Journal 2013

 


Janvier 2

Les festivités à Cussac 2

Etats d’âme 3

Appareillage 3

«  le mariage pour tous » 3

De ci de là 4

Ensemble 4

Février 6

Relations 6

L’affaire des radars 7

La vidéo de Thierry. 7

Le trampoline et l’imprimante 7

La confiture de « vieux garçon » 8

Sagesse 8

Atelier Ecriture 8

Pour les obsèques de Xavier Moulin, 9

Mars 9

Je commence mars la veille du premier. 9

 

 

Avril 10

La course aux œufs et l’écureuil 11

Avec José, 11

Nouvel ordi 11

Sylvette (à lire pour mes obsèques) 12

La St Georges. 12

Petite santé 12

L’anniversaire de Thérèse (ThM) 12

A la Gauche du Christ 13

Rencontre et dialogue 13

Bérangère à l’Escoub 14

Mai 15

Visite de Jean Phi 15

A Cussac 15

Archives et mariage pour tous 16

Bon anniversaire à Tommy ! (photo 2006) 16

Lire en chemin 16

Je rêve de Jean Pierre 17

Après la répétition Moussorgski 18

Le gastro enterologue 18

Diner à Pertuis 18

Juin 18

David et Bertrand 19

Au château de la Buzine et à Camp Major 19

La fête de Laurence le 8 juin 20

Le concert du 8 juin à Toulon 20

La journée des Malentendants à Arles 20

Erreur de pompe 20

Nicole et Vincent Lindon 21

Transhumance 21

Anciens d’Algérie 21

Diner 29 Lydie 22

Juillet 23

Le spectacle des enfants à Montlaux 23

Une visite surprise 23

Contrats de location 23

Problème d’eau … 24

Les posters de Paul 24

A Nicole 24

Coloscopie 24

La pause pour le 14 juillet 25

Camilla et ses copines à l’Escoub 25

Marie Jo 26

Pratique du matin 26

Août 26

Julia et Bérangère 26

Choralies 27

L’anniversaire de Luke 27

L’anniversaire de Sivi 28

à Mandagout 28

Septembre 29

La fin de l’été 29

Vie courante 30

Photos 30

Elle s’en va 30

La réunion de Famille chez Geneviève 30

Les JNE de Bussang 31

Octobre 32

Mademoiselle Lou 32

Au retour du Cantal 33

Covoiturage et mal être 33

Ecrits et photos 34

Le groupe Poursuivre 34

Flavinette 34

Novembre 35

Leçons de chant 35

Dominique 35

Les vacances des Parisiens 36

Retour de Paris Orléans Normandie 36

Mariage pour tous, José 37

Intérieur et extérieur 38

Concert Moussorgsky 38

Lettres de guerre 38

Tout peut arriver ; l’approche de la fin 38

*** 38

Décembre 39

La soirée à l’Entrepôt de Venelles du 30 nov 39

La course  à la Ste Baume 40

Le blog 40

Dix ans après 40

La fin d’une époque 41

Décès de Mandela et de Jo Cartelier 42

Les feuilles mortes 42

Après la veillée de Noël, le 25 … 42

Les règles de vie du Dalai Lama 43


 

 

Journal janvier

Janvier

Janvier 2

Les festivités à Cussac 2

Etats d’âme 2

Appareillage 3

L’homélie du père André et le mariage pour tous 3

De ci de là 4

Ensemble 4

 

Les festivités à Cussac

 

Nous étions en Auvergne pour le réveillon.

Au retour de Cussac, je suis encore tout imprégné de cette fête qui restera, j'en suis sûr, dans les annales, un moment convivial historique.

56 invités pendant trois jours. C'était extraordinaire, étourdissant. Un véritable succès pour Anne Françoise et Matthieu qui méritaient bien cette apothéose au milieu de tous leurs amis d'Aix et les Cantalous. 

Tout y était, repas en commun, animations musicales, représentation théâtrale, concours de belote contrée ou baby-foot, feu d'artifices pour marquer minuit, ski, promenades ou footing dans la campagne, tourisme, dortoirs pour les jeunes, confort dans les gîtes...

J'étais le doyen et le seul de ma génération, de dix huit ans plus vieux que le plus âgé  ...


Sivi était toute heureuse d'avoir dansé toute la nuit avec les enfants et même seule...

 

Que sera l'année 2013 et les suivantes ? Ayons confiance, nous sommes bien prolongés et les jeunes prennent leur destin en mains.

 

Si l’on me demande si je me suis mélangé aux jeunes pendant ces jours de festivités ; et bien non ou très peu. Je me suis vu en retrait : beaucoup de bruit et du mouvement autour de moi et du retard dans la compréhension des conversations malgré mon appareillage. Eu égard à mon grand âge, je n'ai guère été interpellé mais je sentais l'affection et l'attention des uns et des autres. J'aurais aimé pouvoir échanger mes impressions, je me suis contenté de les engranger. J'ai apprécié ne devoir m'occuper de rien ; j'ai seulement pris en mains l'élaboration de la salade de fruits mais le résultat banal n'a pas été ce que je comptais, il fallait m'adapter aux goûts des responsables. J'ai regretté a posteriori de n'avoir pas mélangé la confection "confiture de vieux garçon" que j'avais apportée et qui a du être oubliée dans les réserves.

 

Etats d’âme

Ce dimanche matin, je ne me sens pas très euphorique. Des récurrences, peut être mais malgré le soleil tout ne va pas très bien. Je me lasse.

Quelques préoccupations matérielles avec mes locataires du bas et du studio ; si j'apprécie de ne pas avoir trop de soucis financiers, je ne me vois pas assez entouré. J'ai beau m'investir dans la communication, avec Bérangère entre autres, je me trouve peu compris, on dirait qu'elle m'en veut de tas de choses et notamment de la harceler donc de l’indisposer par mes exigences épistolaires. Je dois donc la laisser tranquille, ne pas lui poser de questions ou lui faire mes réflexions qu’elle interprète comme désagréables. Elle se contente des informations qu’elle découvre à droite ou à gauche. 

 

Appareillage

Depuis la fin décembre je suis « appareillé » ; enfin j’ai de nouveaux appareils auditifs que je porte, habituellement tous les jours, toute la journée et qui ne sommeillent pas en permanence dans mon sac comme c’était le cas avec les anciens. Oui, pionnier de l’association des Malentendants de la région d’Aix aux côtés du couple Jacques et Sabine je me suis laissé convaincre en 1995 de commander des appareils que je ne supportais que quelques heures, le temps d’une séance de cinéma par exemple. Ils me faisaient mal physiquement aux oreilles et je n’arrivais pas à m’y habituer. Je les ai toujours trouvés fort embarrassants. Maintenant les nouveaux, il faut dire que je les supporte fort bien, c’est ce qui fait la différence. Je les supporte au point de ne pas percevoir de changement dans l’audition quand je les enlève, il parait que c’est la subtilité de la technique qui vous ferait croire que l’on n’en a pas besoin... La seule contrainte c’est de ne pas les oublier sur les oreilles pour le bain ou la douche ou bien encore d’éviter de les perdre. Et puis il faut penser à changer les piles qui se déchargent toujours trop vite. Mis à part ces petites contraintes, je vais finir par admettre que c’est le top si ce n’était le prix scandaleux et hors de proportions avec le service rendu … car la vie ne change pas du tout au tout dès lors qu’on entend bien ou presque, comme on pourrait le croire.

(à la fin de l’année, je les aurai perdus tous les deux …)

 

«  le mariage pour tous »

« J’écoute votre homélie le dimanche avec attention sauf si je somnole ce qui arrive la plupart du temps. Vos commentaires des Ecritures sont certes intéressants même si je les trouve trop délayés (alors … alors … répétez vous) et souvent interminables mais si j’osais, je vous suggérerais de plus vous rapprocher de la vie courante.

Comment faire des considérations sur Jean Baptiste et sur l’attitude de Jésus si elles ne nous disent rien sur ce que nous avons à vivre ? Pas un mot, pas une allusion aux problèmes de l’actualité, le mariage pour tous, le chômage, l’intervention militaire au Mali etc

Vous avez la parole et vous ne la partagez pas. Certes nous communions dans la prière et c’est ce que nous venons chercher mais mis à part les intentions de la prière universelle, nous ne devons pas oublier la grande communauté humaine dont nous faisons partie à l’exemple de Jésus Christ qui s’engageait lui. Je ne dis pas qu’il faille prendre position sur les grands problèmes au risque de se tromper ou scandaliser certains mais peut être donner des éléments de réflexion et en tous cas les reconnaitre comme existants.»

Dimanche prochain, c'est l'évocation des Noces de Cana, à cette occasion, comment éclairer notre réflexion et nos consciences sans condamner personne à propos de cette question actuelle tant débattue du "mariage pour tous".

Si je vais dans le sens, mariage, symbole de l'alliance de Dieu et de l'humanité, bien imagé dans ce récit des Noces de Cana, je suis amené à comprendre la position du gouvernement et accepter l'idée du mariage pour tous, en particulier entre homosexuels.

Je ne comprends vraiment pas ces manifestations, pour ou contre le « mariage pour tous ». Besoin de reconnaissance ? Comme si c’était la loi qui donnait un sens au mariage.

 

De ci de là

Nous sommes entrés dans une période de froid. Rien de bien dramatique, c’est de saison.

Il fait meilleur sans doute au Mali !... Quelle époque où nous devons encore être témoins de ces luttes fratricides, extrémistes, sous tendus par la course à l’argent ou au pouvoir !

 

Demain réunion entre amis de trente ans et plus, Luce, Josette, Colette. Qu’allons nous nous dire ? Espérons que nous n’en resterons pas aux bavardages que nous dépassons suivant l’humeur des jours.

 

Après le livre d’Annie Ernaux, Cath conseillait celui de Robert Merle « Les hommes protégés » Aussitôt commandé sur Internet et reçu, je reste à distances. Je n’arrive pas à rentrer dans cette fiction mêlée dans un environnement de réalité. L’encéphalite 16 décime les hommes et les femmes prennent le pouvoir en ménageant les hommes qui leur sont nécessaires comme géniteurs sans doute.

 

Je suis plutôt séduit par un post d’Anne Bercot sur la réincarnation. Tous les êtres humains, les êtres vivants peut être, sont une partie de moi qui suis seul avec Dieu.

Cette idée que l’âme se réincarne pour mûrir, en dehors du temps, ou après ou avant, avec pour destin final de se fondre dans le Principe Unique, cette idée me plait.

 

Il faut toujours dire "je t'aime" à la femme que l'on aime dit Bruno Frappat dans La Croix d'aujourd'hui. Je crois que pour ma part je n'ai pas été très prolixe de ce genre de discours et pourtant à chaque fois que je percevais une lueur de bienveillance je me suis toujours laissé attendrir.


Hier journée chant, j'étais à Marseille pour une journée régionale de répétition en vue de notre concert Moussorgsky de fin d'année et j'étais sur le point de me décider d'abandonner toute tentative de relance de notre relation avec Bérangère que je trouve décourageante. Je retrouve les échanges que j’avais l’an passé et, sans aller plus loin dans le temps, nous en étions déjà là comme si elle ne se rendait pas compte combien il faut de l’abnégation pour ne pas fermer la porte une fois pour toutes.

Ensemble

Je regarde la photo que j’ai sous la main, en sous main, en tapis de souris, de mes filles. J’adore. Et, elles ont l’âge où leur mère se séparait de moi et allait demander le divorce …. Aurais-je été plus heureux si elle était restée ? Comment serais-je à l’heure actuelle ? Mort peut être d’un bon cancer ou trouvant la vie insupportable.

 

Il fait grand soleil ici depuis ce matin et je vais aller soutenir mes ouvriers Gaspé et David qui travaillent au chantier de l’année ; ils viennent déjeuner avec José et moi comme ils le font habituellement au milieu de la journée.


 

Journal février

Février

 

Relations 5

L’affaire des radars 6

La vidéo de Thierry. 6

Le trampoline et l’imprimante 6

La confiture de « vieux garçon » 7

Sagesse 7

Atelier Ecriture 7

Pour les obsèques de Xavier Moulin, 8

Relations

Je me confronte et suis souvent confronté à mes façons d’être et de faire.

 

Françoise ?  D'avoir vécu six ans avec moi et d'être partie de la maison fin 2010 pour se marier deux mois après alors que nous nous connaissions depuis quarante ans, je n'arrive pas à savoir vraiment ce qu'elle garde et ce qu'elle pense de moi mais ça ne semble pas très valorisant ou alors elle le cache bien, vues les réponses à mes avances par mail à propos d’une banale histoire de radar.

Malgré toutes nos incompréhensions, il me semble pourtant qu'elle fait toujours partie de la famille. Ce qui a été vécu ne peut pas s'effacer et nous sommes allés ensemble loin et fort.

 

Bérangère ? Elle reste dans l’ombre mais toujours prête à bondir lorsqu’elle constate que je parle d’elle d’une façon qui ne lui convient pas. (à noter qu’elle accepte cette dernière expression). Elle est préoccupée ces temps ci par la perspective de vendre à Limoux, la maison familiale à laquelle elle était attachée. Si nous correspondons en pointillés, c’est toujours sur mon initiative et voici près de cinq mois que nous ne nous sommes pas vus.

 

J’attends Christiane, une fidèle et ancienne correspondante, pour la fin du mois. Elle doit venir avec une de ses amies pour un petit séjour ici. Je ne sais pas encore trop comment je vais les loger mais je fais confiance en notre bonne étoile.

