émerveillé que, sans te laisser enfermer dans une forme quelconque, tu saches comme personne voir ce qui se cache derrière les mots et les attitudes.

Puisses tu garder cette qualité de cœur qui te fais être qui tu es."

Pâques

Nous avons passé la journée de Pâques à l'Escoub. Thérèse C étant notre doyenne, nous étions douze à table avec les enfants.

Esther, Benjamin et Louis sont arrivés dans la nuit; Tout était parfait. Françoise est une perle en tant que maîtresse de maison.

La veillée pascale chez les Franciscains avait été menée d'une façon vivante par le père Olivier. Je trouve pourtant que le rituel, les textes, restent désuets et peu en rapport avec nos préoccupations contemporaines.

Je suis retourné ce matin pour guider le père Christophe qui va sur ses 84 ans et qui accepte, après quelques réticences, de se lancer dans la messagerie Internet. Souhaitons que l'Eglise s'adapte,  elle aussi,  aux moyens modernes de communication. Quelle ambiance de tristesse en effet, dans nos assemblées du dimanche ou dans les groupes de parole où l' on parle encore de "notre religion" !

Les enfants sont allés faire la course aux œufs chez MarieH mais se réservent pour la faire dans le jardin dès le lundi matin.

 

Amusez vous en respectant le jardin !

Ils s'en sont donnés à cœur joie  le lundi à chercher les œufs et pêcher les têtards. (lundi de Pâques à l'Escoub) Pourtant Grand père a piqué une colère.

La protection des espaces verts demande une vigilance et les enfants éprouvent un malin plaisir à les souiller à la première occasion. L'arrivée d'un élément extérieur est souvent une aubaine. Il semblerait qu'il y ait eu un moment de compétition entre Louis Joanna et Tommy pour savoir qui se ferait gronder.

Ainsi pour sceller une alliance ou pour une autre motivation inconsciente ( ils savaient fort bien les uns et les autres l'interdit qu'ils enfreignaient) nos trois lascars n'ont rien trouvé de mieux  à faire que de transporter, avec leur brouette, une partie du sable au milieu de la pelouse. Condamnés à réparer leur forfait ils ont trouvé la tâche difficile car la terre se mêlait au sable à chaque pelletée.

Grand père leur a fait remarquer qu'il était la plupart du temps très laborieux  de réparer les bêtises même en ayant eu du plaisir à les exécuter. A l'avenir Ils choisiront, espérons le, des jeux sans conséquences néfastes ? Et malgré leurs bonne volonté et leurs efforts il reste à chaque fois sur la pelouse un tache de sable qui s'estompe seulement après des mois, l'herbe ne poussant qu'avec parcimonie sous nos climats.

 

L'apprenti forgeron de Haendel

Quelques ablutions chaudes dans un fond de baignoire ; avec l'âge, je trouve bon de faire quelques réserves de chaleur au saut du lit alors que jadis je prenais un bain dans l'eau froide avant d'aller faire un dérouillage énergétique au soleil.  Une tisane thym romarin pour nettoyer l'intérieur et quelques caresses pour souhaiter une bonne journée à Françoise. Le tout, ce matin, avec un fond de trompette sur l'air de l'apprenti forgeron de Haendel… C'est ainsi que démarre notre journée.

Il a fallu adapter un petit siège, une planche installée à l'Est face au soleil levant le long du vieux polonia, vestige d'un temps de gloire, qui sert de poutre d'équilibre et de jeu aux enfants. Assis en tailleur sur ce rustre support il s'agit de régénérer l'organisme par diverses respirations bien conduites.

Il faut, ensuite, courir après les enfants qui, encore en pyjama, s'ébattent après ou avant le petit déjeuner. Camilla, aujourd'hui, était la première victime.

 

Prendre le temps de dire au revoir !

Ce n'était pas mon point fort. Peut être pour éviter l'émotion, la tristesse du départ ou l'envie de passer rapidement à autre chose ? Serait ce la peur de la mort ?

Il me semble nécessaire, maintenant, de m'entraîner à quitter même si l'échéance peut être très loin. Il n'y a pas d'âge pour disparaître. Sans vouloir se préoccuper ni se cacher l'après, il est bon, je trouve, de regarder  et de jouir de ce que l'on va quitter.

 

Les Thierry, Sivi, Luke et compagnie

Ici tout va bien et animé pourtant car les enfants Delenne sont sur place depuis dimanche et en vacances.
William s'est mis à vider la piscine avec des seaux "pour aider" à la nettoyer. C'est pas son tonton qui aurait fait la même chose !

Nous avons vu Thierry passer avant d'aller prendre le train pour Toulouse, ou Tarbes. Il est parti pour un mois, il doit faire la mise en scène d'un spectacle...

Nous attendions Sylvie mais elle prolonge son séjour à Nantes pendant que sa fille est en Savoie avec les Normands de Rouen... Elle doit chercher à se consoler, peut être, des aléas que le désir d'acquisition du château de Bel air leur procurent. Mme Ballanche, la propriétaire, ne semble pas fiable et le prix de la vente est passé de 1,1à 1,7

 

Un autre Thierry que nous connaissons depuis longtemps, est passé aussi cet après midi parce que sa fille Adélie (14 ans) avait besoin d'un ordinateur et celui de Rognes, là où ils sont en vacances, ne marche pas. Depuis le temps où ado, il chahutait la nuit en haut du transfo, à en réveiller tous les voisins, l'eau a coulé sous les ponts. Et je me suis rappelé l'époque où ce cher instituteur artiste qui se prend parfois un peu trop au sérieux, me faisait remarquer que mes courriers auxquels il ne répondait jamais, encombraient sa messagerie. Quel affront ai je subi ! Moi qui me croyait intéressant ! ... Aujourd'hui tout est oublié bien sûr, enfin presque, et je redeviens fréquentable...

 

Tiens je suis en verve ce soir et bien que nous ayons une invitée impromptue, Bernadette V. qui arrive parfois à s'échapper des griffes de ses enfants, je vais raconter une de mes histoires de grand père :

Samedi Laurence, invitée par son papa à venir chercher du lilas nous a amené son fils (Luke, je crois, celui qui a le caractère de son père). Ce jeune homme, bientôt six ans, s'est occupé dans le jardin à taquiner les têtards mais en l'absence de ses cousins il se sentait esseulé. Sa mère était très confiante mais le grand père, connaissant le lascar, était un peu inquiet et ne le quittait guère du coin de l'œil.

Sur le point de rentrer chez lui sans avoir fait de bêtise remarquable il se ravise. Le surveillant, après avoir trouvé sept œufs dans la volière, avait le dos tourné, le bandit ramasse quelques pavés et canarde les pigeonnes en train de couver . Les pauvres bêtes se demandaient ce qui leur arrivait. On pouvait compter 4 grosses pierres dans la cage et il s'apprêtait à en lancer une cinquième. Arrêtant le bras meurtrier Grand père n'était pas d'humeur à plaisanter... Luke s'est fait botter les fesses et il n'était pas ravi..

Vexé il a dit à sa mère que son grand père préférait les pigeons à ses petits enfants. Ce qui est faux ! Mais si les volatils ont échappé à la grippe aviaire il n'était pas décent qu'ils tombent sous les coups d'un jeune sauvageon... c'était pourtant une solution que Claudie n'aurait peut être pas désavouée pour éviter la propagation de la maladie.

Il a fallu faire la paix. Luke se cachait dans la voiture mais soulagé, il n'a pas refusé.

Après le 25

Nous avons eu en début d'après midi la visite de Marie Jo et nous avons parlé du 25 avril. Elle avait eu connaissance des textes de Sylvie et Jphi mais s'est dite peu disposée à écrire elle même.

"Je n'ai pas envie" semble régir ses décisions et le top du génial, d'après elle, est de réussir sans passer par les obligations ou les contraintes.

Nous n'avons pas polémiqué ; nous nous retrouvions en bons termes malgré nos différences et nos incompréhensions.

A Bérangère aussi je dis : "Tu sais bien que je ne polémique pas avec toi et quelle que soit ton expression, je te respecte comme tu es."

J'ai la tête (comme un ballon) qui tourne ! qui tourne ! … C'est le printemps !

 

Ce jeudi Françoise est partie avec son groupe de randonneurs, je reste avec l'ordinateur et le jardin ;  la journée passe très vite. Alors qu'ici la végétation commence sérieusement à demander à boire vers 15h un appel de Françoise qui essuie des trombes d'eau en pleine marche. "Nous continuons" dit elle seulement…

Ici le temps reste au beau et j'en profite pour faire mon compostage.

A 17h30 c'est le départ pour Châteauneuf le Rouge. Au loin, à l'Est, le ciel est noir ; pendant toute la séance un gros orage nous accompagne mais à face l'Ouest le ciel restait dégagé. Rentré, il me faut arroser…

 

Je reçois une pétition sur les OGM !

Je n'y connais pas grand chose mais au lendemain de l'anniversaire des 20 ans de Tchernobyl il est en effet raisonnable de s'inquiéter.

Je retiendrai surtout que le principe du rendement grâce aux OGM qui sera surtout favorable à l'enrichissement des grosses exploitations au détriment du principe de santé et d'humanité du travail de la terre.

 

 Lumbago

J'ai eu une faiblesse passagère bloqué au niveau du dos une sorte de lumbago ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps.

Les soins de ma fille en fasciathérapie effectués juste avant d'aller dormir ont eu un effet très bénéfique. Je me suis réveillé en pleine forme.

Justement nous sommes en plein dans le sujet puisque Bernadette pensionnaire ici pour quelques jours prépare son examen de première année.

Nos voisins du dessous sont partis de nuit pour un long week end de fête de famille à Genève, m'a dit William.

 

 

Mai

Journal avril

 

Journal 2006

Mai Journal Avril

 

version 2 1

Chez Marie Jo et Alain 1

Vers la Normandie 1

la messe télévisée 2

Le raté 2

Le ragondin 2

Nous voici rentrés à l'Escoub. 2

J'ai une chance terrible 3

Vaseux 3

Pétitions 4

Journal 4

Les comptes 5

 

version 2

version1

Chez Marie Jo et Alain

Ce lundi 1er mai nous étions invités chez Marie Jo et Alain, une première !

Nous sommes donc allés vers 13h30 comme convenu.

Bien sur tout s'est bien passé, nous sommes des gens civilisés.

Alain semblait bien détendu, nous avons parlé de souvenirs communs du temps de la Vie Nouvelle. Françoise a trouvé que je ne m'occupais pas d'elle ce qui ne m'a pas étonné après coup, me connaissant. On ne se refait pas, et puis l'ambiance était particulière.

J'ai admiré le soin avec lequel le jardin était aménagé.

Après le repas, vers 17h.... Alain nous a montré ses films qui auraient bien plu à JPhi.
Il s'agissait de 5 mars puis le mariage allemand de 2004 et enfin à la chapelle de Célony en août. De très bons souvenirs que l'on ne peut pas voir à la va vite et nous sommes sortis vers 19h.

 

Oui nous revenons de la chorale !

Ce n’est pas toujours enthousiasmant et si notre chef est gentil il est un peu mou et on s'ennuie parfois.

Enfin on a signé et on va faire l'année en prenant, malgré tout, du plaisir à chanter.

 

Vers la Normandie

vendredi soir

Une petite étape en région parisienne et je pense à mes chéris.

Il se pourrait que vous ayez mauvais temps pour nettoyer la piscine ? Pourtant, il y a encore de quoi arroser dans le bassin. Les poissons , si vous y arrivez, vous les mettez dans le jacuzzi en m'attendant.

De vos bons soins, les cousins, le chat, les pigeons vous remercieront sûrement.

Samedi 6

Partis vendredi nous sommes arrivés à Brie  et je rencontre des problèmes de connexion sur une ligne classique. Il y a toujours à découvrir en Informatique !

Nous avons bien échangé pendant le trajet : « Si tu avais quelque chose à me reprocher ce serait…  Le guru, la messagerie, et autres sujets ; les remises en question n’ont pas manqué et si je ne sais pas m’y prêter spontanément, parait il, c’était une bonne occasion.

Déjeuner chez ThM ; Comme chez Rosette nous n’avons pas abordé les sujets qui fâchent dirait Françoise. J’ai un problème à vous poser Docteur… Thérèse n’a pas de mal à accrocher et nous voici partis sur la connexion de l’ordinateur.

Le soir nous nous installons à Sassetot le Mauconduit.

 

la messe télévisée

Dimanche C’était la fête anniversaire de Philippe E.

Le matin la messe télévisée pour le cinquantenaire de l’église d’Yvetot. Tout une mise en scène mais au bout du compte une réalisation réussie. Un souvenir qui ne s’effacera pas de si tôt. Mathilde a été particulièrement émouvante dans son solo. Je n’ai pas pris une photo, Françoise trouve cette pratique indécente, mais chacun aura une copie de l’enregistrement qui a été fait par la télé.

Je me suis mêlé à la foule, j’ai reconnu quelques anciennes jeunes personnes d’alors, il y a trente cinq ans ! Mais l’eau a coulé et la population est autre.

Si la maison et le jardin de Sassetot me paraissent spacieux la villa Dodelin m’a surpris par le resserrement. Comment vais-je pouvoir respirer, sinon en m’évadant dans la campagne ou ailleurs !

Retrouvailles avec les Marelle. Je les trouve gentils et nature.

La famille H. que Françoise appréhendait de me présenter m’a laissé une impression de saine bienveillance. L'un et l'autre, parents attentifs et cultivés semblent représenter une normalité de savoir et d’ouverture dans la simplicité.

 

Le raté

Je suis peiné car je me retrouve les mains vides le jour de son anniversaire alors que j’ai l’impression qu’elle attache beaucoup d’importance aux formalités. Je me résous  à accepter d’être différent.

 

Un incident, un raté, la visite chez à Veauville. Je n’arrive pas à me placer dans le programme de Françoise. Pas possible de respirer ou de contacter directement les personnes qui m’intéressent que ce soit par la messagerie ou en pieds. C’est le revers de la médaille, le prix à payer pour un certain confort et les joies du partage de vie. « C’est pas grave ! » dirait Thérèse… Il n’empêche que ce temps passé chez nos amis avec qui je souhaitais échanger plus profondément, m’a paru surfait, conventionnel et sans intérêt. Bien sur, nous avons rencontré les amis et c’était l’objectif. Ils sont tous les deux ouverts et disponibles, pourtant de toute évidence, ils avaient autre chose à faire. Nous avons pu constater que lui, s’est rasé la barbe et qu’elle, a quelques petits ennuis de digestion. Je me retrouvais dans la situation bien connue du temps ou Marie Jo prenait toute la place. Il aurait été si facile de faire selon le programme prévu, de me laisser au Clos Pierrot le temps de la visite à l’oncle mourant et de venir me rechercher en fin de matinée quitte à faire plus tard ou par mail la diffusion des nouvelles et commentaires.

Un déjeuner tout simple chez la famille avec qui nous avions passé la journée précédente et un passage chez nos amis en repartant, pour communiquer les photos de la fête (et fixer le piège à ragondin) ont rétabli la situation.

Le ragondin

Sur les rives de la Rançon les ragondins se donnent du bon temps mais détériorant les berges ils se rendent indésirables ; les riverains cherchent à s’en débarrasser en posant des pièges et la mairie locale accorde une prime pour chaque queue de ragondin présentée.

Philippe nous a narré sous forme d'épopée ses nouvelles activités de chasseur avec démonstration à l'appui. Je n'ose pas décrire la scène dont j'ai été témoin au moment de l'immersion du piège enfermant le jeune animal. Il était tout étonné d'être la vedette du moment bien court avant de se noyer dans l'eau claire de la rivière dans un affolement inimaginable.

Revivant la scène impressionnante je comparais certain épisode de ma vie au terrible destin de cette pauvre bête

 

Le soir, arrivée à Boulogne ! La jeune maman est éblouissante avec un visage rayonnant.

 

Nous voici rentrés à l'Escoub.

Je suis content de retrouver la maison surtout le jardin et l'ordinateur. Bien sur le portable était dans les bagages mais la connexion était difficile.

Je dois me partager entre les mille et une activités extérieures, semis, entretien, taille, compostage, arrosage jardin avec l'eau du bassin aux fins de le vider et le nettoyer pour la belle saison.

A l'ordi, je n'arrête pas mais tout marche bien alors ça avance. Il faut encore que je mette mon journal à jour.

 

Flavie avec ses hommes ça ne s'arrange pas beaucoup. Pour elle c'est bien dur, je trouve, de se retrouver jeune femme avec deux enfants à charge. Elle veut reprendre une thérapie.

 

Quelques courriers "chaînes" ma parviennent encore :

"Merci de bien vouloir supprimer mon adresse escoub@aol.com de votre liste.

Je me permettrai de ne pas ouvrir tout courrier venant d'un expéditeur inconnu et de le classer indésirable quel que soit l'intérêt du contenu."

 

Les OGM

Je vais faire un spot (sur les OGM) pour ne pas m'attirer les remarques de Jean Phi.

 

Abandonnant l'intérêt pour une politique nationale plus que marécageuse il pourrait être intéressant de prendre au vol une initiative de Bernadette C et de  lancer le débat sur les OGM .

Pour relancer le débat qui accroche quelques correspondants, (merci à  ceux qui ont donné leur avis et particulièrement à Alain et Henri qui ont argumenté avec force détails bien étayés )  j'émettrais volontiers une réserve quant à la diffusion des OGM, cette absence de pouvoir reproductif, de ce principe de vie qui permet au monde d'évoluer. Je maintiens mes réticences sur l'aspect rentabilité qui me semblent la course sans fin vers une illusion. Henri a fort bien signalé que la faim dans le monde est due aux guerres, à la volonté de pouvoir et à l'exploitation des plus démunis. Les OGM ne résoudront rien. Bien sur, que la recherche scientifique se fasse ! On voudrait en savoir plus !

