Psychologie *
La psychanalyse *
Psychiatrie *
La psychothérapie *

La thérapie


Les thérapies
    Thérapies comportementales et cognitives (TCC)    
  • THÉRAPIE FAMILIALE  *
  • L’HYPNOSE  *
    • Ça marche pour…
    • Ça ne marche pas pour…
  • PROGRAMMATIONNEURO-LINGUISTIQUE ( PNL)  *
  • PSYCHOGÉNÉALOGIE *
           Thérapie psycho corporelles            
  • GESTALT-THÉRAPIE *
  • ART-THÉRAPIE *
  • COACHING  *
  • KINÉSIOLOGIE  *
  • L'Art-Thérapie Performatif *
(méthode Danis BOIS)

Psychologie

PSYCHOLOGUE 
 
Le psychologue, détenteur d’un DESS de psychologie, pratique des examens psychologiques et coordonne des réunions d’équipe dans diverses institutions (écoles, hôpitaux, prisons, entreprises…). De nombreux psychiatres et psychologues se sont, en outre, formés à la psychothérapie à titre personnel.
 
QUELLE EST SA FORMATION ?
La psychologie est une science de l'âme. C'est l'étude des comportements de l'homme, depuis ses actes volontaires jusqu'à ses comportements répétitifs les plus inconscients. La psychologie n'est donc pas, en soi, une thérapie et le psychologue n'est pas forcément un thérapeute.

Depuis une loi de Juillet 1985, le titre de psychologue est officiellement attribué aux personnes ayant obtenu un diplôme universitaire de troisième cycle, dans une option à visée professionnelle (DESS, bac +5). A partir de là, deux voies sont ouvertes : soit le psychologue entend continuer à analyser, observer et évaluer les comportements humains auquel cas ce diplôme lui suffit ; soit il désire pratiquer de manière thérapeutique, soigner, soulager, et il devra compléter sa formation. Il peut alors, comme le psychiatre, entamer une démarche thérapeutique personnelle et se former à une méthode particulière pour devenir psychologue-psychothérapeute.

QUELS SONT SES OUTILS THÉRAPEUTIQUES ?
Le psychologue utilise principalement la parole. Il reçoit ses patients en entretiens individuels au cours desquels il dresse un état des lieux du problème. Il peut avoir recours à des tests (intelligence, aptitude, potentiel émotionnel, équilibre psycho-affectif...) pour évaluer la personnalité du sujet. Il peut également se contenter de discuter avec lui afin de l'aider à mieux cerner son problème, à la lumière des connaissances théoriques qu'il a acquises pendant ses études.

QUELS SONT LE PRIX ET LA DURÉE D'UNE SÉANCE ?
N'étant pas médecin, le psychologue n'a pas le droit de remplir de feuilles de soins permettant le remboursement des visites. Cependant, si vous consultez un psychologue dans le cadre d'une institution (école, entreprise...), le coût de la visite ne sera pas à votre charge puisque son salaire est assuré par la structure qui l'emploie.

En revanche, le psychologue qui exerce en cabinet demande un tarif à la visite qui varie entre 150 F et 350 F. Il suffit le plus souvent d'un nombre réduit de visites, parfois deux ou trois, pour y voir plus clair. Ensuite, si une thérapie s'avère nécessaire, le psychologue pourra vous aiguiller sur un psychothérapeute ou la prendre en charge lui-même s'il en a les compétences.    Marie Borrel
La psychanalyse
Cette thérapie longue est issue des célèbres recherches de Sigmund Freud. Elle permet d'aller chercher, dans l'inconscient du patient, la source de ses troubles psychiques et de les dénouer.

Exploration de la vie psychique consciente et inconsciente
Freud, à la charnière des XIXe et XXe siècle élabora une théorie selon laquelle notre psychisme est dépendant de sa partie enfouie, l'inconscient, où affluent nos pulsions et s'enfouissent nos refoulements. Dans les conflits entre conscient et inconscient, il perçut l'origine d'un certain nombre de troubles psychiques médicalement inexplicables. Faire émerger ces conflits pouvait permettre de les dénouer. Ainsi naquit la psychanalyse, fondée sur la verbalisation aussi complète et libre que possible, sur l'écoute des souvenirs, des rêves, des associations d'idées ou d'images qui viennent spontanément à l’analysant et permettent de reconstituer sa genèse psychique. Elle est donc à la fois théorie qui a complètement modifié la conception que l'on avait de l'être humain et méthode de cure. Aujourd'hui il existe un grand nombre d' "écoles " psychanalytiques, chacune avec ses particularités, mais sans remise en cause radicale des concepts du Maître.

• Méthode : Etendu sur le divan, le client peut projeter sur son analyste, assis derrière lui, des sentiments refoulés inconscients. Associations libres, analyse du transfert, interprétation des rêves. Travail individuel d’environ cinq ans. De 38,11 € à 68,60 € par séance de 15 à 45 minutes, à raison de deux à trois par semaine.

Le PSYCHANALYSTE 
 
Le psychanalyste travaille sur l’inconscient et le transfert. Il s’attache au passé du patient, s’intéresse généralement à la personnalité globale, sans s’attarder aux symptômes. La cure analytique est habituellement intense (deux séances en moyenne par semaine) et longue (plusieurs années).
 
QUELLE EST SA FORMATION ?
Le psychanalyste peut être, à la base, médecin, psychologue, psychiatre, prof de maths, de philo ou d'histoire, musicien ou journaliste etc. Peu importe : ce qui lui confère son titre est son propre parcours vers les profondeurs de l'inconscient, et l'exploration de ses mécanismes psychiques, à la faveur d'une analyse personnelle qui s'effectue sur le divan. Cette formation est complétée par des enseignements théoriques dispensés dans des écoles, des instituts de psychanalyse, la lecture d'ouvrages présentant des études de "cas" et parfois, des stages dans des hôpitaux psychiatriques. Au bout de sept à dix ans de travail intensif, l'aspirant psychanalyste sera prêt à aider les autres à analyser leur inconscient. Il n'existe aucun diplôme universitaire permettant d'exercer la psychanalyse ou la psychothérapie.

QUELS SONT SES OUTILS THÉRAPEUTIQUES ?
Le psychanalyste s'appuie, dans son travail, sur deux principes essentiels : l'association libre et l'écoute flottante.

L'association libre est l'expression spontanée de ce qui vient à l'esprit. Un mot, une image, un souvenir, un rêve en induisent d'autres et leur association éclaire certains aspects voilés du psychisme. L'analysant est conduit à exprimer de manière spontanée tout ce qui lui vient à l'esprit sans rien censurer de ses pensées, de ses visualisations ou de ses émotions. Il est plus difficile qu'on ne le croirait d'entrer dans  cette liberté sans la tentation de contrôler ou de construire sa parole. Dans certains cas, l'exercice peut se transformer en monologue stérile.

L'écoute flottante signifie que le psychanalyste doit être dans une attention où tous ses préjugés et présupposés sont écartés. Aucun élément du discours de l'analysant n'est a priori privilégié.

Le psychanalyste sert aussi de support au transfert du patient. Ce que l'on nomme transfert consiste en deux choses :

C'est d'abord le savoir que le patient "prête" à son psychanalyste. Le patient en effet est persuadé, quoi que dise le psychanalyste, que ce dernier sait de quoi il souffre et connaît la cause de ses maux. Or, c'est le patient qui "sait" ce qui s'est passé dans son histoire mais il le sait d'un savoir inconscient : il ne sait pas lui-même qu'il sait.