 

Bernadette semble se plaire dans son appartement même si elle n’est pas souvent ici, étant très occupée et souvent « à la bourre »

 

Avec José, ce n’est pas facile tous les jours. S’il est suffisamment intelligent pour ne pas dépasser certaines limites qui le mettraient en difficulté dans ses intérêts, il a des idées utopiques qu’il cherche à défendre avec virtuosité. Il espère toujours trouver un travail et être reconnu comme journaliste, ce qu’il était avant un « accident du travail » qui lui assure une pension. Mais il va avoir soixante ans l’année prochaine ... En tous cas il est super équipé. Sa dernière idée, à laquelle il travaille avec enthousiasme, faire un journal « œcuménique » afin que les différents courants religieux puissent présenter ce que sont leurs valeurs.

 

Ah Marie !(Marie Hélène Fleurs) Je pense à toi ! Bientôt la St Valentin et avec tout ce monde qui t'aime, tu vas être débordée ...

 

L’affaire des radars

C'est peut être déjà un geste de prévention que de faire peur aux automobilistes ?

Je trouvais que les radars étaient une bonne occasion de prendre contact, notamment avec Françoise, mal m’en a pris, j’ai eu, en retour, une volée de bois vert … décidément la relation n’est pas facile.

La vidéo de Thierry.

[mercredi 6 février 2013 12:18] Jean-Philippe Bitterlin: j'ai vu la vidéo

On ne comprend pas grand chose

Moi : C'est vrai, on ne comprend pas bien, même en direct, je n'ai rien compris. En plus, ma prise de vue, loin d’être professionnelle, est un peu sommaire. Mais Thierry se donne à voir, il a de la présence et de l'énergie et c’est une belle démonstration d’ « expressivité », je trouve. 

 

Le trampoline et l’imprimante

Autre chose, je viens d'appeler David pour tenter d'avoir de l'aide, il a parfois des doigts miraculeux mais il n'est pas disponible. "On verra la semaine prochaine" dit-il quand il reprendra les travaux ici avec Gaspé.

Il y a le problème du trampoline qui se dégrade tous les jours sous mes yeux d'autant plus qu'il y a beaucoup de vent. Je lui en ai déjà parlé à David, à Laurence aussi mais ils estiment sans doute qu'étant donné que cet appareil est chez nous et que tout le monde peut s'en servir ce n'est plus de leur ressort (excepté les deux ressorts que David a promis de remplacer). Je n'avais qu'à dire non quand ils m'ont demandé de l'installer ici, sans doute. Je suis vraiment ennuyé.

Pour l’imprimante c’est tout une histoire aussi. Elle ne veut plus fonctionner. Un message s'affiche : "vérifier l'alimentation" J'ai donc commandé un nouveau câble qui est arrivé par la poste (en recommandé que José a signé pour moi de son propre chef … alors que j’étais sur place) il est démesuré et l’imprimante semble avoir fait sa vie et elle ne veut rien savoir.

 

La confiture de « vieux garçon »

Je ne me souviens plus en avoir parlé dans mon journal. C’est une de mes spécialités dont je  suis fier, cette année particulièrement. Elle obtient un grand succès auprès des différentes personnes qui l’ont goutée et s’en sont régalées.

Depuis le printemps avec les cerises et jusqu’à fin novembre avec les petites poires sauvages, je collecte dans le jardin, une partie des fruits de saison de toutes variétés, nèfles, prunes, abricots, figues, raisins, poires pommes coupées en morceaux, mures de buissons aussi, et, dans un grand récipient, une « dame jeanne » en l’occurrence, les dépose sur un lit d’alcool de fruits au fur et à mesure de leur murissement. J’ajoute à chaque fois un peu de sucre qui transforme progressivement le mélange en un produit alcoolisé et gouteux. C’est à la fin de l’année que la mixture est prête à être consommée. On se régale en janvier suivant et fait intéressant, elle prend de la saveur en vieillissant, peut être comme les vieux célibataires dont je fais partie maintenant …

Fort de mon succès, pour renouveler le produit, je tente, en février, quelques variantes. J’insére les abricots, qui ont proliféré cet été, séchés au soleil, dans des bocaux et j’ajoute du jus alcoolisé de ma confiture. Les fruits secs s’attendrissent bien entendus et deviennent bien plus tentants.

Autre création que j’innove ces jours ci, dans ma dame jeanne vide, sur un lit d’alcool de prune qui viendrait bien de Trémont, j’ai placé toutes mes réserves de fruits stockées dans le congélateur, abricots, prunes et figues principalement. Décongelées, j’y ai ajouté du sucre.

Je  crois qu’il se forme en ce moment, une nouvelle confiture dont je vous donnerai des nouvelles.

Sagesse

Dans le blog d’Anne. J’ai trouvé ces conseils de sagesse qui me conviennent bien mais qui ne semblent accrocher que moi.

 

C'est l'avantage  de ma situation de retraité que de pouvoir choisir mes occupations et donner du temps à ce qui pourrait  ne pas être urgent.

 

J’ai l’impression de ne pas vieillir mais d’être vieux. Comme me le conseille Alain V. je dois maintenant trouver les avantages de la vieillesse.

A l’occasion d’une réflexion personnelle à faire devant le groupe Poursuivre, j’ai jeté un regard sur mon passé, sur mes peines et mes ressources pour continuer à avancer.

Maintenant, en atelier, nous travaillons sur le thème de la beauté avec le livre de F. Cheng.

Faire un délinquant : sur le blog d'Anne : clic

Atelier Ecriture

Hier lundi 11 nous nous sommes « éclatés » à l’atelier. Il s’agissait de faire une plaidoirie sur une escroquerie supposée de notre voisin de gauche. Nous avions donc à prendre tour à tour, en changeant de sujet à chaque fois, les rôles de l’ami, de la « défense », de l’accusation », et la mise au point sur son cas personnel. Nous étions cinq, les sujets et les rôles tournaient à chaque fois. Sans être particulièrement tenté au départ par cette formule, je me suis bien plu dans chacun des rôles que nous avons défendus chacun à notre tour avec passion et pour chaque sujet.

Autre idée : légende d’un conte à partir d’illustrations : clic

Pour les obsèques de Xavier Moulin,

… le fils de notre amie Jacqueline du groupe Poursuivre, nous avions rendez vous, jeudi dernier au crématorium d’Aix (clic). Dure réalité pour sa mère, veuve déjà depuis un certain temps, qui était, à cette occasion, bien entourée.

C’était là même où, l’année passée, nous avions fait nos adieux à Luigi dans de bien tristes circonstances.

Les premières jonquilles dans la neige le 25/02

 

Journal Mars

 

Mars

Je commence mars la veille du premier.

Je suis encore marqué par la remise en cause de Cath qui reprend mes façons d’être et d’agir comme à un enfant me conseille d’aller faire une thérapie. A croire qu’elle sait vivre, que son jugement est sans appel et qu’elle détient les secrets du bien faire. J’aime pourtant les échanges qu’elle veut bien avoir avec moi, j’ai l’impression qu’elle a un bon sens qui me manque parfois.

 

Je fais des essais informatiques et j’ai l’impression de découvrir tous les jours de nouvelles possibilités. Pour le moment je tente d’écrire directement sur un fichier de l’ordinateur voisin qui est directement connecté à celui sur lequel je tape. Je fais des transports de fichiers pour tenir mes 2 machines à jour. Dix ans déjà et j’avais perdu toutes mes données sur beug de l’ordinateur qui avait failli prendre feu.

Maintenant je suis conscient qu’il y a un côté illusoire de vouloir archiver mes fichiers, mes photos. Pour quoi faire ? Les données s’accumulent, s’entassent et disparaitront plus ou moins vite.

 

Je n’ai pas retrouvé la sérénité dans mes relations. J’ai l’impression qu’on se méfie de moi ou bien je deviens insignifiant. Mon style concis, par petites phrases ne rassure pas. Au téléphone je n’aime pas approfondir. Je donne des infos et raccroche très vite. Tout le contraire de Bernadette qui passe une grande partie de sa vie au téléphone et qu’il ne faut pas déranger dans ces moments là.

Christiane qui est restée une douzaine de jours au début du mois est pareille. Elle répète automatiquement plusieurs fois la même phrase comme pour être sure de se faire bien comprendre.

Moi je préfère de beaucoup correspondre par mail et j’ai souvent des échanges très satisfaisants.

 

J'ai emmené Laurence à une conférence photo (Photos humoristes) à la cité du Livre à Aix c'était chouette et elle était contente. Rien d'extraordinaire pourtant et on n'a pas pu rester jusqu'au bout, j'avais la chorale.

 

Dimanche 24

C’était les Rameaux et j’avais réservé ma place dans la lecture de l’évangile de la PASSION. J’ai été déçu de n’avoir qu’un poste secondaire, je visais celui de lecteur. J’ai pris cette déception comme ma participation à l’événement.

J’aurais pu ne voir personne aujourd'hui mais les enfants auvergnats s'étaient annoncés et j'ai passé une belle après midi malgré la pluie ininterrompue de la journée.

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas toujours. Je fais confiance dans le lendemain en remerciant le ciel pour aujourd'hui.

 Bon ! Je viens de régler un problème d'écoulement eaux usées et je suis content de moi. J'ai eu du mal car je ne retrouvais plus le regard du tout à l'égout fait en 2008 mais j'y suis arrivé et ton vieux père, dis je à JPhi, en prenant son temps car la fatigue vient vite, a manié la pelle et la pioche avec efficacité.

Mais il faudrait que quelqu'un s'intéresse à ces problèmes car Matthieu qui était au fait de ces détails, est loin maintenant. Je l'ai appelé pour qu'il m'aide à distance car il s’agissait surtout au départ d’un problème venant de la cuisine du sous sol mais son attention n'est plus là ....

 

 

Avril

Journal avril 9

La course aux oeufs 10

Avec José, 10

Nouvel ordi 10

Sylvette 11

Petite santé 11

L’anniversaire de Thérèse (ThM) 11

A la Gauche du Christ 12

Rencontre et dialogue 12

 

La course aux œufs et l’écureuil

clic  Belle partie de folie dans le jardin pour les devenus grands.

L’instinct sauvage de notre chat a mis à mal un gentil écureuil qui nous rendait visite pendant le repas.

 

Avec José,

… ce n’est pas tous les jours facile. Je cherche à le respecter comme il est mais il ne me facilite pas la tâche. Il se prend très au sérieux avec son journal mais il va vite passer à autre chose, j’en ai l’impression. L’intéressant pour lui est qu’il a une grande faculté de croire à ce qu’il fait.

 

[10:01:59] *** Marc  Bitterlin envoie VALEURS DU SIECLE pdf ***

[10:02:54] Marc  Bitterlin: Jose me demande ce que je pense de "son journal" et je ne sais pas quoi lui répondre pour ne pas le décourager

[10:06:52] Jean-Philippe Bitterlin: je lirai ça dans le train...

[10:06:56] Jean-Philippe Bitterlin: c'est long:

[10:08:45] Marc  Bitterlin: oui c'est long, écrit petit, mal rédigé, avec des fautes et surtout c'est sans intérêt pratique.

[10:08:55] Jean-Philippe Bitterlin: aï

[10:10:12] Marc  Bitterlin: Je lui ai dit que c'était une belle profession de foi mais que ça s’arrêtait là

[10:12:21] Marc  Bitterlin: Alors il me répond : "Mr Marc

Mais quel est votre opinion sur ces questions ?

Qu'avez vous à dire sur ces opinions ?

Quelles sont vos critiques ou idées nouvelles face  a MA PROFESSION DE FOI ?

Quand vous lisez L'HUMA ou TEMOIGNAGES CHRETIEN, ou la CROIX, ou LE CANARD, avez vous aussi l'impression de lire les professions de foi de vos camarades ou de vos fréres ?.

Merci d'exprimer vos critiques sur le fond, si vous souhaitez partager avec moi vos opinions. Sur la forme, la critique n'est pas pertinente.

José Manuel"

 

[10:13:59] Jean-Philippe Bitterlin: Il est mignon, quand même

[10:14:13] Marc  Bitterlin: Je trouve qu'il n'amène rien et exprime mal son opinion.

[10:14:28] Jean-Philippe Bitterlin: "sur la forme, la critique n'est pas pertinente"... c'est ce qui fait le journalisme

[10:14:31] Jean-Philippe Bitterlin: la forme

[10:17:03] Marc  Bitterlin: En plus il souhaite que je le diffuse, son journal mais vraiment je ne vois pas qui pourra s'intéresser à ça.

[10:19:04] Marc  Bitterlin: Si pourtant, il a une passion pour DSK vraiment incroyable. Lui qui est à cheval sur les principes il pardonne tout à DSK.

[10:20:45] Marc  Bitterlin: Il va peut être défendre aussi Cahusac le nouveau scandale du siècle.

 

Nouvel ordi

Je m'installe sur un appareil que J Phi vient de me fournir, un nouveau jouet en quelque sorte, beaucoup plus efficace, rapide sur Internet et pour ouvrir les programmes. Mais, mais le traitement texte est différent et j'ai un peu de mal à m'habituer par rapport à Word que j'aimais bien. Et, je retrouve mon ancienne machine pour bénéficier de ses avantages, prendre et répondre au courrier, accéder aux archives.

 

Sylvette (à lire pour mes obsèques) 

Nous venons d'assister aux obsèques de Sylvette Comet. Nous avons pu revoir les enfants Comet et les amis de la Vie Nouvelle. Christophe ne change pas beaucoup, Jean Paul fait très sociable, Murielle est un peu le portrait de sa mère. Les anciens du groupe se portent bien en général, je pense à JMarie P qui a plus de 80 ans et sourd comme un pot, est venu en vélo. Quand à Jacques S., le plus jeune retraité, il est vrai, est au mieux de sa forme.