Encourageons aussi le commerce équitable et valorisons le prix à la production en évitant d'enrichir outre mesure les intermédiaires pirates.

 

J'ai une chance terrible

francoise.anciaux@voila.fr a écrit : J'ai une chance terrible (version1)  (Nous deux p48)

Voici donc un nouvel épisode de notre histoire….

Françoise fait son journal de son côté et moi je ne dis pas grand chose. Je suis très souvent sur l'ordinateur mais la confection des pages web, les classements de courrier, les mises à jour me prennent toute mon attention.

Pourtant nous avons discuté ce matin ; j'ai retenu que Françoise, si elle est plus bavarde que moi, à peine…, elle occulte facilement la partie émotionnelle qui occupe pourtant une grande partie de son énergie. Ainsi pour cette affaire de petit coin d'intimité que je souhaitais garder ailleurs, j'ai du abandonner la partie tellement l'affaire prenait des proportions inquiétantes ou rocambolesques. Elle faisait une flambée jusqu'à téléphoner à une de ses tantes religieuse pour connaître les conditions d'entrée au couvent et aussi à son conseiller juridique pour annuler l'achat de sa maison !

Autre sujet de crise, les photos de sa petite fille qui a passé une semaine "en vacances chez Grand mère", présentées sur la page Mai. Elles étaient affichées afin de les montrer aux  parents parisiens et espérer d'eux une acceptation sinon un satisfecit. C'était raté, et le soir même de la publication, la maman s'est fâchée… et dans l'instant, il a fallu tout retirer.

Quelques jours plus tard, l'autre maman faisait le même scénario pour les vues de février encore sur le site. Seule explication : il faut protéger les enfants d'éventuels regards malsains. Quelles sont les causes profondes de ce genre d'attitude ? J'en soupçonne bien quelques unes qui seraient intéressantes de développer mais il n'est pas question de discuter de ce sujet.

Vaseux

La piscine est prête.

Nous avions mis en route le nettoyage au début du mois. Avec la pompe gros débit dans un premier temps j'ai arrosé la pelouse, les plates bandes de dahlias qui en avaient bien besoin pour démarrer. Ensuite nous avons branché le raz de cave qui a aspiré jusqu'au bout en évacuant l'eau riche en sédiments. Par seaux ou par le tuyau d'arrosage nous avons continué la répartition. Dans les derniers centimètres il a fallu récupérer la dizaine de poissons qui se portaient très bien, au large, pendant l'hiver alors que les autres bassins sont complètement vidés dépeuplés après le dernier passage du héron. Les nénuphars ont repris leur place dans les bassins et seules les rainettes animent l'espace le soir par leurs croassements assourdissants qui gênent la voisine et l'empêchent de dormir…

Un coup de nettoyage au karsher  et l'eau propre et belle, est remontée marche par marche en invitant les enfants ravis de pouvoir de nouveau profiter de l'eau bien froide.

Hier soir cependant il manquait quelques centimètres pour permettre au skimer de fonctionner normalement. Qu'à cela ne tienne je rebranche le tuyau et je passe la soirée devant l'ordinateur…

Au moment de se coucher, la pression de l'eau dans les robinets me signale un oubli. Tout débordait.  Et, en pleine nuit, pendant trois quart d'heure, je me fais un devoir de refaire l'installation de fortune vers le terrain pour évacuer le trop plein du bassin.

Ce matin je me sens vaseux même si l'herbe a reverdi sans avoir bénéficié depuis longtemps d'une seule goutte de pluie.. 

 

Pétitions

Merci Alain de tes réponses détaillées.

Tes réflexions nous amèneraient en effet à continuer le débat sur l'agriculture ou sur d'autres grandes questions actuelles.

De l'extérieur c'est difficile de se mettre dans la peau de ceux qui mènent de front leur métier avec les avantages financiers attenants et leur vie familiale. La qualité de vie, le travail supplémentaire et nécessaire à la maison, le temps passé dans les déplacements, les vacances, la sécurité du travail ne se comptent pas de la même façon pour les uns ou pour les autres, gens de la campagne ou citadins.

Les OGM ouvraient un autre problème, celui de l'incertitude de leur utilisation et des conséquences sur la vie des générations futures.

PapaMarc] Immigration choisie

Date : 22/05/06 17:06:36

Le débat sur les OGM a eu du succès. Maurice me suggère de le relancer sur le thème de l’immigration.
Sarkosy en fait un thème de sa campagne pour la prochaine présidentielle en préconisant évidemment une politique de Droite basée sur les privilèges.

Voir le pour et le contre et la présentation de la loi.

Saurons nous prendre le risque de partager vraiment ?

 

Laïcité

Nous exigeons des hommes et des femmes que nous avons élus pour nous représenter dans les instances démocratiques qu’ils et elles s’engagent de manière absolue et sans restriction à défendre ce principe de laïcité.

NOS VOTES ONT UN PRIX : CELUI DE LA LIBERTÉ DE PENSER ET DE S’EXPRIMER.

 

www.petitiononline.com/ybszo/petition.html

 

J'ai signé avec le N° 1143.

Oui j'ai signé même si je trouve le libellé de la pétition passablement agressif.

Je soutiens la laïté sans en faire une religion.

Personnellement j'affiche volontiers mes convictions et souhaite que chacun puisse en faire autant. Je trouve que nos politiques ont autre chose à faire que de s'occuper ou de faciliter les pratiques des uns et des autres.

Journal

Me voici devant ma page Mai avec prescription de ne pas la montrer.

Nous avons des zones d'ombre avec Françoise. Elle est inquiète, hésite à me faire confiance et la dernière recommandation qu'elle me fait avant de partir sur le quai de la gare est de ne pas diffuser mon journal.

Le message contraignant qui m'habite est "Fais plaisir". Je me rend compte que je crois exister que si je rentre dans le désir de l'autre.

Je me suis engagé à accueillir Françoise avec tous ses avantages et ses points faibles. Je ne peux pas me permettre de la contrarier (trop) et d'affirmer nettement ce que je veux si c'est contraire à ses principes. C'est vrai que ce que je crois inoffensif peut avoir des conséquences désagréables même si je ne regrette pas les résultats ainsi mes pages Internet.

Je me suis expliqué avec Bernadette, j'ai téléphoné à Christiane, je ne veux plus rien mettre par mail que Françoise réprouverait et le téléphone ne laisse pas de trace, c'est vrai. Il n'empêche que je suis frustré mais, comme Thérèse, je dis "C'est pas grave" ! Il vaut mieux entretenir de bonnes relations plutôt que de fâcher. Je ne peux pas me permettre, à mon âge, de faire des fantaisies. Je veux vivre le mieux possible le temps qu'il me reste à accomplir, en harmonie avec mon entourage et avec Françoise en premier.

 

A Jphi :

J'étais content de te coincer sur Skype mais j'ai oublié de te demander les dates exactes de ta venue en juillet. J'envisageais de m'inscrire à un stage de yoga qui intéresse aussi Françoise pendant une semaine à partir du 14 juillet. Mais si vous arrivez je ne veux pas vous louper.

J'ai eu la visite de ta soeur Laurence hier, mais oui, y en a des qui, parfois, n'oublient pas leur vieux père ! Nous avons bavardé ! mais oui je suis capable !

C'était très bon. Elle me demandait si j'avais l'intention de revenir de temps en temps quand je serai parti en Normandie ; comment je voyais l'organisation de la maison etc ... (il faudra lui demander les réponses que j'ai données)

Les comptes

Je me suis mis hier à faire mes comptes. Je prends souvent du retard parce que c'est une tâche qui me paraît ingrate. C'est pourtant une façon d'y voir clair dans la gestion de sa vie, de constater les priorités accordées, la proportion des dépenses inévitables et celles accordées aux fantaisies.

Jean Phi qui est un spécialiste par sa profession m'a conçu une belle grille qui semble bien adaptée à ma position et je me fais un devoir de la remplir en admirant à chaque fois son savoir faire.

 

A Cannella :

Merci encore de cette bonne journée d'hier et de ces merveilleuses petites tortues qui ont déjà fait la joie des enfants. Je leur souhaite longue et belle vie même si je peux penser qu'elle sera plus agitée, j'imagine, qu'avec les bons soins de Mireille.

 

A Marie :

Bien content d'avoir de tes nouvelles. Thérèse est toujours ravie de me parler de toi.
Tu me demandes de réafficher tes pages. C'est avec grand plaisir que je peux exaucer ton voeux inconditionnellement (que ton chéri se rassure s'il pouvait avoir des tendances à la jalousie). Mon ordinateur est en train d'effectuer la tâche.

N'oublie pas de me dire ce que je dois effacer une fois que tu auras tout enregistré, pour éviter de me faire des scènes ensuite. Pour moi j'apprécie beaucoup tes compositions qui ont un cachet très particulier et je trouve que mon site s'en trouve enrichi.

… Alors ton dernier amour n'est pas encore le bon ? Décidément tu n'as pas de chance mais je crois que vivre ensemble demande de la négociation continuelle et surtout pas se fâcher quand quelque chose ne va pas.

Tu es encore jeune par rapport à moi, mais à nos âges... il est nécessaire semble t il de savoir s'éloigner plus ou moins longtemps pour mieux se retrouver.

 

 

Juin

Journal 2006

Juin Courrier du mois  

Journal Mai

Fermer 1

Evolution du journal 1

L'informatique chez les personnes âgées. 1

Quitter 2

Infidélités 2

Maison vide 2

Les lapereaux 2

La "Fascia" 2

Les pistolets à eau 3

Le rêve du château Bel Air * 3

Réinvestir 3

Détaché 3

 

Fermer

Juin démarre, rien à signaler de particulier.

Dehors le jardin devrait être en plein épanouissement et il faut faire pousser ou entretenir la végétation en l'arrosant : pas de pluie depuis début mai.

C'est le dernier mois d'activités professionnelles pour moi. J'ai le blues, il me faut me résigner  à l'idée de passer la main dans les domaines où j'étais reconnu et apprécié, yoga, kiné.

Au groupe Avril, j'ai annoncé qu'il me fallait fermer dans les meilleures conditions mes engagements divers donc avec les amis aussi. Tout a une fin.

Est ce une provocation ? Une façon de solliciter de l'attention ? Je m'accroche à tout ce qui m'entoure comme un vieux qui est emporté par le courant et qui retarde le moment de se noyer.

 

Evolution du journal

Je l'ai commencé vraiment en 1995 et peut le retrouver facilement dans mes archives.

Oui à propos du journal j'aurais voulu dire encore combien c'est pour moi une façon privilégiée de mettre en ordre et en forme mes idées. C'est comme une œuvre d'art, un tableau que je reprends et que je compose avec tout mon cœur.

Il n'y a pas que la peinture comme moyen d'expression de l'âme ! Un jardin secret ? Non je l'ouvre volontiers pour en partager et demande respect et compréhension comme pour les fleurs que je cultive et entretiens.

Et quand j'en propose des extraits, sur papier jadis et maintenant sur la messagerie c'est un cadeau que je fais. On peut ne pas lire ; quand une porte est ouverte, rien ne force à entrer. Il est possible de se reconnaître dans mes descriptions ; je cherche à respecter l'intimité des personnes et surtout à ne pas être blessant ou négatif. Je crois y arriver.

 

 

L'informatique chez les personnes âgées.

Je suis impressionné en repensant à Françoise Auffay.

Invité par le message de Jacques, je suis allé voir son site. Son récit du voyage en Equateur,  seule , à 83 ans est remarquable. C'est touchant de deviner l'énergie qu'elle déploie dans sa maison de retraite pour concevoir et réaliser ses pages. Quel exemple pour toutes ces personnes même bien plus jeunes qui ont du mal à se décider pour adopter l'Informatique ! C'est pourtant un fait incontournable de notre époque et un outil supplémentaire pour les Malentendants.

Je me souviens des débuts de Françoise, il y a une dizaine d'années, alors qu'elle était très active au sein de l'association. Elle avait une messagerie sur le Minitel francoise.auffay@minitel.net et nous faisons nos premières expériences d'échanges de mails. Elle a alors souhaité se mettre à l'ordinateur, un appareil Apple qu'elle avait hérité de son frère. Elle est monté jusqu'à Celony pour prendre quelques rudiments de manipulations puis je suis descendu chez elle pour tenter de la lancer sur son appareil. Elle a fait son chemin plus ou moins seule je suppose et elle peut nous montrer maintenant tout ce qui l'intéresse dans sa vie.

 

Quitter

Oui quitter la maison, même pour y revenir de temps en temps ou souvent, c'est laisser Tommy et les petits enfants.

Ce soir, chargé de les endormir , je rêvais allongé à côté de Tommy après être allé faire un câlin à Camilla sur sa demande express. "Tu dors dans notre maison, pas dans la tienne" me disait elle toujours un peu inquiète dès que ses parents sont partis.

William, va avoir dix ans et il est vraiment très raisonnable. Il faut le voir accompagner son père pour surveiller les travaux alors que les ouvriers installent le chauffe eau solaire ou exécuter les consignes de sa mère quand elle entreprend d'entretenir la piscine.

Je rêvais donc à la joie de vivre que ces enfants me communiquent. Ils n'entendront plus la grosse voix de Grand père qui a toujours un œil pour prévenir les bêtises qu'ils s'apprêtent à commettre.

 

Infidélités

Nous voici à la veille de notre concert choral et à l’avant-veille du départ de Françoise en Normandie.

Je la sens tendue, inquiète, ne pouvant pas me laisser de peur que je lui fasse des infidélités.

Nous avons discuté de la matière ce soir. Je ne me sens pas trop intéressé à y revenir, je trouve le sujet un peu éculé. Nous avons vraiment autre chose à faire, il me semble, qu’à pinailler sur ces notions que chacun accommode à sa façon.

 

Maison vide

Ce samedi soir la maison s'est vidée et je me retrouve tout seul pour la garder. J'apprécie bien en fait et je peux me consacrer à mes travaux préférés mais sans fin, sur l'ordinateur. Je n'ai même pas pris le temps d'arroser sans doute pour ne pas vexer le ciel qui nous a accordé, ce matin, les quelques gouttes qui devraient nous suffire pour la saison entière.

J'oublie de mettre la radio excepté quand je me lève de mon siège pour aller me préparer un encas dans la cuisine. Je suis accompagné cependant par le croassement des rainettes qui s'époumonent en restant invisibles dans les herbes des bassins.

Les lapereaux

La fin de la semaine a été marquée par la naissance des petits lapins. En tant qu'ancien éleveur j'avais remarqué que depuis quelques jours "la future maman" préparait le nid. Elle ramassait du foin et en garnissait le terrier, un vague trou qu'elle avait creusé dans un coin de l'enclos.

Je racontais aux enfants, le soir, qu'elle confectionnait le lieu d'accueil en mélangeant ces brindilles avec les poils doux et chaud dont elle se dégarnissait le ventre afin de libérer l'accès des mamelles. Chaque lapereau a le droit  à son téton et tous partagent ensemble et au même moment choisi par la maman le repas familial. Ce n'est pas chacun son tour ou quand l'envie leur en prend.

Maintenant ils grandissent à vue d'œil et il faut, toujours plus, approvisionner la responsable de l'allaitement. Je n'ose imaginer la situation, alors que plus rien ne pousse déjà à cause de la sécheresse, quand la petite famille se mettra à manger d'une façon autonome.

 

La "Fascia"

Avec Flavie nous partageons volontiers nos déjeuners quand nous nous retrouvons isolés.

Aujourd'hui, le sujet portait sur la Fasciathérapie en partant de la triste nouvelle que Bernadette venait d'échouer à son examen.  Danis Bois voulant lui faire un électrochoc d'après ce qu'avait compris Flavie.

Si c'est le vrai motif, je trouve que c'est bien malvenu et peu reconnaître la valeur de la candidate.

Certes elle pouvait avoir des lacunes en anatomie qui était un domaine nouveau pour cette littéraire mais peut être "le maître" s'était privé d'une belle intelligence à ses côtés et avait il vite jugé bien vite des performances que Bernadette pourrait accomplir dans la thérapie avec sa fine sensibilité.

Pour moi, je ne me suis pas fait "soigné" par elle et je ne peux pas juger de son toucher alors que j'ai bénéficié de celui de ma fille la kiné qui, par son doigté personnel ou (et) par l'efficacité de la méthode m'a prouvé en tous cas les bienfaits de sa thérapie.

 

Les pistolets à eau

Chargé de la garde des enfants joyeux et insouciants alors que Matthieu essuyait la énième panne soit de sa moto soit d'une de ses voitures, nous avons organisé une partie d'arrosage. Munis, chacun, de leur pistolet à eau, des instruments hautement perfectionnés capables d'envoyer un jet à une dizaine de mètres, Joanna et Tommy provoquaient leur grand père qui arrosait la verdure ou ce qu'il en reste. Un plaisir par ce temps chaud et orageux ! Ils ne craignaient pas le tuyau pourtant dix fois plus puissant dont était armé Grand père. Des piailleries, des dégoulinades, les voisins auraient pu participer aux ébats si le petit roquet, chargé de faire peur aux grenouilles, leur laissait du répit.

Il a fallu aussi remplacer le papa pour la conduite de William à sa leçon de saxo. Ce n'était plus les encombrements routiers qui paraissaient pénibles mais les cris des enfants dans la voiture qui rappelaient les heures joyeuses que leur maman petite avec ses frère et sœurs faisaient subir au conducteur sur le trajet Yvetot Paris.