Le processus du transfert est le processus par lequel le patient, sans s'en rendre compte, "transfère" ce savoir qui existe en lui et qu'il ignore sur le psychanalyste. Ce transfert permet le fonctionnement de la cure analytique : le patient en effet va pouvoir chercher la vérité parce qu'il est persuadé qu'elle existe, que quelqu'un la connaît et que ce quelqu'un est le psychanalyste. Cette méprise va durer jusqu'à ce que, au terme de la cure, il se rende compte que c'est en fait lui qui savait et que le transfert n'a été qu'un artifice lui permettant de trouver ce qu'il avait à trouver.

Le transfert est, d'autre part, ce qui permet au patient de revivre tout ce qu'il a vécu. Un psychanalyste est, en effet, pour ses patients un "inconnu". Ils ignorent ce qu'est la réalité de sa vie, ce qu'il pense et ce qu'il croit. Il est pour eux une sorte d'écran vide sur lequel ils peuvent projeter tout ce qu'ils veulent. De ce fait chaque patient imagine, chez son psychanalyste, des sentiments qui le concernent : il va, selon les cas, penser que ce dernier le méprise, qu'il lui ment, qu'il le trouve stupide...

En réalité le psychanalyste n'éprouve rien de tel mais le patient lui prête ces sentiments parce qu'il les a rencontrés autrefois. Le transfert permet qu'ils se réactualisent dans la cure et, surtout, qu'ils soient reconnus et identifiés : quand et par qui le patient a-t-il été méprisé ou a-t-il eu le sentiment de l'être ? On transfère sur le psychanalyste, on déplace sur lui, les sentiments que l'on a besoin de retrouver pour pouvoir s'en débarrasser.

QUELS SONT LES PRIX ET DURÉE D'UNE SÉANCE ?
Une analyse exige plusieurs années de travail - quatre, cinq, dix... -, selon ce qu'on en attend, selon ses propres difficultés à avancer, à raison d'une, deux ou trois séances par semaine. Elles peuvent durer de 5 minutes à 1 heure, la plupart étant de 20 minutes. Et coûtent de 250 F à 600 F. Pas de tarif standard, car le prix se décide en fonction des revenus du patient, de son rapport à l'argent et... de la volonté de l'analyste.

Psychiatrie
 PSYCHIATRE 
  Le psychiatre, médecin spécialiste, a effectué de longs stages dans des services recevant des malades mentaux. Habilité à prescrire des médicaments, il intervient aussi en libéral pour des troubles légers ou passagers (névrotiques, post-traumatiques, etc.).
 
QUELLE EST SA FORMATION ?
Le psychiatre est avant tout un médecin, formé et diplômé par la faculté. La psychiatrie est une spécialisation au même titre que la pédiatrie ou la gastro-entérologie. Elle demande plusieurs années d'étude après le titre de docteur en médecine (bac + 7).

Pour devenir psychiatre, il n'est nullement nécessaire d'effectuer soi-même un travail thérapeutique (psychanalyse, psychothérapie analytique..), mais il n'est pas rare que les médecins choisissant cette spécialité suivent volontairement une telle démarche. Lacan lui-même était psychiatre avant de devenir psychanalyste.

De plus en plus souvent, les psychiatres ajoutent à leur cursus médical une formation en psychothérapie. Ils choisissent alors une démarche qu'ils jugent nécessaire à leur pratique, tant en ce qui concerne l'approche des troubles que les outils propres à les soigner : thérapie brève, comportementale, systémique, psycho-corporelle...

Le neuropsychiatre est un médecin qui soigne à la fois les affections neurologiques (troubles touchant le système nerveux sans provoquer de maladies mentales) et les maladies psychiatriques. Il a généralement une conception plus physique de la maladie.

QUELS SONT SES OUTILS THÉRAPEUTIQUES ?
Le psychiatre a à sa disposition tout l'arsenal médicamenteux, des psychotropes courants aux neuroleptiques lourds. Ceux qui ont une approche organiciste de la maladie ont recours presque exclusivement à ces médicaments. Ils s'attachent alors à explorer l'origine génétique, biochimique ou anatomique des troubles.

D'autres préfèrent élargir leur pratique à une dimension psychologique. Ils prennent en compte les éléments faisant appel à l'histoire personnelle de l'individu, à son vécu émotionnel et à son environnement affectif. Ils utilisent alors autant les médicaments que la parole ou le travail sur le corps, en fonction de leur formation. Ces derniers sont aujourd'hui les plus nombreux.

Dans tous les cas, le psychiatre est le seul à pouvoir décider de l'admission d'un malade dans un établissement psychiatrique hospitalier.

QUELS SONT LE PRIX ET LA DURÉE D'UN TRAITEMENT ?
La durée et le coût du traitement dépendent de la nature et de la gravité du problème. Le tarif de visite est fonction de la catégorie dans laquelle il est inscrit à la Caisse Nationale d'Assurance Maladie, mais il ne peut pas se situer en-dessous de 200 F environ. Parfois, quelques visites suffisent à régler le problème, alors que dans d'autres cas, il faut plusieurs années de traitement.

Cependant, le psychiatre étant médecin, il peut vous délivrer des feuilles de soins permettant un remboursement des visites par la CNAM et les assurances mutuelles.

La psychothérapie
Cette spécialité a pour but de comprendre et si possible de résoudre les blocages et troubles du comportement du patient. Elle peut se pratiquer sous diverses formes : du simple dialogue entre le patient et le médecin à l'utilisation de méthodes telles que le Gestalt ou la sophrologie.

Traitement psychique à but thérapeutique
Cette spécialité ne cesse de se développer sous les formes les plus diverses : on en recense actuellement plus de deux cents. Elle met en œuvre des méthodes diverses pour traiter des troubles du comportement, des blocages, une inadaptation, des manifestations psychosomatiques, etc. Elle s'adresse selon le cas à des enfants, des adolescents ou des adultes. Certaines psychothérapies se font en groupe. D'autres en couple ou en famille. Le psychothérapeute peut ajouter à l'échange verbal des thérapies corporelles comme la relaxation, l' hypnose, des pratiques théâtrales ou picturales, etc.

PSYCHOTHÉRAPEUTE 
 
Les psychothérapeutes sont spécialisés dans l’aide à autrui en adoptant une méthode déterminée, ou en associant différentes méthodes pour personnaliser leur action. Bien qu’il y ait plusieurs syndicats fédérateurs, la formation des psychothérapeutes est laissée à leur seule appréciation personnelle, et n’est pas réglementée. Aujourd’hui encore, aucun diplôme de psychothérapeute n’est reconnu par l’Etat. (Un avant-projet de "Charte du client en psychothérapie" est élaboré actuellement par la Fédération Française de Psychothérapie).
 
QUELLE EST SA FORMATION ?
Contrairement à la psychologie, voie d'étude, d'exploration et d'analyse, la psychothérapie est une méthode de soins. Mais à la différence de la psychiatrie, elle n'utilise que des moyens psychologiques et non médicamenteux.

Il n'est besoin d'aucun diplôme particulier pour poser une plaque de psychothérapeute sur sa porte et commencer à pratiquer. C'est pourquoi les psychothérapeutes viennent d'horizons très divers. Certains ont suivi un cursus universitaire, psychologique ou psychiatrique, avant de s'orienter vers la thérapie. D'autres ont seulement mené à bien un travail d'exploration personnel qui les a conduits à désirer pratiquer à leur tour. Certains se contentent même d'une formation, parfois courte, à une technique particulière. Leur pratique peut donc se référer aux travaux de Freud autant qu'à d'autres conceptions psychologiques.