On a beau se voir diminuer tous les jours on croit toujours que la fin c’est pour les autres et que l’on peut encore profiter de la vie en repoussant l’échéance continuellement. J’imagine souvent ce que sera le jour de mes obsèques comme si j’aurai plaisir à le vivre, enfermé dans une boite, sans vie physique. Le message que je voudrais, maintenant, faire passer ce jour là serait :

« Le passage sur terre est une question de calendrier pour ceux qui sont en vie mais en fait le temps n’existe pas c’est l’éternité de la vie de l’âme qui compte. Vous qui êtes réunis ici aujourd'hui, relativisez vos aspirations et si vous ne pouvez pas vous croire autre que le centre du monde sachez qu’il en est ainsi pour quiconque. Aimez l’autre dans ce qu’il est différent de vous et non ce par quoi il peut vous ressembler.»

Peut être se trouvera t il quelqu’un qui voudra bien faire passer cette pensée lentement et en articulant bien comme Georges l’a fait le jour des obsèques de Sylvette sa femme ?

 

La St Georges.

Je suis allé voir mon ami Georges aujourd'hui 22. Il perd la mémoire et nous n'avons plus rien à nous dire. C'est navrant. Il est veuf depuis le début du mois (Sylvette avait un Alzheimer depuis 4 ou 5 ans. Il allait la voir tous les jours alors qu'elle n'était plus consciente depuis longtemps.) Maintenant il fume et boit devant son ordi ...

Je lui ai souhaité sa fête par avance (le 23) en lui rappelant que nous étions allés ensemble voir les restes de la voiture dans laquelle Olivier s’était tué. Il avait voulu m'accompagner alors, j'en étais touché mais maintenant il n'en a plus aucun souvenir, ni du moment ni du lieu qu'il devait pourtant bien connaitre étant méditerranéen de naissance.

 

Petite santé

Je suis encore inquiet par rapport à mes problèmes digestifs. Apparemment, sans en être assuré, je ne supporte plus le gluten qui me donne des démangeaisons et des gaz dès que je consomme du pain et j'en supprime la consommation. Je crains toujours un cancer comme en sont mortes notre mère et notre sœur Lisette.

Maintenant je constate que j'ai du sang dans mes selles, sans doute des hémorroïdes internes que je ne sens pas.

 

L’anniversaire de Thérèse (ThM)

Notre chère sœur si généreuse d’elle-même à condition de rester dans son cadre annonçait à qui voulait l’entendre qu’elle ne voulait pas de festivités pour son anniversaire. En fait, ce jeu de « fais moi peur » a été bien compris par ses proches qui n’en ont pas tenu compte et elle a été ravie de la bonne presque surprise qui lui a été faite. Pourtant, son fils Denis ne s’est pas fait avoir et lui a montré qu’il était dangereux de jouer avec l’affection et la simplicité.

Ceci dit la fête était réussie grâce à l’organisation d’Hélène. Nous avons eu un bain de famille très agréable et j’ai été ravi de rencontrer mes sœurs vieillissantes. Je n’imaginais pas que le grand âge pouvait arriver si vite. Un détail significatif, le programme était d’aller au théâtre en fin de journée ; c’était touchant de nous voir tous les quatre, les trois sœurs et moi-même, tout en se divertissant du jeu des acteurs, ne comprenant rien à ce qui se passait sur la scène et rester de marbre alors que la salle riait aux éclats.

 

A la Gauche du Christ

Sur les recommandations de notre ami André du groupe Poursuivre et ancien militant,  j’ai commandé le livre, un pavé, publié par Le Seuil, relatant l’histoire des chrétiens de Gauche dont je me réclame, de 1945 à nos jours. J’y retrouve des noms connus mais surtout des précisions sur l’Histoire que j’ai vécue d’assez loin, préférant la vie de famille, sociale et personnaliste qui a été la mienne. Je survole les différents passages de ce recueil mais j’apprécie de mieux connaitre les questions autour de la guerre d’Algérie, par exemple et de la torture dont je n’ai jamais été témoin.

Je suis allé en parler avec Georges, l’historien  qui a été très engagé dans la Vie Nouvelle et le PSU mais hélas il n’a pas pu me donner beaucoup de précisions, me répétant sans cesse que sa mémoire flanchait. Il travaille pourtant, me dit il, sur l’élaboration d’un CD sur le Moyen Age. Je suis revenu de chez lui déçu et triste.

 

Rencontre et dialogue

Nous avons abordé, toujours en réunion chez les Shwartz, le 19 avril, le livre de Pierre Claverie : « Petit traité de la rencontre et du dialogue ». Après avoir survolé l’Ouverture de l’auteur nous nous sommes attaqués aux chapitres1 & 2. Nous avons partagé nos impressions, notre satisfaction et notre étonnement de rentrer dans ces notions assez connues mais toujours très actuelles et particulièrement importantes des conditions psychologiques de la rencontre qui nous permettront ensuite d’aborder le côté spirituel.

1 Difficile rencontre. (de la page 19 à 28)

Si je suis le centre du monde (qui ne l’est pas ?) je dois ne pas oublier que l’Autre l’est aussi.

Chaque individu est unique et nous n’entendons pas les mêmes choses d’un même discours. Nos perceptions sont limitées. (petite histoire de l’éléphant).

Nos espaces sont coloriés par nos cultures.

Il y a une distance optimum pour nous approcher et nous contacter.

2 Stratégie de la rencontre (p33 à 44)

Accepter que l’autre soit différent. Nos perceptions sont différentes (histoire du cannibale)

Je ne serai jamais l’autre, même si nous avons des points communs ; l’étrangeté fait peur.

Chacun a besoin de l’autre. Seuls nous ne sommes rien. Aimer l’autre tel qu’il est et non pas comme un être à conquérir. Il y a des gens insupportables et j’en suis.

Je dois accepter au moins provisoirement que l’autre puisse avoir raison.

Si quelqu’un a un masque c’est qu’il en a besoin, l’aborder avec respect et confiance.

Il est important d’attendre quelque chose de l’autre.

En somme il est relativement facile de prendre la rencontre comme un passe temps ; il n’est pas négligeable de savoir dire bonjour, sourire, partager mais il est important de respecter des règles pour aller plus loin, coopérer (nous avons des choses à faire ensemble), aimer dans de bonnes conditions.

 

Bérangère à l’Escoub

J’ai retrouvé Bérangère qui s’est enfin décidée à passer quelques jours ici.

Elle est passée par Limoux où réside encore sa mère mais en maison de retraite et sans beaucoup de conscience. Avec ses frères et sœurs ils mettent en vente la maison de famille et la répartition des meubles est une préoccupation importante.

Tout se passe bien ; c’est peut être la perspective de devenir Grand-mère en septembre qui lui a mis du baume au cœur. Je suis ému d’avoir à devenir à nouveau grand père mais ce n’est plus un problème pour la famille et moi, comme l’a été en été 86 la venue de Lambert.

Elle est de bonne compagnie. Sans être très expressive, si j'arrive à savoir ce qu'elle n'aime pas, je ne sais jamais ce qu'elle aime et apprécie, elle est bien présente à tout ce qui se passe pour moi et retient tout ce que j'écris ou dit.

A propos de biographie familiale, Bérangère me parlait des échanges difficiles avec ses frères et soeurs pour la vente de leur maison familiale et la répartition des meubles qui fait ressortir tous les anciennes histoires plus ou moins bien réglées et qui remontent aux générations précédentes. A mon avis ils s'en sortiront mieux en prenant  une personne neutre pour arbitrer. Il faudra alors investir affectivement et financièrement.

 


Mai

Journal mai

Visite de Jean Phi 14

A Cussac 14

Archives et mariage pour tous 15

Bon anniversaire à Tommy ! (photo 2006) 15

Lire en chemin 15

Je rêve de Jean Pierre 16

Après la répétition Moussorgski 17

Le gastro enterologue 17

 

Visite de Jean Phi

Je viens de passer un bon bout de matinée à visiter le jardin avec JPhi qui est venu travailler hier dans une filiale de sa boite à Aix. Il repart ce soir pour finir le week end à Paris mais rejoint maintenant Laurence pour passer un moment avec elle. Il m'a donné ses idées pour des aménagements mais surtout il s'est rendu compte du travail que je peux avoir à mener tout de front.
 Nous avons passé la soirée hier soir à visionner les vidéos des années 70-80 que Laurence a tirées des films super8 que j'avais pris à l'époque. Le baptême de Jphi, le mariage de Marie Edith où Thérèse apparait entre autres avec ses enfants.

 

A Cussac

 
Me voici à Cussac, ce 10 mai, jour anniversaire de Matthieu. Aussi celui de la mort de Luiggi l'année passée ; il était venu avec moi ici passer quelques jours, je souhaitais qu'il aide un peu Matthieu à finir son carrelage. Que la vie est curieuse dans ses surprises plus ou moins agréables ! Je suis content aujourd'hui d'être en vie, enfant de 77 ans. Mais je m'imagine mort et ce ne serait pas mal non plus.
Suis seul dans la maison en l'absence des occupants habituels  pour seulement un moment. Matthieu  y fait des aménagements extraordinaires.
Pour venir ici, je me suis initié au covoiturage par Internet. Une expérience fort intéressante qui laisse une grand part au hasard et à la confiance. Encore un nouveau mode de vie que je ne connaissais pas et qu'on ne pouvait pas envisager il y a quelques temps. Pour le retour il semblerait que j'ai moins de succès...
Le samedi est passé ou presque. Que d'activités ! Des matches à droite et à gauche pour les uns et pour les autres. Des déplacements pour l'école de conduite de William, le hand ball de Tommy et entre deux des courses au marché aux fleurs pour remplacer les jardinières qui ont gelé. Sans compter que nous sommes en plein dans les « Saints de glace » et qu'il fait vraiment frais. Si la terre est très riche le climat n'est pas la douceur. Souhaitons que les impatiens, les géraniums, les œillets dinde ne souffrent pas ; 10° ce 12 mai, c'est mieux que 0° ...
Dans les moments où la famille se retrouve à la maison ce n'est pas toujours le grand calme entre la musique, les jeux de taquineries, le ping pong, les tâches à exécuter que la maman réclame sur tous les tons. Le contraste est frappant entre l'environnement tranquille de campagne à vaches et la vitalité de cette famille aux mensurations hors normes.
J'ai encore quelques instants avant de repartir, cette fois sans passager mais avec le coffre de la voiture chargé des produits du Cantal, à savoir du bon fumier de deux ans ... 

Archives et mariage pour tous

Je prends beaucoup de plaisir à me replonger dans mes écrits qui sont accessibles sur le web. Je relisais mon journal 2003 et ma correspondance avec Marie Carmen. Bien sur, il faut un mot de passe pour y accéder, c'est du perso limite que je vais peut être retirer. 
 

Pour ce qui concerne Françoise. Elle a surtout été très vexée que je ne me plie pas à son désir de rompre tous les liens avec Bérangère. Et puis tout le reste est venu s'ajouter : nos goûts, nos rythmes différents. Elle aurait fait une bonne bergère mais je n'étais pas un mouton. Et puis tout s'est arrangé pour elle : le femme de son copain meurt juste au moment où elle s'installe chez lui, la vie avec moi devenant impossible.

Elle avait une qualité que j'appréciais, le dialogue mais ça devenait très difficile car elle ne veut pas entendre le point de vue de l'interlocuteur. Elle a toujours suivi ses objectifs personnels sans trop se soucier des à cotés tout en voulant tout contrôler, un vrai Taureau et c'est en ça que je la vois débrouillarde.

J'avais tissé des liens avec sa famille et ses amis et j'ai tenté de les entretenir sans succès car elle m'en veut  (de ce qu'elle considère comme un échec probablement) et a tout verrouillé. Dans son entourage, il ne s'agit pas de lui déplaire.

 
Que penser du "mariage pour tous" ? Pour moi, j'ai fini par m'y faire au titre de l'égalité des droits. Si la société légalise le mariage civil, le divorce et le remariage ça me parait juste de reconnaitre les homos à part entière. Mais pourquoi l'Eglise s'est elle mêlée de cette affaire ? Le mariage religieux est autre chose. Et puis il y a d’autres vrais problèmes qui méritent de l'attention.

 

Bon anniversaire à Tommy ! (photo 2006)

 

Lire en chemin

« Bravo encore pour ton spectacle que j'ai encore vraiment apprécié hier. C'est toujours mieux on dirait.

Tu étais rayonnante, performante et ta complice bien à l'aise (juste un peu fort certaines fois quand tu parlais, il faut vraiment qu'elle soit très discrète à ces moments quitte à maintenir l'ambiance plus longtemps après le texte).

J'aime bien tes changements de personnages,  quand tu le fais sur scène et spectaculairement.
Il faut faire de la promotion et mettre d'autres passages comme Lire au cabinet.

Je trouve tes passages de flute sympas, peut être un peu laborieux. N'oublie pas les temps de respiration et de bien présenter chaque morceaux comme vous le faites très bien au début du spectacle. »

 

Je rêve de Jean Pierre

En me réveillant le matin, je mets France Musique et j’ai l’impression d’effacer les derniers rêves. Or je veux retenir celui-ci :

Je suis au 11 rue Cavaignac chez Grand père Lamy. Dans le petit salon à gauche de l’entrée, il me semble qu’il est dans son fauteuil et Grand-mère en face mais ce sont des ombres. Quand je pénètre dans la pièce, je vois l’oncle Jean en sortir, il me bouscule presque, jeune comme sur les photos de 1913, il hésite à m’embrasser mais ne me dit rien. Je passe la pièce et vais vers le bureau dans le prolongement. Est assis, en train de taper sur un ordinateur portable, mon frère Jean Pierre. Il m’explique qu’il termine un travail et qu’il va rendre la machine ensuite. Il me dit qu’il apprécie bien de pouvoir utiliser la messagerie mail.