 

Le rêve du château Bel Air *

Le prince charmant n'est pas arrivé ! Yaël pleure ! Le château de Bel air va être vendu à un inconnu, probablement un particulier comme il en existe beaucoup qui ne sait plus quoi faire de ses sous et qui ne fera guère de sentiments pour les occupants qui cherchaient à lui donner une âme.

L'affaire a été confiée à une agence qui a, rapidement, trouvé son affaire. Il n'est plus question de faire de sentiment et dès le mois d'août les travaux de rénovation vont commencer.

Adieu les coquelicots, les chats et la chienne Chloé ! Adieu le pigeonnier de Sylvie ! Adieu les stages de théâtre en pleine nature !

La compagnie du Passeur avait pourtant fait le maximum pour tenter de sauver le château et en faire un haut lieu de rendez vous des artistes en recherche d'inspiration. Il va leur falloir trouver d'autres solutions pour se régénérer ou se "former".

 

Réinvestir

Je reconnais que l'idée de réinvestir une vie en Normandie m'effraie un peu même si j'envisage de la partager à temps presque égal avec des étapes ici. Quelques personnes m'y attirent encore.

C'est donc Françoise le moteur de cette aventure.

Ayant terminé avec succès tous mes engagements, mes activités professionnelles, et me sentant progressivement de plus en plus rassis, il me semble, en la suivant, donner du sens à ma fin de vie. Je profite à plein, en ce moment, de mes enfants et surtout de mes petits enfants mais je sais bien que je ne suis pas indispensable, loin de là, et qu'une fois éloigné, ils se passeront fort bien de moi.

Le problème sera l'organisation matérielle mais là encore rien d'insurmontable et nous aviserons au coup par coup.

Si je pense être un peu en décalage avec Françoise et de là lui en "faire voir" de différentes couleurs, c'est que, je crois, elle investit plus d'énergie que moi dans la relation que je voudrais calme et, pour ainsi dire, détachée.

 

Détaché

Le mot a fait tilt ! Et pourtant, je confirme, c'est bien de détachement qu'il s'agit.

"Bonne chance pour votre installation en Normandie !" me souhaite t on à la fin de mes séances de yoga. Je fais semblant d'être indifférent. Ou bien je laisse croire que je ne réalise pas.

Matériellement, depuis toujours, j'ai voulu rester détaché de mes intérêts. "C'est à moi" me fait honte, j'ignore ce que je gagne et dépense le minimum. J'ouvre facilement ma caisse quand on me le demande, j'use du bien commun avec parcimonie. Je fais mes comptes pour savoir comment je gère le nécessaire mais pas pour en tirer des plans savants d'économie. Je me moque des privilégiés et souhaite l'égalité sans y croire vraiment. Ainsi pour la maison je souhaite que nous nous organisions pour que chacun ait sa juste place.

A Françoise j'ai parlé d'une relation détachée. Je supporte mal l'idée de me sentir accroché. Je veux bien prendre des engagements et que l'on me laisse libre de les tenir à ma manière. Je me crois fidèle car l'amour part du cœur, puis viennent les comportements et les formules.

 

La dame rose

Nous sommes donc allés hier soir au spectacle des enfants de Forcalquier : "Oscar et la dame rose". C'était vraiment très réussi. Deux points forts, la mise en scène de Sylvie et Thierry et la prestation de Yaël dans le rôle principal.

Pas de longueurs, pas de temps morts, un rythme étonnant, des mouvements d'ensemble bien orchestrés et des bonnes trouvailles.  Quand on imagine le travail, le dévouement, la compétence demandés pour réaliser cette entreprise, nous sommes remplis d'admiration. Avec des gamins qui en veulent, à n'en pas douter, et qui sont généreux, on imagine la patience requise pour les conduire à un mouvement juste qui en impose au spectateur.

Ils étaient joyeux, bien costumés et maquillés, ils maîtrisaient sans hésitation les textes qu'ils avaient mémorisés à merveille en sachant même palier aux imprévus et gérer le fou rire. Pourtant qu'il est difficile de faire passer un texte, de ne pas se contenter de le réciter ! Au dessus du lot, la dame rose était prête à nous arracher rires et larmes. Quelle comédienne accomplie ! Nous en sommes restés tous étonnés.

 

La dernière séance de yoga

Je viens d'aller animer ma dernière séance de yoga "contractuelle". C'était émouvant pour ces dames, (elles étaient six alors que j'ai vu jusqu'à dix sept personnes dans cette salle de Pertuis)  et moi même. Dans mes trente six ans de carrière je ne me souviens pas avoir été si impressionné. Les séances n'ont jamais été préparées, elles sont  le fruit de l'instant, de mes possibilités physiques et de mes états d'âme. Je suis souvent inquiet de savoir comment je vais terminer la séance puis je laisse aller et l'heure arrive alors que j'aurais encore des tas de propositions à faire.

Aujourd'hui, tout particulièrement, j'ai orienté le travail sur la méditation, faire circuler l'énergie en position assise et dans quelques postures qui me sont chères.

J'avais la gorge serrée en quittant ces amies que je connaissais, pour certaines depuis plus de quinze ans et de  manières différentes, je les ai embrassées et je suis parti vite...

 


Juillet

 

Juillet Courrier juillet

Journal juin

 

 

Thérèse 1

Yoga 2

La sieste 2

Le foot 2

Rando 2

Réunion au sommet 3

Stage danse 3

 

Ici nous n'avons pas d'eau depuis plus de deux mois ! Chaleur, vent, c'est le lot de la région mais tout va bien et les enfants sont en vacances depuis ce matin.

Pour nous, en juillet deuxième quinzaine, nous naviguons au plus juste avec une maison  surpeuplée. En août, je garde la maison et profite des dernières semaines avant des chamboulements et des aménagements différents.

Nous préparons aussi une grande fête de famille élargie pour le 23 septembre. Après, nous penserons à aménager la maison de Françoise à Yvetot.

 

Thérèse

Nous allons donc voir Thérèse régulièrement et ce soir elle semblait encore plus faible que les jours précédents. On ne l'entend presque plus, elle a du mal à aligner quelques mots, se dit lasse et aurait un peu la bouche de travers

 

Le 6 - Nous sommes allés aussi, hier soir, voir Thérèse qui nous est apparue sans changement notable. Toujours du mal à manger, à parler et difficile à comprendre mais pas de signe aggravant.
Elle eu du mal à marcher nous a t elle dit... La voisine a confirmé...

En partant nous avons croisé Edouard avec son fils Noé. Nous n'avons pas eu d'information particulière sur les démarches en cours.

A suivre donc... et bien triste de ne pas la voir chez nous aujourd'hui comme habituellement le dimanche.

 

Ce jeudi, j'irai voir Thérèse ce soir mais je l'ai eue au téléphone et elle avait une bonne voix. Elle attend que je lui apporte un petit carnet pour prendre des notes. Pour moi elle ne déprime absolument pas et est seulement bien faible.

En plus j'ai l'impression qu'elle est plus ou moins dynamique selon les personnes qui la voient. Elle attend cette mise en "maison" avec angoisse et impatience !

Elle compte se remettre à la peinture.

 

Le 9 - Nous sommes allés voir Thérèse hier dans son nouveau lieu d'internement, une maison médicalisée de rééducation située à 35 km d'Aix. (0442825000)

Je suis impressionné, effaré de voir son état de passivité, elle se laisse aller complètement ! Sa famille, attentionnée fait pour le mieux mais, à mon avis, le système sophistiqué de prise en charge n'aboutit qu'à de l'acharnement thérapeutique. Il faudrait, toujours à mon point de vue, qu'elle réagisse si c'est encore possible et pour ce faire lui en donner une occasion.

Mon idée serait de lui offrir une possibilité qui la stimule. Lui dire que si elle retrouve de l'énergie en mangeant et en profitant de ce qui lui est offert elle pourrait passer le mois d'août en convalescence ici à l'Escoubaïre avant de retrouver son nid à la villa Corèze ou ailleurs.

En tous cas, je ne me vois pas aller régulièrement jusqu'à Peypin pour y faire de brèves apparition vides et sans effet. Au point où elle en est, elle ne souhaite plus rien sinon de revoir ces enfants comme pour leur dire adieu.

 

Cette idée provoque des réactions prévisibles de la part d'Etienne son frère qui ne réagit que par ce que dit le corps médical ou les intérêts de la famille. Mais je ne prévoyais pas en tous cas, de la part de Françoise, cette crise incompréhensible d'insécurité. Envisager l'inconfort de ma proposition lui semblait insurmontable.

 

Yoga

Il me faudra maintenant pratiquer tout seul et ces temps ci, pour faire mes exercices pratiques et respirer profondément, je me tiens au soleil le matin après avoir pris un bain dans la piscine.
L’eau n’est pas froide, je retrouve le plaisir de me laisser porter ; je trouve une belle énergie dans cette pratique journalière.

Pourtant il est toujours possible de venir pratiquer à mes côtés. Pendant les quelques jours qu'elle a passés ici Cordula a bien apprécié de se lever aux aurores (7h30) pour goûter les bienfaits du jardin et la compagnie du chat.

 

La sieste

Dans la journée, il fait en effet bien chaud et le soir je passe un grand moment à arroser pour conserver un peu de verdure et garder la propriété présentable pour votre venue du mois de septembre. Et puis, pour le 14, les orages arrivent et redonnent peut être momentanément de la vigueur à la végétation.

 

A ma demande Françoise écrit un texte + sur notre intimité. J’apprécie beaucoup sa description très évocatrice et qui prend une tournure poétique. Encore mieux que des photos.*

 

En réponse à des questions de Françoise :

"Regrettes tu d'avoir à déménager ? à quitter ... As tu l'impression de démarrer une nouvelle vie ?"

J'ai du mal à réaliser c'est que ce sera une autre époque. Je n'imagine pas, du fait de l'arrêt raisonnable de mes activités professionnelles, continuer le train de vie que j'avais jusqu'à présent.

Je me vois vieux, dans une glace, le matin avant de me dérouiller mais je me sens encore jeune et me crois toujours l'enfant que j'ai été (surtout quand je suis avec d'autres enfants).

Chaque journée est une nouvelle vie que je dois mener à bien et terminer de la meilleure façon.

 

Le foot

J'ai regardé hier le match Italie Allemagne. Du beau jeu !

Je n'arrive pas à savoir pourquoi je ne suis pas allé jusqu'au bout des prolongations. Je voulais sans doute, fatigué, en rester au match nul. Ainsi je n'ai pas vu les deux buts italiens et la "crucifixion" de l'Allemagne. J'imagine la déception des supporters de l'équipe allemande ! La joie des uns et le malheur des autres ... Il en a été de même pour le Brésil. Tous auraient mérité de gagner !

Je suis tout étonné et moi même fasciné par cet engouement médiatique du foot mais j'avoue que je n'ai pas d'état d'âme particulier et si la France se fait battre, ce soir, par le Portugal, ce sera de bonne guerre. Je suis seulement émerveillé par le l'adresse de ces phénomènes devenus des idoles alors que, bien que pris par le jeu, je n'ai jamais trouvé facile de taper justement dans un ballon.*

Commentaires sur le blog

 

 Avec François M : Réservoir d’indignations

Je ne comprends pas trop le sens de ton message ? Irait il dans le sens de Georges ? :

 

Non , pas comme Georges, j’ai vibré avec grand plaisir en regardant le match, et je me prépare moralement pour Dimanche .
Je suis toujours intéressé de voir à quel point certains accumulent des tensions dans leur réservoir d’indignations pour célébrer les innombrables fêtes de ‘contre’ si chères aux oppositions de tous poils.
François

 

Rando

Je vais randonner avec Françoise et ses copains puisque je n'ai plus d'engagement professionnel.
Revenant de cette superbe journée de rando en montagne avec plein de soleil sur les bras et de la fatigue plein les jambes je jette sur le papier ce qui m'est venu dans la tête la nuit dernière.

C'était une super balade dans une région sauvage (La tête des Monges) ; le rythme était détendu. Jamais de forcing, des arrêts photos selon les besoins de chacun.

 

La Ste Baume

Avec les filles Cécile et Françoise Charbonnier, les enfants Alexis et … (tout seu), emmenés par Richard et Françoise, nous avons fait la chaîne de la Ste Baume. J’en rêvais ! Chaque caillou, dans la montée à la grotte, me renvoyait 30 ans auparavant lorsque nous allions camper en caravane avec les enfants petits. C‘était l’époque des stages de travail corporel ou de développement personnel, stages que nous animions avec Marie Jo et qui avaient un certain succès. En tous cas l’ambiance était bonne et à l’époque il y avait un bon esprit communautaire.

 

Réunion au sommet

Je suis content de l'initiative de Ann Fr et de l'invitation de Laurence pour une réunion "au sommet" mercredi prochain, ici, dans cette salle où travaille la kiné et où j'ai moi même passé de nombreuses années tant pour y recevoir la clientèle que pour y loger.

 Fixons nous un horaire ! de 10h à midi par exemple et désignons un (une)président de séance chargé de réguler la réunion. Laurence serait la bienvenue.

Pour être bien centrés il serait bon d'avoir préparé ses questions à l'avance et avec son conjoint pourquoi pas. Ce serait bien de demander la parole si l'on a quelque chose à dire plutôt que de la prendre. D'éviter les pertes de temps.

L'ordre du jour que Laurence pourrait préparer sera sans doute l'organisation de la maison à plus ou moins brève échéance.

Voici pour ma part quelques idées que j'aimerais défendre.

Que je loge ici ou ailleurs et tant que j'aurai ma tête, je reste le dernier décideur des solutions qui seront adoptées.

Je reste favorable à la convenance que les enfants sont logés à titre gratuit en partageant les charges de la maison (charges fixes, impôts et entretien, voire réfection des lieux utilisés). Pour ce faire, répartir les charges, l'espace habitable  pourrait être partagé en dix parts : 4 en bas, 4 au rez de chaussée plus mezzanine, et deux au premier étage (de Flavie).

La salle de groupe et le mobil home font partie du foncier et sont gérés séparément sur accord entre nous.

 

Bien reçu la proposition... pour ma part j'aimerais discuter d'une éventuelle revente de mes parts et des démarches à faire dès maintenant pour que cela soit possible dans quelques années.

Bisous.

Sylvie

 

Le 18

Je pense à la réunion de demain que je prends au sérieux d'autant plus qu'elle me renvoie à celles que nous organisions régulièrement de 1962 à 1987 entre frères et sœurs, membres de la SCI Pasteur pour gérer le bien familial. Ce bien, que nous avions en commun nous avait été légué par notre mère. Elle en avait  elle même hérité, exceptés l'immeuble de la rue Pasteur et celui de la rue Noël vendu à l'occupant pour une bouchée de pain en 1970 , du grand père Lamy.

Elles étaient, au delà de la nécessité, une belle occasion de rencontres durant lesquelles nous faisions le point entre nous et nous permettaient de resserrer le lien entre nous.

En écho à mon courrier Sylvie parle de vente de parts.

L'opération peut se réaliser seulement entre les détenteurs de parts, donc entre les 4 héritiers. Elle peut se faire sous forme d'avance sur la vente du bien.

Pour la vente qui peut se faire à tout moment après accord entre les 5 parties intéressées :

1.       Il faudra faire une évaluation de ce bien au moment de l'opération. Aujourd'hui il vaudrait 800000€ alors que la location de l'ensemble est estimée à 2300€ par mois.

2.       Ensuite il sera nécessaire de déduire la valeur de l'usufruit  qui est fixé d'une façon dégressive à partir de la date de l'acte de sa constitution. (il doit valoir sensiblement 1/5 à l'heure actuelle)

3.       Enfin ce reste (4/5) divisé en millièmes peut être négocié entre les personnes intéressées.

 

Stage danse

La réunion a satisfait les différents participants. Chacun a pu confronter et préciser ses infos. En résumé il n’y aura pas de changement notable dans l’année à venir qui sera plutôt de transition en attendant le retour de Jean Phi et Cordula dans nos régions. Les regards sont tournés aussi vers Flavie qui est implantée dans la maison et par son honnêteté, son ancienneté, sa gentillesse fait presque partie de la famille.

 

C’est la semaine « stage de danse », la propriété est « habitée », il est difficile de faire le compte des uns et des autres ; hier tous se sont rassemblés ou croisés autour du bassin ou des barbecues. Un plaisir de voir ces habitués de la maison, ado filles et garçons hier encore des enfants, s’ébattre dans le jardin. Les filles minaudant en dans  des concours de tresses ou d’effets en noir et blanc ; les garçons faisant jouer les plus petits au ballon comme Zidane ou au baby foot.

 

 

 

 


Août

 

journal août Courrier août

Journal 2006

 

Les SMS 1

Juillet blog 1

En fouillant au hasard (en 2003)  Vieillir 1

Thérèse C 2

A Bernadette 2

Fatigué 3

Prison dorée 3

Le rêve franciscain 4

Jphi et les forward 4

A Peypin 4

http://sitalix.canalblog.com/ 5

Le Pain de Vie 5

 

Les SMS

  Patrice C

Chloé  Sivi   Bérangère   Colette

Juillet blog

Juillet,  est terminé, outre la sécheresse et la chaleur, il a été marqué par les fêtes en tous genres et par le stage danse pour les ado. Arriverons nous à faire repousser l'herbe pauvre et piétinée par les activités sportives ? La piscine a connu un succès sans pareil cette année particulièrement chaude. Pour entretenir un peu de verdure, il a fallu arroser et à la main afin de doser la quantité suffisante et s'entraîner aux économies. Les installations d'arrosage automatique se dégradent, les bricolages sont souvent défaillants. Et puis c'est un moment privilégié pour dialoguer avec les plantes, tailler les gourmands, ôter les  quelques mauvaises herbes, biner pour aérer le sol.