QUELS SONT SES OUTILS THÉRAPEUTIQUES ?
Le psychothérapeute instaure une relation avec son patient dans le but, selon les cas, d'ouvrir la voie à l'exploration de l'inconscient pour comprendre l'origine des blocages, ou simplement de modifier dans le quotidien les comportements porteurs de souffrance.

Pour y parvenir, certains psychothérapeutes se contentent de parler avec le consultant, alors que d'autres ont recours au toucher (intégration posturale, rolfing...), au mouvement (Gestalt, technique Alexander...), à la relaxation (sophrologie, visualisation...) ou aux exercices de reprogrammation mentale (PNL, hypnose ericksonienne...).

QUELS SONT SES DOMAINES D'INTERVENTION ?
On peut consulter un psychothérapeute dès qu'on se sent incapable de résoudre seul un problème, que celui-ci soit ponctuel ou permanent. Il est ainsi d'une aide précieuse pour traverser des évènements de vie douloureux (deuil, rupture...) comme pour se défaire de ses blocages (phobies, problèmes sexuels...).

QUELS SONT LES PRIX ET DURÉE D'UNE SÉANCE ?
La durée d'une psychothérapie varie selon la nature du problème à traiter, sa gravité, la réactivité du patient et la méthode utilisée. Les techniques privilégiant le travail analytique sur l'inconscient demandent plus de temps que les thérapies comportementales ou psycho-corporelles.
Vous pouvez donc être amené à consulter un psychothérapeute seulement deux à trois fois, ou régulièrement pendant plusieurs mois. N'étant pas médecins, ces praticiens ne sont pas habilités à délivrer de feuilles de soins donnant lieu à des remboursements.
Leurs tarifs, très variables, vont de 150 F à 500 F environ pour les séances individuelles et jusqu'à 2000 F le week-end pour les séminaires de groupe.


Thérapies comportementales et cognitives (TCC)

Les TCC ne s'intéressent pas à l'histoire du patient, ni à son enfance. Elles se concentrent sur la résolution d'un problème précis
Nouvelles nées dans l'arsenal du mieux-être, elles font partie des thérapies brèves.

Exemples :

THÉRAPIE FAMILIALE
La thérapie familiale
Ce modèle de psychothérapie réunit les parents et l'ensemble des enfants, c'est-à-dire deux générations. Son but est de dénouer des différents problèmes posés par les uns et les autres et de redonner à la famille ses capacités de fonctionnement.
Parmi les thérapies susceptibles d'aider la famille, nous avons choisi de vous présenter la thérapie systémique. Ce modèle de psychothérapie réunitles parents et l'ensemble des enfants, c'est-à-dire deux générations. Son but est de dénouer des différents problèmes posés par les uns et les autres et de redonner à la famille ses capacités de fonctionnement.
QU'EST-CE QUE C'EST ?
La thérapie familiale systémique s'est développée aux U.S.A. dans les années 50. Elle s'est inspirée des données de la biologie, de la psychologie, de l'éthologie, de l'anthropologie, de la sociologie, de la cybernétique... À partir de ces sciences et de la pratique des cliniciens, l'idée est née de concevoir la famille comme un système dans lequel interagissent les éléments (les membres de la famille) et à partir duquel d'autres systèmes sont en résonance (école, travail, ...).

La souffrance d'une personne résulte des difficultés des autres et retentit sur le groupe familial. À partir de l'école de Palo Alto (Mental Research Institute) et des cliniciens de New York, ce modèle s'est développé en Europe, enrichi par le mouvement antipsychiatrique. Il s'est développé en Italie, en France et constitue aujourd'hui un modèle de traitement reconnu par tous et complémentaire des autres approches.

DÉROULEMENT D'UNE SÉANCE
Les séances réunissent la famille (les parents et les enfants vivant sous le même toit) et le ou les thérapeutes : il est fréquent que l'entretien soit mené par deux thérapeutes. Ce qui permet de mieux comprendre les interactions. Ce modèle de travail peut se complexifier : dans certains centres, l'entretien se déroule dans une pièce avec un thérapeute, tandis qu'un deuxième collègue supervise la séance à travers une glace sans tain et les séances sont enregistrées avec une caméra vidéo.

Ce dispositif, connu et accepté des familles a pour but de mieux comprendre ce qui se passe dans une séance : le thérapeute en salle est mobilisé par la famille, celui qui est derrière la glace sans tain est en retrait et moins pris par les interactions. L'enregistrement permet à distance de mieux discerner les modes de communication, les réactions des uns et des autres, et de préparer les séances suivantes.
Ce dispositif complexe n'est pas utilisé systématiquement et souvent un thérapeute reçoit seul la famille. 

PRIX ET DURÉE
La durée des séances est variable et dépend des problèmes posés, du nombre de personnes présentes, de la façon d'exercer des thérapeutes. Habituellement, les séances durent une heure, parfois une heure trente. Le rythme des séances varie en fonction des mêmes paramètres énoncés précédemment. Habituellement, dans le modèle systémique, les rendez-vous ont lieu tous les mois ; si la famille traverse une crise grave, les séances sont plus fréquentes.

Le coût varie : certaines institutions, subventionnées par l'Etat (comme le Centre de Thérapie Familiale Monceau), offrent la gratuité de toutes les consultations. En pratique libérale, le tarif des consultations varie de 60€ à 182€ par séance ; cet écart important est lié au statut du clinicien : les psychiatres offrent des prestations plus chères que les psychologues mais leurs consultations sont remboursées par la sécurité sociale et par les mutuelles, aussi une séance à 182€ peut être intégralement remboursée.
 
  Docteur Sylvie ANGEL

L’HYPNOSE
Cette méthode thérapeutique permet d'atteindre un état modifié de conscience (EMC) permettant au patient d'aller chercher des images dans son inconscient. Cette technique recèle encore une grande part de mystère et est aujourd'hui pratiquée de différentes manières
Assisterions-nous au "grand retour" de l’hypnose ? Depuis plusieurs mois, cette technique thérapeutique plus que centenaire semble avoir le vent en poupe : multiplication des livres chez les éditeurs, des forums sur Internet, des conférences, des lettres de nos lecteurs… Sans oublier qu’elle était récemment l’héroïne du film de Benoît Jacquot, “Le Septième Ciel”. Tout se passe comme si les possibilités de l’hypnose étaient redécouvertes, tant par les thérapeutes, les psychologues et les médecins, que par le public ; et que sa réputation sulfureuse était en train de s’estomper. Voici donc, en dix questions-réponses, l’essentiel de cette pratique qui semble mettre en jeu les capacités les plus étranges de notre cerveau.