Je lui ouvre une adresse, on verra s’il me répondra. Et pourquoi on ne pourrait pas correspondre avec les morts ?

 

 

Coucou Jean Pierre !
(ton adresse est bien jeanpierre.bitterlin@gmail.com)
Ça me fait tout drôle de chercher à parler avec toi !
Mais j'ai rêvé de toi ce matin et c'est surement un signe ?
C'est peut être plus facile de communiquer avec les morts qu'avec certains vivants ?
Quel est le sens que tu pourrais donner à la vie, à ta vie, aujourd'hui ?
Même si tu ne réponds pas, je peux te parler, Internet est un réseau tellement extraordinaire que je ne suis pas loin de penser qu’il pourrait toucher les âmes des disparus.
A bientôt !

 

Bien reçu ! Jean Pierre

 

Après la répétition Moussorgski

Non point aphone car bien couvert par mes nombreux camarades,  je ne force pas ma voix (nous étions 350 choristes dans la salle des fêtes de Puyricard). Et en plus, je me suis mis dans un pupitre Ténor 1 qui me permet de n'utiliser qu'un dixième de mes capacités, autant dire que mes fausses notes ne s'entendent pas... moi même j'ai du mal à réaliser que j'existe ; il faut rappeler que je suis dur d'oreille.

Nous donnerons un concert à Toulon le 8 juin et un autre plus tard.

Le gastro enterologue

« Il est marrant ton copain », dis-je à mon ami médecin traitant, sympa mais marrant.

Par le temps qu'il fait, au moment de me palper le ventre, il m'avertit gentiment : "Je vous préviens j'ai les mains froides" ... J'étais prévenu, d'accord mais au moment où il me touche je sursaute malgré moi.

"Vous êtes chatouilleux ?" me dit-il sans rire.

Alors en riant, jaune et me tordant, en grimaçant chaque fois qu'il posait ses doigts, ne serait ce qu'un court instant, sur ma peau, je lui réponds : "Non pas vraiment mais sensible au froid"

Sinon pour un spécialiste il n'exagère pas ses prix (pas comme ton pote du Cours Mirabeau, le spécialiste de la peau)...

 

Diner à Pertuis

Hier soir, j'étais invité par le groupe de yoga que j'animais à Pertuis jusqu'en 2006. J’y ai retrouvé  mes amies et j'en ai été ravi.

Je pensais que je pourrais reprendre contact avec ces personnes dont une certaine Martine qui semblerait prête à me retrouver. Je me disais même que j'aurais pu aller finir la soirée chez elle mais ... j’avoue que sur le coup je n’y ai pas pensé et j’hésite à risquer de nouvelles complications.

 

David vient de vendre sa moto bleue qui a trainé des années dans le garage. Je lui avais dit de mettre une annonce sur Internet. Dans l'heure il l'a vendue.

 

Juin

 

Journal juin

 

David et Bertrand 18

Jeudi 6 au château de la Buzine 18

La fête de Laurence le 8 juin 19

le concert du 8 juin à Toulon 19

la journée des Malentendants à Arles 19

Erreurs 19

Nicole et Vincent Lindon 20

Transhumance 20

Anciens d’Algérie 20

 

David et Bertrand

[05/06/2013 14:53:26] Marc  Bitterlin: Tu es connecté ? C'est pas vrai ! Je ne t'ai pas vu arriver

[05/06/2013 15:14:22] Jean-Philippe Bitterlin: je suis toujours connecté

[05/06/2013 15:14:45] Marc  Bitterlin: Je m'active à soigner la présentation du jardin, tailler tondre dans tous les petits coins. Le bassin est rempli ; il faut maintenant que je mette en route la pompe. Or nous avons un problème avec David, avec Bertrand plutôt, David et moi.

[05/06/2013 15:15:11] Jean-Philippe Bitterlin: un pb?

[05/06/2013 15:16:00] Marc  Bitterlin: Oui ! David et Bertrand ont failli se tuer hier ...

[05/06/2013 15:16:22] Jean-Philippe Bitterlin: qu'est ce que c'est que cette histoire?

[05/06/2013 15:17:55] Marc  Bitterlin: je t'expliquerai si tu n'as pas d'autres infos directes d'ici samedi

[05/06/2013 15:18:04] Jean-Philippe Bitterlin: ok

[05/06/2013 15:19:40] Jean-Philippe Bitterlin: en quoi ça affecte la pompe de la piscine?

[05/06/2013 15:21:10] Marc  Bitterlin: Bertrand a coupé le fil d'alimentation en jardinant et n'est guère pressé de le réparer

[05/06/2013 15:24:55] Jean-Philippe Bitterlin: super!

 

Au château de la Buzine et à Camp Major

Je pars à 8h30 chercher les Avril à Martigues et nous allons à Marseille au chateau de la Buzine (Pagnol) pour une journée Poursuivre.

Puis le soir je les ramène à Martigues ... ensuite une conférence à Aix sur une invitation de Françoise R.

 

Le 29 nous nous rassemblerons à Aubagne Camp Major, pour une journée bien agréable sous les grands platanes

 

"Et bien je vais bien" même si je fatigue plus vite même en faisant du yoga ...

Je médite et me trouve toujours assez peu sociable, le bruit me fait peur mais je ne suis pas reclus, j'ai du monde autour de moi

Sinon, je reste casanier. J'ai du travail à entretenir le jardin et la maison où il y a du monde en fait. Je suis entouré, Bernadette dans son appart et les autres locataires plus les gens de passage.

J'entretiens la piscine, ce matin encore, je me suis baigné.

Je cherche à échanger avec Françoise pour me mettre au clair mais elle est réactive et je ne suis pas à l'aise. Elle m'invite à aller la voir mais je crains de la rencontrer. Je préfère écrire mais elle ne veut plus échanger par écrit.

Je ne me sens pas à l'aise dans l'oral. L'écrit a cet avantage que l'on peut revenir dessus à tête reposée et choisir son sujet. Et puis c'est du temps passé avec la personne même si elle n'est pas présente. Le temps passé en visite a, certes, une énergie très forte mais il est plus soumis aux différents stress de la rencontre exceptionnelle et imprévisible. Surtout, comme c'est parfois le cas, quand  il y a un passé difficile à assumer. Certes il y a d'autres risques dans l'écriture, celui, par exemple de ne pas être dans le même monde que celui de l'interlocuteur qui, lui,  peut être déphasé, accaparé par sa vie personnelle.

La fête de Laurence le 8 juin

[08/06/2013 10:16:05] cordujeanphi: Alors quel temps fait-il?

[08/06/2013 10:57:31] Marc  Bitterlin: Bien couvert et menaçant ... ;)

[08/06/2013 10:57:48] Marc  Bitterlin: mais il pourrait ne pas pleuvoir

[08/06/2013 10:59:55] Marc  Bitterlin: Je m'apprête à partir à Toulon pour y donner un concert ce soir ... avec les chœurs ACJ

[08/06/2013 11:28:07] Marc  Bitterlin: en fait c'est bien que je parte car Luke est arrivé particulièrement excité et ... je m'énerve.

Tout s’est très bien passé en fait.

[09/06/2013 00:16:55] Marc  Bitterlin: Je rentre à 23h45 et je trouve Luke et ses copains installés dans mon bureau .... la seule pièce de la maison, privée que je me réservais.

[09/06/2013 00:21:06] Marc  Bitterlin: J'ai failli faire un scandale... Contre mauvaise fortune je fais un tour pour saluer les connaissances et je me retire dans ma pièce. Malheureusement un haut parleur juste sous ma fenêtre me fait participer bon gré mal gré aux accents des chanteurs et de la guitare électrique, aux bercements de la douce batterie diffusés à tout l'environnement. Malgré les boules quies, j'ai un peu de mal à m’endormir.

[09/06/2013 00:23:31] cordujeanphi: Je te souhaite une bonne nuit quand même.  Ici c'est très calme...

Le calme est revenu le lendemain et vers 15h tout était bien rangé.

Le concert du 8 juin à Toulon

http://youtu.be/YGx6XnwWuY0    le concert d'hier

Le Bis et l'accolade de T Thiébault.

clic

Et la soirée chez Yolande

J'apporte une salade de fruits (qui malheureusement se renverse à moitié avant d’arriver).
Pour les dernières photos c'est clic

 

La journée des Malentendants à Arles

[15/06/2013 12:42:16] cordujeanphi: coucou p''tit pere

[15/06/2013 15:52:41] Marc  Bitterlin: Que faites vous de beau ce week end ensoleillé ?

[15/06/2013 15:53:59] Marc  Bitterlin: Moi je reviens d'Arles. Nous avions une journée avec les Malentendants et nous avons visité le musée Rodin; Très chouette.

 

Le soir Bernadette organisait une soirée sur les pelouses du val de la Torse. C’était original et bien agréable. Sylvie est venue avec moi et y a retrouvé son amie Catherine.

Erreur de pompe

 [24/06/2013 11:12:39] Marc  Bitterlin: Je suis grave ! En faisant mes courses ce matin je m'aperçois que le moteur de la 207 ne répond plus normalement. Je pense immédiatement que j'ai fait le plein hier et que j'ai du encore me tromper de pompe. Aussitôt je file chez mon garagiste qui sent le réservoir et apparemment c'est ça ... Il me ramène ici avec sa voiture et va vidanger mon réservoir. Une vraie cata ! Je n'ai plus ma tête !

[24/06/2013 11:17:51] Jean-Philippe Bitterlin: c'est bien que tu t'en sois aperçu rapidement!

[24/06/2013 12:06:32] Marc  Bitterlin: Bon, je me suis dépanné avec la voiture de Bernadette pour faire mes courses, j'ai mes amis de l'atelier Ecriture ce soir. Mais n'empêche, je ne vais pas bien ...

[24/06/2013 12:06:56] Jean-Philippe Bitterlin: bah, ça arrive

 

José le Mormon

[24/06/2013 12:10:26] Marc  Bitterlin: Maintenant il faut que je répare les maladresses de José qui en voulant me donner un coup de main pour le jardin a donné des coups de pioche dans les tuyaux ... pour les arroseurs. Et puis hier en voulant tondre l'herbe il a coupé des fleurs que j'avais du mal à faire pousser ...une rose trémière notamment.

Pas trop de mal en soi mais Mr José Manuel se fâche quand on lui fait des remarques. Il n’accepte que les compliments et exige des remerciements pour les largesses qu’il pense distribuer. Il me traite alors de « dominateur ».

Depuis quelques semaines il a abandonné les pratiques bouddhistes et ses très chers frères pour adopter une autre confrérie, les Mormons, qu’il appelle « sa famille » Il passe ses journées avec eux et surtout ses dimanches ; il n’hésite pas à sortir les costumes de cérémonie et la cravate noire. « Rien n’est trop beau pour Dieu ».

 

Nicole et Vincent Lindon

Mes invités du soir sont partis ; c'était une bonne soirée. Ils semblaient contents de l'accueil. D'abord dehors et puis le vent froid nous a contraint à nous réfugier près de la cheminée où j’avais allumé un bon feu. C’est là que Nicole nous a lu le scénario de son nouveau spectacle.

 

J'aime beaucoup la composition de ton affiche (dommage que la photo de ta main droite ne soit pas très avenante à mon avis) ; ci-joint, ce que je te propose.

De ta prestation d'hier, j'aurais pu faire une vidéo témoin, la prise de son est bonne mais il manque de l'éclairage pour les images.

La soirée Lindon : clic

Ton texte est bien écrit (comme d'habitude) , plein d'humour et des situations touchantes.

 

Transhumance

Vous êtes invités à voir l'album photo de Jean Bécuwe intitulé : TransHumance : traversée de Marseille

 

Anciens d’Algérie

Alger : Claude Bartolone rend hommage aux morts du FLN. Publié le 12 mars 2013.

Le président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone, s’est recueilli lundi au sanctuaire du Martyr à Alger,

à la mémoire des Martyrs de la révolution. Claude Bartolone a déposé une gerbe de fleurs devant la stèle commémorative des chouhada et observé une minute de silence à la mémoire des Martyrs de la guerre de Libération nationale.

c'est tellement énorme que je fais largement suivre, je ne voulais plus faire suivre des sujets politiques mais ce Bartelone mérite le mépris de tous les vrais français.

Un Ancien d'Algérie.

Arrête Marie Claude !

Je suis allé moi aussi en Algérie servir LA FRANCE ; je respecte tous ceux qui se sont battus dans cette affaire qu'ils soient d'un côté ou de l'autre.

Parle moi de tes difficultés si tu veux mais restons calmes et bienveillants !

 

 

Diner 29 Lydie

Le 17/06/2013 14:09, Lydie :

« Que diriez vous de venir diner avec nous à Saint Georges le samedi 29 Juin à partir de 19h ? »

 

Merci Lydie ! Oui c'est avec plaisir que je note ce rendez vous.

J'espère que je pourrai voir les travaux des artistes, j'ai raté l'expo d'Henri et ne connais pas tes dernières oeuvres.