J'espère que tous les vacanciers ont trouvé leur compte. Pour moi je me délectais de voir les uns et les autres évoluer. La salle de groupe était aménagée en dortoir pour accueillir jusqu'à sept ou huit jeunes, l'appartement des Delenne transformé en lieu permanent de réunion.

Un mois d'août qui devrait voir la famille de Françoise profiter de la maison abandonnée par ses occupants habituels. C'est une autre aventure qui s'annonce.

Nous porterons beaucoup d'intérêt au journal de bord d'Anne partie pour sept ans à l'aventure. Pour le moment elle est à Nouméa.

 

En fouillant au hasard (en 2003)  Vieillir

vieillesse

Dans un e-mail daté du 30/07/03 19:23:40

Ce que je voudrais comme vous connaître le bonheur de vivre et d'aimer ce qui se passe autour de moi. Rien plus ne m 'intéresse sur cette terre et je ne m'en explique pas la raison. Seuls mes enfants et petits enfants m'y rattachent encore, car je crois qu'ils m'aiment et je ne veux pas qu'ils souffrent d'un geste radical.
Désolé de ne pas vous répondre dans votre sens.
Amicalement


X
Bonsoir X
Votre courrier m'émeut et retient toute mon attention.
Comme je comprends votre mal de vivre !
Voir le temps passer et nos moyens diminuer n'est, à coup sûr, pas réjouissant.
Je constate comme vous que ce sont les enfants et petits enfants surtout , qui nous donnent le goût de continuer.
Certes le souvenir que nous laisserons sera plus vivace pour nos descendants directs pour qui nous sommes référence quoiqu'ils en pensent mais nous ne savons rien sur l'impact que nous pouvons avoir sur les autres proches.
Notre propre appréciation sur l'intérêt de la vie ne peut pas à mon avis être suffisante pour décider de notre destin. Chaque jour nous apporte des surprises que nous devons apprécier comme des cadeaux. Des mauvaises surtout me direz vous peut être, mais ce sont celles ci qui voilent notre jugement.
L'énergie vitale se situe entre les opposés ; entre le plus et le moins comme l'électricité.
Ce que nous considérons comme souffrance n'est que le moyen pour aller vers le mieux et vers la guérison finale, l'union avec le Principe unique; le sommet de la montagne vers lequel nous nous dirigeons tous.

Que pensez vous des feux dont nous sommes entourés ? Cet après midi l'atmosphère était pleine de fumée et l'odeur de brûlé pénétrait partout.

A bientôt de vous lire ? Marc

Thérèse C

Les dernières nouvelles de Thérèse, de ce soir, sont bonnes.

Elle a retrouvé toutes ses idées et est bien entourée par sa famille.

 

Je l'ai fait marcher dans le couloir et elle reprend des forces.

Elle parle même d'une permission de sortie pour dimanche.

 

Je lui ai rendu visite ce soir et j'ai vu arriver aussi Edouard puis Anne.

Il était question d'une permission de sortie pour dimanche pour un repas à l'extérieur avec ses fils ?
Tout va donc très bien (excepté la perruche dont j'ignorais la disparition mais Thérèse ne s'en inquiète pas.)

 

Il est certain que Thérèse ne reviendra pas à la forme d'antan. A considérer les photos prises depuis quelques années elle a changé au point que ceux qui ne l'ont point suivie de près ne la reconnaissent pas.

Ceci dit, elle est en train de rassembler ses ressources pour retrouver ce qui lui était important dans une vie réduite.

Je pense qu'elle acceptera bien une place, avec ses petites affaires, dans une maison de retraite la plus proche possible de sa famille. Il est urgent de s'en occuper si on peut trouver plus adapté que la villa Corèse

Elle va être entourée aujourd'hui dimanche de ses fils et petits enfants. On ne peut la joindre au téléphone ni le samedi ni le dimanche. Mon idée est de lui laisser un téléphone portable, qu'elle retrouve ses couleurs pour peindre ou dessiner et peut être son ordinateur auquel elle commençait à s'habituer.

Je ne sais pas trop quelle sera la suite de cette internement pour elle. Va t elle pouvoir venir ici quelques jours comme je le souhaitais et le lui proposais alors qu'elle était dans un triste état ? Va t elle s'habituer à l'idée de ne pas rejoindre la villa Corèse et d'être placée dans une maison de retraite où elle sera entourée de professionnels certes mais pas de ses affections ?
Je pense que c'est un grand tournant à envisager pour elle.

 

A Bernadette

Tu ne semblais pas très en forme hier soir malgré ta bonne mine gardée de vacances au soleil.

Je n'ai pas voulu trop te sonder pensant que tu parlerais plus facilement et te confierais à Françoise qui semble avoir un bon contact avec toi. Avoir choisi le compagnonnage m'isole encore plus du fait que je n'ai plus d'intimité avec les autres et quand j'en souhaite ou que j'en accroche par mail c'est la jalousie ou la suspicion qui déboule.

Je ne retrouve plus ces temps de rencontre durant lesquels nous avions une sorte de complicité. Et puis cette sacré Fascia a tout déréglé. Tu étais tendue, fatiguée et je t'ai fâchée, alors que j'avais l'intention de t'être agréable. Ta grande sensibilité et porte parfois à te perdre dans des dédales de situation complexes et à trouver des difficultés pour gérer ton temps.

Si tu arrives à te retrouver prends ton clavier et répond moi.

 

>Chère Bernadette,

>Je suis ulcérée par le courrier que Marc t'envoie et m'envoie en copie. Décidemment il y a des choses que je ne comprendrai jamais.

>Hier soir, j'ai demandé à Marc comment il t'avait trouvée. Il m'a répondu, "je ne sais pas, vous étiez ensemble, je n'ai pas prêté attention particulièrement." La réponse qu'il te fait ensuite, sur "te perdre dans les détails" c'est ce que je lui ai dit ! Mais le grand sauveur a prêché.....

>Bisous Dadou, comme ils sont curieux les mecs ! Fr

 

Et donc Bernadette n’a rien compris entre les deux messages… (voir Nous deux)

Au fond Françoise s’est trompée de cible en prenant à témoin Bernadette et en lui écrivant à son tour. Elle m’en voulait de ma phrase : « Avoir choisi le compagnonnage c'est la jalousie ou la suspicion qui déboule » qu’elle n’a pas trouvée dévalorisante en fin de compte. Ma « chairie » monte un peu vite dans ses humeurs et a fini par regretter d’être intervenue plutôt que de réfléchir.

Curieusement cet épisode nous a permis de nous retrouver mieux. Françoise s’est adoucie ; force lui est de constater que tout roule pour elle et elle mène sa vie comme elle le souhaite. Me bousculer ne ferait que lui créer des ennuis. Les passions se calmant, nous cherchons ensemble à associer nos vies d’une façon indépendante et harmonieuse.

 

Fatigué

J'ai fait des efforts de jardinage hier soir et je suis un peu cassé mais tout va rentrer dans l'ordre. Françoise est partie en randonnée en emmenant Louis, son petit fils.

Notre relation est bonne ; Françoise est particulièrement attentive et semble faire comme si j'étais de bonne compagnie. Or il est notable que je ne suis pas fier. Je n'ai qu'une hâte de m'isoler quand il y a du monde. Je ne peux pas m'insérer dans une conversation de groupe. Tout me paraît dérisoire, du papotage inutile. Je n'ai aucun désir ne suis bien que seul avec l'ordinateur ou dans le jardin. Les enfants me lassent vite même si j'envie leur insouciance.

 

Th C http://marc.bitterlin.free.fr/2006_fichiers/juillet/alhopital.html

avant nous sommes allés rencontrer Thérèse C dans un restaurant du Tholonet. Elle était invité par un de ses fils et c'était sa première sortie . Elle va venir ici samedi prochain.

As tu suivi son aventure hospitalière ?

 

Prison dorée

La journée est marquée par le déjeuner avec les Cannella : Pascal, Mireille, Michel et ses enfants.

L'après midi, pour le thé Laurence et sa famille. Je leur donne le disque Juillet 2006 (n°3 un à David Bonnardel, un à AnnFr)

Je n'écris plus beaucoup et n'entretiens plus guère de correspondance.

Je me pose des questions auxquelles j'ai du mal à répondre. Dois je me bousculer pour exprimer ce que je ressens ? L'impression d'être un incapable dans une prison dorée.

 

20

Ici un temps de rêve et une lumière extra. Nous sommes allés avec les enfants au musée Granet voir l'expo Cézanne ce matin. Quelle spectacle !

C'est vraiment une entreprise extra ordinaire et un succès peut être ?

Oui nous sommes allés dernièrement à l'expo Cézanne qui m'a étonné malgré toutes les réticences que j'ai à suivre la foule. Il faut dire que les moyens utilisés ont été considérables.

 

Je suis seul aujourd'hui Françoise est partie pour un aller et retour Paris. Elle reconduit les 3 petits qui étaient ici pour ramener Louis. Nous irons le reconduire début septembre.
Pour nous, la vie de couple semble s'installer avec ses hauts et ses bas. Je provoque des mini drames de temps en temps lorsque je me sens trop oppressé par les attentions et comportements controlants de Françoise (ou quand j'écris d'une façon trop personnelle...). Constatant que je n'étais pas parfaitement heureux ellle parlait même de tourner la page.
Sans me formaliser je fais attention à ne pas exagérer mais je n'aime pas trop être bousculé.
J'ai voulu préciser mon point de vue en disant :

"Voici ce que je te demande :"Plutôt que de chercher la meilleure façon de tourner la page, cherche la façon de vivre mieux avec la vielle peau que je suis"

Et pour ce faire merci de ne pas me demander si souvent de me remettre en questions et respecte mes petites habitudes même si elles ne te paraissent pas conforme."

 

Le rêve franciscain

Dimanche dernier au petit déjeuner de la fraternité NDa j'ai semé le trouble en racontant mon dernier rêve à la petite assemblée qui se préparait à se disperser (Paule, Bruno et le père Christophe)
Le père Noël officiait lors d'une assemblée eucharistique dans une paroisse, je ne sais trop où. Le père Christophe était par mis les fidèles.

Tout se passait bien jusqu'à ce que l'officiant se permettent des fantaisies avec la liturgie. Alors le père C se lève et s'énerve, se déplace jusqu'à la fenêtre, fait du bruit pour attirer l'attention mais rien n'y fait le père N continue de plus belle ses libertés jusqu'à ce que le père C manifeste sa désapprobation en s'asseyant après avoir ostensiblement baissé son pantalon. L'effet est radical et le père N revient dans la bonne voie...

 

"J'ai reçu un très gentil message de Jean Bitterlin qui s'était intéressé à mes pages sur la famille. Comme prévu il ne compte pas venir le 23 mais c'est une occasion d'entretenir le lien.
Françoise recherche des chambres d'hôtes à des prix modiques et te fera part de ses trouvailles... ?"

Pour moi, tous les jours, j'arrose systématiquement pour entretenir un peu de verdure et empêcher que le jardin soit transformé en désert, ne serait ce que pour la fête du 23 septembre. Nous n'avons pas eu de pluie depuis trois mois au moins.

Jphi et les forward

 

"Je suis ravi que tu acceptes de partager par mail ou par écrit ce que tu penses. Nos échanges seraient bien ternes sinon, je trouve. Montrer ses faiblesses, c'est un risque à prendre et il est possible d'en sortir valorisé, grandi."

 

"c'est justement parce que je crains que tu ne forwardes ce message a ce cousin"

"Je trouve que c'est un peu de mauvais goût que de me prêter de telles intentions.

Aurais tu eu à souffrir dans ta réputation de divulgation de ma part d'écrits venant de toi ? Ou encore, ce que je te donne à lire aurait pu atteindre l'idée que tu te faisais sur les personnes dont je parle ? Si c'est le cas et que tu puisses me donner un ou plusieurs exemples, merci de m'en faire part pour que je m'amende et fasse attention."

 

Nous en discutons directement le dimanche grâce à Skype  et sa technique bien au point ce jour. Je n'aime pas trop que Jphi ressorte les vieux clichés de mon utilisation des CCI qu'il ne peut pas contrôler et qui demande une confiance que l'interlocuteur n'accorde pas à priori.

Encore une fois je soutiens que les CCI sont très performants pour faire passer les info dans leur contexte direct et ne sont pas une interpellation ou une invitation à prendre part à l'échange.

Sur les exemples que je demandais il m'a renvoyé au mariage en Allemagne en 2004. Je ne me souviens plus du problème mais je veux bien croire qu'il a pu en exister avec la fameuse lettre commune pour mettre en place le trajet et les envois groupés faits à cette occasion.

Je lui dit ensuite : " Nous avons déjeuné dehors avec Flavie et Louis et reprenant le clavier je voulais te dire combien j'avais été content de notre échange du jour."

A Peypin

Cet après midi, nous sommes sortis pour aller voir Thérèse C à Peypin ; ses fils déménagent ses affaires pour libérer son appart à la villa Corèze. Elle risque de se retrouver dans une maison médicalisée à Paris. Autant dire qu'elle ne reverra plus tout le bazar qu'elle avait accumulé bien illusoirement autour d'elle. Par exemple elle avait un sac plein de "bijoux" colliers, bracelets, montres (une quinzaine de toutes les formes), boucles d'oreilles et je ne sais trop quoi. Elle nous avait envoyés récupérer quelque matériel de peinture et autres petites choses avant de les savoir enfouis dans des emballages qui seront entreposés chez un de ses fils. Il y avait déjà une vingtaine de cartons déjà prêts et le plus gros des affaires était encore éparpillé partout dans sa pièce.

 

http://sitalix.canalblog.com/

Je rêvais de l’Inde, ce pays fantastique où l’on croit débarquer sur une autre planète.

Jaïpur ! Je pensais aux amis que je m’étais fait là bas et que j’ai abandonnés maintenant après avoir maintenu le lien pendant une dizaine d’années. Pradeep Goyal était jeune étudiant se destinant à l’enseignement. Ses enfants que je n’ai pas vus doivent être comme je l’ai connu.

Retrouvant le blog de Jac :

« Salut Jacques je recommence mon commentaire pour une insuffisance de données et je m'énerve.

Je disais que je t'avais perdu depuis février et qu'avec plaisir je retrouve ton récit de voyage.

Que deviens tu dans la "reprise" ?

Amitiés ! Marc »

 

Le Pain de Vie

Nous revenons de l'office à la fraternité. C'était le père Luc qui officiait et qui nous a lu son homélie, une compilation des trois derniers dimanche sur le Pain de Vie.

Je retiens que la teneur du message était difficile à passer du temps de Jésus ( et à plus forte raison maintenant que les propositions sont multipliées à l'infini ne seraient ce que par les nouvelles technologies et particulièrement Internet). Les partisans de Jésus ne peuvent supporter son discours et l'abandonnent.

Jésus s'adresse alors à ses disciples : "Vous aussi vous voulez partir ?"

Et Pierre ...

Il fait confiance à Jésus quelque soient ses propos. Il a choisi la personne. C'est la leçon que je retiens de ce dimanche.

 

 

 

 

 

 

 

Septembre

 

journal septembre Courrier août

Courrier septembre

Journal 2006

 

Grand Nord 1

Les 7 ans de Joanna 2

Lundi 11 septembre 2

Le 16 L'eau est arrivée ! 3

La réunion de famille du 23 3

La retraite 4

 

!Nous voici revenus d'une petite virée familiale. Nous ne sommes pas allés dimanche dernier voir nos amis franciscains et je ne sais pas si je pourrai dimanche après demain. Françoise prépare une rando géante dans le massif du Mont Blanc mais moi je resterai ici prudemment à l'attendre.
Je reprends en main le jardin qui n'a pas trop souffert pendant mon absence mais que la Provence est sèche par rapport au reste de la France qui a eu un mois d'août particulièrement froid et humide.

 

Grand Nord

Mardi 5

Nous sommes à Paris Boulogne depuis dimanche soir.

Hier déjeuner chez Thérèse. Je me sens toujours bien proche de ma sœur et son contact est plus agréable chez elle que par mail. Préparation de la journée du 23 et quelques photos à l’ordi. Nous n’abordons aucun point sensible et tout se passe bien. Nous repartons vers le crèche de Constance et à 18h je suis chez Bérangère que je n’avais pas vue depuis le 14 juillet 2005.

Lambert vient de se faire planter à son permis de conduire, il s’apprête à partir en stage en entreprise à Rennes en suivant une formation à mi temps dans la région parisienne ; il est parti quelques instants seulement après moi, parait il, vers 22h30…

Je suis vraiment satisfait que Françoise me laisse sans trop d’histoires aller seul à Courbevoie et le mardi chez mes sœurs à La Varenne et à St Maur.

Thérèse (ThM) nous avait fait parvenir une proposition de session d’études sur le thème « l’Eucharistie à la lumière de l’Apocalypse ». Sans être très inspiré par le thème je repousse sans hésiter l’invitation même si le groupe Marchand, Consigny me semble attrayant. Je me vois mal participer à des carrefours et conférences sans m’y ennuyer considérablement surtout par le fait que j’ai du mal à maintenir mon attention avec mes difficultés d’audition..

Dimanche c’était la journée Houdan. Un peu fatigant de rester confiné dans un espace réduit avec des enfants et adultes bavards. C’est sur, on ne s’ennuie pas ; ils sont, les uns et les autres, riches d’intérêt.

La veille, à Sassetot après un feu difficile à allumer pour brûler les branchages nous sommes allés à St Wandrille retrouver avec plaisir les amis Egels puis les Marelle en coup de vent.

Le soir dîner mousse au chocolat chez Esther pour faire connaissance des parents de Benjamin. J’apprécie l’humour discret de Bernard, ancien prof de lettres.

 

Le mardi,  pendant que Françoise faisait les magasins avec sa fille Cécile, je suis allé voir Geneviève puis Lisette et François rue Pasteur.