QU’EST-CE QUE L’HYPNOSE ?
Tous les spécialistes ont leur propre définition et aucune théorie ne fait autorité. Le phénomène hypnotique est si complexe que les praticiens disent volontiers qu’il y a, non pas une, mais plusieurs hypnoses. Seule certitude : ce n’est pas un état de sommeil, mais un état modifié de conscience (EMC), comme le rêve, la transe, la relaxation, les expériences mystiques, la méditation… La "transe hypnotique" correspond à une modification de la vigilance normale – celle qui nous permet de raisonner et de vivre au quotidien. Mais elle a ses caractéristiques : dans un environnement monotone où rien ne se passe, où les stimuli sont peu intenses, notre cerveau est en "manque" d’informations. Il se met alors à en produire lui-même en puisant des images dans notre inconscient. En quelque sorte, on "rêve" tout en restant conscient. En outre, contrairement à l’état de vigilance normale, où l’attention embrasse de nombreux centres d’intérêt en même temps et passe rapidement de l’un à l’autre, elle est concentrée, en hypnose, sur un sujet beaucoup plus restreint. C’est ainsi que, peu à peu, la personne hypnotisée oublie la réalité extérieure pour entrer dans une réalité intérieure, mais qu’elle vivra comme extérieure. Seule exception : la voix de l’hypnotiseur continue d’être entendue. Ses mots deviennent un stimulus très particulier qui augmente le pouvoir de la suggestion. Celle-ci provoque alors des changements psychologiques ou physiologiques inhabituels (disparition immédiate de douleurs aiguës ou d’un eczéma, etc.). Pourquoi ? Comment ? Cela est encore à ce jour un mystère….
 
A-T-ELLE ÉTÉ PROUVÉE SCIENTIFIQUEMENT ?
Ses effets, oui. De nombreuses études ont montré qu’une suggestion hypnotique entraîne des réponses neuronales. Exemple, celle menée en 1997 par le Pr Stephen Kosslyn, du département de neurologie du Massachusetts General Hospital de Boston : il a présenté à un groupe de seize personnes une palette de couleurs échelonnées et une palette de dégradés de gris. Les réactions de leur cerveau étaient enregistrées par un tomographe à émission de positrons. Lorsque, sous hypnose, on demandait à chacune de ces personnes de "voir" en couleurs la palette de gris, c’était l’aire occipito-pariétale, l’une des zones de reconnaissance des couleurs, qui était activée : le cerveau avait donc réagi comme s’il voyait de la couleur à la place du gris, ce que demandait la suggestion.

COMMENT SE PASSE UNE SÉANCE TYPE ?
"Dormez, je le veux !" Cette formule légendaire est désormais réservée au music-hall… Pratiquée par un psychothérapeute, l’hypnose est déclenchée de manière progressive. Une séance dure 45 minutes. Allongé sur un divan, le patient ferme les yeux ou fixe un point précis dans la pièce. Assis sur une chaise à côté de lui, le thérapeute l’invite à se détendre. C’est la phase de "préinduction". Certains professionnels utilisent un équipement sonore qui diffuse une musique apaisante, et parlent dans un micro d’une voix douce et monocorde. Ils proposent au patient de se concentrer sur certaines zones du corps : c’est la phase d’"induction", qui lui permet de fixer son attention sur lui-même. Une somnolence peut s’installer. Le thérapeute vérifie l’état de la personne en lui demandant de lever une main ou de croiser les doigts. Si elle répond à la demande, c’est qu’elle se trouve bien en état d’hypnose. Ensuite, le thérapeute répète des suggestions, directes ("Votre douleur au bras disparaît") ou indirectes ("Vous êtes dans un endroit agréable"). A la fin de la séance, le patient se réveille en douceur au terme d’un compte à rebours, pour retrouver le contrôle de ses muscles et revenir à la réalité sans sensation de malaise. Puis, patient et praticien commentent la séance. Exemple : un homme vivant mal l’approche de la retraite a retrouvé sous hypnose le souvenir d’autres changements (entrée à l’école primaire ou secondaire, à l’université, mariage, enfants, etc.). Avec le thérapeute, il va analyser ses résistances, mais aussi les bénéfices de ces changements pour construire un "scénario idéal" qui lui permettra d’effectuer une transformation intérieure positive.

QUELLES SONT LES DIFFÉRENTES TECHNIQUES D’HYPNOSE ?
On distingue quatre catégories.
L’hypnotiseur joue un rôle de premier plan – c’est lui qui dirige la séance. Il prononce des suggestions "directes" (appelées "injonctions"), tandis que le patient reste passif.
L’hypnotiseur, toujours au premier plan, émet à la fois des suggestions "directes" et "indirectes".
L’accent est mis sur la personne et sur sa relation avec son thérapeute, par des échanges, une communication.
Le patient participe à sa mise en condition hypnotique. Le thérapeute utilise des métaphores pour que l’inconscient du sujet choisisse lui-même les solutions de ses problèmes.

TOUT LE MONDE EST-IL HYPNOTISABLE ?
Selon l’échelle de "suggestibilité hypnotique" mise au point par l’université de Stamford, 5 % d’entre nous sont réfractaires à l’hypnose et 10 % seulement parviennent à entrer rapidement en état d’hypnose profonde. Mais on ignore toujours pourquoi : il n’y a, à ce jour, aucune corrélation démontrée entre la structure de la personnalité et la suggestibilité.

QUELS SONT SES EFFETS THÉRAPEUTIQUES ?
En France, plus d’un millier de praticiens ont recours à l’hypnose. Dans certains cas, elle constitue le traitement lui-même, dans d’autres, elle facilite l’action du médecin.

Ça marche pour…
L’arrêt du tabac : 80 % de taux de réussite. L’hypnose aide aussi à lutter contre les effets du sevrage.
L’excès de poids et la boulimie : elle exerce un bon rôle de soutien psychologique dans les cures d’amaigrissement. Lutte contre la douleur : elle ne remplace pas l’anesthésie, mais peut la compléter et permettre de diminuer les doses de médicaments. Elle est aussi de plus en plus utilisée en chirurgie dentaire.
Les troubles psychologiques : stress, phobies, névroses, anxiété, mais aussi impuissance, frigidité, problèmes de trac, de mémoire, etc.
Les troubles digestifs : ulcères, colites ou diarrhées dus au stress.
Les maladies psychosomatiques : maladies de la peau (eczéma, psoriasis, etc.), spasmophilie, rhinites à répétition, troubles de la voix et du chant, asthme.
Ça ne marche pas pour…
La plupart des troubles psychiatriques graves, comme les dépressions aiguës, la schizophrénie.
Le sevrage des drogues dures.
Les maladies chroniques graves, telles que le cancer.

TOUT LE MONDE EST-IL CAPABLE D’HYPNOTISER ?
Oui. A condition de connaître la technique. Mais certaines personnes sont plus douées que d’autres... Pour devenir un hypnothérapeute sérieux, il faut avoir fait des études de médecine ou de psychologie, c’est-à-dire être déjà un professionnel de la thérapie. Une formation en hypnose peut ensuite être suivie grâce aux cursus proposés par les associations représentant les diverses "écoles".

PEUT-ON S’HYPNOTISER SOI-MÊME ?
Oui. En fait, les professionnels affirment aujourd’hui que toute hypnose est une auto-hypnose, le véritable pouvoir de transformation ou de guérison se trouvant dans l’esprit de la personne hypnotisée, et non dans celui de l’hypnotiseur. Il est donc tout à fait possible de s’auto-hypnotiser, mais ce n’est pas un exercice facile. Des guides pratiques et des cassettes audio pourront vous y aider. Dans un premier temps, le plus important est de mettre au point un "rituel" qui va amorcer le processus d’induction (séance tous les jours à la même heure, au même endroit, avec le même type de vêtements, etc.) ; ensuite, d’apprendre à se relaxer. Vous pouvez aussi enregistrer vos propres messages.