 

Soirée bien sympathique entre anciens de la VN bien vieillis et d’autres. Il n’a pas été question d’expos mais de souhaiter les 70 ans de Lydie fête organisée par sa fille Marianne.

 


Juillet

Journal juillet

 

Le spectacle des enfants à Montlaux 22

Une visite surprise 22

Contrats de location 22

Problème d’eau … 23

Les posters de Paul 23

A Nicole 23

Coloscopie 23

La pause pour le 14 juillet 24

Camilla et ses copines à l’Escoub 24

Marie Jo 25

Pratique du matin 25

 

Juillet démarre avec le beau temps. Les enfants de Guillaume V. s’en donnent à cœur joie

Anne Françoise qui se croit « jeune » s’est fait un claquage du mollet  au badminton. J’ai eu droit à une petite visite ce 4 juillet alors que le Tour de France partait d’Aix.

 

Le spectacle des enfants à Montlaux

Nous sommes allés faire la claque et filmer  les enfants qui étaient nombreux cette année pour apprécier l’accueil et les talents de Sylvie.

Mais ! Anne Fr. était mal car en fait elle s'est mal soignée. Comdab elle a voulu en faire trop sans s'arrêter et elle a mal à sa jambe, elle boite malgré les traitements de son amie Géraldine. C'est mal venu pour son prochain stage de course dans les Pyrénées...

 

Une visite surprise

Séjournant quelques jours à Pernes les Fontaines chez leur oncle, Philippe et Marie Th. Se sont annoncés le 8 pour le lendemain. Malgré les difficultés de téléphone entre nous j’ai lancé le cousin Alain sur l’opportunité de venir avec eux. Ils sont donc venus tous les trois alors que j’étais au régime pour préparer la coloscopie du lendemain. Nous vieillissons plus ou moins bien les uns et les autres mais la rencontre était agréable. Nous sommes descendus à Aix voir des expositions de poster, chez Paul et dans la chapelle * du Sacré Cœur.

 

Contrats de location

[12:11:48] Marc  Bitterlin: Autre chose J'ai des soucis avec mon contrat de location que Bertrand et Albane ne veulent pas signer. Il me faut trouver une solution et refaire une autre proposition. Ils ont peur que je leur signifie un congé et qu'ils n'aient pas assez de temps pour trouver autre chose.

[12:12:25] Jean-Philippe Bitterlin: décembre? pas assez de temps?

[12:34:56] Marc  Bitterlin: Je ne leur ai pas donné de congé pour décembre. Le but du contrat était de préciser les conditions de location de façon à se mettre en règle et s'assurer en cas d'imprévus ou de disparition. Maintenant si vous, propriétaires souhaitez leur donner congé, je ne suis pas opposé mais prenez l'affaire en mains. Pas facile de vivre avec les gens dans de bonnes conditions. Je sais que mes limites sont floues mais il faut se mettre dans la peau des gens. Tout le monde a le droit de vivre avec ses qualités et ses défauts.

[12:44:03] Jean-Philippe Bitterlin: premièrement, ma remarque concernait la première possibilité de congés: décembre. Je trouve que, même dans cette hypothèse, ils ont largement le temps. Deuxièmement, ce n'est pas "nous propriétaires" qui souhaitons le plus le départ de Bertrand mais bien toi. Par contre, si tu as besoin d'aide, nous pouvons voir

[13:18:20] Marc  Bitterlin: Je dois trouver une formule de contrat qui leur convienne. S'ils ont peur d'être mis en congé par retard de paiement ou autre, c'est peut être bien de leur faire peur mais il ne faut pas que ça les bloque.

[13:19:51] Marc  Bitterlin: Un locataire quel qu'il soit, comme un propriétaire a toujours des défauts. Il faut faire avec.

 

Problème d’eau …

En faisant mon salut au soleil, ce matin,  je m'aperçois que la pelouse est inondée : j'ai oublié hier soir de fermer l'eau que j'avais mis pour 5 minutes afin de faire le niveau d'un bassin...

12h de trop ... ça me renvoie à tout ce que je ne maîtrise pas ... et mes relations en particulier

C'était la soirée Delenne hier ; ils sont partis à 5h30 pour un stage dans les Pyrénées

Anne Fr. était mal car en fait elle s'est mal soignée. Comdab elle a voulu en faire trop sans s'arrêter et elle a mal à sa jambe, elle boite. C'est mal venu pour un stage de course...

 

Les posters de Paul

J’ai été bien content d’avoir pris l’occasion de déplacer mes amis en visite pour admirer ta nouvelle boutique.

Ces posters sont magnifiques et me font rêver. Ils me paraissent à son image pleins de profondeur et de fantaisies. Tu sais trouver, lui dis je, dans tes textes et pour ta boutique des idées des images inattendues et pleine de poésie.

Je me demande pourquoi tous ces photographes ont voulu fixer ces moments plutôt que d’autres qui auraient pu être tout aussi valables ? Gainsbourg dans sa baignoire par exemple  vaut bien Gainsbourg brûlant un billet de 500€ …

Je te souhaite beaucoup de succès.

PS (de Paul): au fait il ne s’agit pas "de "posters "mais d'agrandissement de photos argentiques à tirage limité.    Il ne s’agit plus de " boutique", mais de GALERIE...

 

A Nicole

Je voudrais que tu sois heureuse tous les jours, tu le mérites bien. Je trouve que tu as une belle âme.

Je pense à toi avec un oeil sur le jardin pour tenter d'effrayer, quand elles arrivent,  les pies arrogantes et gourmandes qui se précipitent sur les poires de la St Jean qui tentent de mûrir en ce moment.

 

Coloscopie

Je viens donc de passer la coloscopie avec l’ami de Guy R, Dr Forte.

La préparation était un peu pénible mais tout s'est bien déroulé. Le retour à la normale s'effectue doucement et je reste avec mes petits ennuis pas trop gênants pour le moment.
J'ai rapporté 3 régimes à suivre (intestin irritable, hernie hiatale, ulcères et gastrites). Ils sont un peu contradictoires mais je ferai pour le mieux.

 

La pause pour le 14 juillet

Organisé rapidement pour aller souhaiter l’anniversaire de Lambert à Orléans, le séjour à Paris fut bien agréable. J’ai débarqué à minuit le vendredi soir chez Thérèse qui était toute contente d’accueillir aussi sa sœur Annie le samedi. Leur programme a été bien chargé entre visites, théâtre et surtout le feu d’artifices que Thérèse pensait pouvoir admirer de son balcon du huitième ciel.

 

Camilla et ses copines à l’Escoub

Camilla, quinze ans, riche de son expérience pas très heureuse de l’année passée a organisé une semaine avec trois de ses copines. La maman d’Éva les a amenées jeudi et elles se sont installées dans la salle de réunion transformée en gîte de vacances. Elles sont bien mignonnes mais, sauf Camilla qui semble bien raisonnable, je me méfie de ces jeunes pousses qui sont déjà accroc à la cigarette. Je n’ose pas faire des remarques de peur de gêner Camilla qui n’a pas la partie belle pour assurer la réussite de ce séjour qu’elle a particulièrement bien organisé avec ses copines mal dans leur peau et peu expressives (sauf entre elles et après minuit dehors).

« Ce soir 20 juillet elles font une fête. Je n’ose pas aller voir ce qui se passe … »  En fait tout  s’est bien passé. Je manquais un peu d’informations sur le programme et, pour avoir entendu parler de vodka, je craignais le pire. Les invités étaient parait il des jeunes connus, copains de William et coéquipiers de la course d’orientation. Ils étaient un peu bruyants tout de même et sur le coup de 2h du matin, Camilla a du recevoir un SMS succinct : « Silence dehors ».

Favorisé par une lune superbe le bain de minuit a semblé une réussite complète.

Je les ai conduites au supermarché pour faire des courses le premier jour, descendues à Aix pour visiter la ville et ce soir, lundi, elles vont à la mer avec Chloé. Nous avons le projet d’aller dans les Alpes mercredi, elles pour se balader, moi pour rendre visite aux amis Alain et Bernadette.

Jeudi après un tour au marché ce sera le retour avec Matthieu qui descend Joanna et sa copine.

Sans compter avec les mauvaises surprises et les changements de programme…

Je pourrais préparer quelques questions à poser à ces jeunes filles :

La veille du départ nous sommes allés à la cascade de Sigonce, rejoindre Yaël et sa mère. Il faisait particulièrement chaud au soleil mais bon sous les ombrages des bords de la rivière.

Aucun retour de la part des filles. Elles sont parties sans dire un mot et en me laissant des dégâts sur le lino dans leur pièce de séjour.

Marie Jo

… me posait récemment la question au téléphone : « Et si quelque chose n’allait pas pour toi, me le dirais tu ? ». Sur le moment je suis resté démuni. Curieuse question en effet ; je ne m’imagine plus parler de ce qui me concerne à Marie Jo. Je veux respecter la distance et la séparation qu’elle a décidées une fois pour toute. Mais je suis resté perplexe ; était ce un désir sincère et désintéressé que son remariage a masqué, un reste d’affection des années passées ensemble et de la famille en commun ? Je suis tenté de le croire et, connaissant Marie Jo à ma manière, il peut s’agir aussi d’un ancien réflexe professionnel de psychothérapeute cherchant le bon contact avec le client pour le faire s’exprimer.

Certes, il me reste de l’amertume par rapport à elle d’autant plus que Françoise l’a prise en exemple (c’est ce que cette dernière m’a dit) pour faire comme elle mais il est inutile de revenir sur ce sujet.

 

Pratique du matin

Je vous parle de ma pratique du matin, le matin, c'est le meilleur moment de la journée pour stimuler son énergie..

Je commence par prendre un bain dans le bassin dont j'entretiens l'eau avec soin ; quelques brasses puis les exercices énergétiques en maillot de bain pour ne pas choquer d'éventuels curieux ... Face au soleil : nettoyage respiratoire, étirements, quelques mouvements debout type salutation, brefs instants de méditation, un bol de tisane, massage avec quelques gouttes d'huile avant de m'habiller et de me retrouver sur mon ordi...

In the morning, I begin by having a bath in the pond the water of which I maintain carefully. Some breaststroke then the energy exercises in swimsuit not to shock possible curious.

 In front of sun: respiratory cleaning, stretchings, some typical standing movements greeting, brief moments of meditation, a bowl of herb tea, massage with some drops(gouts) of oil before dressing me and finding myself on my computer...

http://www.reverso.net/translationresults.aspx?lang=FR&direction=francais-anglais

 

Août

Août

Août Erreur ! Signet non défini.

Julia et Bérangère 25

Choralies 26

L’anniversaire de Luke 26

L’anniversaire de Sivi 27

à Mandagou 27

 

Julia et Bérangère

Julia a séduit l’entourage par sa jeunesse et sa calme élégance. Très lancée dans les pratiques énergétiques, elle a défendu ses nouvelles positions avec grande assurance. Cette année nous avons le droit à ses vidéos promises mais pas de photos.

J'ai remis Julia à la gare TGV ce matin. Elle semblait se trouver très bien ici. Bérangère l’a remplacée.

Bérangère est un mystère pour moi depuis trente ans que je la connais mais je la découvre petit à petit et l'apprécie de plus en plus. Je crois qu'elle s'adapte bien à mon énergie vieillissante. Nous avons passé, très bien, notre plus long séjour ensemble depuis que nous nous connaissons (30 ans).

 

Choralies

Deux jours de dépaysement à Vaison la Romaine. Le covoiturage avec Maelle et Joelle nous a fait participer en équipe sympathique à quelques activités d’une organisation bien au point et surtout au concert Moussorgski que nous donnions vers 17h au gymnase transformé en cathédrale. Plus de 300 choristes et une prestation qui a semblé convenir à tout le monde.

Pour moi, la qualité musicale importait moins que l’événement. Que reste t il en effet de l’ensemble sinon un souvenir de rassemblement exceptionnel, de convivialité qui dépasse les fausses notes éventuelles ? Nous aurions pu, aussi, avoir une belle soirée au théâtre antique ; l’orage a donné une tournure différente de ce qui était prévu. Au moment où les grosses gouttes de pluie se sont mises à tomber aux premiers accents du chant commun, quel festival de couleurs néanmoins et quelle joyeuse animation de parapluies bariolés !

 

L’anniversaire de Luke

Laurence, presque en vacances, s’est bien investie autour de Luke qui gardera peut être un bon souvenir de ses 14 ans. Après un long camp scout qui semble satisfaire son besoin de dépenses d’énergie, il a retrouvé le trampoline réparé de ses blessures et la piscine que j’ai bien du mal  à tenir claire. Avec ses copains jumeaux Victor et Oscar ils s’en sont donnés.

Après la fête avec ses copains, quelques jours plus tard, c’était sa grand-mère Claudie qui venait de Menton, le fêter et écouter le concert improvisé de David   .

 

La fête de famille du 16

Oui je vois du monde passer ; j'ai de la chance d'avoir un beau jardin.

La Normandie est bien loin, je ne suis pas comme toi qui bouges beaucoup, je me contente d'admirer ce que j'ai autour de moi.

Nous avons passé une belle journée, ce vendredi 16 : d'abord la famille Delenne est arrivée dans la nuit, petit dej puis préparation du déjeuner alors qu'ils faisaient un visite. Déjeuner avec Marie Jo et son mari Alain, JPhi, les Delenne, les Certano Laurence et David, les cousins Guillaume Ballée, Bérangère qui est ici pour quelques jours. Tous les jeunes dans la piscine et sur le trampoline faisaient plaisir à voir. En plus, du beau temps sans grande chaleur.

 

La pie

[11:55:56] Marc  Bitterlin: J'ai attrapé une pie ce matin dans mon piège.