Geneviève m'a fait faire un tour dans son jardin et montré ses travaux de journal de famille. Elle utilise l'ordinateur pour en faire la table des matières et elle est satisfaite, elle ne tient pas à se mettre à la messagerie ni à autre chose, moyennant quoi je l'ai trouvée en bonne forme.

Lisette est plus impatiente et cherche avidement à traiter ses photos pour pouvoir les communiquer plus facilement. Elle utilise son programme Photoshop pour faire des envois mais ce n'est pas un bonne solution, je constate, car les images ne sont plus JPG mais ... et puis toujours ces problèmes entre Mac et PC... Quel mal elles ont et moi avec quand j'y suis, pour manipuler les photos sur leur sacré Mac !

 

Je suis allé mercredi au musée du quai Branly. Je voulais voir cette réalisation sur laquelle compte Chirac pour asseoir son immortalité. J'ai remarqué l'architecture moderne et audacieuse de l'ensemble. Pourquoi pas ? Quand on a les moyens ! En tous cas des idées et de la création. A l'intérieur on se laisse facilement embarquer dans la culture africaine avec tous les souvenirs que les conquérants colonialistes ont rapportés de leurs exploits. Une bonne façon de nous les faire partager et peut être de faciliter le mélange des cultures.

 

Les 7 ans de Joanna

Ce samedi 9 c’était la fête de l’anniversaire de Joanna.

Comme de coutume les parents organisent une garden party pour les copains et copines de la classe auxquels s’ajoutent les cousins et les frères et sœur.

Le temps n’ayant pas changé depuis plusieurs mois, l’eau n’avait pas refroidi et les bains ont eu du succès.

En plus des jeux traditionnels comme « 123 soleil » de rigueur, la remise des cadeaux, (un par invité…) et le goûter, l’attraction du jour était le pont de singe au dessus de la piscine.

Tout s’est donc bien passé jusqu’à ce que le dernier parent soit venu récupérer sa progéniture.

18h08 David et Laurence quittent la maison avec leurs enfants, tout est calme.

A 18h30 Joanna et sa copine Clara avaient disparu !

Matthieu ayant parfaitement tenu son rôle de père jusque là, s’inquiète et cherche systématiquement dans toute la propriété.

18h45, aucun résultat ; la maman qui voulait garder son calme commence à pâlir et coopère à la recherche et puis tout le monde s’y met en ameutant aussi les voisins.

Des voitures partent sur les chemins environnants pour élargir la battue.

A 19h le père de Clara, bon dernier mais tranquille, vient à son tour récupérer sa fille.  « On la cherche ! » lui est il répondu…

19h15 Matthieu se décide à alerter la police…

Une heure d'angoisse, c'est long… et puis « elles sont là ! » s’étrangle la maman prise par l’émotion et éclatant en sanglots pour décompresser.

Les deux commères voulaient sans doute prolonger la journée à leur façon et s’étaient cachées derrière un rideau de la salle de réunion.

On se souviendra des sept ans de Joanna !

 

Lundi 11 septembre

Est ce une chance pour William ou bien une catastrophe d'être né cinq années avant le11/09/01 ? Il prépare la réception de ses petits amis pour samedi et les installations de pont de singe sont restées au dessus du bassin.

Seul, Françoise partie dans ses montagnes autour du Mont Blanc, je me suis fait inviter pour l'anniversaire après avoir mis le couvert, coaché par Tommy.

Nous revoyons encore, avec émotion, cet exploit médiatique sans précédent de Ben Laden d'avoir envoyé avec succès deux avions détruire les tours du World Trade Center. J'ai vécu l'événement en direct ou presque à la radio en allant à Cadarache donner un cours de yoga. En 69 aussi j'ai suivi en direct sur la télé les premiers pas sur la lune. Dernièrement c'était le Tsunami, mais combien de désastres cachés auraient hélas mérités notre attention ?

 

Le temps menace aurons nous quelques gouttes avant la fête de famille du 23 ?

 

Je commence à fatiguer d'arroser et mes plantes n'en peuvent plus.

Maintenant Françoise partie pour quelques jours en montagne, je me retrouve seul, avec délices, dans mon environnement préféré. Non pas sans amertume car vivre sans projet, sans être attendu, me parait signe de décrépitude. Alors je m'arrête sur chacune de mes plantes, je lui parle du moment où je l'ai installée et la personne à qui elle me fait penser. J'imagine mes petits enfants dans quelques années, les moments passés ensemble qu'ils auront oubliés.

Le 16 L'eau est arrivée  et ma chérie est rentrée !

Deux nuits pleine de pluie, près de 10 cm de précipitations en vagues  mais sans catastrophe majeure. Juste quelques inondations en sous sol dans la chambre des enfants, 50 litres à éponger au dire des occupants. Le jardin revit ! il était temps …

Ce samedi comme prévu les enfants envahissent le jardin encore plein de boue pour fêter William. Les parents  inquiets du temps qui menaçait encore avaient prévu de faire la réunion dans la salle du bas. Petite pluie au début et déjà une vingtaine de gamins énervés s'agitaient autour de ballons en criant à qui mieux mieux. Il y avait de quoi s'inquiéter pour la suite des événements. Or, grâce au ciel ! celui ci se dégage et devient clément Tout le monde est rapidement invité à prendre l'air…

 

La réunion de famille du 23

Historique

Pour le samedi

J'étais embarrassé car nos organisateurs avaient promis la salle de réunion pour un stage le samedi... en fait ce stage est annulé nous aurons donc la jouissance des locaux comme prévu.

Par là même nous pouvons offrir l'hébergement pour la nuit après le spectacle aux sans logis.

La visite du vieil Aix est prévue, retenue, et risque d'être très intéressante vu que l'ami Georges est un historien "de classe". Je lui ai dit que nos participants n'étaient pas tous très valides et ne se sentaient pas capables de faire un marathon. Il en tiendra compte. Il sera avec nous pour la soirée à l'Escoubaïre et pourra donc continuer les explications, les narrations ou répondre aux questions.

Le 25

 

Le deuxième grand moment de l’année est passé. Il y aura eu le 5mars et le 24 septembre.

En effet nous avons été arrosés alors que nous avions promis du soleil à tous les parisiens qui vivent habituellement dans les brumes et qui exceptionnellement auraient pu jouir d'un week end ensoleillé à Paris...

Ceci dit, imprévue notre fête a été originale et nous avons pu profiter de la maison

Le point mémorable restera le temps du dimanche ; il n’a pas arrêté de pleuvoir toute la journée.

Pour constituer un blog ou un site familial, Thérèse m'a donné effectivement quelques idées et je n'ai pas trop de documents antérieurs à l'année 2000 pour la satisfaire. Le blog auquel je pensais partirait plutôt de l'actualité en revenant sur les souvenirs marquants mais pas forcément dans un ordre chronologique.


De plus elle émet des restrictions, des demandes d'accord qui à mon avis n'ont plus cours à l'heure actuelle. Je n'ai aucune envie de m'engager dans ce type de démarche. Pourtant , comme je le fais sur mon site ou mon blog, je suis tout à prêt à accepter les remarques de contrôleurs attitrés et supprimer ce qui heurterait la susceptibilité de tel ou telle.

 

Je peux maintenant laisser les enfants disposer de la maison et Françoise prendre possession de la sienne à Yvetot. Je n’attends plus rien de l’avenir sinon de pouvoir rester en forme jusqu’au bout et disponible à chacun. Et je peux l’être d’abord par Internet.

Il me reste une impression d’accomplissement. J’ai constaté que nous les anciens vieillissons très vite et que les enfants s’intéressent très peu aux ancêtres, seuls les « locaux » étaient ravis d’avoir un bon public. Je ne passerai pas en revue tous les invités, les photos en seront témoins.

 

La retraite

Plus d'obligation de planning. Personne ne m'attend, je suis un peu désorienté.


Je dois me prendre en mains pour continuer les pratiques de yoga. C'était tellement plus "pratique" de s'entretenir en dirigeant un groupe !


Je prends le temps de m'arrêter, de jouir du jardin et, sans horaires, de taper sur le clavier de l'ordinateur. Rien ne m'attire spécialement mais tout m'intéresse.


 Ici nous préparons la fête du 23-24 qui sera un évènement important pour moi déjà. Tu as pu suivre mes dossiers, nous serons plus de soixante le dimanche. Tu nous manqueras !

Françoise a rapporté de bien belles photos de Sa montagne et nous en faisons des pages qui seront intéressantes j'espère.

Nous avons aménagé le studio du bas et j'ai signé la location hier. La jeune personne qui s'engageait me demandait s'il y avait possibilité de se connecter à l'ADSL ; ce qui ne m'apparaissait pas un problème. Mais nos chers voisins du dessous ne l'ont pas entendu de cette façon et je me suis fait passer un savon par ma fille… Si l'affaire t'intéresse tu prendras les détails auprès d'elle.

 


Octobre

 

journal octobre Courrier octobre

Courrier septembre

Journal 2006

La course 1

Ça sent mauvais ! 1

Erreur ! 2

L'opération 2

La partie de foot 2

Coloquinte 3

Pourquoi un blog familial ? 3

Avec mes correspondants 3

Le 20 à Mireille 4

Le Clos Pierrot 4

Chez Françoise 5

Samedi soir dans « nos meubles » 6

 

Le 3

On ne s'ennuie pas avec l'ordinateur ! Toujours des surprises, souvent très bonnes, parfois inquiétantes comme ce matin. J'avais mon fichier charnière "Correspondants 2006" qui refusait d'enregistrer toute donnée supplémentaire, disque saturé ? Il faut savoir contourner le problème. Et lorsque je trouve la solution, tout va tellement mieux ! Mais que de temps passé à chercher !

 

La course

 Me voici devenu coureur à pieds de qualité ! Bien sûr je suis jeune et beau. Je m'entraîne régulièrement et participe à des compétitions. Je gagne souvent et facilement. Je prends du plaisir à ce genre de sport et j'aime trouver les ressources pour lâcher les concurrents par des accélérations quand je les présume au bout des leurs. Pourtant je ne suis pas le meilleur.

Lors des derniers championnats de France, tous les concurrents avaient rendez vous pour un breefing dans un amphithéâtre. J'ai entendu comme des applaudissements quand je suis rentré dans la salle mais lorsque la vedette est arrivée, un grand garçon que je connais bien, j'ai lancé les ovations et il a salué l'assemblée. J'avais dans la tête le moment où je tenterais de faire le trou pour gagner la course mais j'ignorais si j'arriverais à le lâcher tellement il est endurant et capable de remonter et même de dépasser ses adversaires pour arriver le premier.

C'était mon rêve de cette nuit…

 

Ça sent mauvais !

Marc "sent mauvais" ! Il n'arrivait pas à y croire et aurait souhaité se faire sentir par quelqu'un d'autre pour confirmation avant de se laver. En tous cas personne jusqu'à présent n'avait remarqué cette anomalie ; même sa polaire qui était en cause ne semblait pas avoir d'odeur particulière.

Certes, hier il a rangé et nettoyé la caravane, l'abri à outils que les mulots  affectionnent particulièrement à cause des réserves de grain. Ils viennent y nicher juste avant l’hiver. Les chats ne suffisent pas à les éloigner et il était nécessaire de leur faire la guerre avec des raticides en poudre. Vous devinez que l’une ou l’autre de ces pauvres bêtes s'est laissé aller à la gourmandise et  … se décompose tranquillement derrière le matériel de peinture. D’où l’odeur peu ragoûtante qui pousse Marc à prendre des mesures de nettoyage. Et il en reste sans doute sur l'individu.

Cependant, supposons que ce peut être  subjectif.

Oui, il y a comme une incertitude devant cette nouvelle vie qui commence et dont personne ne connaît les effets. Plus de sortie ou un minimum alors que jusqu’au mois de juin c'était tous les jours, au moins, « le domicile ».

 Les animaux et le jardin ne peuvent pas être délaissés.

 

Erreur !

Comme chaque année, pressé de voir le bassin, aménagé de quelques nénuphars et papyrus, habité par les poissons une fois la piscine désertée, le jardinier impatient est allé pêcher dans les autres mares quelques petites bêtes bien tranquilles. Le premier soir ils jouissaient d'un espace et d'un bonheur inaccoutumés.

Pourtant le lendemain matin ils étaient tous morts.

Erreur ! Le chlore destiné à purifier l'eau n'avait pas encore disparu...

 

L'opération

"Grand père vient vite ! On a besoin de toi !"

En  train de déjeuner et, soutenu par Flavie, l'interpellé osait demander un sursis pour s'exécuter mais Camilla restait inflexible.

"Il faut venir tout de suite, Maman est en train de soigner le lapin !"

Vous n'êtes pas au courant mais notre lapereau s'est estropié il y a quelques jours. Il s'est retrouvé tout seul  avec sa mère après l'abandon de ses six frères et sœurs qui devenaient trop grand pour être nourris par les seules ressources de la maison et il a du faire des imprudences car il a une patte complètement inutilisable.

Devait on le soigner ou le sacrifier ? Il a été décidé de tenter l'opération sans passer chez le vétérinaire. Les enfants s'intéresseront certainement à sa cause.

Grand père, toutes affaires cessantes, se rend à la convocation. Les enfants sont rassemblés autour de la table recouverte d'un linge stérile et la petite bête bien maintenue par la chirurgienne du jour est confiée aux bons soins du nouveau faiseur de miracles.

Bien sûr il connaissait l'anatomie du lapin pour en avoir sacrifié une bonne quantité  dans sa jeunesse et, pendant cinq bonnes minutes il a donc tiré sur la patte de la pauvre bête qui ne pleurait même pas…

"Ca dure longtemps ?" demande Camilla.

Malgré tout le savoir du nouveau spécialiste et ses vains efforts rien ne changeait. Alors… un pansement et un bandage posés, l'animal, sauvé de la casserole qui n'aurait pas demandé à être trop grande, fut remis en liberté non sans avoir bénéficié d'un petit câlin  de celle qui  ne l'avait pas lâché dans ces moments pénibles.

Il était temps ensuite de revenir à table.

 

La partie de foot

Me voici footballeur amateur et néophyte, je n’ai jamais été un grand amateur de ce sport.

Pourtant l’équipe locale, en manque d’effectifs, a accepté ma participation avec enthousiasme. Tout le monde sait que les contraintes des championnats ne prévalent pas devant un bon match à la télé.

Donc convoqué pour aller disputer une rencontre à domicile, entendez qu’il faut se déplacer, je me retrouve au rendez vous sur le quai de la gare.

Avant de monter dans le train, le capitaine, un gentil garçon, me demande à quelle place je veux jouer. Bien sûr, le niveau n’est pas très élevé et il n’y a pas de spécialistes.

A ce moment précis, confus, je m’aperçois que j’ai oublié mon sac avec mes affaires de sport… Est-ce un acte manqué ? En tous cas, malgré mon talent certain, je ne peux pas m’afficher en tenue de ville sur le terrain. Je trouve alors une modeste excuse en disant que pour la première fois,  je préfère regarder jouer l’équipe.

Ce qui n’arrange pas les affaires du capitaine qui se voit mal parti pour gagner…

C'est mon rêve de cette nuit

 

Coloquinte

Fin août une liane dont j'ignorais la nature se développe dans un container que je destinais aux chrysanthèmes. Placée sous l'olivier elle se lance à l'assaut de l'arbre; tous les jours elle grandit et fleurit même près de la cime.

Dernièrement je remarque comme une grosse courgette suspendue au dessus du bassin. Je suppose que c'est une coloquinte.

 

Pourquoi un blog familial ?

L'idée nous est venue après le week end du 23-24 septembre à Aix.

Compte tenu du fait que la grande majorité des membres de la Famille Lamy est équipée d'un ordinateur et d'une messagerie il semble opportun d'entretenir le lien par ce nouveau moyen de communication (tout est relatif maintenant car les techniques évoluent à toute vitesse).

Pour les personnes qui n'ont pas encore accès à Internet, il est toujours possible d'utiliser les moyens classiques de la poste en demandant l'affichage et de consulter chez des proches ce qui les intéresse.

Nous pourrions donc faire passer les informations, présenter des photos ou des textes, partager ce qui nous anime ou paraît important.

Thérèse (Masson) est depuis longtemps une référence familiale. Elle est la mieux placée pour contrôler la qualité du contenu. Elle souhaite que ce soit exclusivement réservé aux membres de la famille, ce qui est une restriction légitime. Nous tâcherons donc de ne pas nous égarer et d'éviter les liens avec d'autres sites. Toutefois ce sera la liberté responsable de chacun de communiquer l'adresse à qui bon lui semble en respectant une certaine discrétion.

 

Avec mes correspondants

Avec le frère Noël

« Sinon tout va bien ici et à la fraternité. Rien de nouveau sinon que Suzanne Salat devient de plus en plus "ailleurs"

Nous nous apprêtons à partir pour une quinzaine installer Françoise dans sa maison en Normandie puis nous nous partagerons mais nous comptons toujours aller à la Réunion en janvier ou février. C'est tout bon ? »

 

Wanadoo ou Voila

« Je peste contre ces messageries en direct à partir du site du serveur qui nous font perdre le message quand l'appareil se déconnecte.

Je disais donc que utiliser Messenger ce n'est pas mieux car si tu n'es pas connectée on ne peut te laisser de message sans risque de le voir traîner sans suite.

 Je cherche une bonne formule pour faire le blog familial et tu proposais (ThM) d'y placer des fichiers que tu avais ».

 

« Non nous ne sommes pas à Yvetot mais nous nous apprêtons à partir une quinzaine durant les vacances de la Toussaint pour prendre possession de la maison de Françoise et l'aménager. »

 

« Bonsoir Marie Carmen !