LE THÉRAPEUTE INFLUENCE-T-IL INCONSCIEMMENT LE PATIENT ?
Cette question est au centre de débats passionnés. Depuis quelques années, devant l’augmentation faramineuse de cas d’incestes découverts sous hypnose aux Etats-Unis, les spécialistes commencent à parler de " syndrome des faux souvenirs ", mettant en cause le rôle de l’hypnothérapeute. Qu’en est-il ? En état hypnotique, on peut se souvenir d’authentiques événements oubliés, voire "refoulés". On peut aussi, en hypnose profonde, voir apparaître des fantasmes comme s’il s’agissait d’événements réels : leur véracité est telle qu’on ne peut les distinguer de vrais souvenirs, car notre cerveau a la possibilité de modifier ou de reconstruire un événement. Il n’y a donc, à ce jour, aucune réponse définitive ni sur la réalité des souvenirs d’abus sexuels, de "vies antérieures", ou d’enlèvements extraterrestres découverts sous hypnose profonde, ni sur l’influence de l’hypnotiseur par un phénomène de transmission d’inconscient à inconscient, voire télépathique….

PEUT-IL SE PRODUIRE DES ACCIDENTS ?
Non. On se "réveille" toujours, quoi qu’il arrive. D’abord parce qu’on ne dort pas ! Ensuite parce que, si aucune suggestion ne l’entretient, le fonctionnement hypnotique se dissipe de lui-même. Quant à la prétendue influence négative de certains hypnotiseurs, entretenue par le cinéma, elle relève de la légende : aucun hypnotiseur ne peut vous forcer à faire quelque chose qui va à l’encontre de vos valeurs morales. L’hypnose n’est pas un lavage de cerveau ! On ne révèle pas ses secrets les plus intimes si on ne le désire pas… Toutefois, pour éviter les charlatans, adressez-vous à l’une des associations reconnues officiellement pour choisir votre hypnothérapeute.
  Erik Pigani
PROGRAMMATION NEURO-LINGUISTIQUE 
  Championne de la communication et thérapie brève, la PNL nous aide à développer des comportements de réussite en nous apprenant à mobiliser nos ressources et à utiliser nos sens.
 
QU'EST-CE QUE LA PNL ?
La programmation neuro-linguistique (PNL) est un ensemble de techniques de communication et de transformation de soi qui s'intéresse à nos réactions plutôt qu'aux origines de nos comportements. Elle privilégie le comment au pourquoi, propose une grille d'observation pour améliorer la perception que nous avons de nous-mêmes et des autres. Elle permet également de se fixer des objectifs et de les réaliser. C'est une boîte à outils, dont la clé réside dans le langage et l'utilisation que chacun de nous fait de ses cinq sens et de son corps. Son but : permettre de programmer et reproduire ses propres modèles de réussite.

D'OÙ VIENT-ELLE ?
La PNL fait partie des thérapies brèves (de deux séances à deux ans de consultation maximum). Lors d'un entretien préalable (gratuit ou à tarif réduit), le patient est invité à déterminer ses motivations et à se fixer un objectif à atteindre au cours des séances. Pendant ce temps, le thérapeute observe son patient, afin de savoir quel système sensoriel il privilégie. Chacun d'entre nous est en effet soit visuel, soit auditif, soit kinesthésique - il perçoit l'environnement principalement par la vue, l'ouïe, ou ses émotions -, et crée ainsi son propre filtre, à travers lequel il interprète les événements. Le thérapeute s'adapte alors au mode de communication de son patient, pour le guider dans l'exploration de ses comportements et lui permettre de les reproduire consciemment ou de les modifier si nécessaire.

La PNL propose avant tout de mobiliser les ressources de notre inconscient. Ces dernières sont constituées d'expériences ou de connaissances oubliées, de dons encore inexploités qui ne demandent qu'à s'exprimer… Le patient doit donc renouer avec la performance, c'est-à-dire avec sa créativité et sa capacité à s'adapter à une situation. Cela s'appelle la "modélisation". Mieux connaître les moments où l'on se sent efficace et compétent permet alors de construire une "boîte à outils", dans laquelle on puisera à loisir au moment de faire face à une situation difficile.

Exemple :
Une patiente se trouve trop grosse. Ici, l'objectif de perdre du poids doit être formulé de façon affirmative et positive : "Je veux retrouver ma vitalité et ma forme." La patiente définit ensuite ce qu'elle recherche en poursuivant cet objectif : porter d'autres vêtements, améliorer sa silhouette, se sentir mieux, etc. Puis elle détermine les ressources qui sont à sa disposition pour atteindre son but et décrit avec précision les éléments qui lui permettront de savoir si ce dernier a bien été atteint (son reflet dans la glace, le chiffre sur la balance, la sensation de porter un vêtement dont elle rêvait depuis longtemps…). Par une série de questions, la PNL permet ainsi d'affiner un désir initial pour s'assurer qu'il correspond véritablement à un objectif qui mérite d'être poursuivi. Au cours des séances, le thérapeute et le consultant s'assureront que des objectifs intermédiaires sont satisfaits, afin de construire une amélioration continue qui se manifestera concrètement dans la vie quotidienne.

Mais modifier ses comportements passe avant tout par la pratique. C'est pourquoi il est courant de devoir faire des exercices entre chaque séance. Exemple : pour améliorer votre relation avec les autres, observez leurs conversations habituelles, afin d'en déterminer les points forts et les points faibles. Ainsi, quand vous rencontrez une personne pour la première fois, étudiez le ton de sa voix, sa posture, le choix de ses mots, le rythme de sa respiration… puis efforcez-vous de vous y adapter. Votre échange devrait s'améliorer. Cet exercice, recommandé lors d'entretiens jugés "difficiles" ou impressionnants, permet également de mieux écouter les personnes qui vous sont proches et de découvrir de nouvelles façons de vous adresser à elles, pour vous faire mieux comprendre ou leur signifier que vous les avez comprises.

INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS
La PNL est particulièrement efficace pour résoudre des problèmes ponctuels : se remettre d'une rupture ou d'un deuil, préparer un examen, résoudre un blocage précis, sortir d'une série d'échecs, prendre la parole en public… Elle permet aussi d'affronter certains problèmes de santé ou de somatisation, les troubles d'une crise d'identité ou encore de se sentir plus à l'aise en société. Ses outils peuvent être utilisés seuls, mais ils sont souvent intégrés dans un processus global choisi par le thérapeute. N'hésitez pas à l'interroger sur sa démarche.
Pas de contre-indications, hormis les cas de troubles graves de la personnalité qui relèvent de la psychiatrie.

PRIX ET DURÉE

Une séance individuelle dure de 45 minutes à 1 heure et coûte de 45€ à 68€. Elle est en générale hebdomadaire, mais le rythme peut varier selon la nature du travail à accomplir. Le nombre de séances est défini en début de thérapie (jusqu'à 10 séances, renouvelables). Le thérapeute et le consultant peuvent également convenir de se voir jusqu'à l'obtention d'un résultat précis. Les séminaires peuvent durer de 2 jours, pour une initiation, à 40 jours, pour une formation diplômante. Certains séminaires sont également proposés dans un cadre professionnel, par exemple de communication, négociation, vente, gestion d'une équipe ou coaching.
Florence Servan-Schreiber

PSYCHOGÉNÉALOGIE 
 Asthme, cauchemars ou échecs récurrents... Et si nos troubles "commémoraient" les faits marquants de la vie de nos ancêtres ? Cette technique, qui étudie les répétitions sur plusieurs générations, donne des résultats étonnants.
 
Et si nos troubles "commémoraient" les faits marquants de la vie de nos ancêtres ? Cette technique étudie les répétitions sur plusieurs générations.