[11:56:22] Jean-Philippe Bitterlin: ah!

[11:56:25] Jean-Philippe Bitterlin: bien!

[11:56:40] Marc  Bitterlin: Elle a passé un sale quart d'heure mais je n'ai pas pu la tuer et je l'ai relachée.

 

[12:22:53] *** Jean-Philippe Bitterlin envoie IMGA0332.JPG ***

[12:52:17] Marc  Bitterlin: original le point de vue cranien ! :)

[12:52:41] Jean-Philippe Bitterlin: oui

[12:52:50] Jean-Philippe Bitterlin: et je trouve le jeu de lumière très intéressant

[12:53:58] Marc  Bitterlin: Je reconnais une expression familière

 [12:55:13] Marc  Bitterlin: on ne peut pas dire que je n'ai pas de veine !

 

L’anniversaire de Sivi

Sylvie s’est sortie de sa campagne pour venir jusqu’à l’Escoub démarrer les festivités autour de son anniversaire. Seule Chloè qui était avec Paul, en vacances en Crète, manquait à l’appel sans compter la famille Delenne qui finissait ses vacances sportives.

En attraction nous avons eu droit à une démonstration de l’apprentissage du salto Arrière donné à Luke par Alexandre, maître en Rock acrobatique.

Déjeuner et diner avec les cousins Ballée. Le soir, Sivi nous a présenté Christophe son « grand ami » que nous avions aperçu déjà une fois ou l’autre. A cette occasion nous retiendrons la blague, inédite parait il, qu’a sortie David  quand elle nous en parlait : « ah ! encore un chercheur d’or avec un grand tamis… oui, il y a des grands et des petits tamis », en accompagnant sa phrase de gestes explicatifs.

à Mandagout

A l'initiative de JPhi et de Marie Jo, la famille s’est retrouvée 3 jours dans les Cévennes pour fêter les anniversaires de l'année : 40, 45, et 50 ans ...

Trois jours de retraite en famille, atmosphère détendue,  organisation simplifiée par l’accueil en auberge. Le mardi une belle balade où je me suis senti tellement proche de mes quatre enfants et Cordula ; c’est ce moment que j’ai préféré.

Le mercredi, un couac me laisse un souvenir cuisant. Le départ pour l’ensemble est prévu en deux voitures mais, descendu après les autres, Grandpère ne voit plus personne et se résigne à faire la balade tout seul en montant directement dans la montagne par le passage que les moutons avaient emprunté le matin même. Dans les voitures ou s’aperçoit que quelqu’un manque  au bout de quelques minutes ; demi tour mais plus personne à la maison. A la pause, personne. Dans la forêt pentue, l’aventurier solitaire dérape en passant d’une restanque de châtaigniers à une autre. Accroché par des branchages ou des ronces, le sang coule … mais il faut rejoindre l’auberge. Le chemin des moutons est loin maintenant, la route arrive enfin mais impossible de trouver des repères. Est ce avant ou après le village ? La direction prise n’est pas la bonne ; l’heure tourne et ce n’est qu’à 13h30 que l’auberge est enfin atteinte mais désertée.

C’est en remettant de l’ordre dans les affaires qu’il manque un appareil auditif sur l’oreille gauche ; une branche l’a accrochée et il est resté dans la forêt. Il est peut être encore possible de le récupérer. Avec Matthieu nous refaisons le chemin mais impossible de retrouver l’endroit de la chute. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! Pourtant le lendemain une nouvelle tentative et une dernière promenade avec les enfants pleins de bonne volonté dans la forêt aux moutons ne donne pas plus de résultat.

Ce détail exclu, petits et grands étaient ravis de se retrouver. Les filles ont donné un superbe ballet en fin de séjour pour illustrer les créations de Marie Jo pour ses quatre enfants.

 

 

Septembre

Septembre

Journal septembre 28

La fin de l’été 28

Vie courante 29

Photos 29

Elle s’en va 29

La réunion de Famille chez Geneviève 29

Les JNE de Bussang 30

 

La fin de l’été

La première semaine de septembre marque bien la fin de l’été. Fin des vacances d’abord et s’il fait encore très doux fin de la belle saison.

Le bassin baignade est enfin déserté. Il n’y a plus guère que moi qui sois capable, en hésitant, de me baigner dans l’eau devenue définitivement verte, abandonnée par l’effet de tous les soins et traitements. J’attends encore avant de remettre les quelques poissons rescapés des mares que j’ai du protéger du héron par un filet.

Bérangère est repartie à Paris pour attendre tranquillement sa petite fille et faire une randonnée de deux jours en Baie de Somme. Etre là où elle est semble son destin ; c’est un choix tranquille. On pourrait croire qu’elle vit sans états d’âme mais elle a un œil sur tout ce qui se passe.

 

Je regarde la 2 et  je fais connaissance avec Mylène Farmer ! C’est beau d'être vedette !

J'ai dîné tout seul mais José, qui partage souvent les repas avec moi, m'a téléphoné qu'il était retenu chez des amis. Il est bien quand même !

Je vois Françoise connectée et je suis très tenté de tenter quelque chose

Je viens d'appeler Thérèse C et je l'entendais bien mieux. Téléphoné à  Georges qui était allé au cinéma cet après midi mais il était incapable de me dire le titre du film.

 

Dimanche 7 je suis allé faire une petite promenade dans le quartier et visiter la maison abandonnée en construction le long du chemin du Puy du Roy et, dit on, appartenant à un joueur de foot Wil. Walace. C’est sinistre comme un conte de fée, digne du Grand Meaulnes.

 

Hier soir Flavie était ici et elle revient ce soir. C'est une compagnie que j'apprécie beaucoup.  Nous avons échangé sur la Foi.

Notre réunion à Marseille sur la prière et les Béatitudes était bien animée mais en partant trop vite j'ai oublié mon appareil de photos; m'en apercevant encore à Marseille j'ai fait demi tour mais pour rien et j'ai été vexé d'avoir perdu beaucoup de temps. 

 

Pour les journées du Patrimoine José m’a emmené visiter le musée Vasarely le samedi. Je ne connaissais pas bien cet artiste qui a marqué le 20ième siècle. Le dimanche, avec mes amis Swchartz de Marseille qui me rapportaient mon appareil de photo nous sommes allés au Grand St Jean, le domaine et le cimetière.

 

Vie courante

 Pour ce qui est du chapitre "vie courante", je me vois parcourir mon jardin matin et soir en plus des heures que je passe à la soigner. Je regarde chaque plante pousser surtout après une averse ou un orage ou me demander un peu d’eau en période de sécheresse.

Ayant installé mes poissons pour l'hiver à venir dans la piscine avec quelques plantes d'eau, j'ai vu ce matin, le héron qui s'envolait de la première marche. J’espère qu'il n'a rien attrapé mais il m’a nettoyé les autres mares qui sont désertes maintenant si ce ne sont les tortues qui y règnent depuis plus de quinze ans. Il faudrait une permanence constante dans le jardin pour protéger fruits et animaux des pies, des hérons, des chiens et autres prédateurs.

Je me suis payé un beau broyeur et je jardine en me ménageant quelques temps de relâche mais je me fais vieux.

 

 

Photos

A Sivi : « Tu t'es bien débrouillée ! C'est un très beau dossier, je trouve.

Tu as choisi tes sujets et tu les as montrés sous toutes les coutures. C'est difficile de choisir.»

J'aime bien quand tu montres un thème ou un moment comme les moutons ou mieux encore la chorégraphie des filles qui pouvait s'adapter à n'importe quel sujet. Les expressions sont en rapport avec la personnalité de chacun.

Pour moi quitte à faire des photos moins bonnes, moins nettes et avoir des sujets qui me tournent le dos, j'aime arriver à fixer l'instant signifiant, qui parle de quelque chose et non pas "Attention ! Regardez moi ! Untel tourne toi ou pousse toi un peu etc..." Et souvent on gagne des grimaces ou des gestes conventionnels qui n'ont aucun intérêt notamment pour la mémoire. On a souvent envie de les jeter quand on les retrouve.

 

Elle s’en va

C’est le film qu’Emmanuelle Bercot a réalisé pour Catherine Deneuve. Cette dernière, même si elle joue avec talent, ne quitte pas l’écran de la première à la dernière minute, c’est de l’idolâtrie. Elle fait jouer aussi son fils Némo Shifman  mais elle lui en fait faire un peu trop à mon goût, ça manque de naturel. Et puis qu’y a-t-il dans ce film ? Une histoire surfaite et incohérente à travers la France et toujours Catherine Deneuve même si elle emprunte un autre prénom pour les besoins de l’histoire qu’on a du mal à suivre.

 

La réunion de Famille chez Geneviève

Je m’étais programmé une semaine de vacances en ce début d’automne.

Pour commencer, la fameuse réunion de Famille qui cette année était organisée chez Geneviève. Thérèse vous dira que cette prise en charge de la famille Charbonnier était motivée par le fait que ce serait sans doute la dernière fête de famille pour Geneviève mais cette raison me gêne un peu. Disons que les enfants Charbonnier, accueillants et artistes sont bien rodés pour ce genre de festivités.

Le samedi le rendez vous était au 38Riv, la cave de Vincent. Une animation musicale et théâtrale a ravi l’assistance. Ensuite diner aux Arcadies entre cousins. Le dimanche, 84 personnes ont trouvé facilement de la place sous les tentes dressées et par un temps clément. La photo de famille a été traditionnellement l’élément central.

Les JNE de Bussang

Je prenais le train le soir même à la gare de l’Est pour participer à Bussang, aux Journées nationales du groupe Poursuivre où j’adhère à Marseille depuis 2007 . Arrivant en retard j’ai été accueilli à Remiremont  par deux dames fortes aimables dont je ne sais plus le nom et qui n’ont rien voulu accepter en échange du trajet de 40 kms qu’elles ont fait pour moi. C’était  me montrer l’esprit de la rencontre, générosité et fraternité.

Le thème était : « Etre passeur d’espérance ». Beau programme que nous avons exploré grâce à quelques conférenciers remarquables dont Guy Aurenche. On était de tous ages à partir de 60 ans, Jeanine en avait 91 ; j’ai trouvé touchant de vivre son âge chacun à sa façon, c’est encourageant si besoin était et porteur d’espérance. Notre génération se défend bien.

Nous avons eu une table ronde avec des Jeunes (ils avaient plus de trente ans) ; ils n’étaient pas très convaincants.

Une journée touristique était prévue et nous l’avons passée, pour notre groupe, à Strasbourg en traversant l’Alsace et en passant au retour, par Obernai.

Que dire sur le thème ? Espérer pourquoi ? Ma réflexion :

            Parce que la vie est là. Elle m’est donnée, elle me dépasse.

Par respect pour tous ceux, qui m’entourent ou qui ont fait partie de mon époque, que j’aime ou que j’ai aimés, pour tous ceux qui se battent ou se sont battus pour faire avancer le monde.

Parce que j’ai vu naître mes enfants et mourir certains d’entre eux ; que je veux donner un sens à leur vie comme à la mienne.

Parce que je crois avoir ma place dans le grand mouvement vers l’Unité finale.

Parlerai je de mes résistances à cette espérance ?

            Je suis vieux, j’ai 90, 80, 70, 60 ans, je suis vieux, lourd, plus ou moins handicapé.

Je fatigue vite, je dois faire attention à mes limites, à ce que je mange, à mes lunettes, à mes prothèses …

Je profite encore des petits plaisirs de la vie, je suis gourmand sur bien des plans, j’ai des envies mais j’ai de plus en plus de mal à les satisfaire et je dois les payer souvent bien cher.

Je vis mon âge mais je préfèrerais avoir 40 ans de moins.

Les Jeunes ? Je croyais encore en faire partie il n’y a pas très longtemps. Ils m’acceptent, ils m’aiment bien mais j’ai l’impression de me rapprocher des enfants.

Je deviens une archive qui restera peut être dans leur souvenir.

 

 

 


Journal octobre

 

Octobre 1

Mademoiselle Lou 1

Au retour du Cantal 2

Covoiturage et mal être 2

Ecrits et photos 2

Le groupe Poursuivre 2

Flavinette 2

 

Octobre

Mademoiselle Lou

Coucou grand père. Je m'appelle Lou, je suis née à 16:34 le 8 octobre, je mesure 50cm et pèse 3,6 kg.
de Lambert sur SFR
 

Me voici donc grand père une nouvelle fois à l’âge d’être arrière grand père, me dis je … la vie est ainsi faite.

L’accouchement a été difficile, témoin la photo prise quelques minutes après la naissance et qui montre des tubes et témoins cardiaques mis en place lors de la césarienne.

Mademoiselle Lou semble imposer ses besoins alimentaires ou caprices à ses parents qui ont du mal à faire face. Une période difficile à passer. J’imagine que le chien Athos qui était une préoccupation majeure du couple est passé à un autre plan.

Lou, avec ses parents :

Au retour du Cantal

De séjour à Cussac en garde de Camilla, Joanna et Tommy, j'étais chargé de voiturer les uns et les autres en l'absence des parents alors parisiens.