Bien reçu ton résumé de voyage en Grèce. 22 jours ? Je suis impressionné.

Tous ces noms que tu cites me disent quelque chose pour y avoir passé huit jours en 1968.

Maintenant te voici revenue ! Que ton atterrissage ne soit pas trop dur !

Nous nous apprêtons à partir pour une quinzaine et Françoise prendra le temps d'aménager sa maison.

Nous profitons d’un arrière saison très agréable.

 

Pour moi, comme tu peux en avoir des échos sur mes pages, je me suis lancé dans une nouvelle vie de retraité me passionnant pour la communication, l'information par ordinateur et le jardinage.

Je continue à pratiquer le yoga mais seul sans m'occuper de groupes.

 

Et le yoga ? Raconte moi comment ça se passe à Pertuis ?

Non je ne suis pas encore allé au cours de Joëlle. Je pratique dans mon jardin, c'est très agréable et énergisant ; seul au soleil, le matin ou le soir et j'en suis ravi. Je regrette pourtant le groupe sympathique que vous faisiez.

 

La vie en couple

Pour moi  j'ai du temps le jeudi  alors que Françoise est en randonnée. Sinon je dois faire la part des choses entre mon désir de liberté et celui d'être raisonnable avec les plaisirs mais aussi les nécessités ou contraintes de la vie en couple.

 

Bonjour Mayacine !

Tu es sans doute reparti et je garde un doux souvenir de ton passage bien court cette année. Que de bons moments passés ensemble et avc Geneviève, jadis !

 

Oui Sabine !

Nous t'avons trouvée resplendissante ce samedi du Congrès. Les photos en témoignent.
Je me disposais à afficher celles du lundi que devait prendre Bernard Dellac...

et je vais aller les chercher chez lui.

Pour ce qui est de notre aventure elle commence la semaine prochaine. Françoise signe et prend possession de sa maison. Nous l'aménageons et revenons en novembre pour se partager ensuite entre ici et là bas.

 

Bonjour Maurice !

Comment va la vie ?

J'ai vu, ce week end, Françoise la grand mère voyageuse en Equateur et auteur d'un blog. Elle va bien, toujours dynamique ; pourtant elle n'est pas à l'abri des lumbagos en faisant son lit. le congrès Bucodes les photos  Elle m'a parlé de toi et regrette de ne plus avoir de tes nouvelles.

 

Le 20 à Mireille

Nous partons demain et ce n'est pas très facile ! Françoise est un peu tendue du fait que je ne m'investisse pas assez dans cette aventure. Je trouve qu'elle m'en demande un peu trop. J'aime pouvoir dire et écrire ce que je sens et pense, rencontrer qui je veux. Je sais, je ne suis pas spécialement sécurisant et elle s'est beaucoup investie avec moi

 

Le Clos Pierrot

 

Le 23 Je me retrouve ce matin au Clos Pierrot, nous sommes hébergés chez les Viel, dans ce jardin que j’ai créé il y a quarante ans.

Françoise avait quatorze ans… Elle s’apprête aujourd’hui à entrer dans sa maison à quelques coudées d’ici.

 Vers l’Est, à travers les arbres, pour lui faire un salut, je cherche le soleil levant qui a du mal à se faire un peu de place sous les nuages. Pourtant il va faire beau, Alain fait son tour et s’affaire auprès de la végétation comme un bon jardinier.

Je m’installe dans une petite chambre de la maison dans laquelle il me semble reconnaître chaque petit coin chargé des souvenirs de l’enfance de mes enfants. J’ai froid. Je suis couvert mais je tremble…

 

Mardi

Françoise a rendez vous à la banque pour ramasser de quoi régler l’achat de sa maison en après midi. Je reste avec Alain et tente le contact, lui propose de « faire » quelque chose. Jardiner, il pleut et faire de l’ordinateur, apparemment ce n’était pas son choix. Nous restons cote à cote chacun absorbés dans un livre ou un exercice mais sans rien nous dire. Je ne sais pas trop ce qui ne va pas mais il y a quelque chose. Je me sens de trop, indésirable. Je n’ai pas l’audace de lui demander ce qui le chagrine car je crains d’être importun. Sa colère d’hier soir, qui ne se justifiait pas, me semble significative d’un besoin mal exprimé.

Je retourne donc au contact et lui propose de m’offrir un café. Il accroche, nous pouvons nous expliquer. Visiblement il est mal en point affecté sans doute par des deuils récents ; il prend notre décontraction pour de la provocation et se réfugie derrière le fait de protéger Annick  des fatigues que nous lui procurerions pour me dire qu’il n’est plus chez lui avec notre sans gêne. Nous n’avons pas fait le bon choix en nous invitant à Veauville cette fois ci.

 

Chez Françoise

Françoise revient me chercher et nous entrons « chez elle » rue Fernand Léger. La maison est vide mais propre et équipée. Nous sortons les quelques affaires rapportées d’Aix et pique niquons debout dans la cuisine.

J’installe l’ordinateur à même le sol du séjour et allume le feu dans la cheminée pour faire habité et réchauffer l’atmosphère. Malheureusement nous n’avons pas le téléphone et ne peux installer la connexion Internet avec la Live box qui est arrivée et qui nous attend.

Françoise pense à caser ses meubles sort les quelques petites affaires apportées et, malgré l’inquiétude qu’elle avait, je me trouve très à l’aise dans ce nouvel univers. En fait je crois que je m’adapterai facilement Maintenant le déménagement du home box vendredi et samedi risque d’être animé.

 

La voici partie signer l’acquisition de la maison chez le notaire et me retrouve sans besoin particulier, comblé comme je me le pensais depuis longtemps, avec l’ordinateur et mon journal.

 

Mercredi

Nous avons passé un temps fou à chercher la connexion ADSL avec la Live box reçue avant-hier mais sans succès … pour nous rendre compte que la ligne n’était pas en service…J'ai même appelé JJ Adam au secours car je craignais que ma machine qui traînait à répondre aux sollicitations ne digère pas le nouveau programme Office 2003 qu'il m'avait installé dimanche.

C'était bien bon cette petite visite chez eux. Nous avons admiré la netteté des aménagements de la maison. Gentiment, j’espère, je la comparais avec celle de Mr Hulot qui n’aurait pas renié les prises pour l’aspirateur installées dans tous les coins du logement. Oui, notre ingénieur en retraite, expert en informatique et en gadgets de toutes sortes, trouve qu’il est plus pratique de dérouler un gros tuyau d’une dizaine de mètres, branché successivement ici et là, pour l’aspiration de quelques miettes égarées que de prendre une balayette ou un petit appareil moderne autonome et pratique.

Nous sommes allés ensuite nous faire inviter à La Varenne pour nous mêler à la fête organisée par Cécile pour Marion.

 

J’arrive cet après midi à me connecter sur le réseau classique. C’est tout bon et nous attendons les meubles qui vont arriver à partir de vendredi soir.

Invités chez Mathilde à midi, j’apprécie la maturité et la présence de Guillaume. Dans l’après midi, impossible de se connecter de nouveau. Je suis un peu déçu. Le soir, après un premier bain dans la salle de bains aménagée nous allons chez Esther et Benjamin pour le dîner et leur apporter un lave vaisselle qui se trouvait dans la maison. Je me fais accrocher par Louis qui déborde de vie et de demandes ; nous installons un beau circuit pour son train.

La vie s’organise et je me sens bien. Je croyais m’inquiéter de ceux que je laissais…  mais non je dois commencer à me détacher. Pourtant le matin du départ Tommy s’était levé avant les autres pour me faire un dernier câlin, j’en ai été très touché.

 

Jeudi 4h30

A même le plancher, je dors mal ; je n’ai guère de coussins graisseux pour amortir la dureté du sol et je me relève raide comme une planche... Françoise a sorti les beaux draps qu’elle tenait en réserve, et a glissé quelques épaisseurs de couvertures dessous ma place, ça compense...

Je me mets à l’ordinateur mais il n’est toujours pas possible de se connecter. Je me mets à jour tandis que le modem tente sans cesse de contacter « l’ordinateur » distant. Je ne comprends pas grand-chose. Je bidouille la prise téléphone et voici que Explorer s’accroche à Internet. Je fais donc mon courrier en direct.

Après une tisane je vais reprendre un bain si je n’arrive pas à dormir.

 

Grâce à mon journal j’ai des échanges avec mes enfants (exceptée Laurence qui n’est pas portée sur l’écrit mais très câline par ailleurs).

Hier nous parlions de nos gendres, de Guillaume, sa présence et son dynamisme et de David que Françoise adore. J’apprécie beaucoup ce dernier pour son côté « nature », sa gentillesse et sa créativité. Pourtant il déteste les contraintes qu’il n’a pas choisies et par là il s’handicape certainement.

 

Samedi soir dans « nos meubles »

Nous voici donc dans « nos meubles ». C’est la richesse de Françoise !

Belle expression pour dire que la maison s’est remplie de cartons et de mobilier divers. Pour ce faire, elle a su s’entourer d’une équipe efficace de bons amis et familiers qui ont participé intelligemment au transbordement du contenu du home box et au chargement des voitures. Je me suis spécialisé dans le rôle de chauffeur de la camionnette et me suis remis en mémoire le trajet Rouen Yvetot que je connaissais bien il y a trente ans.

Elle a tout pensé,  dirigé les démarches et la mise en œuvre sans faille de tout l’aménagement. Il reste quelques petites choses à faire, vous vous en doutez ! 120 cartons à défaire et à ranger, trouver une place judicieuse pour chaque élément… Je la laisse intervenir très confiant en me prélassant devant l’ordinateur.

 

Dimanche

C’est le changement d’heure mais c’est un détail insignifiant tellement nous sommes décalés.

Levés de bonne heure nous naviguons au milieu des cartons et connexions Internet difficiles, appels aux Télécom discussions sans fin avec l’opérateur qui avait sans doute oublié le dossier quelque part. Tout est payé mais depuis plusieurs jours c’est dans quelques jours…

Il y a une semaine nous prenions un jacuzi chez les Adam… le pied !

Nous allons à Rouen déjeuner chez Jardel. 

 

Lundi 30

Partout le temps doux surprend en cette veille de Toussaint. C’est la Normandie idéale ! Pourtant la terre est humide alors qu’au Sud je peux saluer le soleil directement sur le sol, ici nous en profitons dans la véranda.

Françoise finit ses aménagements ; elle retrouve avec plaisir ses petites affaires qu’elle avait emballées avec grand soin. Elle ne néglige aucun détail et fait preuve d’un sens pratique très aiguisé. Ce soir nous étions mandés pour ouvrir une porte dont la clé était perdue. Tandis que je fabriquais un passe elle a réussi à ouvrir la serrure avec un porte manteau en fil de fer.

C’est vraiment étonnant de se voir entourés de tant de confort. Je dois dire que ce n’est pas ce qui me parait essentiel mais pourquoi pas ?

 

 

Novembre

                                           Novembre

Vers Bourneville par la forêt de Brotonne 1

Travaux rue Fernand Léger 2

Dimanche, la messe. 2

Retour au bercail 3

A Françoise ces jeudi et vendredi 3

Partage 4

Rêve 4

Les PPS (Power Point Script) 4

Spiritualité 4

Les aberrations médicales. 5

La dame rose 5

Grand père dans ses fonctions ! 6

Tommy au tennis 6

A l'école 6

A Françoise 7

 

Courrier novembre

Courrier octobre

Courrier décembre

Journal décembre

 

Vers Bourneville par la forêt de Brotonne

Notre nous sommes invités chez Gérard et Lydie en cet après midi ensoleillée du 1 novembre.

Un petit pincement de cœur en traversant la forêt de Brotonne. Je l’avais découverte et parcourue à cheval, il y a quarante ans.

Mon frère Philippe était médecin à Pont Audemer depuis 1963. C’est  lui qui nous avait poussé à venir dans la région pour chercher à installer un cabinet de kinésithérapie. Notre choix s’était alors porté sur Yvetot qui s’écrivait alors Yvetôt. Petite ville de dix mille habitants dans lequel était implanté un seul cabinet tenu par une Mme Savoye peu ravie de me voir arriver. Pas trop loin de Paris et à quarante kilomètres de Philippe. Ce dernier me paraissait une sécurité médicale pour exercer un métier que je ne connaissais pas encore très bien. Elle s’est avérée bien illusoire en fait cette assistance car il était trop loin pour me donner du travail comme il le faisait à St Maur début 1960 alors que j’étais jeune diplômé. Philippe était encourageant à distance et proche de notre petite famille ; n’a-t-il pas fait le trajet d’urgence un soir de juillet 1965 pour venir  présider la naissance d’Olivier ?

Donc connaissant bien la région depuis trois ans et désirant faire du sport pour entretenir une santé menacée par des mœurs à tendance alcoolique, je veux parler des réunions de bridge ou des petits verres de calva après les visites à domicile, il s’était inscrit à Routot dans un club hippique logé au cœur de la forêt. Pour faire une activité ensemble alors que nous avions tenté sans succès quelques parties de tennis il m’invite à le rejoindre. Je n’étais alors jamais monté à cheval et je jugeais, arbitrairement, cette  pratique désuète et réservée aux personnes de la haute société, aux gens avec particule. Bonne occasion pour me remettre les idées en place et me faire prendre l’air.

Pour m’initier ou me donner des émotions il me faisait galoper dans les chemins forestiers sur une puissante jument noire, une ancienne trotteuse qui avait gagné des courses à Vincennes. Je n’avais pas besoin de conduire car elle connaissait tous les chemins surtout celui de l’écurie. Ce rendez vous sauvage et bucolique se trouvait donc à mi chemin entre Pont Audemer et Yvetot. Nous nous donnions rendez vous à l’heure du déjeuner et je prenais le bac pour traverser la Seine avec la DS 19 blanche.

Evidemment, pris par nos occupations et, j’avais déjà peu de temps consacré à ma famille alors que la profession démarrait fort,  nous avons vite abandonné ces extras bien agréables. J’en garde un souvenir impérissable. Marie Jo m’a accompagné plusieurs fois et je pense qu’elle a continué ensuite seule jusqu’à ce qu’elle soit enceinte de son troisième enfant qui sera Anne Françoise.

 

Travaux rue Fernand Léger

Le beau temps est exceptionnel et j’en profite. D’autant que la connexion à Internet est très lente et que mes correspondants se sont évaporés. Avec des outils empruntés à droite et à gauche il a fallu s’atteler au nettoyage, au débroussaillage, à l’élagage des arbres du jardin qui s’en est trouvé comme agrandi. Le feu d’enfer en bordure du champ avec les branchages coupés m’a réchauffé le cœur pour terminer la tâche.

Pourtant des relents de morosité m’envahissent parfois. Je suis baigné dans les souvenirs des dix ans passés dans ce pays alors que j’étais jeune, en pleine euphorie d’un monde à créer et à découvrir. Les petits enfants de Françoise, qui s’agitent et courent partout, me renvoient aux miens qui avaient leur âge quand j’étais ici.

Plus les enfants, adultes, filles et conjoints, plaisantent et sont heureux de se retrouver ensemble plus j’ai envie de m’évader. Ils parlent vite de lieux et de sujets que je ne connais pas, j’ai du mal à suivre, j’ai l’impression d’être parachuté, d’être d’un autre monde. Alors, en sauveur, on s’adresse à moi en parlant très fort ce qui m’indispose encore plus. Je préférerais de la douceur et d’être pris pour qui je suis et non pour le prince consort qui a pris la place du maître de maison. Cécile pourtant, s’est arrêtée un moment devant le foyer et alors que je remettais du bois m’a demandé quelques indications sur la cheminée de l’Escoubaïre. Elle  n’est pas encore venue à Aix. Je revois un départ en 2004 où j’ai reconduit Françoise jusqu’à la gare routière ; elle avait rendez vous pour faire le voyage de remontée en Normandie en voiture avec elle et sa famille mais ils ne voulaient pas s'arrêter ici ne serait ce que pour quelques instants. J'ai eu du mal à m'y faire comme si j'étais le trublion qui détournait une mère de famille honorable de ses engagements. … A Mathilde et elle, il fallait du temps pour s’adapter au départ de leur mère ; elles me l'ont fait savoir à l'époque mais ne sont jamais revenues sur cette position. Il me semble être toléré mais pas reconnu.

 Je vis bien le fait de n’être pas chez moi mais chez Françoise. Il me semble être en vacances. Je suis comme un coq en pâte. Elle a toutes les attentions pour moi, même trop parfois. Si je devais faire des critiques, je dirais que je me dois de respecter les normes de la maisonnée, m’habiller proprement, la machine à laver n’est pas faite pur les chiens, dire merci et « s’il te plait » pour ne pas choquer, attendre l’assiette pleine que madame donne le signal pour manger. Allez je plaisante mais que je ne puisse pas voir qui je veux sans que le temps me soit compté n’est qu’un détail supplémentaire qui m’attriste cependant.

Il est difficile de trouver le ton juste. Je veux bien faire de efforts mais je suis limité …

Avec les petits enfants, séparément j’ai le contact et me sens bien, leurs cris me fatiguent moins que les parlotes d’adultes ou on se coupe pour parler en même temps.

 

Dimanche, la messe.

Françoise est partie à la messe avec Constance. J’ai préféré ne pas l’accompagner autant pour marquer que mes choix peuvent être différents que pour éviter tous les regards interrogateurs des curieux avides de nouvelles à commenter. Et puis je donne un sens supplémentaire à ces offices du dimanche qui est de retrouver une petite communauté avec laquelle je partage une amitié profonde ce qui n'est plus le cas pour Yvetot.

Une belle vue sur le brouillard de la baie vitrée. Je retourne dans le Sud demain et j’ai du mal à réaliser tous ces changements de situation. Je souhaiterais que Françoise se trouve bien chez elle. « Ca me fait curieux de me retrouver à Yvetot » disait elle. Je sais en fait qu’elle se plait  partout.