THÉRAPIES PSYCHOCORPORELLES 

Ces thérapies qui passent par le corps pour apaiser les maux de l'esprit. Un chemin non détourné qui mène tout droit à la libération de nos émotions les plus enfouies. "Nous devons toujours déterminer le lieu d'où nos parlons" affirme le philosophe. De quel lieu s'agit-il ? Tout dépend de ce que l'on cherche : pour le sociologue, c'est la société qui nous entoure, pour l'historien, c'est l'époque où nous vivons... Au milieu de ce flou, il reste une certitude, un lieu d'où nous parlons même si nous changeons de pays, d'époque, de niveau social : notre corps.
 Exemples :

GESTALT-THÉRAPIE

  DÉROULEMENT D'UNE SÉANCE
Inventée par Fritz Perls, c'est l'une des thérapies psychocorporelles les plus répandues. Elle aide à avoir une vision globale de soi-même pour mieux comprendre comment on fonctionne.

Un Gestalt-praticien est intervenant et actif, mais jamais directif. Il recourt à diverses techniques, verbales ou non. "Il s'agit d'"implication contrôlée", explique Gonzague Masquelier, directeur de l'Ecole parisienne de Gestalt. Le thérapeute partage délibérément une partie de son ressenti afin d'aider le client à explorer sa difficulté." Voici les exercices les plus courants.

L'amplification consiste à rendre explicite ce qui est implicite, à prendre conscience de la manière dont on fonctionne dans l'"ici et maintenant" en projetant à l'extérieur ce qui se joue à l'intérieur de la tête et du corps. Le thérapeute repère nos gestes inconscients, automatiques, ces "lapsus du corps", et nous demande de les exagérer car ils révèlent certains aspects de notre fonctionnement.

Le "monodrame" nous invite à exprimer les différents personnages qui sont à l'intérieur de nous. Jouer ces rôles permet de faire ressortir les facettes contradictoires de notre personnalité, les aspects qu'on se cache à soi-même, qu'on ne veut pas voir ou qu'on projette sur les autres. On peut également interpréter les personnages principaux de nos relations quotidiennes (mère, enfants, conjoint, patron...). On peut alors utiliser la technique du hot seat - traduit par la "chaise vide" -, objet symbolique qui donne la parole aux absents.

La mise en action permet de jouer un épisode de la vie, réel ou imaginaire, passé, présent ou futur. Le thérapeute repère notamment ce qu'il appelle les "Gestalt inachevées" : ce sont des traces d'événements traumatiques passés (une terrible punition, un décès mal assumé voire caché, une agression sexuelle dans l'enfance...) qui parasitent la vie actuelle. Les rejouer permet non pas de les effacer, mais de les intégrer dans sa structure psychique, de leur donner un sens, de les dépasser, de se préparer à une situation future.

L'"awareness" est une prise de conscience globale du flux permanent de nos sensations physiques, idées, préoccupations, désirs, émotions... Etre attentif à soi-même pendant toute une séance permet de relier des éléments que l'on croit parfois séparés (corps/esprit, par exemple). C'est l'importance de la vraie présence, l' "ici et maintenant", chère aux Orientaux, que Perls préférait appeler le "maintenant et comment".

L'interpellation directe qui consiste à ne jamais parler de ou sur quelqu'un (principe de base de la Gestalt) mais à lui adresser la parole directement même s'il est absent. On choisit alors un objet, une autre personne du groupe ou la chaise vide. Cela permet de faire surgir plus rapidement une émotion, une difficulté sur laquelle on peut travailler.

ART-THÉRAPIE 
 
Peindre pour prendre conscience de ses contradictions, danser pour dédramatiser ses conflits... La création artistique permet l'accès à des sentiments enfouis.
 
QU'EST-CE QUE L'ART-THÉRAPIE ?
Parce que nombre d'entre nous hésitent à entreprendre une thérapie classique ou une psychanalyse, l'art-thérapie compte de plus en plus d'adeptes. Elle apparaît souvent, en effet, comme une chance nouvelle d'accéder à ses sentiments et à ses émotions refoulés "parce qu'elle travaille dans le “mine de rien”, en utilisant une stratégie de détour, une ruse qui permet de contourner les résistances au changement", explique le Dr Jean-Pierre Klein, psychiatre et directeur de l'Inecat (Institut national d'expression, de création, d'art et de thérapie) de Paris.

Son principe ? Se servir de la création artistique (peinture, théâtre, danse, collage, modelage, photographie, marionnettes) pour pénétrer les problématiques inconscientes de l'individu et le conduire à une transformation positive de lui-même. "Le but, reprend Jean-Pierre Klein, est de partir, dans le cadre d'un processus créatif, de ses douleurs, de ses violences, de ses contradictions pour en faire le matériau d'un cheminement personnel. Du pire naît ainsi une construction, une production qui tend vers l'art."

DÉROULEMENT D'UNE SÉANCE
Lors de la première séance d'art-thérapie, un entretien avec le thérapeute permet au patient d'évoquer son mal-être et ses attentes. Le déroulement des séances suivantes varie, lui, en fonction de l'art choisi, mais poursuit quand même toujours le même objectif : développer un langage symbolique donnant accès à ses sentiments enfouis pour pouvoir ensuite les intégrer. Prenons l'exemple de la peinture, la matière la plus fréquemment utilisée en consultation. "Le premier rôle de l'art-thérapeute est de favoriser la créativité chez le patient qui, face à la feuille blanche, commence souvent par dire qu'il ne sait pas dessiner, explique Ariane Walker, art-thérapeute et artiste peintre. J'explique donc qu'il s'agit, avec les pinceaux et les tubes de couleur, de se laisser aller, de laisser faire sa main sans mobiliser son cerveau." Pour contourner les résistances, certains thérapeutes proposent un thème : par exemple, les "quatre éléments", le "labyrinthe", la "signature", l'"arc-en-ciel"...
Et plus rares sont ceux qui donnent un modèle à imiter.

"Dans tous les cas, commente Geoffrey Troll, artiste et formateur en art-thérapie, notre but est de donner une impulsion de création au patient. Nous sommes des guides montrant les chemins possibles." Une fois le processus enclenché, le rôle du thérapeute est d'encourager le patient à poursuivre ou à développer – sans jugement – un mouvement, une forme qui se répète d'une production à l'autre et qui semble porteur de sens.
"L'accompagnement du thérapeute est discret, annonce Jean-Pierre Klein. Il se contente, dans un premier temps, d'accueillir les productions, de les orienter dans le sens d'une plus grande clarté, ce qui n'exclut pas la complexité. Car il ne s'agit pas non plus de se satisfaire du moindre trait, de dessins bâclés, de petits cœurs ou de jolies fleurs. Se contenter de peu est dévalorisant pour tous. La fonction de l'art-thérapeute est donc de pousser, avec beaucoup de prudence, le patient vers toujours plus de profondeur." Car c'est lorsque la personne lâche enfin prise et quitte la superficialité que la thérapie avance.

En cours de séance, certaines personnes expérimentent ainsi des "surprises de conscience". "D'un seul coup, le sens de leur production s'impose, poursuit Jean-Pierre Klein. C'est comme si une évidence longtemps secrète leur sautait aux yeux." Cela peut être un souvenir oublié, une émotion longtemps refoulée, une association particulière d'idées...
L'art-thérapeute a, dès lors, une fonction d'écoute pour soutenir la prise de conscience au même titre qu'un thérapeute classique. Cependant, certaines personnes poursuivent leur thérapie sans qu'aucune surprise n'intervienne, et cela ne signifie nullement que la thérapie n'évolue pas. Dans tous les cas, les fins de séances donnent lieu à un échange verbal entre le praticien et son patient. Après avoir achevé sa production, ce dernier est ainsi invité à parler de ce qu'il a ressenti durant la création, de ce que celle-ci lui suggère. Pour ce, l'art-thérapeute peut soutenir la réflexion en posant des questions toujours extrêmement larges pour ne pas orienter les propos du patient.