Je suis vraiment ravi d’avoir passé quelques jours avec mes trois « petits enfants » ; ils sont gentils, aimables et conscients de leurs responsabilités. Ils sont accueillants, presque attentionnés aux uns et aux autres, en tous cas à eux-mêmes. Je suis émerveillé du travail réalisé par tous et Matthieu en premier pour faire une belle maison familiale. Que d’investissements déjà ! Le rez de chaussée, avec le séjour et la cuisine, est pratiquement terminé, vaste et bien chauffé. Les enfants ne sont pas frileux et ils supportent bien les courants d’air froid dès qu’ils montent dans les chambres. Il reste encore énormément à faire pour les étages mais Matthieu est courageux et semble suivre son plan avec précision. Il lui faut de la patience et de la persévérance pour mener à bien tous ses projets et en plus rendre service à droite ou à gauche. En attendant tout le monde s’accommode très bien de la vie de famille, famille très unie et sans tensions apparemment. Ils savent trouver des échappatoires dans les activités sportives et les déplacements amicaux, familiaux ou nécessaires. Pas de télévision mais il y a un ordinateur pour chacun ou presque.

Le jardin bien entretenu donne des beaux légumes et des fruits. 

Ici, à Aix, je jardine sans attendre rien de particulier, je trouve là l'énergie qui me permet d'exister. Je taille les buissons, fais du compost et m’apprète à déterrer les dahlias. Il y a des gros kakis qui mûrissent doucement et de jolies arbouses …

Covoiturage et mal être

Déjà inscrit depuis le début de l’année, j’ai fait l’expérience du co voiturage pour les parcours Aix-Auvergne. J’ai proposé mon trajet et Blablacar m’a fourni des passagers, une à l’aller, quatre au retour. Je dois dire que si l’organisation est précise et bien rodée, elle est surtout destinée aux jeunes qui souhaitent faire des économies, aux étudiants particulièrement, elle est accessible à tous mais il faut s’y adapter. Ce n’est pas toujours facile de fixer les points de rendez vous et de moduler les horaires en fonction des aléas du voyage. L’amabilité est de mise mais les négociations sont parfois ardues.

J’ai eu du mal à circuler dans Montpellier pour trouver la gare et ses différentes sorties mais surtout je suis tombé sur un couple de jeunes qui m’a mené en bourrique. J’en suis resté meurtri. J’ai voulu faire le généreux, le serviable, je me suis fait exploité et dévalorisé par une minette de 18 ou 19 ans, Romane qui, au bout du compte, m’a renvoyé que j’étais nul, peu aimable et que je ne comprenais rien au covoiturage.

Déjà je me suis mis en marge de l’atelier Ecriture car je n’y trouve pas mon compte ; je suis lent à comprendre et m’y sens mal à l’aise, en plus, j’estime que l’exploitation des textes composés est insuffisante.

Je me trouve, de plus en plus, décalé par rapport à mon entourage et particulièrement aux jeunes. Nos préoccupations, nos rythmes ne sont plus les mêmes. Si, dans certains cas, je me vois accepté, pris en compte, aimé, j’ai l’impression d’être « à côté de la plaque » le plus souvent, en résumé, vieux.

J’en suis au point de redouter la mentalité que je vois arriver avec la montée du Front national. Si un jour la nouvelle génération décide d’éliminer les plus de soixante dix ans parce qu’il deviennent en charge et inutiles nous serons bien impuissants à nous défendre.

 

Ecrits et photos

Ma réflexion ne concerne personne en particulier. C'est un résumé de ce que je pense et je trouve que ce n'est pas particulièrement négatif. Un peu amer sans doute, une pensée de vieux mais qui n'exclut ni l'espérance ni la confiance sans quoi la vie n'a plus de sens.

Thérèse elle, a réagi sur les photos de guerre estimant que je n'avais pas à les communiquer vu qu'elles ne m'appartiennent pas. C'est vrai, pas plus à moi qu'à quelqu'un d'autre, elles ne sont à personne d'ailleurs, elles font partie du patrimoine familial et social. Comme si les souvenirs, même en images, pouvaient être la propriété de quelqu'un, d'autant plus que, pour ce domaine de la guerre, tous les acteurs sont morts depuis longtemps. Ce fameux droit à l'image, que personne ne peut revendiquer ici, me hérisse car c'est une atteinte au devoir de mémoire et à la culture dont les nouvelles générations peuvent profiter.

J’ai présenté par ailleurs les écrits de Michel G., une partie de sa correspondance des années 63-66 quand il était en Haute Volta comme missionnaire. Il semblerait que la notion de mission de l’Eglise a évolué maintenant, c’est plutôt une présence chrétienne qu’une évangélisation. 

 

Le groupe Poursuivre

Notre groupe Poursuivre s’interroge sur son avenir. Nous vieillissons et n’arrivons pas à renouveler nos effectifs. C’est au milieu de ces amis dont la devise est « Vivre son âge dans l’espérance » que je réalise le mieux où j’en suis.

 

Flavinette

Régulièrement j’ai la visite de Flavie qui, venant des Alpes de Haute Provence pour vendre sa viande d’agneaux, aime s’arrêter ici pour les nuits du vendredi et du samedi. Nous avons ainsi l’occasion d’échanger et faire le point comme lorsqu’elle habitait à la maison où sont nés ses deux premier enfants. Jeanne à l’âge de Tommy et Matis est de 2003. Nino a déjà 3 ans et je n’ai pas encore fait sa connaissance. Elle reste ma fille adoptive et nous gardons beaucoup d’affection l’un pour l’autre.

 

 

Journal novembre

Novembre

 

Leçons de chant 1

Dominique 1

Les vacances des Parisiens 2

Retour de Paris Orléans Normandie 2

Mariage pour tous, José 3

Intérieur et extérieur 3

Concert Moussorgsky 4

Lettres de guerre 4

Tout peut arriver ; l’approche de la fin 4

*** 4

 

Leçons de chant

J’avais dans la tête de prendre quelques leçons de chant pour ajuster ma voix et particulièrement  de choisir le pupitre, ténor ou baryton, le mieux adapté à mon appareil vocal que je trouve de plus en plus en dérangement. Je me trouve souvent en difficulté pour téléphoner et même pour établir une conversation ; à plus forte raison pour chanter. Pourtant ave un peu d’échauffement tout rentre dans l’ordre, il reste seulement un petit encombrement que j’évacue en toussotant. Je mettais tous ces ennuis sur le compte de ma mauvaise audition mais c’est l’ensemble des fonctions et l’énergie vitale qui commencent à manquer. Curieusement il pourrait y avoir un lien avec mes difficultés digestives, mon jeune prof de chant ne m’a-t-il pas dit que les tomates n’étaient pas recommandées pour la voix ?

Je me suis donc décidé et j’ai profité des vacances scolaires pour prendre deux rendez vous. Je n’en tire pas grande amélioration, en tous cas rien de nouveau pour moi. J’avais choisi, pour travailler, la chanson de Prévert « Les feuilles mortes » ; je la trouvais tout à fait adaptée à ma situation. Interprétée par Yves Montand, c’est un régal. J’espère pouvoir la présenter facilement si on me demande un jour de chanter quelque chose.

 

Dominique

« Pour moi ce sera une épaule, une aussi bonne que celle que j'ai faite dimanche soir. Elle était vraiment délicieuse. Je l'avais préparée avec des topinambours du jardin et des figues, des fraîches de la première récolte que j'avais congelée, et des séchées au soleil. Il me faudra au moins deux morceaux pour pouvoir recommencer en cas de besoin. » C’est ce que j’écrivais à Flavie qui prenait commande pour sa livraison de viande d’agneau du mois de novembre. Je m'étais mis en quatre afin de composer, pour trois, un petit dîner à l'occasion de la présentation du nouveau chéri, Dominique, de Sivi.

Elle, semble en grande forme, présente à tout, à tous et à elle-même. Cette nouvelle relation semble lui réussir. J’espère que la relation tiendra dans le temps et que Sylvie ne sera pas déçue.

Dominique est un garçon (il faut préciser car avec ce prénom et le mariage pour tous très en vogue à l’heure actuelle, on ne sait jamais …), un homme mûr (un grand père de quelques années de plus qu’elle ..) qui m’apparaît très gentil, aimable et séduisant. Je dirais qu’il pourrait être une personnalité histrionique, aimant parler et très en verve sur toutes sortes de sujets qui l’intéressent, particulièrement la kinésiologie, une technique dans laquelle il s’est lancé après avoir roulé sa bosse à droite et à gauche. La tête dans les nuages, manquerait il de sens pratique et d’exactitude devant les réalités de la vie de tous les jours ? Sylvie aura peut être à compenser.

Les vacances des Parisiens

[12/11/2013 22:18:16] Marc  Bitterlin: Passez de bonnes vacances ! Bises

 

[14/11/2013 16:03:51] Marc  Bitterlin: Coucou ! Je te vois connecté. Où en êtes vous, quelles nouvelles ?

[14/11/2013 16:15:20] cordujeanphi: Coucou

[14/11/2013 16:15:44] Marc  Bitterlin: ah ! des nouvelles ?

[14/11/2013 16:15:58] cordujeanphi: Tout va bien

[14/11/2013 16:16:22] cordujeanphi: Nous sommes à nouvelle Orléans avant de partir deux jours au Mexique voir le cousin Nicolas.

[14/11/2013 16:16:35] Marc  Bitterlin: Bon c'est déjà un bon point ... :)

[14/11/2013 16:17:18] Marc  Bitterlin: et il fait beau ? Comment c'est la vie aux USA ?

 

 [06/11/2013 17:29:00] Marc  Bitterlin: Je me disais, en pensant à toi cet après midi que plutôt que de partir dans les îles en vacances, ça te ferait du bien de venir jardiner ici ; ça te changerait de ton ordi.

(il avait trouvé la réflexion originale mais sans rapport avec ses besoins …)

 

Retour de Paris Orléans Normandie

Donc, je suis allé à Paris jeudi 8 au soir, pour arriver chez JPhi et Cordula sur le point de partir en  vacances et toujours préoccupés des travaux de leur cabinet de toilette, travaux qui ne sont pas terminés. Aussi bien pour les WC, la douche et les finissions.

Une petite visite chez mes amis Charles André et Françoise de Maison Alfort pour le déjeuner et par St Lazare, direction Rouen Mont st Aignan chez ma sœur Annie.

Le temps n’était pas merveilleux mais c’est assez habituel dans la région. Veuve depuis peu et en bonne santé, Annie prend du goût à la vie et profite des opportunités pour aller simplement, rendre visite aux uns et aux autres. Elle m’a donc accompagné et nous nous sommes dirigés sur St Wandrille, pour jeter un œil sur l’abbaye et déjeuner chez Philippe et Marie Thé en compagnie de Daniel et Martine B. Ensuite à Veauville les Baons, nous avons fait un tour dans le jardin abîmé par la tempête, une visite au cimetière pour se recueillir sur la tombe de Céline et constater son délabrement inéluctable malgré l’entretien effectué, enfin à Yvetot chez Daniel et Monique L.

De retour à Paris le dimanche, j’ai pris le train pour Orléans afin de faire connaissance avec ma dernière petite fille Lou qui venait d’avoir un mois. Lambert et Julie, ses parents, sont fort occupés pour subvenir aux demandes qui deviennent facilement des exigences de ce très joli bébé.

Le 11 novembre à St Maurice, avec Thérèse, nous avons fait un petit pèlerinage en bord de Marne dans la région de notre enfance.

 

L’atterrissage à Aix est laborieux, le temps de retrouver ses marques, d’arroser les plantes d’intérieur que j’avais rentrées craignant l’arrivée du froid, reprendre contact avec les rendez vous pris à la banque, ne pas oublier la chorale du mercredi soir, faire les courses indispensables, répondre aux correspondants, retrouver les problèmes de cohabitation à propos des contrats, noter les impressions du séjour, commencer à traiter les photos prises et notamment celles de la guerre de 14 trouvées chez Geneviève et Thérèse, préparer la réunion de l’atelier S. à Marseille vendredi sur le livre de Nathalie Sarthou-Lajus « Sauver nos vies ».

Le jardin attendra ; pour y finir les rangements d’automne, traiter les arbres fruitiers à la tombée des feuilles, continuer le compostage. Pendant mon absence c’est la voisine Ursula qui s’est chargée des animaux ; elle était ravie de se rendre utile en échange de la jouissance assez régulière du jardin avec ses petits enfants. Elle connaît la maison depuis les années 80 pour y avoir habité avec Pierre qui lui, mène toujours sa vie d’ermite dans le mobile home.

Dans ce milieu, je me sens calme, je souhaiterais pratiquer un peu plus le yoga mais j’ai toujours quelque chose à faire de soi disant plus important.

Bernadette, elle, toujours plus ou moins bousculée, apprécie bien son appartement du premier étage, elle a l’impression d’être à la campagne. Les petits services échangés et les repas partagés entretiennent les bonnes relations.

 

Mariage pour tous, José

J’ai aussi retrouvé José, toujours craintif, sur son avenir comme sur son passé, utilisant différents stratagèmes ou aides sociales pour vivre ses aspirations politiques ou religieuses qui changent régulièrement. Des Bouddhistes il est passé aux Mormons et fréquente maintenant l’Eglise catholique avec la même ferveur en espérant y trouver matière pour d’éventuels reportages. Sans ressources particulières, il mène bonne vie sans toutefois exagérer ; il se débrouille et exploite, entre autres, mon caractère accommodant pour se faire conduire à la gare par exemple à des heures plus que matinales ou tardives (les moins chères pour le train).

Nous avons des discussions sans fin au sujet de cette initiative malheureuse du gouvernement de faire voter la loi sur le mariage pour tous, loi qui prête tant à confusion et à manifestations pour les opposants.

Pour moi il ne s’agit que de contrat et la loi n’a rien à voir avec les valeurs humaines ou la religion. Le principe étant l’égalité des droits de chacun quelles que soient la situation sociale ou la couleur de la peau.