 

Corrections de Françoise

Retour au bercail

Me voici donc rentré à la maison. J'étais tout content, dans le train, à l'idée de recouvrer tout mon petit bazar ; on ne se refait pas si facilement !

J'attendais Flavie, c'est Matthieu en DS orange que j'ai vu arriver après avoir attendu devant la sortie. Il y a toujours un moment d'inquiétude à se demander quand on ne voit personne si on n'a pas été oublié ou si il y a eu un contre temps. Bien sûr il faisait bien meilleur à Aix qu'à Paris que j'ai quitté dans le froid et le brouillard.

Dans le jardin les chrysanthèmes sont superbes et je vais avoir du travail à rentrer les dahlias pour l'hiver en cave.

La maison bien froide, j'ai ouvert portes et fenêtres. Flavie avait bien entretenu les plantations et tout est impeccable  sauf l'ordinateur, un court circuit dans un des transfo, celui des baffles, faisait disjoncter le compteur. Avec Matthieu nous avons décelé l'origine de la panne et me suis remis à mes fichiers. J'ai récupéré la connexion rapide avec plaisir. Françoise, à Yvetot, a du se battre avec les Télécom car la ligne n'était toujours pas fonctionnelle hier lorsque nous sommes partis vers Paris.

Maintenant, et j'y réfléchissais dans le train, comment inventer une juste place pour l'un et l'autre, Françoise et moi ?

Sans avoir encore ouvert mon courrier à côté de moi, je bois mon thé que j'ai apporté dans mon bureau. La nuit tombe et ma réflexion aussi… nous la reprendrons plus tard.

 

A Françoise ces jeudi et vendredi

"Je suis donc sorti ce matin à 5h15 pour conduire Anne Françoise au train puis à 8h30 pour porter ma voiture au contrôle technique. Alberto, lui même, m'a reconduit à la maison.

Le soleil est de la partie, il fait très doux. Je vais pouvoir continuer le travail commencé hier avec Colette, sortir les dahlias qui n'ont pas pris grand ampleur vue la sécheresse ambiante de l'année. J'ai des chrysanthèmes superbes malgré tout.

Je t'entendais hier soir peinée et légèrement en colère de constater que je n'étais pas cent pour cent dans ta dynamique yvetotaise. J'en reste pourtant à ce sur quoi nous sommes d'accord, "le partage" mais je m'inquiète pour des raisons économiques. Je te sens tiraillée entre ta maison avec tout le confort affectif et les avantages pour toi qu'elle représente et cette nouvelle vie aixoise dans laquelle tu t'étais si bien insérée. Il faudra bien, à un moment ou à un autre, ne serait ce que pour des raisons budgétaires, trouver une solution cohérente. Je parlais, à juste titre, de juste place à mettre en place...

Pour moi, malgré tous les avantages de ta nouvelle résidence,  je ne suis pas pressé de m'y installer. Comprends tu que c'est mourir à tout ce que je suis ici ? J'ai encore quelque utilité dans la place, je suis content de rendre service à ceux que j'aime et apprécie. Demain après midi par exemple, j'aurai une permanence à faire pour garder les enfants ; il y a le jardin, Thérèse, la chorale, les amis et tout le reste. J'en parlais à l'occasion de mon anniversaire. Rien n'a changé depuis si ce n'est que je me sens plus disponible depuis ma mise en retraite effective et c'est une étape importante dans ma vie. "

 

Partage

Je ne parle pas beaucoup d'habitude et quand je prends le téléphone pour faire un geste d'amitié, je ne sais plus quoi dire comme à Joseph ce soir. Donc ce qui me paraît le plus pratique pour garder le lien avec mes proches c'est de faire part de mes réflexions quand je les trouve intéressantes. Aux correspondants d'accrocher s'ils le sentent !

 

Oui j'ai besoin du regard des autres, de mes proches, même s'ils ne me renvoient rien ! Je ne leur demande pas de me soutenir, m'encourager ou de s'occuper de moi mais de me faire exister par leur attention en attendant que je sois mort.

Je crois que si je ne me montre pas avec mes émotions et mes faiblesses, je ne leur donne pas la possibilité de se montrer en vérité à leur tour.

Je pense que ce que je fais ne les intéresse pas forcément car ils ont une autre peau que la mienne mais ce que je sens et ce que je pense rejoint un peu, d'une façon ou d'une autre, une portion d'eux mêmes, fait partie de leur identité.

 

Rêve

Je me voyais dans un centre de soins dans lequel on ne distinguait pas les soignants des soignés. J'étais malade de la tête, je perdais la notion du présent mais je connaissais ceux qui m'entouraient qui dégénéraient comme moi. Parmi eux, certains avaient été des personnalités éminentes.

Je devais rendre service et conduire en ville des patients qui étaient, comme moi, dans un triste état. 

 

Les PPS (Power Point Script)

Parlons un peu des PPS que nous recevons. Quelques uns sont bien faits et le système diaporama est souvent agréable à regarder et parfois à écouter, à condition qu'ils ne fassent pas de prosélytisme en demandant de les diffuser à 10, 20 personnes, si ce n'est à tout le carnet d'adresses ; ce que beaucoup de "bons cœurs" font en vous en communiquant une cinquantaine dont la vôtre en correspondants directs.

Beaucoup  véhiculent une idéologie que je n'apprécie pas.

Une fausse image de Dieu et de la religion, de l'imagerie à l'eau de rose, peut engendrer tous les excès, intégrisme sectaire ou islamisme pourquoi pas ? De même pour un raisonnement du type Témoins de Jéhovah contraire au message évangélique.

 

Spiritualité

Justement je dois préparer un pensum pour samedi : "Pour moi, qu'est ce que la spiritualité  ?" Ou quelle est ma spiritualité ?

Je ne suis pas seulement un être de chair et de sentiments, la dimension la plus importante de ma personne et que je crois immortelle, c'est mon âme. C'est là que réside ma vraie personnalité, ma liberté. On pourra m'enfermer dans une nation, un parti politique, une classe sociale, une prison sombre, humide ou dorée, un couple ou un autre engagement, je reste libre de mes pensées et de ma relation à l'au delà de moi même.

 

Deux forces, dans ma vie, m'ont amené à définir ces notions : mon éducation et le monde du yoga.

Petit, je devais suivre la discipline des enfants de Marie : Prie communie, sacrifie toi, sois apôtre. L'éducation religieuse dans une école chrétienne tenue par des bons pères m'a donné les rudiments de la doctrine évangélique. Le scoutisme ensuite m'a entraîné au service, à la générosité, au désintéressement. Jeune homme, en formation de professeur d'Education physique j'ai baigné dans le culte du corps et de la performance. Marié et père de famille, soignant en kinési,  j'ai eu accès au yoga qui a pour objectif d'unir deux dimensions de la personne le corps et l'esprit. C'est l'ésotérisme qui m'a précisé la troisième, celle de l'âme.

J'ai donc assoupli mon corps dans une pratique douce, ferme et rigoureuse, appris à faire circuler l'énergie, à méditer pour maîtriser ma pensée et me rapprocher du Principe unique, de l'Unité. Mon côté service m'a fait proposer l'animation de groupes avec lesquels je m'entraînais régulièrement et qui m'ont permis de conserver une bonne santé. Celle ci n'a été menacée que par différents événements émotionnels de ma vie.

 

Qui est Dieu pour moi ?

Dieu n'est pas une personne avec des sentiments et un pouvoir quelconque il représente la relation de l'être avec son côté divin.

Dans un premier temps je répondrai comme au catéchisme : « Dieu est un pur esprit …»

« Je suis celui qui suis » est il dit dans la Bible mais « celui » est inapproprié. Faire parler Dieu ou parler de Dieu c’est le faire exister. Dieu n'existe pas ; Il est. C’est bien incomplet comme définition. Sans aller au-delà, je rejette toute représentation de Dieu.

Ce qui me rassure un peu c’est que, par mon âme, je suis une parcelle de Dieu.

Dieu s’est fait homme en la personne de Jésus, c’est l’événement le plus extraordinaire de l’Histoire. C’est par le message de Jésus Christ, la Bonne Nouvelle que nous pouvons avoir les repères qui guident notre vie.

 

Les aberrations médicales.

Je suis ravi de cette soirée du Cercle Condorcet d'hier 16 novembre.

J'aime bien le titre de la conférence de Pennef 'La défaite de la profession médicale et d'avoir fait une comparaison avec la guerre de 40 présage d'une sombre issue de l'actualité. J'ai pris quelques notes mais je regrette de n'avoir pas acheté les livres exposés, particulièrement celui du conférencier et celui de Frémont l'ancien directeur de la Caisse de SS de Nantes.

Le sujet est passionnant Bien sur il n'a été évoqué que quelques aspects des aberrations du système médical mais ce qui a été dit est déjà important. Quantité d'autres faits pourraient être cités, chacun en a un bon stock. Comment nous en sortirons nous ?

Nous restions dans une ambiance pessimiste malgré les maigres propositions avancées. Je retiendrai qu'une remise en question du système de gestion pourrait être envisagée si les médecins acceptaient que les représentants des "cochons de payants" pouvaient être admis à fourrer le nez dans leurs comptes.

La dame rose

Dimanche dernier, nous sommes retournés voir Oscar mais surtout la dame rose.

Un monde fou dans cette salle Espace 123 ! Les petits comme les grands, nous avons été pris par le spectacle. Nos jeunes acteurs ont fait des efforts pour se faire entendre dans cette salle de danse mais surtout ils semblaient avoir beaucoup de plaisir à jouer. Les costumes et les maquillages toujours bien adaptés et colorés. Une mise en scène savante avec des entrées et des sorties orchestrées. Si l'une ou l'autre des comédiennes  avait du mal à s'adresser au public en regardant par terre, notre dame rose jouait avec un naturel émouvant. L'avenir semble très prometteur pour elle.

Le rôle d'Oscar était tenu par une superbe jeune fille de 13 ans qui, d'insignifiante il y a quelques mois, s'est révélée ce dimanche après midi. Elle possédait bien son texte et même si elle aurait pu nous dire les lettres qu'elle était sensée écrire à la vitesse inférieure, elle était parfaitement présente et nous a séduits ! Pour la petite histoire, il paraît qu'elle s'est surpassée ce jour là parce que son père était dans la salle … Grande et belle, gageons qu'elle aura de plus en plus de mal a tenir le rôle d'un enfant  comme Oscar !

Vite, les commandes du spectacle et que les papas viennent admirer leur progéniture à chaque fois !

A réception, Sivi me demande de ménager les susceptibilités et d'amender mon texte.

 

Grand père dans ses fonctions !

Tommy au tennis

Depuis quelques temps Tommy tient absolument que Grand père le mène à sa leçon de tennis le mercredi matin. Il semblerait que ce soit la fête de la semaine.

On pourrait croire qu'apprendre à jouer au tennis demande de l'application et une certaine discipline à laquelle Tommy pourrait rechigner tellement il aime bouger dans tous les sens. En fait il adore !

Et Grand père a l'impression de  se sentir important. Il a le privilège (et le devoir…) d'assister à la première partie de la leçon et de constater les progrès effectués chaque semaine par notre futur champion.

Ce matin, ensemble, en attendant l'heure, nous avons mémorisé le revers et répété le coup droit qu'il possède bien maintenant. Par un signe du pouce en l'air teinté d'émerveillement, il a fallu apprécier chaque geste du début de la leçon. Satisfait, au bout de six essais réussis, il a fait signe à son chauffeur qu'il pouvait passer à d'autres occupations, sachant que son père prendrait le relais pour venir le chercher à la fin de l'entraînement.

 

L'entraînement

Le mercredi 29 il fait toujours beau ! Humide, certes mais l'hiver semble encore très loin.
Tommy vient à l'aube, bruyamment, rappeler que Grand père doit l'emmener au tennis. En attendant il tripote l'ordinateur à rendre l'appareil complètement malade ; mais attention, la souris n'a plus de secret pour lui. Pour éviter une catastrophe, il est invité à trouver une deuxième raquette et voici Grand père qui, dans le jardin entraîne son dernier petit fils. (voir photos)
L'heure arrive et … direction le Set club. Sur place, on nous informe que les quelques gouttes de pluie de la dernière nuit ont rendu les terrains impraticables … Bonne occasion, sans doute, pour les jeunes professeurs de faire une pause avant les prochaines fêtes de fin d'année car l'entraînement se déroule sur des courts en quick qui supportent n'importe quel temps…
Force est à Grand père de compenser et de se remettre au tennis, même dans le jardin légèrement mouillé.

 

A l'école

Conduire les enfants à l'école n'est point une corvée pour Grand père.

Dans les premiers temps de notre arrivée à Aix, c'était une des attributions du père de famille nombreuse que j'étais alors.

Je trouvais pratique à l'époque de faire du transport en commun … en moto.

C'était le bon temps !

J'aime retrouver ces moments et si on ne  me le demande pas, je propose mes services occasionnellement.

Pour Luke, c'est aller le chercher, le soir, quand il n'y a pas d'autre solution… car Grand père est tête en l'air et oublie facilement les impératifs lorsqu'il est occupé au jardin. Alors le pauvre petit garçon se sent abandonné et la maîtresse ou la directrice prévient par téléphone les parents affolés.

Dernièrement  j'ai offert mes services pour la conduite matinale de la joyeuse petite troupe qui se rassemble sous nos fenêtres chaque jour d'école.

C'était la fête ! Avec les trois petits voisins, neuf enfants de 10 à 3 ans sur la voie à peine goudronné. Ce chemin que  nous avons pris, à pieds, ensemble, derrière la voiture à cheval, au retour de la cérémonie du mariage de Cordula et Jean Philippe.

Les petits se disputaient pour donner la main au grand père de tout le monde.

"Un ptit train s'en va dans la campagne

Un ptit train s'en va de bon matin …

Les plus grands couraient devant pour arriver les premiers. Non pas encore à l'école mais au carrefour, point noir du parcours.

Là il n'y a aucune visibilité, le Chemin du Puy du Roy contourne un superbe chêne et il faut envoyer un éclaireur de l'autre côté de la route, à ses risques et périls car la circulation est dense à cette heure. En barrant la route la petite troupe peut traverser et c'est la descente en courant sur le trottoir jusqu'à l'école.

Inscrire les petits à la cantine, donner l'argent du cinéma et vérifier le pointage, le chemin du retour prend alors le rythme d'une promenade de santé à travers la campagne qui se transforme progressivement en cité de villas fortifiées.

 

A Françoise

Il y avait longtemps que je ne t’avais pas écrit ; c'est vrai. Je redoute tes critiques dès que j'expose mon intérieur.

Tu es avec tes copains et j'ai l'impression de ne pas te connaitre vraiment.
Tu es partie sans prendre de petit déjeuner ! Je n'arrive pas à penser que tu vas faire abstinence.

Qui t'attend pour le partager avec toi ?

Je te vois un peu comme Colette, cavale insaisissable. Mais contrairement à elle qui ne veut s'accrocher à personne, tu cherches à t'accaparer la relation avec tous.

Tu as plusieurs facettes comme tout un chacun et je ne sais pas celles que j'apprécie vraiment.
J'aime bien te lire car tu y mets plus de senti, d'arrondis et de sentiments que dans tes discours oraux normatifs (par le ton peut être ?) sur mes productions par exemple ou sur ce que te disent des Jean Charles ou d'autres dont tu ne me parles pas.

Quand tu es ici, tu rempli l'espace et je ne m'en plaint pas (je sais où je suis) ; quand tu n'y es plus j'ai l'impression que mes amis ont déserté comme s'ils avaient perdu ma trace ou ne trouvaient plus d'accès à moi.

Bonne journée ! Tu le vois, je ne t'oublie pas dès que tu es ailleurs ! Au contraire je me rapproche de toi.

 

Décembre Décembre

 

Journal Novembre

Courrier Novembre

Courrier Décembre

 

Le bicarbonate 1

Chorale L'eau vive et liens 1

Automne 2

Chant choral 2

Arrivée à Yvetot 3

Collaboration avec Mireille et Pascal 3

Les jouets : ordinateur et train électrique 3

Le rêve et les œufs. 4

A Paris, créativité. 4

Avant « les fêtes » de Noël. 5

Trois ans déjà 6

Veillée Noël A Yvetot 6

Hammam et couscous 6

Questions familiales. 7

 

Le bicarbonate

Nous voici déjà en fin d'année.

Invités à déjeuner chez Marie Claude nous sommes allés à La tour d'Aigues, sur la route de La Bastidonne, au milieu des vignes.

Le temps est tellement doux que les feuilles bien jaunies ne sont pas toutes tombées et les raisins sont délicieux, ceux restés sur les pieds, délaissés par la machine à vendanger. Françoise hier, en fin de sa randonnée du jeudi, a rapporté quelques grappes succulentes et voudrait en faire des confitures.

Parmi les nombreux sujets discutés ou présentés par Marie Claude, toute heureuse de pouvoir s'exprimer, je retiendrai les vertus du bicarbonate de soude. Ce produit miracle, utilisable dans de  nombreuses situations était le remède privilégié contre les maux d'estomac de Maman Marguerite. Ici il y a toujours un paquet à disposition et j'en use, comme ce soir, quand le repas a été un peu riche pour mes capacités digestives ou bien qu'il était accompagné de quelques gorgées de vins, même de bonne qualité. (Les vertus)

 

Chorale L'eau vive et liens

Nous sommes allés dimanche avec des amis au Tholonet et nous avons été ravis de la qualité de la prestation.

En cliquant sur le lien on accède à une modeste présentation des quelques photos prises ce soir là.