Chacun doit pouvoir, en effet, poursuivre son cheminement à son rythme, sans être brusqué par des révélations qu'il n'est pas prêt à entendre. "Notre rôle, conclut Jean-Pierre Klein, ne se situe donc jamais dans l'explication de l'origine du trouble du patient, en ce sens que nous ne proposons pas une interprétation des œuvres." Il est inutile de s'attendre donc à des révélations du genre "rouge = agressivité" ou "mouvement vertical = phallus". Ces raccourcis sauvages n'ont guère leur place ici.

COACHING 
 
Pas besoin d'aller mal pour aller mieux ! Thérapie du bien-portant, le coaching aide à franchir avec aisance un cap difficile : divorce, licenciement, retraite...
 
QU'EST-CE QUE LE COACHING ?
"Le coaching est la thérapie du bien-portant", annoncent en coeur Bernard Hévin et Jane Turner, responsables et formateurs au Dôjô, centre de développement personnel et professionnel. Chacun d'entre nous peut rencontrer, à un moment de sa vie, des difficultés liées à un changement, attendu ou non : une promotion, un licenciement, un divorce, un départ à la retraite, une mutation, un déménagement pour raison professionnelle... Et, malgré cet événement déstabilisant, nous restons psychologiquement en bonne santé.

A la différence d'une thérapie, le coaching ne répond pas à une souffrance psychologique mais au besoin de comprendre, d'appréhender une situation nouvelle et de rétablir un équilibre. Le coach, habile mélange entre entraîneur et mentor, ne va donc pas s'intéresser à notre histoire passée mais nous aider à mieux analyser le présent afin de préparer le futur et mettre tous les atouts de notre côté.
Le coaching est souvent proposé par l'entreprise à l'un de ses collaborateurs pour l'aider à aborder de nouvelles responsabilités. Mais il est possible aussi d'entreprendre une démarche de ce type à titre personnel.

DÉROULEMENT D'UNE SÉANCE
But de la première rencontre : accepter ou refuser le coach proposé. En effet, une relation de confiance et de confidentialité est nécessaire. Ensuite, le rôle du coach est de progresser pas à pas derrière son client en s'assurant que ce dernier avance au maximum de ses possibilités.

Ensemble, ils vont fixer des objectifs : développer de meilleures relations avec l'entourage, assumer sereinement une nouvelle responsabilité, se sentir à l'aise avec soi-même, définir un plan d'actions pour la reconversion et construire un projet. Puis le coach identifie la phase de changement que vit son client à ce moment précis de sa vie. A chaque âge correspondent certaines choses à accomplir : avant 30 ans, nous démarrons ; entre 40 et 50 ans, nous nous responsabilisons ; à l'âge de la retraite, nous traversons un complet recommencement... Enfin, il est important de reconnaître à quelle étape du cycle de changement se trouve l'individu. En effet, toute mutation débute par l'élaboration d'un rêve ou d'un projet.

Une fois celui-ci lancé, l'activité ou la situation se stabilise et connaît une " phase plateau " dont la durée peut varier. Suit une certaine lassitude, ou un changement de motivation, qui se traduit par une période de "marasme". Nous savons alors ce que nous ne voulons plus mais pas encore ce que nous voulons. Il faut donc parvenir à lâcher prise et faire le deuil de la situation précédente pour laisser la place à un nouveau rêve ou entreprendre une remise en question. Elle seule nous redonnera le goût de la découverte et de l'expérimentation susceptible de nous mener vers la définition d'un nouveau projet. Le cycle repart à zéro. Autrement dit, si l'on ne se trouve pas dans une phase de construction, tout projet échouera.

De même, avant de repartir les batteries chargées, il faut accepter de traverser des périodes de repli pour consolider nos compétences et notre confiance en nous. Ces moments doivent être observés sans impatience. Le coach est là pour veiller à ce que nous ne brûlions pas les étapes.

Exemple type :
Dans des situations d'outplacement, il est fréquent de voir des candidats saboter leurs entretiens de recrutement. C'était le cas de Jean, 42 ans, à la recherche d'un poste de directeur marketing. Au cours de la troisième séance de coaching, il a en fait admis qu'il briguait plutôt la direction générale d'une entreprise. En définissant mieux encore son objectif, il s'est avéré qu'il souhaitait plus que tout conserver sa qualité de vie et ne pas quitter sa région. Au bout de trois mois, il a trouvé le poste de directeur général qui remplissait ses conditions. L'intervention du coach lui a permis de clarifier ses choix et il s'est même offert de refuser des propositions alléchantes.

Au cours des entretiens, le coach utilise plusieurs techniques : écoute, questionnement, confrontation, etc. Entre les séances, il donne quelques exercices à faire pour explorer de nouveaux comportements : lire, se documenter, pratiquer une activité sportive, ou bien développer le respect de soi - par exemple, en s'offrant un cadeau par jour -, dresser la liste de ses satisfactions dans une situation donnée ou s'autoriser des pauses au cours de la journée. Le déroulement des séances est ainsi très personnalisé et répond au rythme et aux aspirations de chacun.

Les différentes méthodes utilisées contribuent à aider l'individu à prendre conscience de son propre mode de fonctionnement et à le libérer de ses croyances limitantes. En les mettant à l'épreuve, il aura le choix d'y renoncer. C'est dans ce but que Frank Farelly, élève estimé de Carl Rogers, a développé la technique du "Provocative Coaching" (coaching par la provocation) : dans un climat d'acceptation inconditionnelle et de bienveillance, le coach pousse le coaché dans ses retranchements par la provocation. "On lui dit ce que devrait lui dire son meilleur ami sans oser le faire", explique-t-il. L'objectif n'est ni de blesser ni de se moquer, mais d'user de dérision pour offrir une lecture nouvelle de la situation et déclencher une réflexion ou une réaction.

Le coach peut ainsi se montrer tantôt confrontant et interventionniste, tantôt rassurant et encourageant. En effet, pendant sa formation - qui dure plus de deux ans -, il est amené à découvrir une panoplie très large de techniques de développement personnel, de management, d'écoute et d'accompagnement.

PRIX ET DURÉE
Un processus de coaching varie en fonction de la personne mais s'étale souvent sur dix à vingt heures. Une séance dure entre une heure et une heure et demie. La demande de coaching est le plus souvent faite par une entreprise, le nombre de séances est alors prédéfini en accord avec le coach (le salarié a ensuite la liberté du choix de son coach). Les objectifs et les attentes de l'entreprise lui sont formulés en début de contrat, mais le contenu des entretiens demeure confidentiel. A l'issue de ce travail, certains continuent la démarche à titre personnel.

Le prix d'une séance oscille, pour une heure, entre 150€ à 228 €, si réglée par l'entreprise ; et entre 68€ à 99€ pour une séance engagée à titre individuel.

KINÉSIOLOGIE 
 
Grâce au test musculaire, son principal outil, elle fait appel à la mémoire du corps et établit avec lui un dialogue direct. Son but : dénouer nos blocages énergétiques et émotionnels.
 