Lundi soir il y avait une petite réunion organisée par José autour du feu. Il s’apprête à partir pour un séjour de quelques mois dans une communauté du Var et tenait à faire ses adieux. Nous étions sept, familiers de l’Escoub. J’ai eu mon petit effet en lançant solennellement que, à l’époque du mariage pour tous nous avions décidé, José et moi, de nous marier … Scandale ! José ne riait plus du tout et nous avons eu droit à une diatribe sur les mariages contre nature et ses arguments habituels.

Intérieur et extérieur

Tout est en place pour affronter la venue du froid dans la maison ; en cette deuxième partie du mois, les plantes sont rentrées. Nous sommes privilégiés par rapport aux autres régions, la neige et le froid sont au rendez vous en Auvergne et dans les Alpes de Haute Provence. Sivi est en panne avec sa voiture. Ici il commence à geler.

 

Bérangère qui communique bien à certaines occasions était en alerte et en déplacement sur Limoux ces temps ci, sa mère menaçant de s’éteindre. En fait cette dernière joue les prolongations et Bérangère est retournée à Paris. « Tu te comportes comme un vieil acariâtre égocentrique. » me dit elle gentiment dans nos échanges à distance, échanges que je voudrais fréquents et intimes.

 

Concert Moussorgsky

Nous avons donné, à Marseille hier, à l’église du Sacré Cœur notre dernier concert Moussorgsky, la messe St Nicolas. C’était très gratifiant après deux années de travail dans une ambiance excellente de chanter une œuvre que je commençais à connaître pour ma part.

Je véhiculais deux « anciennes » dont la célèbre Hélène Guy très appréciée et redoutée en même temps dans le monde de la musique. Ses manières précieuses et entières en font un phénomène qu’il ne fait bon de contrarier.

Lettres de guerre

   Ayant repris contact avec les Lettres de Jean Bitterlin à ses parents en 1917, je me suis attelé à les présenter sur le site. C’est un travail important et je ne sais pas trop qui pourrait s’intéresser à ces archives. Toute fois en ce temps de centenaire j’ai trouvé intéressant d’apporter ma contribution.

 

Tout peut arriver ; l’approche de la fin

Je parlais à Sylvie de l'échéance de plus en plus prochaine de la mienne. Et le petit accident de cet après midi dont elle a été témoin a concrétisé mes propos.

Sivi voulait décrocher des kakis pour s'en régaler. J'ai donc déplié l'échelle et l'ai fait reposer sur une branche de l'arbre. Mais par mégarde je l'avais mis à l'envers si bien que lorsque je suis monté, Sivi tenant l'échelle, celle ci s'est repliée et me suis cassé la figure avec l'échelle pardessus.

Je me suis abîmé un peu la main mais rien de grave.

Tout peut arriver et encore plus quand on vieillit

Jusqu'à présent je suis passé à travers de multiples causes d'accidents alors que j'en ai connus qui n'ont pas raté la première occasion.

***

 

 


Journal Décembre

 

Décembre

 

Décembre 1

La soirée à l’Entrepôt de Venelles du 30 nov 1

La course  à la Ste Baume 2

Le blog 2

Dix ans après 2

La fin d’une époque 3

Décès de Mandela et de Jo Cartelier 4

Les feuilles mortes 4

Après la veillée de Noël, le 25 … 4

Les règles de vie du Dalai Lama 5

 

La soirée à l’Entrepôt de Venelles du 30 nov

Sylvie était malade, pas grave mais très gênant et très fatigant : un nouvel abcès dentaire, venu d’on ne sait où, l’handicapait particulièrement et la défigurait.

Après la présentation de ses stagiaires qui forment une belle équipe, elle avait programmé une première pour elle, elle devait se produire en solo dans « Lire en chemin * » alors que jusqu’à présent elle se faisait seconder par un musicien chargé de prolonger son spectacle et l’agrémenter.

Pourtant nous n’étions pas inquiets. Plus il y a de contraintes plus l’énergie essentielle se fait valoir et c’était le cas samedi. Elle a trouvé les ressources nécessaires pour présenter un vrai spectacle bien ficelé, sans longueurs ni temps morts. Ses livres sont là pour le décor, elle connaît tout par cœur, parfaitement. Elle sait donner une ambiance aux textes qu’elle a choisis en les disant dans une interprétation personnelle, avec justesse et sobriété. Elle aurait pu faire durer le plaisir dans certains passages en en faisant une lecture par exemple mais elle a préféré des morceaux, assez courts pour certains, afin de nous faire apprécier la variété et le style des auteurs. La musique, en partie enregistrée, demandait encore le secours d'une manipulation extérieure mais elle était particulièrement bien adaptée aux textes pour les prolonger et les mettre en valeur.

 

La course  à la Ste Baume

Nos Cantalous se sont élancés sur les routes une nouvelle fois pour disputer une course d’orientation à la Ste Baume. Ils ont dormi à la maison, les enfants dans le dortoir de Grand père et les parents dans la chambre d’amis. Dimanche matin, grand branle bas pour être à l’heure ; petit déjeuner fiévreux et les voila embarqués. Les résultats sont à la hauteur de leurs performances habituelles avec 3 premières places.

 

Le blog

Relancé par Maurice je me décide à revenir sur PapaMarc.

Une larme vers Luigi qui fait le sujet de mon dernier spot, il y a déjà 16 mois. Si je me suis habitué à son absence, il garde une belle place dans ma mémoire. Il est l’exemple même des petits, des pauvres tels que les entend « les Béatitudes », vers lesquels je voudrais tant aller et me sentir proche.

Je vais reprendre mon journal et consigner sur le blog, dans le désordre, les passages que je trouve importants.

 

Dix ans après

C’était en 2003, recontacté par Françoise, nous reprenions la correspondance que nous n’avions pas entièrement perdue depuis trente ans …

 Le rendez vous était pris pour le 31 décembre à Rouen sans avoir d’idée particulière sur la forme. Je me souviens de la rencontre à la gare de Rive Droite et d’une visite chez ma sœur à Mt St Aignan. J’ai écouté Françoise qui tentait de se mettre à jour depuis le temps où nous nous sommes connus, à Yvetot. Ses difficultés pour avoir ses enfants, sa famille, son style de vie, ses engagements, ses réussites à organiser des marches vers Compostelle. Nous avons alors décidé de nous revoir après son voyage au Brésil prévu pour le mois de janvier 2004.

Dix ans ont passé et je me retrouve dans la même situation, familiale et sociale. Avec dix ans de plus et des souvenirs consignés dans mon journal plus ou moins présentés en photos sur mon site.

Que reste t il du passage de  Françoise ? Quelques bibelots peut être, parmi tous ceux qu’elle exposait à profusion, objets abandonnés dont j’ignore l’histoire et qui restent sur le piano ou la bibliothèque. En les revoyant je les rattache, entre autre, à une époque marquée par les déménagements et les aménagements successifs. Des essais sans suite avec moi lui ont permis de trouver la sécurité, j’espère, avec un autre, soit l’objectif qu’elle recherchait sans doute.

J’appréciais ses qualités, son dynamisme tant que je me sentais important et que nous partagions nos impressions et notre intimité.

Je pensais toujours que nous finirions par trouver la bonne façon de vivre ensemble en gardant notre autonomie et notre amour inconditionnel.

Je n’ai pas d’animosité mais j’ai mis longtemps à comprendre que ce n’était pas possible ; la différence d’âge et les incompréhensions étaient trop importantes.

 

Ces lignes, communiquées à Françoise, me valent une réponse. Et j’enchaîne :

 

« Tu n’as pas apprécié le mot « essais » ; je peux reconnaître qu’il n’est pas approprié à ce que nous avons vécu. J’avais en tête les différentes tentatives d’installation en Normandie ou ici, à l’Escoub ou en Provence. C’est vrai que tu t’es investie totalement dans une démarche qui te coupait de ce qui faisait ta vie à Yvetot. Tu m’en a mis la responsabilité sur le dos alors que je n’ai fait que rentrer dans tes initiatives, peut être et c’est mon côté faible, je le reconnais, par goût de l’aventure. J’en ai discuté récemment avec Colette F. (qui a bien du mal en ce moment …). Au bout du compte, tu t’en sors très bien apparemment. En acceptant de perdre un moment ta sécurité, tu as tout gagné. C’est ce que tu n’hésites pas à montrer même si tu n’en parles pas. C’est aussi l’avis des Avril à ce que j’ai compris.

Tu relèves aussi que je n’ai pas d’animosité puisque je ne tenais pas à toi. J’étais partagé, en effet, entre ma tranquillité, mes engagements et l’agitation qu’entraînait ta présence.

Pour ce qui est du partage j’exprimais par des notes, que j’adressais à des proches, ce que tu pouvais dire directement oralement avec force détails. Chacun ses façons de faire et en effet, les miennes ne te convenaient pas. C’était regrettable.

« comment peux tu encore me faire autant de mal . » dis tu. Je ne mesure pas, peut être, le mal que j’ai pu ou que je peux encore te faire. J’en suis désolé. »

Cet échange semble avoir clos définitivement notre relation.

(voir « Françoise et Bérangère »)

La fin d’une époque

Un coup dur pour moi aujourd'hui : juste avant de partir à Martigues vers midi, j’ai découvert une horreur : un visiteur indésirable s'est introduit dans le pigeonnier et a massacré huit pauvres bêtes sur place. Il m'en reste seulement 2 ; je suis désolé et secoué de cette violence, cet acharnement bestial. Il s'agit très probablement d'un renard ou d'un petit chien, vues les traces de crocs laissées sur les malheureuses bêtes.

Comment le bandit s'est il introduit ? Mystère mais pour ressortir il a du forcer le grillage de la porte et a tenté de passer en dessous en labourant devant le seuil. Les victimes étaient quasiment ensevelies.

Je n'ai plus qu'à espérer que les rescapés pourront se reproduire ou bien ce coup du sort marquera la fin d'une époque.

 

Décès de Mandela et de Jo Cartelier

Un rendez vous ? Une fin de deux êtres remarquables. L’un très médiatiquement laisse une empreinte en faisant avancer l’humanité sur le chemin de l’égalité, l’autre a mis modestement mais efficacement son énergie intelligente et son humour au service de son entourage. J’ai côtoyé Jo sans vraiment l’avoir approché mais je l’ai profondément admiré.

 

Les feuilles mortes

Cette année les feuilles restent accrochées aux arbres bien plus que d’habitude. A la veille de Noël elles jaunissent doucement sur les cognassiers et mûriers mais les feuilles de chêne se répandent sur le sol alors que je remarquais qu’elles pouvaient rester accrochées jusqu’à la repousse au printemps.

Notre chorale se porte mieux. Nous nous sommes accommodés avec le chef  Mickael avec qui j’ai pris deux cours particuliers début novembre. J’avais choisi « Les feuilles mortes » pour pouvoir en faire une présentation  à l’occasion…

 

Après la veillée de Noël, le 25 …

Tout est terminé à deux heures du matin, la maison remise en état ! Encore un moment exceptionnel ! Ressentant un petit coup de mou, je me retrouve seul avec les superbes pigeons que Laurence très fière a été dénicher je ne sais où pour « le cadeau » de Grand père. Le couple rescapé semble se demander quels sont ces intrus qui sont installés dans la cage qu’ils n’osaient plus habiter. Ils finissent par la réintégrer et fréquentent avec méfiance les nouveaux.

La soirée du 24 s’est merveilleusement bien passée avec un programme impressionnant. Pour commencer, vers 19h, après l’apéritif au coin du feu, durant lequel tout se prépare pour le repas, « les sept » nous ont présenté, dans la salle, une chorégraphie de qualité qu’ils avaient composée dans l’après midi avec quelques conseils de Sylvie pour la mise en scène. Des solos de danse moderne avec successivement, Yaël, Joanna et Luke le tout dans des enchaînements simples et de qualité.

Puis la tablée familiale animée par la bonne humeur des jeunes et la répartition des cadeaux placés sur le sapin. Les spécialités du Cantal, les petites trouvailles des uns et des autres n’ont laissé personne sans petits paquets soigneusement emballés. Le repas par lui-même a été plus que copieux et malgré l’appétit féroce des grands n’a pas manqué de faire des restes pour la semaine.

L’événement non programmé a été le crash du banc sur lequel était installé Marie Jo et deux de ses filles. La pauvre grand-mère ne manquera pas, je suppose, de rattacher cet incident malheureux, spectaculaire et totalement inattendu après quarante cinq ans de bons et loyaux services de cette fabrication artisanale et normande qu’elle avait elle-même commandée, à un coup du sort venu à point pour lui rappeler son destin familial qu’elle a voulu mener et maîtriser en toute conscience.

L’assemblée repue, oh combien, par l’abondance des mets, les super gâteaux de Chloé viendront un peu tard pour être appréciés à leur juste valeur. Bien sur, on ne pouvait pas terminer sans danser. Matthieu a retrouvé ses  souvenirs pour enseigner à ses enfants des nouvelles passes de rock.

Voir le blog

Les règles de vie du Dalai Lama

Voir blog

1. Prenez en compte que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques. 

Le risque est impliqué dans chaque grande occasion de la vie. S’il n’y avait pas de risques, alors tout le monde agirait, ce qui rendrait les gens « ordinaires » et non « grands ». Démarquez-vous des autres comme celui qui peut non seulement prendre des risques, mais qui apprécie de le faire...

 

Mon ami Maurice me fait remarquer très justement (voir commentaire du blog) que la plupart de ces règles se retrouvent, formulées autrement, dans les Béatitudes de l’Evangile.

Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux les doux, car ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : ils leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.