 

De temps en temps j'envoie un lien sur mes dernières pages ou mon blog espérant susciter un intérêt pour mes productions… et surtout retrouver le lien car le téléphone n'étant pas mon fort, je ne sais que bafouiller. (et je bafouille mieux par mail…)

Je demande à une correspondante de cesser les envois qui sont, pour certains, très sympathiques au demeurant. Le plaisir de les consulter est très atténué du fait que ces envois sont imposés et même si la messagerie peut les supporter ils deviennent rapidement insupportables.

Comme les émoticons d'ailleurs, animés ou pas, qui, à mon humble avis, ôtent le côté personnel et intimiste de l'échange.

De plus, je soutiens pourtant qu'avant d'envoyer un stock de fichiers lourds (images, photos ou diaporamas, il est important de demander l'avis du ou des correspondants.

 

Automne

Journée pluvieuse ce mercredi (Tommy n'ira pas à sa leçon de tennis) mettant fin sans doute à la douceur exceptionnelle de l'automne.

Françoise se lamente de n'avoir pas ramassé les olives comme l'année passée. Mais je crois que la récolte est un peu compromise cette année. Ici elles sont plus ou moins véreuses, toutes tombées et inutilisables.

Nous sommes donc à Aix en ce début décembre mais nous remontons en Normandie pour préparer les fêtes à Yvetot. Françoise ne sera pas avec moi pour la rencontre familiale du 26. Elle reste dans sa maison pour les vacances de ses petits enfants et reviendra en train en janvier en laissant sa voiture là bas. On profite alors de billets à prix réduits pris à l'avance pour faire les déplacements.

En attendant elle est active et bien "dans ses pompes" à organiser ses rencontres culturelles avec ses amis et ses randonnées une fois par semaine.

 

A notre amie MC qui nous joint son journal de 94, je réponds :

"Malgré ton programme très chargé tu prends le temps de te dire au tréfonds de toi même ! C'est extra !

Je cherche à te renvoyer un quelque chose qui pourrait t'aider. Et je suis désemparé. Sinon te voir en femme attachante, avide d'émotions et de sensations. Peut être qu'à trop chercher elle ne voit pas, cette femme,  que malgré les petits travers de ceux qu'elle côtoie se trouvent des richesses dont elle pourrait mieux profiter."

 

En ce premier dimanche de l'Avent le père Christophe pour qui je fais des pages sur mon site, nous a parlé de l'Apocalypse. Au retour d'une session sur le sujet mes sœurs seraient peut être intéressée par son point de vue. Cliquer sur ce lien

 J'avoue que je suis un peu perdu dans le texte de notre prédicateur. J'avais perdu le fil en l'écoutant mais ne l'ai pas retrouvé en le lisant. J'aime les idées concrètes inscrites dans la réalité de tous les jours.

 

Chant choral

Ce dimanche 10 décembre était notre quatrième répétition de chant au lycée Chevreul à Marseille. C'est toute une aventure car depuis l'an passé nous préparons avec 300 choristes un concert pour juin 2007. Il s'agit du Magnificat de Rutter, une œuvre grandiose qui doit marquer une vie de grand père tranquille que je suis.

Ce n'est pas la première fois que nous nous associons à d'autres chorales. L'œuvre de Prokofief : "Alexandre Nevsky" accompagnant la présentation du film est un souvenir qui me reste comme une première manifestation de grande ampleur. Il y a eu ensuite un Gounod  dans l'Atrium en forme de blokos à Vitrolles ; il fit un bide épouvantable alors que nous étions plus de 350 amateurs sur la scène et un orchestre de jeunes professionnels qui, pour des raisons d'horaire syndical nous laissaient tomber au milieu des répétitions.

Plus tard, Guy Laurent, un musicien extraordinaire, nous a dirigé, un chœur à 16 voix,  avec un succès étonnant, le Te Deum de M A Charpentier. Lui même a cette particularité de donner avec brio dans tous les registres, de soprano jusqu'à la basse profonde.  

Pour leur part, les manifestations "A Cœur Joie" ont toujours été très conviviales et festives. Les Choralies de l'été prochain devraient nous voir apporter notre participation.

 

Arrivée à Yvetot

Lundi 11 22h15 Nous voici arrivés à Yvetot à 20h30 partis d'Aix avec les écoliers à 8h30.
Un arrêt à mi parcours chez Odile à Trémont nous a redonnés des forces pour affronter la deuxième partie du voyage...

Nous savions déjà par téléphone qu'une surprise nous attendait. Nous étions préparé à entrer dans une maison froide, humide et surtout sans électricité...Nous nous sommes donc arrêtés pour prendre une bonne soupe chaude chez Mathilde avant d'affronter l'adversité et retrouver le home abandonné depuis un mois.

Une sympathique… odeur de pourri régnait à l'intérieur. Le congélateur refusait de faire son office sans source d'énergie et ce depuis une quinzaine de jours. En nous bouchant le nez, nous débarrassons en premier les éléments indésirables.

L'EDF, ne trouvant personne fin novembre, avait simplement coupé l'arrivée du courant...
Le temps de vider la voiture et le feu allumé dans la cheminée rend l'ambiance agréable et même sympathique. A la lueur des bougies l'ordinateur accepte de nous rassurer sur un retour à la vie moderne dans les prochaines heures.

Bises de Françoise (qui corrige les fautes...) et Marc.

 

Le 12

Oui le courant est rétabli depuis une heure. Nous avons pu prendre un thé chaud.
Oui il fait beau (comme chaque fois que je viens ici, à croire que le soleil ne semble pas avoir quitté la région)

Pourtant, comme on l’imagine très bien, la cave est inondée car la pompe d'évacuation était arrêtée faute de courant...

 

Collaboration avec Mireille et Pascal

Tout va bien ici. J'ai plusieurs travaux à faire sur l'ordinateur et peut être une mise à jour des pages Passeur ?

Un rendez vous ce matin par téléphone avec Mireille et Pascal pour les faire participer aux pages que je fait sur leur voyage en Corse de cet été. Ce n’est pas rien de démarrer l’informatique quand on est septuagénaire et encore de mettre en forme des pages web !

Pascal a trouvé l’idée intéressante et j’espère que j’arriverai à le faire collaborer au moins au niveau des commentaires. Mais pour se faire il doit enregistrer les pages avec photos qui apparaissent sur le web, les reprendre pour les modifier avec un programme HTML et me les renvoyer ensuite corrigées par fichier joint. Pour le moment tout s’est bien passé ; ils ont un dossier avec toutes leurs pages qu’ils doivent travailler sur leur ordinateur.

 

Les jouets : ordinateur et train électrique

Ici c'est tout bon, le calme malgré l’approche des fêtes de Noël. Françoise aimerait bien que je me plaise dans cet environnement, ce qui pourrait bien arriver.

Oui je prends mes marques et je peux user de temps en temps de mon joujou informatique favori...

Que désirer de plus ?

 

Pour ses petits enfants, la maîtresse des lieux a consacré une pièce de jeux et installé le train électrique familial ; électrique certes, mais construit en "Lego" donc monté de toutes pièces élément par élément !

Il suscite donc la créativité comme un bon Meccano (sur Google : Livrable en 24h pour un Noël réussi…).  J'ai plus joué au Meccano dans ma jeunesse qu'au train électrique que j’ai eu comme la plupart de mes copains ou cousins. En fait je préférais tout de même être dehors.

 

Le rêve et les œufs.

L’autre nuit il m’est venu un rêve peu ordinaire :

Pour le bénéfice d’une kermesse j’étais chargé de vendre des œufs comme un camelot. En fait il s’agissait d’œufs (durs…) en plâtre pré peints en vert et qui pouvaient être repris pour être décorés.

Dans un stand, un certain Etienne me narguait en vendant, lui, des œufs sur le plat…

 

Quelques jours plus tard je réalise que mon rêve pouvait avoir un côté prémonitoire. Alors que je ne m’y attendais pas nous sommes invités par JMarie G. à visiter son exploitation et son élevage en plein air de poules pondeuses. C’était surtout d’œufs dont il a été question, ramassage, calibrage, mise en condition. Les poules, il ne fallait pas les approcher pour respecter les règles d’hygiène draconiennes auxquelles sont soumis ces exploitants. Nous n’avons pu les apercevoir qu’à travers un hublot et celles qui prenaient l’air dans un parc grillagé.

 

Le 17 autre genre. Un mélange d’actualité et de guerre d’Algérie réactivé par le souvenir du cousin Lucien évoqué par Françoise.

Nous étions en pleine époque et dans notre compagnie un appelé des « 2ième classe », un grand garçon tout simple, est promu au grade de colonel…  En fait les officiers d’active rechignaient à partir en opération et le nouveau a été envoyé au feu. Il s’en est bien sorti  et, étant en fin de service, il a pu rentrer chez lui avec la pension adéquate.

 

Je pense que les rêves sont, comme l’iceberg, l’émergence, un pourcentage minime d’une vie mentale intérieure, subconsciente ou inconsciente. Chaque image est un symbole d’une pulsion ou d’une préoccupation.  Il est intéressant de les retrouver, de les noter si possible, pour tenter de les interpréter afin de prendre un tant soit peu conscience de ce monde intérieur qui influe sur notre comportement.

 

A une quinzaine de mètres de la maison, à portée de main pour ainsi dire, des bœufs à l’engrais, paissent et ruminent tranquillement. Paisibles, habités par leur instinct, ils semblent d’une patience infinie.  Leur durée de vie est comptée pourtant et il leur reste peu de temps avant de se retrouver tout naturellement dans nos assiettes.

 

 

A Paris, créativité.

De la Normandie, j’avais souhaité une petite escapade parisienne.

Il faisait beau. Un brouillard givrant au départ vers 10h mais la route s’est rapidement améliorée. Nous sommes en hiver demain et nous ne devons pas nous plaindre, l’automne a été une saison particulièrement douce, même au Canada la neige n’a pas encore fait son apparition et on se plaint du réchauffement de la planète.

Arrivés pour déjeuner chez Thérèse nous entreprenons d’aller, à pieds, à la FNAC de la gare St Lazare. Un petit vent sec nous fait presser le pas sur l’esplanade des Invalides. La pelouse sur laquelle il est interdit de jouer au ballon, qui ferait pourtant un magnifique terrain de jeu, ressemble au pré que nous avons sous nos fenêtres mais sans les bœufs. Il faut souligner aussi que le terrain est moins humide à Paris. Oui les pauvres bêtes cauchoises ont un mal fou à se déplacer ; à chaque pas elles retirent avec une grande difficulté leurs pattes du terrain imprégné d’eau comme une éponge.

Les photos de Paris, je les ai trouvées sur Internet... car mon appareil ne marchait pas bien.
 

Nous passons devant le Grand Palais  puis après avoir traversé les Champs Elysées, sur la place Beauvau nous croisons les diplomates ou hommes  d’affaires semblant tous très conscients de leur importance.

Quelques achats dans cette ruche qu’est la Fnac, quelques pauses pour se réchauffer avec des thés ou cafés qui me semblent hors de prix. Où est le temps, pourtant pas si lointain, où l’on obtenait un petit noir pour un franc ou 1,50, plus le pourboire peut être ?

L’objectif de la fin de journée était de retrouver Hubert Jaoui (le père de la comédienne) et son atelier Créativité. J’étais tout heureux et ému de retrouver cet homme gentil, charmant qui vous propose ses techniques géniales avec tant de simplicité.

La soirée avait pour but de nous familiariser avec les outils PNL (Programmation Neuro Linguistique). Hubert utilise allègrement, tranquillement et sans état d’âme, les différents supports de développement personnel. Comme il a raison, je trouve !

 Ces[M1]  formations sont souvent d’un coût exagéré pour en permettre l’accès  au commun des mortels. Alors qu’Hubert nous en fait profiter généreusement se réservant, sans doute, de faire régler aux entreprises dans lesquelles il intervient et qui ont un bon budget « formation », le prix de ses interventions.

 

Cette fois il s’agissait de choisir un objectif, trouver une solution à un problème qui nous préoccupe et pour lequel il nous importe d’obtenir un résultat. Imaginer notre satisfaction quand nous l’aurons trouvée…

En premier donc formuler le problème, l’écrire en une phrase, identifier la consonne la plus utilisée ; reformuler l’ensemble en supprimant tous les mots qui contiennent cette consonne et en les remplaçant par des synonymes.. La visualiser écrite sur un tableau, entendre le crissement de la craie sur les derniers mots…

Mettre en jeu les autres sensations, imaginer tout un parcours en fermant les yeux et nous voici en possession d’une solution.

 

Le 22

Pour moi je suis en Normandie jusqu'au 26 ; les brumes du Nord, Ouest... ne me font pas peur, je les connais depuis quarante ans.

 

Avant « les fêtes » de Noël.

Françoise est dans la cuisine et ça sent le brûlé... non le chaud. Elle prépare sa fête en famille depuis trois jours déjà.

Jtedispas comme nous allons nous régaler !

Déjà aujourd'hui nous étions chez les Egels et Marie Thérèse a voulu rivaliser en nous offrant un lapin dont je me suis gavé tellement il était bon.

Personne ne me reconnaîtra plus tellement j'aurai grossi comme jamais j'ai été. Suis bouffi, ventre en avant, on ne voit plus mes yeux... témoin ma page Décembre.

Pour tenter de digérer jemdéfonce dans le jardin en coupant des branches afin d'éclaircir leptit bout de terrain enfoui dans les haies et les sapins. C’était une approche, encore lointaine du langage Chloé (15 ans).

 

Les cadeaux traditionnels de Noël me renvoient à mon insuffisance...sociale. Je n'ai aucune envie de faire ou de recevoir des cadeaux, aucune idée pour qui que ce soit et je suis mal à l’aise rien que d’y penser. Je préfère m’efforcer de rester disponible et répondre aux besoins des uns et des autres tout au long de l’année et selon mes possibilités. Pourtant j’aime offrir les fleurs et les produits de mon jardin.

 

Trois ans déjà

Avec Françoise nous nous retrouvons le dernier jour de 2003 alors que nous nous connaissons  depuis plus de trente cinq ans.

En 2004 c’est l’année des tâtonnements, de la recherche d’un nouveau mode de vie entre Yvetot et Aix. En fin d’année il était même question d'un retour et puis non.

2005 c’est le partage, la vente de la maison de la rue de l’Epargne. Françoise récupère ses affaires et les stocke à Rouen.

L’ouverture en 2006 ! Après les formalités  c’est l’achat de cette maison que Françoise récupère fin octobre pour l’aménager, l’habiter et, enfin, vous y recevoir tous, enfants et petits enfants.

Je suis vraiment très heureux de cet aboutissement alors que je l’accompagne dans cette aventure.

 

Noël est passé !

Françoise a « resserré les rangs » et elle en est vraiment contente. Elle a pu rassembler son petit monde sans qu’il ne manque personne. Elle a retrouvé son grand fils rentré pour deux mois du Brésil, il me fascine par son regard bleu et profond. Si moi j’ai du mal à trouver mes mots quand il s’agit de prendre part à une conversation, je me contente de tenter d’accrocher ceux qui ont la parole facile, lui est intarissable, une encyclopédie vivante. Il est venu avec sa femme Marlène dont il prend d’autant plus soin, qu’originaire du Pérou, elle est quelque peu dépaysée dans notre pays dont elle découvre petit à petit la langue et les habitudes. 

Ce soir, avant de s’attaquer aux restes du réveillon, à la tombée de la nuit, nous sommes allé faire une courte promenade dans le froid et le brouillard sur le rivage désert des Petites Dalles. Quelques rares promeneurs, dont nous, osaient affronter l’atmosphère réfrigérante, sinistre mais grandiose de cette côte aux falaises abruptes  dont des pans entiers tombent dans la mer, encore récemment.

Veillée Noël A Yvetot

Je voulais dire encore à propos des photos et de la veillée d'yvetot que je regrette vraiment n'y être pas allé.

Comment se fait il que je constate seulement que je n'avais pas compris que les enfants avaient un role dans le scénario.

Je pensais que c'était un spectacle pour enfants mais je n'ai pas réalisé, même par les comptes rendus, que c'étaient joué par les enfants.

Non vraiment je n'étais pas bien informé et c'était peut être le même problème pour les parents de Benjamin qui n'auraient pas refusé d'y aller aussi plutôt que d'attendre et de tourner en rond en attendant.

Un malaise, un petit problème de manque de simplicité familliale on dirait.

Ceci dit ; "c'est pas grave" et vive 2007 !

Hammam et couscous

Une idée et une réalisation originale de Marie Jo : les filles sont invitées dans un premier temps à une séance de hammam. A 20h30 les uns et les autres se retrouvent autour d'un couscous de grande tradition magrébine. Même le grand père était de la fête.
La soirée joyeuses et agréable restera dans les mémoires.

 

 

Questions familiales.

Je suis donc à Aix, revenu d'abord pour voir JPhi le Japonais et sa femme Cordula, prendre quelques jours de vacances avant de retourner là bas pour un mois , le temps de faire ses bagages et revenir ensuite  à Munich dans son entreprise et chercher un boulot par ici. Ils aimeraient bien s'installer dans la maison...

Pourtant ils réalisent que la vie familiale au milieu des uns et des autres n'est pas un long fleuve tranquille. Je pense qu'effectivement, comme pour la politique, la gestion des affaires de la famille comme de la maison se fait naturellement au milieu de tensions inéluctables et de négociations. Je me sens mis en question comme n'assurant pas le lien idéal entre les propriétaires héritiers de la maison.

 

 


 [M1]Ces formations sont des sources de  profit d’une minorité de privilégiés qui se donne le droit de faire payer les clients sous prétexte d’avoir réglé eux-mêmes des années de séminaires et de supervision. Enfin, il faut que tout le monde vive et les thérapeutes en premier !