QU'EST-CE QUE LA KINÉSIOLOGIE ?
"Les bras m'en tombent." "J'ai les jambes en coton." Ces expressions populaires attestent du rapport étroit entre nos muscles et nos émotions. Reposant sur ce principe, la kinésiologie, technique psycho-corporelle, va détecter nos déséquilibres énergétiques, émotionnels ou physiques pour lever les blocages qui nous dominent. Elle s'appuie sur un test manuel de réponse musculaire pour connaître notre fonctionnement et éveiller notre potentiel.

Le test de la kinésiologie est différent des tests mécaniques utilisés par les kinésithérapeutes. Il consiste à établir un dialogue avec le corps en lui posant directement un certain nombre de questions. Le sujet tend un membre, habituellement le bras, sur lequel le praticien effectue une légère pression. En situation normale, le bras résiste, il est "verrouillé". En cas de stress, il y a modification de la réponse du système musculaire qui se traduit par une absence de verrouillage, le bras tombe sous la pression. Les applications de ce test ont donné naissance à de nombreuses techniques dont voici les trois plus connues.

La santé par le toucher, créée par George Goodheart, permet de tester et d'équilibrer les muscles et l'ensemble des méridiens du corps pour apporter un mieux-être physique général.

La kinésiologie éducative, mise au point par Paul Dennison, se concentre sur l'amélioration de l'apprentissage. Elle a pour objectif de stimuler, libérer et décontracter pour permettre à l'adulte ou à l'enfant d'accéder à tout son potentiel. Cette technique est souvent utilisée en complément des méthodes éducatives (suivi scolaire, orthophonie, etc.).

Les concepts "trois en un", élaborés entre autres par Gordon Stokes, utilisent le test musculaire dans le domaine du développement personnel, de la libération du stress, du mieux être émotionnel et de la confiance en soi. On ne teste alors plus seulement les muscles ou les circuits d'énergie, mais aussi les émotions et les sensations.

PRIX ET DURÉE
La durée d'une séance est de 30 minutes avec un enfant et d'une heure pour un adulte. Elle coûte entre 23€ à 53€. Comptez une à trois séances pour un problème passager et huit à dix pour des objectifs plus lourds.

© Psychologies.com 2005


Humour :

 question de vocabulaire, Il faut revisiter la musique



Vocabulaire

 * AUTOBUS : Véhicule qui roule deux fois plus vite quand on court après que lorsqu'on est dedans.
 
* BABY-SITTER : Adolescent(e)s devant se conduire comme des adultes de façon à ce que les adultes qui sortent puissent se comporter comme des adolescents.
 
* BANQUIER : Personne qui serait d'accord pour vous consentir un prêt à la condition que vous lui apportiez la preuve que vous n'en avez pas besoin.
 
 * Ou encore : Homme secourable qui vous prête un parapluie quand il fait beau et vous le réclame dès qu'il commence à pleuvoir.   
* BOY SCOUT : Un enfant habillé comme un couillon, commandé par un couillon habillé comme un enfant.
 
* CAPITALISTE : Personne qui se rend en voiture climatisée de son bureau climatisé à son club climatisé pour y prendre un bain de vapeur.
 
* CHANDAIL : Vêtement que doit porter un enfant lorsque sa mère a froid.
 
* CONSULTANT : Se dit de celui qui consulte ta montre, te dit l'heure et te fait payer la prestation.
 
* DANSE : Frustration verticale d'un désir horizontal.
 
* ECONOMISTE : Expert qui saura demain pourquoi ce qu'il a prédit hier n'est pas arrivé aujourd'hui.
 
* FACILE : Se dit d'une femme qui a la moralité sexuelle d'un homme.
 
* GYNECOLOGUE : personne qui travaille là où les autres s'amusent.
 
* HARDWARE : partie de l'ordinateur qui reçoit les coups quand le software se plante.
 
* INTELLECTUEL : se dit d'un individu capable de penser pendant plus de deux heures à autre chose qu'au sexe.
 
* MAL DE TETE : contraceptif le plus utilisé par les femmes.
 
* MARIAGE : Union qui permet à deux personnes de supporter des ennuis qu'ils n'auraient pas eus, s'ils étaient restés seuls.
 
* NYMPHOMANE : terme utilisé par certains hommes pour désigner une femme qui a envie de faire l'amour plus souvent qu'eux.
 
* ORTHODONTISTE : Magicien qui vous met dans la bouche, une partie de ce qu'il vous retire des poches.
 
* PARLEMENT : Nom étrange formé des verbes "parler" et "mentir".
 
 * PESSIMISTE : optimiste qui a l'expérience.
 
* PROGRAMMEUR : personne qui résout, de manière incompréhensible, un problème que tu ignorais avoir.
 
 * PROGRES : Doctrine qui consiste à compliquer ce qui est simple.
 
 * PSYCHOLOGUE : c'est celui qui regarde les autres quand une jolie femme entre dans une pièce.
 
 * REVEIL-MATIN : Instrument inventé pour réveiller les gens qui n'ont pas de jeunes enfants.
 
 * SARDINE : Petit poisson sans tête qui vit dans l'huile.
 
 * SECRET : Information que l'on ne communique qu'à une seule personne à la fois.
 
* SNOBISME : Action de s'acheter des choses qu'on n'aime pas avec de l'argent qu'on n'a pas dans le but d'impressionner des gens qu'on n'aime pas.

* SYNONYME : Mot à écrire à la place de celui dont on n'est pas certain de l'orthographe.

* TRAVAIL D'EQUIPE : C'est la possibilité de faire endosser les fautes aux autres.

 * VEDETTE : Personne qui travaille dur toute sa vie pour être connue, et qui porte ensuite de grosses lunettes noires pour ne pas être reconnue.

 Musique revisitée
Il faut revisiter la musique...
Un président de société reçoit en cadeau un billet d'entrée pour une représentation de la Symphonie Inachevée de Schubert. Ne pouvant s'y rendre, il passe l'invitation à Didier G., son Directeur des Ressources Humaines.
Seule condition, que le DRH lui fasse un mémo sur la qualité du  concert.
 
 Le lendemain matin, le président trouve sur son bureau le rapport de Didier G., le DRH :
 
 1 - les quatre joueurs de hautbois demeurent inactifs pendant des périodes considérables. Il convient donc de réduire leur nombre et de répartir leur travail sur l'ensemble de la symphonie, de manière à réduire les pointes
d'inactivité.
 
 2 - les douze violons jouent tous des notes identiques. Cette duplication excessive semblant inutile, il serait bon de réduire de manière drastique l'effectif de cette section de l'orchestre. Si l'on doit produire un son de volume élevé, il serait possible de l'obtenir par le biais d'un amplificateur électronique.
 
 3 - l'orchestre consacre un effort considérable à la production de triples croches. Il semble que cela constitue un raffinement excessif, et il est recommandé d'arrondir toutes les notes à la double croche la plus proche. En
procédant de la sorte, il devrait être possible d'utiliser des stagiaires et des opérateurs peu qualifiés.
 
 4 - la répétition par les cors du passage déjà exécuté par les cordes ne présente aucune nécessité. Si tous les passages redondants de ce type étaient éliminés, il serait possible de réduire la durée du concert de deux
heures à vingt minutes.
 
 Nous pouvons conclure, Monsieur le Président, que si Schubert avait prêté attention à ces remarques, il aurait été en mesure d'achever sa symphonie.
  Didier G.   DRH


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